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| | I Hate Everything About You | |
| | Auteur | Message |
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Marybeth Norton Botaniste


Nombre de messages: 233 Age: 23 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: I Hate Everything About You Lun 22 Déc - 15:50 | |
| Beaucoup de choses avaient changées dans la vie de Marybeth ces derniers mois. Elle avait perdu la confiance de Nios, et tout le reste, elle avait revu Josh et affronté son regard, elle avait failli perdre Mathys, elle avait perdu la confiance de Rozen, qui avait refusé de la garder en Majeure, avait découvert que finalement ça lui permettait de respirer, avait été au plus extrême de son caractère, sur le fil du rasoir, et ne s’en était pas encore tout à fait sortie (même pas du tout, même si ça aurait pu être pire), elle était devenue blonde (blonde !) et apparemment son inconscient magique lui faisait des siennes puisqu’elle ne réussissait toujours pas à récupérer sa couleur habituelle (et que ses cheveux semblaient pousser blonds…). Mais il y avait une chose qui n’avait pas changé : elle était amie avec Zofia.
Alors quand Zofia lui avait envoyé une lettre, lui disant qu’elle arriverait pour le début de l’hiver, Mary avait réfléchi. Elle aimait son amie et voulait l’aider… Elle voulait en fait surtout la protéger. De qui ? De Tibère bien sûr. C’est pourquoi elle finit par aller à l’étage où l’italien vivait et frappa à sa porte à environs dix heure du matin, au tout début de l’hiver. Elle était d’une humeur massacrante, ce qui s’illustrait par un grand sourire un peu tranchant. Elle avait beau avoir ce physique d’ado attardée, de femme enfant, quand elle était dans cet état elle irradiait d’une puissance qui lui était propre. Elle n’avait pas vu Nios depuis près d’un mois, l’avait peut-être croisé deux jours plus tôt mais n’en était pas sûre, et ça commençait à influer sur son état. Pourtant, le fait d’avoir ralenti un peu son rythme lui avait permi d’avoir plus de patience, d’être moins fatiguée. Pour la première fois depuis des années, elle s’était même accordé quelques jours de repos….
Mais aujourd’hui c’était différent. Elle portait une robe blanche, à fleurs rouges, qui lui arrivait au genou, par-dessus laquelle elle avait enfilé un gros pull gris/marron informe (qu’elle avait utilisé durant sa grossesse et en gardait des traces) qui cachait le haut de la robe. Ses cheveux blonds étaient emmêlés, mais propres, et remontés en une queue de cheval sommaire. Pourtant, elle avait l’air intimidante. Sûrement parce qu’elle était sûre d’elle et pas angoissée pour un poil. Tibère ne lui faisait pas peur, elle s’était frottée à plus dangereux… Et il était hors de question qu’il pose quelque problème que ce soit envers Zofia. Devant la porte, elle attendit qu’il vienne l’ouvrir, un air un peu mauvais collé à son visage enfantin. Non, elle n’avait pas peur de lui.
[Tibèrounet ??] _________________ The winds of fortune Don\'t blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young
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|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Mar 23 Déc - 12:54 | |
| Contrairement à Marybeth, Tibère était d’assez bonne humeur. La veille avec Claude, ils avaient passé une bonne journée et une bonne soirée, et puis le matin, Tibère n’était pas souvent de sale humeur. Il était déjà réveillé quand il entendit les coups frappés à sa porte. Claude venait de se lever et de sortir pour chercher à manger et lui avait décidé de rester encore un peu dans son lit avant de sortir. Un instant, il caressa l’idée de ne pas bouger de son lit, après tout ça ne devait pas être si important… mais, poussé par Mahalalel, il sortit de sous la couverture, torse nu, et alla ouvrir la porte.
Marybeth. Alors là, si il s’attendait à recevoir sa visite ! Il ne lui avait presque jamais parlé, même quand il était avec Zofia. Il faut dire que la rousse ne l’emmenait pas souvent voir ses amis, ce qui était compréhensible. Tibère la regarda, sourire aux lèvres, remarqua son air quelque peu… énervé, et éclata d’un rire hystérique. Il s’effaça devant la jeune femme et tandis qu’elle entrait dans la pièce, enfila un pull marron informe appartenant à Claude. La chambre était dans un état déplorable. Il y avait des habits partout, des cadavres de bouteilles, des mégots de cigarettes et des cendriers renversés. Dans un coin, un tas de livres traînait, surmonté d’une boîte de biscuits entamée. D’habitude, ce n’était pas autant dérangé dans la chambre des deux garçons, mais… en ce moment, la flemme de ranger. Affalé sur son lit, Tibère fit signe à Mary de s’asseoir n’importe où et la fixa d’un regard pénétrant. Il savait qu’elle élevait seule son enfant, qu’elle était amie avec Zofia, et pressentait bien le tour qu’allait prendre la conversation. Cela l’ennuyait d’avance, il n’aimait pas trop qu’on lui pose des questions, qu’on lui fasse des reproches sur ses actes, etc… Mais qu’à cela ne tienne, il eut un sourire tordu vers la blonde et dit :
« Vas-y. »
Il aurait pu au moins tenter d'engager une conversation normale mais... pour quoi faire ? _________________  |
|  | | Marybeth Norton Botaniste


Nombre de messages: 233 Age: 23 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Ven 26 Déc - 12:46 | |
| L’attitude de Tibère ne perturba pas le moins du monde Marybeth, avec lui elle s’attendait à tout. De même qu’elle avait bien imaginé sa chambre comme elle l’était. Elle s’installa, après avoir viré quelques bordels qui traînaient là, sur une sorte de chaise qui était, quelques secondes plus tôt, renversée à terre. Elle n’avait pas eu l’air de remarqué le fait que l’italien était à moitié nu quand il l’avait accueillie, pas plus qu’elle n’eut l’air de remarquer qu’il mettait un pull, ou qu’il lui souriait d’une façon qui aurait glacé les entrailles de n’importe qui. Mary était, malgré tous ses défauts, quelqu’un de fort et d’indépendant. Elle savait où elle mettait les pieds, elle n’était pas stupide, et elle n’avait pas peur. Elle ne se laisserait pas surprendre, parce qu’elle savait que c’était la plus grande force de Tibère, sa manie de toujours prendre les gens en contre-pied. De même, elle ne se laisserait pas attendrir, quoi qu’il dise. Elle n’était pas là pour lui mais pour Zofia, et pour Elio. Elle n’était peut-être pas un parfait white knight in armour mais elle était là pour discuter de choses sérieuses et elle ne laisserait pas Tibère gâcher cette conversation.
Elle ne se laissa donc pas surprendre par l’introduction de l’Empereur. Elle savait que, malgré sa folie, il était quelqu’un d’intelligent et qu’il ne pouvait que comprendre le but de sa visite. Elle s’était donc attendue à un début de ce genre. D’un air tout à fait naturel, comme si n’importe qui aurait discuté comme ça, dans ce genre de cadre, avec ce genre de personnes, elle lui dit :
« Zofia va bientôt rentrer. »
Elle avait une expression dure sur son visage mais pas non plus trop agressive. Elle avait en fait typiquement ce genre d’expressions qui montraient qu’elle était prête à la guerre s’il le fallait, mais qu’elle n’était pas forcément là pour ça. La plupart des gens, ceux qui réfléchissaient normalement, l’auraient trouvée impressionnante, et ce malgré sa petite taille et son air éternellement enfantin au niveau de ses traits.
« Je ne sais pas où vous en êtes, et je ne veux pas le savoir, ce sont vos affaires. »
Mary n’était pas là pour couver Zofia. Jamais elle ne se serait permise de dire à Tibère de rester loin de la rouquine et de son fils, parce qu’elle n’était pas certaine que ça soit tout à fait ce que son amie voulait. Non, en fait, son intervention aujourd’hui était un peu plus subtile, comme toujours. Elle sourit, un sourire étrangement doux qui n’en était pas pour autant aussi peu innocent que celui de l’italien, et ajouta :
« Seulement, si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je trouvais plus honnête de te prévenir. Si tu lui fais de nouveau du mal, à elle ou à Elio, je te tue. »
Elle avait dit ça tout à fait calmement, comme le reste, et pourtant la menace sonnait terriblement vraie. A ce moment précis, personne n’aurait douté que Marybeth parlât littéralement. Et elle le faisait. Et le pire était que personne n’aurait non plus douté qu’elle soit tout à fait honnête et capable d’exécuter sa menace. Pourtant, elle n’avait pas l’air de grand-chose, hissée sur une chaise, touchant à peine le sol de ses pieds, avec son air de fille sage qui était grandement dû à un physique trop adorable pour ce qu’il contenait. Elle n’ajouta rien, pas pour laisser planer mystérieusement la menace, non, juste parce qu’il n’y avait rien à ajouter. _________________ The winds of fortune Don\'t blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young
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|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Ven 26 Déc - 14:08 | |
| Tibère se redressa légèrement dans son lit et alluma une cigarette en fixant son regard un peu trouble sur Marybeth. Elle avait une expression qu'il trouvait étrange, menaçante et plutôt étonnante sur un visage tel que celui de la blonde. Il avait gardé un parfait silence tout le temps durant lequel Mary parla, se contentant de fumer lentement, la main posée sur le dos de son daemon et les yeux braqués sur son interlocutrice. Il n'était pas effrayé le moins du monde par elle, mais sentait bien que c'était réciproque, qu'elle n'avait pas peur non plus. Il aimait les gens comme elle, ou plutôt, ils l'intéressaient. Quand la blonde eut fini de parler, un sourire torve fleurit lentement sur les lèvres de l'italien, un sourire de prédateur, et il finit par éclater de rire. Il savait qu'elle était capable de le tuer mais il n'avait pas peur, pas question. Il voulait jouer et tant pis pour le risque. La cigarette entre les lèvres, il s'assit en tailleur sur le lit et se pencha vers elle, arborant toujours son sourire cinglé. Si n'importe qui le connaissant un peu avait été là, cette personne aurait pu dire à Marybeth que ce sourire là, il ne valait rien de bon.
"Tu me dis ça pour protéger Zofia et Elio, ou juste parce que t'es dans la même situation ?"
Un rire glacial, puis :
"Tu fais ça par amitié, ou parce que tu te sens concernée et que tu te prends pour une justicière ?" Il se leva d'un mouvement fluide et fouilla pour retrouver des petits pains. Il en lança un à Mary et sembla perdre un instant de son assurance. La première nuit qu'il avait passée avec Zofia, c'était dans cette chambre et il lui avait donné des petits pains... et puis il l'avait fait pleurer et elle était partie en le balançant dans le mur. Mais Tibère se reprit vite. Il aurait pu dire à Marybeth qu'il voulait revenir, tout ça, mais pour quoi faire ? Pourquoi lui dire à elle ? Alors, à la place, il attaqua d'une voix dure :
"Pourquoi c'est toi qui viens me dire ça ? Parce que t'as connu la même chose, parce que tu es celle qui sait ? Ouais, je sais ce que tu vas me dire, tu viens me voir par amitié pour Zofia mais... si on creuse bien, il n'y aurait pas quelque chose d'autre ? Un truc du style venir évacuer sa frustration ?"
Il s'interrompit brutalement et eut un nouveau rire froid. Bien sûr, il ne pouvait pas savoir que c'était Marybeth qui avait pris la décision de partir et cela ne lui serait même pas venu à l'esprit. _________________  |
|  | | Marybeth Norton Botaniste


Nombre de messages: 233 Age: 23 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Ven 26 Déc - 17:50 | |
| Tibère était habitué à faire du mal aux gens, à toucher juste et il en prenait sûrement du plaisir. Pourtant, il n’avait pas eu l’air de réussir son coup avec Mary cette fois-là. La petite blonde se contentait de manger tranquillement son petit pain, comme si elle avait été en train de discuter avec une vieille copine de choses anodines plutôt qu’avec l’homme qu’elle venait de menacer de meurtre quelques secondes plus tôt. Elle laissa Tibère continuer son attaque, elle s’était doutée qu’il dirait quelque chose comme ça, la plupart des gens auraient eu la même analyse, forcément, il leur manquait une partie des informations. Quand il eut fini, elle avala la bouchée qu’elle était en train de mâcher, remit une de ses mèches folles derrière son oreille (pas pour une question de style mais de praticité) avant de reposer le petit pain sur ses genoux. Elle avait croisé ses jambes et se tenait d’une façon un peu étrange, droite mais pas crispée, les jambes croisées et posées contre le barreau de la chaise pour garder l’équilibre. Elle fit voler quelques miettes de son pull avant de dire :
« C’est une analyse… Un peu facile, mais une analyse tout de même… »
Elle disait ça de la même voix que ce qu’elle avait dit plus tôt, douce mais pas doucereuse, avec tout de même quelque chose de tranchant dedans. Elle sourit, de ce sourire mi-figue, mi-raisin que Tibère lui inspirait, avant de continuer.
« Tu as raison sur un point. Je sais et pas vous. Je sais les heures que Zofia va passer à s’occuper de ce bébé. Je sais la fatigue qu’elle va accumuler, l’envie qu’elle aura que quelqu’un s’occupe d’elle, l’orgueil qui la poussera peut-être à ne pas accepter d’aide, l’impression de se noyer qu’elle aura chaque jour, l’envie de se pendre plutôt que de se lever qu’elle aura chaque nuit, chaque matin, et parfois même le sentiment de haine qu’elle ressentira, seulement quelques fractions de secondes, envers son bébé, avant de s’en sentir coupable et de se demander si elle est normale… Je sais tout ça. Et je sais que si tu en profites pour la blesser comme tu l’as déjà fait, tu ne feras pas long feu sur terre par la suite et tu n’auras plus qu’à mettre le feu en Enfer plutôt qu’à Sywhaîd, j’imagine que c’est un endroit qui te plaira bien. »
Elle ne croyait ni en Dieu, ni en Enfer, malgré son éducation très religieuse dans une famille qu’on pouvait presque considérer comme intégriste. Mais l’image était trop belle pour que quiconque passe à côté. Bien que toujours très calme, elle ne laissa pas le loisir à Tibère de répondre, et enchaîna :
« Quant à savoir pourquoi je fais ça, tu te plantes totalement. J’imagine que ça te plaît de le croire, mais je n’ai pas été abandonnée. Aucune frustration ou souvenir n’est coupable de mon attitude. Je le fais parce que Zofia est mon amie et parce que… Et bien, je ne t’aime pas beaucoup, et je continue à penser que ta disparition ne ferait que du bien à cette planète, mais plus précisément à cette Noble Lande. »
Continue à penser ? Est-ce que ça voulait dire qu’elle avait déjà pensé à le tuer mais avait décidé de lui laisser la vie sauve ? C’était plus ou moins ce que ça voulait dire, pourtant elle ne s’attarda pas sur cette pirouette et conclut :
« Je ne mets aucun de mon vécu dans cette histoire, et je ne crois pas être une justicière non plus, autrement ça ferait longtemps que je serai passée à l’acte. Non, je viens juste te prévenir. Apparemment, tu n’es pas capable d’assumer tes responsabilités, de comprendre le principe du devoir, alors, comme Zofia est mon amie, si ça n’était pas le cas je pense que je me ficherais totalement que tu sois une vraie tête de nœud ou pas, je me dévoue pour te remettre un peu les pieds sur terre. Oh je ne suis pas stupide, je sais que tu n’as sûrement pas peur de mourir, quoi qu’on dise que tu as peur de Logan parce qu’il t’a presque tué. Avec moi, on ne passera pas par la case presque mais directement par la réussite. Donc je prends la peine de te prévenir, à toi d’être assez intelligent pour réagir en conséquence. »
Comment savait-elle que Tibère avait peur de Logan et pourquoi ? Les murs avaient des oreilles, elle avait entendu l’italien en parler à Claude. Quand au reste, encore une fois, n’importe qui pouvait voir qu’elle disait la vérité. Elle se remit à manger son petit pain, sans même avoir l’air d’attendre une réponse de Tibère. Après tout, ça n’était pas très important. _________________ The winds of fortune Don\'t blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young
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|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Sam 27 Déc - 21:55 | |
| Tibère resta silencieux un long moment après que Marybeth eut fini de parler, se contentant de mordre dans son petit pain sans la regarder, les yeux dans le vague. On aurait pu penser qu’il l’avait oubliée ou alors qu’il pensait à autre chose, mais en réalité, il réfléchissait. Il avait écouté très attentivement la blonde parler et intégré tout ce qu’elle avait à dire, et maintenant il calculait. Il analysait la situation, les possibilités, les éventualités, tout. C’était une des choses qui avaient permis à Tibère de s’en sortir jusque là : il était intelligent et même s’il n’avait pas une notion très exacte de la réalité, il savait manipuler les gens, les dérouter et utiliser les situations.
Nul ne peut dire quelles furent ses conclusions, mais quand il finit enfin par relever la tête, il avait un immense sourire qui semblait lui manger le visage.
« Je n’ai pas peur de toi. Tu as raison, j’ai peur de Logan, mais c’est parce que s’il me tue ça ne servira à rien. Par contre, si toi tu me tues… ça sera magnifique, tu sais ? La vengeance, Marybeth qui tue l’homme qui a blessé son amie… Si… tragique… »
Il éclata d’un rire froid et méchant tout en désignant le paquet de petits pains pour inviter la jeune femme à en prendre un autre. D’un air songeur, il continua :
« Enfin, le fait que tu sois une mère célibataire enlèverait de sa saveur à ton acte. Ça introduirait un élément personnel, ça casserait l’image de la vendetta par pure amitié, par pur amour pour elle. Mais bon, on se contente de ce qu’on a, n’est-ce pas ? »
Tibère adorait les tragédies antiques, elles étaient même la base de son délire. Il aimait l’idée du destin implacable, de la beauté de la souffrance et de la condamnation. Il aimait l’idée de mourir à cause d’un amour contrarié, ça ne le dérangeait pas vraiment.
Il se leva lentement et alla vers la fenêtre, puis se tourna soudainement vers elle.
« Je n’ai pas l’intention de la faire souffrir. Ni même de la laisser s’occuper seule de notre enfant. T’avais pas besoin de me le dire. »
Un sourire triste fleurit sur son visage tandis qu’il retournait vers son lit mais sans s’y asseoir. Il resta encore quelques instants silencieux, le regard vide, comme en pleine réflexion. Puis, lentement, il se tourna vers Marybeth et la fixa dans les yeux.
« Comment tu crois que Zofia réagirait, si elle apprenait que tu m’as tué ? »
Il eut un rire étrange, un rire indéfinissable.
« Moi, je pense que malgré tout elle t’en voudrait. »
Enfin, il se détourna brusquement et laissa tomber sa cigarette finie dans le tas de mégots qui traînait sur le sol en lâchant un ricanement moqueur. _________________  |
|  | | Marybeth Norton Botaniste


Nombre de messages: 233 Age: 23 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Sam 3 Jan - 23:25 | |
| Marybeth laissa, une nouvelle fois, Tibère dire tout ce qu’il avait à dire. Elle n’aimait pas ce genre de conversations, où chacun développe son avis et dérive, mais elle avait l’impression que l’Empereur ne savait pas faire quoi que ce soit d’autre, elle agit donc avec patience, ayant parfois l’impression de faire comme avec Connor quand il lui racontait une histoire et qu’il dérivait pendant plusieurs minutes sur un sujet avant qu’elle ne finisse par le remettre d’un simple mot sur la bonne voie. De même qu’avec son fils, elle sentit que Tibère n’avait pas tout à fait fini et se contenta donc, quand un léger silence s’installa, de prendre un nouveau petit pain (ils étaient décidément très bon malgré tout !). Aux dernières paroles de l’italien, quelque chose donna l’impression à Mary qu’elle pouvait enchaîner. Elle haussa les épaules et se contenta de répondre :
« Elle ne le saurait pas. Je n’irais jamais en prison à cause de toi, je ne pense pas que tu mérites une telle peine. »
Le plus dur dans cette réponse était la tranquillité avec laquelle Mary avait dit ça. Comme si, effectivement, Tibère ne méritait même pas qu’elle s’énerve ou quoi que ce soit. Elle picora quelques miettes de son petit pain (elle en était déjà au stade de la gourmandise, le premier avait comblé les quelques vides de son estomacs) avant d’ajouter :
« Et je ne sais pas si le fait de fait que tu ne veuilles pas laisser Zofia toute seule dans cette histoire devrait me rassurer… Je ne sais pas ce qui la rendrait heureuse, et donc je ne sais pas ce qui la blesserait et pourrait me forcer à te tuer. »
Elle avait de nouveau dit ça tranquillement, comme si elle était en train de parler d’un truc totalement anodin. Ca n’était pas le cas, et même notre Mary perturbée because of divorce d’avec Nios (comme son fils disait) le savait. Seulement, il lui semblait que face à Tibère, la meilleure arme était de ne pas s’énerver, de ne pas montrer la haine qu’on pouvait ressentir contre lui. Marybeth Norton était une bonne psychologue, la plupart du temps, c’était ce qui faisait d’elle une bonne menteuse. Mais là, elle ne mentait pas, elle se savait capable de tuer Tibère et le ferait s’il devenait une menace trop importante pour Zofia et Elio. Mais elle mentait sur un point : le fait de le tuer influencerait forcément sur sa vie. Elle n’était pas un assassin dans l’absolu et devrait vivre avec ça, et même si les remords n’étaient pas son truc, même si tuer Tibère ne lui apparaissait pas comme un crime horrible, elle aurait toujours le souvenir de l’avoir fait. Tibère ne tomberait pas dans l’oubli pour elle, même si c’était ce qu’elle semblait dire dans ses paroles, et qu’elle était parfaite dans son mensonge, c’était un talent qu’elle avait.
Elle s’étira, le seul mouvement qui faisait penser à son daemon dans son attitude, une sorte d’étirement feignant de félin, avant d’ajouter :
« J’imagine que tu lui feras du mal de toute façon, rien que le fait que tu existes lui fait du mal… Mais si tu t’amuses à en rajouter, si tu la pousses à bout…. »
Elle laissa flotter la dernière phrase qui n’était qu’une menace qu’à cause de ce qui avait été dit un peu plus tôt, le ton était presque léger, comme si elle parlait d’un sujet qui ne lui importait pas vraiment. Depuis qu’elle avait décidé d’aller parler à Tibère, elle s’était demandée si elle serait vraiment capable de le tuer. La réponse était… Oui. Mais elle savait aussi qu’elle ne le ferait certainement pas, parce que dans la plupart des cas possibles, la mort de Tibère rendrait Zofia encore plus malheureuse. Mais il y avait quelques cas qu’elle avait imaginés où elle se voyait très bien le faire, elle espérait que Tibère ne serait pas assez bête pour foncer dans ces possibilités. Quoi qu’elle en paraisse aujourd’hui, l’idée de devenir une meurtrière ne la réjouissait pas, et ne la laissait pas aussi froide qu’elle en avait l’air. Elle était jeune et n’avait jamais été dans ce genre de situations où l’on considère que quelqu’un ne mérite plus de vivre. L’idée d’être dans une situation où elle le penserait mais en plus passerait à l’acte lui faisait un peu peur. Mais elle avait besoin de penser qu’elle aurait au moins prévenu Tibère, histoire d’avoir l’impression de ne pas avoir été autant un monstre que lui, peut-être. _________________ The winds of fortune Don\'t blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young
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|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Jeu 8 Jan - 19:30 | |
| Tandis que Marybeth reprenait la parole, Tibère retourna s’asseoir dans le fauteuil, souriant toujours. Il eut un rire bref quand la blonde revint sur le sujet de « ce qui pourrait la forcer à le tuer ». Malgré tout, ça le troublait un peu, cette histoire. Elle semblait vraiment sérieuse, et il n’avait pas peur mais… c’était étrange. Il n’aurait jamais cru que derrière cette fille il y avait autant de force. Elle n’avait pas peur.
Il se leva et marcha vers elle pour s’arrêter juste devant la chaise où elle était assise et l’observer. Quand la jeune femme finit par conclure en laissant traîner une menace, il éclata de rire et braqua son regard dans celui de Marybeth. Son visage sembla soudain se déformer à cause de l’expression qui s’y imprima. Une expression sauvage, dangereuse, un sourire pervers et tordu. Nul ne pouvait douter de sa folie en le voyant ainsi, de sa folie et de sa violence. Il ne maîtrisait même pas cet air, il était juste l’expression du fait qu’il ne se laisserait pas faire. Même si, au fond, il comprenait Mary.
Mahalalel elle-même sembla inquiète et elle s’agita un peu, du fond de la pièce où elle s’était installée. En sentant sa nervosité, Tibère reprit une expression normale et demanda d’une voix basse, caressante :
« Et comment compterais-tu t’y prendre, pour me tuer ? »
Il recula d’un pas en écartant les bras, l’air toujours un peu fou. L’air d’avoir un peu perdu le contrôle, comme souvent, il faut bien l’avouer. _________________  |
|  | | Marybeth Norton Botaniste


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 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Lun 19 Jan - 12:50 | |
| Marybeth ne réagit pas vraiment quand Tibère sembla perdre, quelques secondes, les pédales. Elle était sur ses gardes, prête à se défendre si elle y était obligée, mais sembla parfaitement détendue. En réalité, elle était persuadée que c’était la seule façon intelligente de réagir face à ce taré, la seule façon de se préserver de lui. Elle continua donc tranquillement à manger son petit pain tout en attendant, apparemment patiemment, que Tibère réagisse d’une façon plus acceptable. Quand il le fit, ce fut pour poser une question qui la fit sourire. En fait, c’était terriblement morbide et ça n’avait rien de joyeux ou de drôle, mais elle était sûre qu’il lui demanderait. Et elle savait que s’il finissait par le faire, c’était qu’il la croyait, ce qui voulait dire qu’elle avait réussi. Elle aurait pu ne pas répondre et partir, sur une pirouette, mais elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle avait peur de lui, de ses réactions. Elle était sur son terrain, dans sa chambre à lui, et elle ne voulait pas reculer d’une façon ou d’une autre. Elle ne sortirait que quand elle pourrait le faire sans donner l’impression qu’elle perdait du terrain.
« Il y a des plantes… Des plantes qui sont pratiquement indécelables. Ou qui peuvent donner l’impression d’un phénomène naturel, ou d’un accident. Il y a aussi des potions, certaines permettent de prendre assez possession de quelqu’un pour le forcer à faire n’importe quoi, même à intenter à sa vie… Oh et puis il y a des sorts aussi… j’ai l’embarras du choix. »
Elle sourit de nouveau puis retourna à son petit pain. Elle aurait pu sortir, ça aurait sûrement été la solution la plus raisonnable, mais elle aurait eu l’air de faire une sortie, de ne pas être naturelle, et même de fuir les réactions possibles de Tibère, or c’était hors de question. Elle attendit donc le bon moment pour partir, avec l’air de quelqu’un qui se trouve très bien là où il est, comme si elle n’était pas dans la chambre d’un taré qu’elle venait de passer une vingtaine de minutes à menacer de mort… Etrange situation. _________________ The winds of fortune Don\'t blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young
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|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Dim 1 Fév - 12:41 | |
| Tibère garda le silence en écoutant Marybeth. En fait, il serrait les dents et les poings et essayait de s'empêcher de frissonner. Non parce que, quand même, le ton tranquille de la blonde et ce qu'elle disait, ça faisait froid dans le dos.
Un instant, Tibère joua avec l'idée de l'attaquer. Parce que brutalement, il s'était mis à haïr Marybeth parce qu'elle arrivait à lui faire peur... et puis, c'était comme une sorte de réflexe, elle le menaçait et il avait envie de l'éliminer. Il sourit à la jeune femme et en ressentit une douleur sourde avant de se rendre compte qu'il avait un goût de sang dans la bouche. Lentement, il porta la main à ses lèvres et remarqua qu'à trop serrer les mâchoires il s'était écorché les gencives. Son sourire s'élargit tandis qu'il s'essuyait la main sur le pull de Claude. D'une voix sourde, il répondit :
"Si tu dois me tuer un jour, essaye de faire ça bien."
Un rire le secoua et il cracha à terre, laissant une trace rouge sur le sol.
"J'voudrai te voir et t'entendre me dire que tu me détestes, le jour où tu me tueras."
Un peu comme dans les tragédies. Tibère ne voulait pas se faire tuer de loin, simplement, presque sans effort. Il voulait du risque, de la haine, des reproches en cascade et voir dans le regard de l'autre la joie de le voir mourir. Il voulait du tragique. Il se rendit compte qu'il ne frissonnait plus et desserra les poings. Du revers de la main, il s'essuya la bouche et vit qu'il ne saignait presque plus. L'italien éclata soudain de rire et enchaîna :
"Tu as beau ne pas m'aimer, ou peut-être même ressentir de l'indifférence à mon sujet, mais tu ne peux pas dire que je ne mérite pas une belle mort tragique et violente."
Le fait que la plupart des gens n'appelleraient pas ça une "belle mort" ne l'effleura même pas. Lui trouvait ça beau, c'était suffisant. _________________  |
|  | | Marybeth Norton Botaniste


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 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Mer 11 Fév - 13:44 | |
| Ca y était. Le moment était enfin arrivé. Le moment où Mary pourrait sortir de cette chambre sans gâcher tout ce qu’elle venait de faire. Elle le sentait, c’était le moment où jamais de s’en aller. Mais il fallait la jouer fine, ménager ses effets pour finir sur une touche à son avantage. Marquer un dernier point avant de sortir. Elle se prépara à le faire. Elle se releva tranquillement, aussi naturellement que possible, et épousseta sa jupe d’un geste rapide avant de se diriger vers la porte. On aurait dit que Tibère, sans le savoir, l’avait congédiée, tellement elle était naturelle dans sa façon de quitter la chambre. Et ce jusqu’au dernier moment quand, une fois la porte ouverte, elle se tourna vers l’italien et lui dit, en le regardant droit dans les yeux :
« Franchement, Tibère, je ne pense pas que tu mérites quoi que ce soit. »
Et sans plus attendre, elle quitta la chambre, se dirigeant d’un pas rapide vers celle de son fils. Elle était épuisée, cette conversation l’avait complètement vidée de ses forces. Pour la première fois depuis longtemps, elle se prit à espérer que Nios soit avec Connor quand elle arriverait, juste pour pouvoir récupérer un peu de ce lien qui l’unissait auparavant avec son daemon et qui lui donnait l’impression de tout pouvoir affronter. Elle était tellement fatiguée, vidée, qu’elle avait l’impression d’être une coquille vide. Et elle était assez intelligente, et assez connaisseuse, pour savoir qu’il fallait qu’elle s’inquiète. C’était la rupture du lien qui l’unissait à Nios qui la vidait petit à petit et qui risquait, à long terme, de la rendre complètement folle… plus encore que l’italien qu’elle venait d’abandonner à ses pensées.
[Ouah ! Quel topic ! Je crois que j’ai jamais poussé Mary aussi loin ! Je laisse ouvert pour que tu postes un dernier truc avec Tibère si tu veux, autrement envoie moi un mp pour que je verrouille !] _________________ The winds of fortune Don\'t blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young
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|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: I Hate Everything About You Mar 24 Fév - 17:55 | |
| Tibère resta quelques instants figé, le regard toujours posé sur la porte que Marybeth venait de franchir. Comment ça, il ne méritait pas quoi que ce soit ?
Il se renversa en arrière dans son lit, se rendit compte qu’il était incapable de rester calme et se relever en envoyant balader tout ce qui se trouvait à sa portée. Il avait envie de hurler.
C’est dans cet état que le trouva Claude, qui revenait de son petit-déjeuner. Claude qui écouta Tibère lui raconter son aventure matinale et silencieusement, décida que si Marybeth voulait faire du mal à son meilleur ami, meme si il la comprenait, elle aurait affaire à lui.
(voilà, une petite conclusion rapide ^^) _________________  |
|  | | | | I Hate Everything About You | |
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