Prénom et Nom : Youlika Manthoulis
Surnom : Kika
Age : 28 ans
Origine : Egine (Grèce)
Famille : Youlika a quitté sa famille à l’âge de 6 ans pour entrer dans une institution extrêmement élitiste et mystérieuse, ce qui l’a forcée à rompre absolument tout lien avec sa famille ; lorsqu’elle est partie, elle avait un petit frère de deux ans de moins qu’elle (Manolis) dont elle ne garde pratiquement aucun souvenir. Ses parents sont (ou étaient ?) ce qu’on pourrait appeler des sorciers, mais la distinction entre sorciers et non sorciers est relativement floue en Grèce. En tout cas, elle n’a pas l’importance qu’elle revêt ailleurs.
Parcours scolaire et professionnel :
A six ans, Youlika a été initiée aux mystères d’Egine ; elle a par là intégré une sorte d’école, qu’elle n’a plus quitté jusqu’à tout récemment.
Il s’agit d’une institution extrêmement prestigieuse, qui trouve ses origines dans la haute Antiquité ; les rares élues (il n’y a que des femmes) qui intègrent cette école sont soumises à un emploi du temps très strict : à six ans, elles consacrent six heures par jour à leurs études, ce nombre croissant d’année en année (sept quand elles ont sept ans, etc.), jusqu’à atteindre douze heures par jour : chaque heure est dès lors placée sous l’égide d’un des douze dieux de l’Olympe. Ces divinités ne sont pas considérées comme des entités religieuses, mais plutôt comme des orientations philosophiques, des directions à suivre pour chaque heure. Par exemple, l’heure d’Artémis pourra être consacrée à la nature sauvage, à la chasse ou encore à l’astronomie. Les enseignements de l’école mêlent indifféremment les techniques magiques les plus pointues aux activités les plus triviales ; elles comprennent également de larges plages de sport et de musique (heure d’Apollon ou d’Hermès).
A treize ans, les élèves subissent un examen rigoureux : une série de douze épreuves prouvant qu’elles n’ont négligé aucune des pistes d’enseignement. Celles qui en sortent victorieuses peuvent dès lors poursuivre leurs études, et envisager une spécialisation ; elles disposent dès lors de sept ans supplémentaires pour déterminer sous l’égide de quelles divinités elles souhaitent se placer : trois, puis deux, pour à vingt ans n’en choisir qu’une seule. A vingt ans, elles subissent un nouvel examen, dont la teneur varie en fonction de la divinité qu’elles ont choisie. Si elles réussissent cet examen, elles peuvent se spécialiser quatre années supplémentaires. Youlika a brillamment passé ces diverses étapes.
Les études se terminent à 24 ans. Les élèves les plus talentueuses peuvent devenir à leur tour professeurs. Youlika a fait partie de cette poignée d’élues ; conformément à sa spécialisation, elle s’est mise au service d’Hermès ; pour toute récompense, elle a reçu des sandales ailées et un bracelet en forme de serpent (purement décoratifs). Dans la mythologie grecque, Hermès est le dieu des commerçants, des voyageurs, mais aussi des voleurs. A Egine, ses servantes sont spécialisées dans des domaines aussi divers que les voyages, l’orientation, le déguisement, la négociation.
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Youlika était parfaitement intégrée dans cette école ; extrêmement talentueuse, elle était même en bonne passe de devenir la future « prêtresse en chef » d’Hermès ; mais un incident regrettable vint bouleverser son petit plan de carrière. Une nuit, Youlika surprit un homme dans sa chambre. Il n’est pas interdit à la plupart des servantes d’en rencontrer au dehors, mais dans l’enceinte des murs c’est une faute extrêmement grave. Soucieuse de respecter les préceptes à la lettre, Youlika n’eut aucun mal à se débarrasser de l’intrus ; elle le tua froidement et vint sereinement avertir sa supérieure.
Mais elle ne reçut pas exactement les louanges auxquelles elle s’attendait ; certes, le préceptes sont une chose, mais une école aussi élitiste était de moins en moins bien vue par le ministère magique grec ; et un tel incident, à un tel moment, était fort malvenu. Les prêtresses en chef décidèrent finalement de « livrer » Youlika aux autorités, en expliquant à l’intéressée que c’était nécessaire pour préserver sa communauté. Youlika feignit à merveille d’approuver cette décision : toutes connaissaient bien son attachement à l’école. Elle aurait tout fait, y compris de la prison, pour que l’institution soit sauve.
En vérité, notre Youlika avait été profondément meurtrie et ébranlée par ce qu’elle jugeait comme une magouille allant à l’encontre des préceptes qu’on lui avait toujours enseignés ; pis encore : elle n’était pas loin de penser que toute l’affaire avait fort bien pu être manigancée par une de ses rivales au poste de prêtresse en chef : que n’aurait pu faire une autre servante d’Hermès ?
Se pouvait-il qu’on l’ait trompée toutes ses années, elle qui était supposée être passée maître en duperie ? Cette pensée humiliante la décida tout à fait : elle prit ses cliques et ses claques (c’est-à-dire qu’elle chaussa ses sandales), et utilisa ses petits talents pour fausser compagnie à ses prétendues sœurs. Sa dernière action au sein de l’école consista à aller consulter les cartes du monde magique, pour y repérer l’endroit idéal où elle était assurée qu’on ne viendrait pas la chercher.
Caractère : Youlika peut passer pour quelqu’un d’extrêmement sympathique ; elle hait le conflit et s’assurera toujours pour l’éviter. En vérité, elle est d’un tempérament dangereusement misanthrope ; avoir fréquenté une institution aussi prestigieuse que les mystères d’Egine l’a rendue fière. Mais elle ne le laissera pas nécessairement paraître ; l’hypocrisie est chez elle une seconde nature. Mais il y a peu de chances que vous vous en rendiez compte : il est finalement très difficile de décrire le caractère d'une personne qui, comme Youlika, ne se laisse jamais percer à jour.
Physique : Youlika est grande, fine et musclée ; elle a l’habitude de faire beaucoup de sport, notamment de la danse. Elle n’est pas très jolie : son visage est trop maigre, trop long, ses paupières lourdes assombrissent un regard qu'elle sait heureusement rendre si besoin sympathique. Elle n’est absolument pas coquette, c’est une idée qui lui est étrangère : elle possède deux robes, une noire et une blanche ; son seul ornement est un bracelet en forme de serpent qu’elle enroule autour de son bras. Elle possède un filet de voix un peu éraillée.
Daemon : Seules les servantes d’Artémis sont initiées à la daemonologie.
Aptitudes magiques : Extrêmement inégales ; dans certains domaines, sa formation en a fait une véritable experte ; elle maîtrise à un haut niveau l’art du déguisement, et donc de la métamorphie. Mais à côté de cela, il existe des sorts de base qu’elle n’a jamais pratiqués, ou depuis si longtemps qu’elle les a oubliés.
Medium magique : Youlika n’utilise pas de baguette magique ; comme toutes celles qui sont passées par les mystères d’Egine, elle a uniquement reçu un tatouage sur le doigt, qui lui permet de concentrer ses flux magiques (flux dont elle n’a jamais entendu parler en ces termes).
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