Prénom et Nom : Aaron Carpenter
Age: 39 ans.
Signe Astrologique : Bélier ascendant Poisson (né un 23 mars)
Origine : Winnipeg, Canada.
Famille : Ann Ashmore rencontra Andrew Carpenter alors qu’ils étaient encore au lycée. Aaron ne sait pas grand-chose de l’histoire d’amour de ses parents à part qu’ils se marièrent alors qu’ils entraient dans leur vingt-troisième année et qu’ils étaient ensemble depuis plus de cinq ans. De cette union naquit, exactement neuf mois après le mariage, Alan, puis vint, un an plus tard, Anthony, un an plus tard Alexis, Alba et Audrey (triplés), deux ans plus tard Aaron vit le jour, suivit trois ans après par Amanda. Une grande famille donc, de sept enfants, tous nommés par des noms de saints commençant par A.
Parce que la famille Carpenter était très croyante et pratiquant. Ils allaient à la messe tous les dimanches et les jours saints, les enfants étaient inscrits au catéchisme dès qu’ils savaient lire et ils ont tous suivi une éducation religieuse. Cependant, ça n’était pas non plus une famille caricaturale. Ils s’aimaient tous beaucoup et s’amusaient, même si évidemment leurs moyens d'amusement pouvaient paraître un peu étranges aux yeux de personnes moins croyantes.
Aaron n’a plus de relations avec cette famille depuis plusieurs années. C’est lui qui a coupé les ponts, après avoir essayé de les revoir et s'être rendu compte que ça n'était pas possible, ils ne se comprennent plus.
Parcours scolaire et/ou professionnel : Aaron était le plus croyant de ses frères et sœurs. Il aimait aller à l’église, en fait c’était la seule chose qu’il aimait profondément, religieusement. Toutes les semaines, il était le premier prêt pour aller à l’église de quartier, toutes les semaines il était le dernier sorti. Quand à neuf ans, un soir avant de dormir, il s’était tourné vers sa mère et lui avait dit « Je serai prêtre », étrangement, Ann Carpenter n’a pas eu envie de rire.
Après le diplôme de fin d’étude, il a voulu entrer au séminaire. Il était un peu jeune mais sa connaissance des textes sacrés, sa maturité et l’obstination dont il faisait preuve (il passa plus d’une semaine dans la salle d’attente du bureau du directeur du séminaire pour le forcer à l’inscrire) poussèrent l’administration à accepter l’inscription. Ses parents, ses frères et ses sœurs furent très fiers.
Six ans plus tard, à vingt-quatre ans, il fut ordonné prêtre. Il était très cultivé et plusieurs possibilités s’ouvrirent à lui. On lui proposa pas mal de paroisses mais il refusa. Depuis longtemps il rêvait d’aller aider les populations pauvres, leur porter la parole de Dieu mais surtout les aider. Il partit en Amérique du Sud, en Guyane, dans un petit village de la région montagneuse. C’était un pays très pauvre mais Aaron ne baissa pas les bras. Il y vécut des choses très dures mais, pendant plus de trois ans, il tint bon et fit tout pour aider la population.
Mais une nuit, tout bascula. Alors qu’il était à une fête du village, il y eut un glissement de terrain et la boue encercla le village. Quelques villageois moururent sous la boue mais ça n’était pas le pire. Ils étaient coupés de toute civilisation, n’avaient aucune vivre, plus accès à l’eau et la boue avait entraîné plusieurs blessures, quant aux maladies elles apparurent très vite.
Ils restèrent dix jours coincés comme ça, sans pouvoir recevoir d’aide. Ils burent de l’eau croupie et Aaron vit la moitié de ses ouailles souffrir et mourir. Il donna l’extrême onction plus de fois durant ces dix jours que pendant tout le reste de ses trois années de présence dans les montagnes guyanaises. Mais le pire était sûrement que lui n’était pas malade. Les villageois n’arrêtaient pas de dire que c’était parce qu’il était protégé par le Seigneur et, sans qu’il s’en rende compte vraiment ou qu’il comprenne pourquoi, petit à petit, cette idée lui fit horreur. A la fin, quand les secours arrivèrent et qu’ils trouvèrent une population décimée et un prêtre en tout à fait bonne santé (juste un peu fatigué) ils crièrent au miracle. Aaron répondit par un coup de poing, dans la figure du médecin qui venait de se signer devant lui et disparut. On n’entendit plus jamais parler de lui en Guyane.
En fait, il prit le premier avion pour n’importe où, en prenant à peine le temps de prendre une douche à l’aéroport. Quand il entra dans la cabine, il réalisa qu’il avait remis son vêtement de prêtre. Pendant les cinq heures que durèrent le vol, il ne put penser à autre chose.
Un mois plus tard, il reprit connaissance dans une chambre d’hôtel de Las Vegas. Comment était-il arrivé là, il était incapable de le dire, ce qu’il avait fait pendant le laps de temps écoulé, il ne le savait pas plus. Mais à présent, il avait des vêtements, de vrais vêtements… et une gueule de bois. Il n’avait jamais bu de sa vie avant cette période, on peut dire qu’il rattrapa son retard.
Il passa d’ailleurs près de cinq ans à rattraper son retard en tout et n’importe quoi. Il ne resta pas à Las Vegas tout ce temps, même s’il y vécut un bon moment, mais voyagea à plusieurs endroits, tous très citadins, très loin de la vie spirituelle à laquelle il s’était destiné si longtemps. Il devint un joueur invétéré, un dragueur et coucheur sans limite et une sorte d’anti-moraliste. Son penchant pour la boisson à cette époque, comme tous ses autres excès, lui permettaient de combler le vide que la foi perdue avait laissé. Il gagnait sa vie en jouant, et parfois perdait tout et devait se débrouiller pour ne pas se retrouver sous les ponts. En général, dans ces cas là, il faisait un peu de trafic, rien de bien grave mais rien de bien légal non plus.
Au bout de cinq ans, un détective privé le retrouva. Il avait été envoyé par sa famille qui le recherchait activement depuis très longtemps, seulement Aaron n’avait vécu que dans des endroits où on respectait l’anonymat et où un faux nom suffisait pour louer un chambre d’hôtel depuis qu’il avait quitté la Guyane. Le détective était sur sa piste depuis pratiquement le début mais arrivait toujours quelques jours trop tard, à croire que le canadien avait du flair pour s’en aller quand il le fallait.
Il accepta de rentrer au Canada, principalement parce que sa famille lui manquait. Grosse erreur. Il en repartit deux jours plus tard. Ca n’était pas vraiment que sa famille lui reprochait quoi que ce soit, c’était justement qu’elle ne le faisait pas qui lui posait un problème. Il se sentait encore coupable, vis-à-vis de ses proches, vis-à-vis de Dieu mais surtout vis-à-vis de lui-même. Et cette visite chez sa famille le lui fit ressentir. Il repartit sans laisser d’adresse.
Il voyagea de nouveau mais d’une façon différente cette fois. Oui, il continuait à jouer, à boire et à faire la fête mais il faisait de nouvelles choses. Il retourna à la bibliothèque et se remit à lire, même s’il s’ouvrait à une littérature différente de celle qu’il avait étudiée auparavant, à moins que ce soit son regard qui ait changé.
Il se mit à faire du trafic plus régulièrement et put changer de villes plus souvent. Il fut rattrapé par plusieurs privés durant les années qui suivirent mais refusa de les suivre, ses parents et frères et sœurs finirent par se lasser.
Un soir, il tomba sans le savoir dans un tripot où des sorciers venaient jouer. Il rencontra un type, un Bill, qui après quelques verres lui parla de la magie. Il pensa d’abord à des élucubrations de saoulard mais Bill lui avait parlé d’un livre en particulier. Poussé par la curiosité, il alla lire le livre en question… Et découvrit le monde de la magie. Evidemment ce ne fut pas aussi simple, il lut beaucoup de livres et alla à beaucoup d’endroits pour être sûr que tout ce qu’il lisait était vrai, mais finalement il s’y fit, la magie existait.
Ce qui ne changeait absolument rien à ce qu’il croyait ou vivait. Il se mit seulement à faire ses petits commerces avec plus de monde. Les sorciers appréciaient ses talents de non-sorciers et ses connaissances dans ce monde pour leur trouver tout ce qu’ils cherchaient, il finit même par être embauché pour plusieurs excursions dans des lieux magiques dangereux pour braconner ou pour capturer des créatures magiques dangereuses et sauvages.
Malgré tout ça, il ne se mit jamais à la magie. Pour lui, les sorciers étaient les sorciers et les non-sorciers des non-sorciers, la magie devait être pratiquée par les premiers.
Durant une des expéditions, il rencontra un sorcier avec qui il se lia d’amitié, Warren. Ce dernier était originaire de Sywhaîd et il lui parla de la Noble Lande. Sa description accrocha la curiosité d’Aaron, mais c’était surtout une phrase qu’il avait dite qu’il le poussa à tenter l’aventure. L’Ecossais avait dit « Je n’ai foi qu’en Sywhaîd ». Aaron avait à présent comme but de prouver que même Sywhaîd ne comblerait pas son absence de foi.
Il passa plusieurs mois à Sywhaîd, s'y fit des amis et y passa plus de temps qu'il n'avait jamais passé où que ce soit depuis qu'il s'était défroqué. Cependant, l'aventure le rappela, il décida donc un jour de partir, pour un travail bien rémunéré, il avait besoin de bouger... Mais il découvrit en partant qu'il s'était fait avoir, en effet, il voyait à présent Sywhaîd comme un point d'attache. Nul doute qu'il reviendrait un jour, quand il aurait envie de se poser quelques semaines... Ce qu'il fit, quand un de ses contrats tourna particulièrement mal et qu'il dut trouver un endroit où se cacher quelques temps. Il arriva dans un sale état et décida de se reposer, un peu.
Caractère : Cynique et intelligent, ce sont les deux choses principales qu’on vous dira sur Aaron si vous demandez. On vous dira aussi qu’il vaut mieux ne pas jouer au bluff avec lui, qu’il est toujours gagnant dans ce domaine. Ah et aussi qu’il a un humour à tuer et qu’il ne supporte pas, mais vraiment pas, qu’on parle de morale ou de religion, un vrai allergique !
Evidemment, on ne vous dira pas qu’il ne parle jamais du fait qu’il est un prêtre défroqué, puisque justement il n’en parle jamais et que s’il déteste qu’on parle de morale ou de religion c’est parce qu’il a une sorte de haine envers tout ça. Aaron ne croit plus en Dieu depuis maintenant près de dix ans et il voue une haine féroce contre les religieux, qui pour lui sont des menteurs qui essaient d’exploiter la crédulité et le malheur des autres. De prêtre il est passé à bouffe curé.
Mais Aaron est aussi plutôt sociable. Son humour toujours teinté d’ironie, voire de cynisme, plaisent pas mal aux gens en général et il n’a pas de mal à se faire accepter, ce qui lui permet de faire son petit commerce tranquillement. Seulement, la plupart des gens évitent d’être trop proche de lui, ils ne veulent pas avoir à le connaître trop, son obstination et sa capacité à ne jamais se contredire lui donnent un air étrange, mystérieux, comme s’il cachait un lourd secret.
Aaron déteste aussi qu’on lui dise ce qu’il doit faire ou penser, ou qu’on dise à quelqu’un ce qu’il doit faire ou penser, ça le fout en rogne et pourrait même le pousser à être méchant.
A côté de ça, il a souvent une attitude assez distante, utilisant l’humour comme première réaction à à peu près tout et n’importe quoi. C’est le genre de personnes qui, si la taverne est en feu, sera capable de finir son verre, lancer une vanne et sortir tranquillement alors que tout le monde panique.
Physique : Grand (plus d’1m90), assez musclé, Aaron ne passe pas inaperçu, c’est le moins qu’on puisse dire. Il porte en général des jeans et des chemises (colorées et avec des imprimés dessus), voire des débardeurs quand il fait chaud ou des sweats quand il fait froid. Il a les cheveux pas trop courts et châtains, les yeux noirs et un visage qui n’est pas beau, ou même particulièrement sexy dans ses traits mais qui peut très vite devenir très attirant une fois qu’il se met à bouger et à parler. En gros, Aaron n’est pas le genre de mecs sur qui on se retourne vraiment dans la rue, mais une fois qu’on l’a rencontré on a du mal à l’oublier.
Daemon : Etant non-sorcier, il n’en a pas.
Aptitudes magiques : Aucune, il est non-sorcier et ne pratique pas la magie. Il s’y connaît un peu en théorie, juste assez pour comprendre comment le monde dans lequel il évolue fonctionne.
Avatar : Nathan Fillion.
[Fiche mise à jour le Lundi 21 décembre 2009.]
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Take my love, take my land
Take me where I cannot stand I don\'t care, I\'m [i]still free You can\'t take the sky from me...[/i]