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Zelia Diulcinea Ancien Personnage


Nombre de messages: 239 Age: 27 Date d'inscription: 10/07/2007
 | Sujet: Australian Internship Dim 24 Fév - 12:57 | |
| « A droite ! »
Zelia tourna sans même se poser de question, faisant crisser ses semelles sur le marbre clair du hall. Les gens tournaient la tête en la voyant courir comme ça, il faut dire qu’on n’était pas vraiment habitués à voir courir les étudiantes à l’Institut des Arts Zoomorphistes, Daemorphistes et Métamorphistes de Sydney, le ZDMS pour les intimes. Le grand bâtiment était pratiquement toujours vide, du moins c’était le cas depuis trois jours que Zelia et Urphoed étaient arrivés. Ils avaient même demandé à la personne de l’accueil si c’était les vacances ici, l’homme avait bien rit avant de leur dire, avec son accent typiquement australien que Zelia avait encore un peu de mal à bien comprendre du premier coup, que c’était au contraire une des périodes les plus actives de l’Institut. Zelia s’était attendue à ce qu’il y ait peu de monde, le ZDMS était réputé seulement dans un certain cercle de personnes et peu d’étudiants étaient pris chaque années, mais elle ne s’était pas attendue à ce que ce soit encore plus vide que la Lande sywhaîdienne en plein hiver. Cet énorme bâtiment d’architecture classique qui aurait pu être le lieu de vie de plusieurs centaines d’étudiants et de professeur ressemblait presque à un bâtiment fantôme, si on exceptait le fait qu’il était parfaitement entretenu.
« AAAAAAAhhhhhaaahhhhhh ! »
En parlant d’entretien, le marbre était un peu trop bien ciré pour les escarpins de l’anglaise qui fit une sorte de glissade sur plusieurs mètres avant de réussir à se rattraper à une des grandes colonnes qui parsemaient le hall. L’honneur était sauf, plus ou moins, puisqu’elle était restée sur ses jambes durant toute la glissade. Du coin de l’œil, elle vit une fille assise sur un banc pouffer et réprimer un fou rire, elle lui lança un regard faussement douloureux puis repartit. Elle était en retard et ça n’était vraiment pas le moment. Jena Solomiya allait enfin la recevoir ! Trois jours qu’elle était obligée de visiter la ville plutôt que de rencontrer celle qui allait la prendre sous son aile pendant les prochaines semaines et quand elle était enfin invitée à la rejoindre dans son bureau elle trouvait le moyen d’être en retard ! Il faut dire aussi qu’on l’avait prévenue à la dernière minute, et que la séance d’habillage, coiffage et maquillage avait été un peu plus longue que prévu.
Elle finit par arriver devant la porte du bureau du Professeur. Jena, en plus d’être un professeur reconnu dans le monde entier comme l’un des plus grands spécialistes de son domaine, était surtout une artiste. Elle faisait des spectacles chaque année et était considérée depuis longtemps comme un génie en la matière. Quand Zephira avait proposé à Zelia de faire un stage, le nom Jena Solomiya était sorti de sa bouche avant même qu’elle n’ait eu le temps d’y réfléchir.
« Ca va ? Mon look, je veux dire… » demanda anxieusement Zelia à son daemon qui vint se poser tranquillement sur son épaule et lui dit :
« Ca fait six fois au moins que je te dis que tu es parfaite. Mais maintenant tu vas être en retard, alors frappe. »
Parfaite, Zelia l’était. Enfin, autant qu’elle pouvait l’être avec les joues rougies par la course en tout cas. Elle portait une robe couleur crème, avec un joli décolleté, qui commençait par des smoke, des fines bretelles et finissait par une jupe assez droite bien que très fluide. Par-dessus, elle avait ajouté une veste à blanche et grise, à carreaux discrets, coupée d’une façon asymétrique et ouverte sur sa robe. Plusieurs accessoires venaient terminer cette tenue : une paire d’escarpins en cuir lassé, une ceinture marron brodée de perles de rocailles d’un peu de toutes les couleurs, un collier breloque épais et un gros bracelet avec de grosses perles de bois. Ses cheveux,, bouclés, étaient attachés par une queue de cheval lâche dans le dos. L’ensemble était très joli, léger, frais et assez classe à la fois. Elle avait préparé la tenue depuis longtemps mais au dernier moment elle avait eu peur que ça ne soit pas assez original et avait essayé d’autres trucs avant d’y revenir.
Elle prit une inspiration et frappa deux coups légers. Elle sentit son cœur s’accélérer quand une voix grave lui dit d’entrer. Une hésitation de deux secondes à peine et elle poussa la poignée et se retrouva face à…
« Zephira ? »
Evidemment, la voix grave n’appartenait pas à Zephira mais bien à Jena qui était assise sur son bureau, écrasant à moitié des papiers qui étaient étalés sur la table, ou sur ce qui devait être une table puisque le bazar qui s’y trouvait empêchait Zelia de voir même un seul petit bout du bois. Assise sur un fauteuil en face du bureau se trouvait Zephira, que Zelia avait vue en premier. Mais pour une fois, ça n’était pas Zephira qui attirait l’attention de l’anglaise mais bien Jena Solomiya. Elle était exactement comme sur les photos, et en même temps dégageait bien plus en réalité. Grande, brune, pleine de formes qui auraient fait tourner la tête à n’importe qui, elle avait une prestance qui vous empêchait pratiquement de tout à fait fixer votre attention sur des détails tels que son visage ou ses vêtements. Elle avait pourtant un visage qui valait le détour. Zelia ne put s’empêcher de penser à Asa quand elle découvrit pour la première fois « en vrai » le visage d’une des femmes qu’elle admirait le plus au monde. Il y avait la même animalité, le même sex-appeal sauvage dans le visage de Jena que dans celui de l’Amazone. Elle était brune, d’un noir très profond et ses cheveux étaient mi-longs, coupés en dégradé. Sa peau était claire, mais pas diaphane, et sa bouche pulpeuse en diable. Ses yeux, marrons, reflétaient une sorte d’insolence diffuse. A vrai dire, tout son corps semblait se rebeller, sans qu’on sache trop contre quoi. Fidèle à sa réputation, elle n’était habillée que de noir. Escarpins, collants opaques noirs, jupe très courte noire, débardeur décolleté noir et châle noir. Sur son épaule gauche, Zelia put apercevoir un début de tatouage, Jena Solomiya était réputée pour sa tendance à se couvrir de tatouages, en réalité bien sûr ces tatouages étaient faux puisqu’elle les faisait apparaître et disparaître grâce à la Métamorphie, toujours est-il qu’il n’y avait pas un seul jour où elle n’en était pas recouverte. Du moins c’était ce qu’on disait.
(pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est Asia Argento… ^^)
« Entre, entre voyons ! Je vais pas te manger ! On parlait justement de toi avec Zephira. Elle a eu la gentillesse de passer. »
La voix de Jena était grave et teintée d’accent rocailleux. Un accent venant des pays slaves, elle était après tout une princesse gitane, ou tzigane, ou quelque chose comme ça. Zelia entra, plus timide qu’elle n’avait jamais cru pouvoir l’être et vint s’installer dans le fauteuil qui se trouvait à côté de celui de Zephira comme Jena lui fit signe de le faire. Elle sourit à son professeur. C’était une plutôt bonne surprise que de la voir ici, à la base ça n’avait rien de prévu puisque Zephira devait accompagner Ronnie pour son stage. Mais ça avait sûrement dû être plus court que prévu.
« Zephira m’a dit dans ses lettres que tu étais très douée pour les arts et qu’elle était persuadée que je trouverai en toi une digne descendante. J’espère que ça sera le cas, tu dois savoir que je ne prends jamais de stagiaire, j’enseigne dans mes cours, plutôt des conférences que je fais pour ceux qui veulent les suivre d’ailleurs, mais je ne m’embarrasse en général pas d’étudiant particulier. » La jeune femme disait ça d’un ton tranquille, mais avec une voix qui semblait donner de la passion à n’importe quelle parole. Aurait-elle récité l’annuaire que ça aurait été intéressant. « Mais Zephira a insisté et m’a dit que je trouverai en toi des qualités que je n’ai sûrement rencontrées chez aucun de mes autres étudiants. » Elle fit une petite pause et joua avec le coupe-papier qu’elle venait de trouver sous un des papiers de son bureau avant d’ajouter presque brutalement : « Tu crois que je vais être déçue ? »
Son regard était espiègle mais la question semblait sérieuse. Zelia sentit sa bouche s’assécher. Pour la première fois de sa vie, elle ne trouva rien à répondre. _________________ This is the story of a girl Who cried a river and drowned the whole world while she looks so sad in photographs I absolutely love her When she smiles 
Dernière édition par Zelia Diulcinea le Dim 24 Fév - 17:11, édité 2 fois |
|  | | Zelia Diulcinea Ancien Personnage


Nombre de messages: 239 Age: 27 Date d'inscription: 10/07/2007
 | Sujet: Re: Australian Internship Dim 24 Fév - 17:08 | |
| *Pourquoi je me suis habillée en blanc ?*
C’était la seule chose à laquelle Zelia arrivait à penser alors que celle avec qui elle rêvait de travailler venait de lui poser une question. Seulement, elle venait tout juste de mettre le doigt sur quelque chose d’absurde. Pour un rendez-vous avec quelqu’un qui pouvait encore refuser de vous prendre sous son aile, est-ce que vous alliez faire la bêtise de vous habiller à l’opposé de ses goûts ? Jena ne s’habillait jamais que de noir, c’était bien connu… Et elle, il fallait qu’elle fasse sa maligne et ne s’habille que de blanc. A croire qu’elle voulait dès le début marquer une sorte de rébellion contre le personnage. Bien sûr, connaissant le personnage en question, ça risquait de lui plaire, mais Zelia n’était pour le moment pas apte à penser à ça. Tout ce à quoi elle pouvait penser c’était qu’elle était ridicule dans son accoutrement clair de petite fille modèle face à cette femme en noir qui semblait prête à vous manger toute crue.
Zephira à côté d’elle s’agita un peu ce qui permit à Zelia de revenir sur terre. On venait de lui poser une question, il était peut-être temps qu’elle fasse entendre sa voix. Sa voix clair et légère, aussi ridicule que la robe et la veste qu’elle portait. Elle fut ramenée totalement sur terre par Urphoed qui enfonça ses petites serres dans sa peau. Ca n’était pas le moment de se rabaisser, depuis que Ronnie l’avait larguée elle ne l’avait que trop fait. Tout son avenir dépendait de ce stage. Il était temps de redevenir la Zelia énergique et déterminée qu’elle avait toujours été. L’anglaise entendit le message et le comprit. Elle leva son regard bicolore et le ficha dans le regard brun de son aînée avant de répondre, décidée :
« Non. » Elle croisa les jambes et s’installa plus confortablement, sans perdre le regard du professeur, avant de continuer. « Vous trouverez chez moi des choses que vous ne devez pas trouver chez vos étudiants, Zephira ne vous a pas menti. J’ai lu que les étudiants du ZDMS étaient surtout des étudiants sortant tout droit de Grandes Ecoles comme Zalyarr ou alors sortant de Conservatoires d’Art Magiques Réputés. J’ai été diplômée du Conservatoire de Musicologie Londonien et j’ai étudié dans une Grande Ecole, mais mon parcours est tout de même très différent. Depuis près d’un an je vis à Sywhaîd, Zephira m’a dit que vous connaissiez puisque vous y avez vécu, je pense que c’est quelque chose qui donne une expérience de la magie très différente de ce que peuvent avoir vos étudiants. » Elle sourit d’un air un peu mutin avant d’ajouter : « Zephira a donc raison quand elle dit que vous trouverez chez moi des choses inédites, mais ça ne veut pas dire que ce sont des choses plus valables… »
Urphoed pépia d’un air mécontent aux dernières paroles de Zelia qu’il considérait comme une bravade inutile. Mais Jena semblait ne pas considérer ça d’un trop mauvais œil, elle sourit, carnassière, presque prédatrice, mais le genre de prédateur dont la proie est consentante et s’apprêta à parler mais fut interrompue par le bruit de quelqu’un qui tapait à… son carreau. Elle alla ouvrir la fenêtre et un grand corbeau aussi noir que la nuit pénétra dans la pièce. Sans un regard pour les deux visiteuses, il alla se percher sur un des casiers et entreprit de se lisser les plumes. Jena, réinstallée sur son bureau, reprit la parole :
« C’est Nanosh. C’est une mauvaise tête, quand il prend la forme corbeau c’est qu’il est dans un de ses mauvais jours. »
Elle avait dit ça sur le ton de la confidence amusée et Zelia vit Zephira sourire d’un air amusé, elle calqua son expression sur celle de son professeur mais ne put s’empêcher de lancer un regard intrigué au Nanosh en question. Jena était une de ces très rares personnes qui étaient zoomorphes, métamorphes et daemorphes. Ca faisait un peu beaucoup pour une seule personne. Certains disaient que c’était parce qu’elle n’était pas humaine. Zephira avait confié à Zelia que la raison de cette multi-spécialité était surtout due aux origines tziganes de la jeune femme. Et aussi à son travail acharné. Zephira n’avait pas voulu en dire plus, elle avait dit que Zelia apprendrait ce qu’elle voulait savoir avec Jena.
« Ecoute Zel » elle s’octroya le droit de donner un diminutif à Zelia mais étrangement ça ne dérangeait pas l’anglaise. « Je vais pas te faire passer un entretien, c’est pas mon genre. J’ai déjà accepté de te prendre de toute façon, Zephira a su te vendre bien comme il fallait, je crois que tu pourras lui offrir un gros bouquet de fleurs ou n’importe quoi que ce genre. Enfin bref, je veux te voir ici lundi matin à 8h. Tu commenceras par assister à une de mes conférences et ensuite on en discutera et on apprendra un peu à se connaître. Je te préviens, tu risques de pas rigoler tous les jours, je vais te demander pas mal de boulot, et je vais t’emmener partout avec moi, et en ce moment je bouge beaucoup. Tu vas voir du pays ma fille. »
Elle avait dit ça très rapidement et Zelia en était pratiquement à comprendre et enregistrer le début que déjà elle avait fini sa petite tirade. Sans plus de commentaire, elle fit signe à Zelia qu’elle pouvait partir. L’anglaise salua Zephira, bien décidée à la remercier toute sa vie pour ce qu’elle avait fait pour elle, et sortit. Son cœur battait tellement fort qu’elle crut qu’il allait casser sa poitrine. Comment Jena Solomiya pouvait penser qu’elle ne s’amuserait pas ? Avoir du boulot par-dessus la tête et être épuisée en fin de journée c’était exactement ce qui lui fallait. Le cœur léger, la tête légèrement bourdonnante, elle fila dans les rues de Sydney et s’y perdit sciemment pendant plusieurs heures. Elle avait besoin de dépenser toute l’énergie que cette entrevue, rapide mais intense, lui avait donnée. _________________ This is the story of a girl Who cried a river and drowned the whole world while she looks so sad in photographs I absolutely love her When she smiles  |
|  | | Zelia Diulcinea Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Australian Internship Jeu 20 Mar - 20:48 | |
| Le téléphone sonne. Zelia n’est plus habituée à ce son, il lui faut deux sonneries pour comprendre ce qui se passe. Etrangement, si elle s’est faite à beaucoup de choses, comme la foule qui peuple Sidney par exemple, ou comme la vie de la ville, elle n’a pas réussi à se réhabituer à la sonnerie du téléphone. Il faut dire que personne ne l’a appelée jusqu’à présent, c’est elle qui a toujours donné les coups de fil. Elle ne sait même pas qui a son numéro, une fois qu’elle a réalisé que c’est le téléphone qui sonne elle se fait cette remarque. Mais au lieu de demander bêtement « Mais qui peut bien m’appeler ici ? » comme dans n’importe quel film mal fichu, elle va décrocher.
« Allô ? »
« Allô ? Zel ? C’est Enrike ! Comment ça va ? »
Elle s’étonne qu’il l’appelle, elle lui a téléphoné deux jours plus tôt pour lui parler un peu de Sidney et de son stage qui a bien commencé. Ils ne parlent jamais au téléphone, ou presque, et là il la rappelle deux jours après un premier appel. Elle lui répond que ça va puis lui demande si lui ça va, et pourquoi il l’appelle, s’il y a un problème. Il a un ton pleine de bonne humeur et si elle n’était pas Zelia, et si elle ne savait pas à quel point son frère lui ressemble, elle ne lui poserait même pas la question.
« Oh non ! Tout va bien… En fait je voulais te proposer de venir en Argentine après ton stage, un ou deux jours… Je sais que tu dois être rentrée assez vite puisque tu as promis que tu serais là pour un truc à Sywhaîd mais Annette et moi on aimerait te voir… »
Elle se sent presque rassurée, presque. Elle répond, aussi détendue dans son attitude que si elle ne sentait aucune angoisse, certaines habitudes ont la dent dure.
« Okay, avec plaisir ! Faut que je change mon billet d’avion et je ne pourrais rester que le weekend, mais si j’arrive le lundi en Ecosse ça devrait aller… »
« Génial ! Ah et puis c’est pas très important mais je voulais aussi te dire que les parents pensaient à vendre la maison de famille… Ils ne sont pas encore sûrs d’eux, j’espère qu’on pourra les faire changer d’avis… »
« Ah ? Notre maison ? Mais c’est le seul endroit qui nous réunit tous ! »
Elle a l’air étonnée et un peu indignée, mais quelqu’un qui l’observerait à la loupe aurait remarqué que son pouls s’est accéléré, un peu. Et sa main s’est légèrement crispée sur son téléphone. Connaissant Zelia, qui maîtrise normalement jusqu’à son rythme cardiaque (enfin presque), c’est que la nouvelle la bouleverse plus qu’elle ne le montre. Pourtant dans la chambre il n’y a qu’Urphoed et elle, elle n’a aucune raison de dissimuler…
Tout comme elle n’a aucune raison de dissimuler ce qui suit. Sans médium elle fait apparaître dans son poing, celui qui est dans sa poche de jean depuis le début de la conversation, un petit objet en métal. D’un geste très discret elle active l’objet. Elle le sort alors de sa poche, se détend et le pose sur la table à côté du téléphone.
« C’est bon. »
Elle prononce ces deux mots et coupe la parole à son frère qui lui parle de la maison familiale. Il s’arrête de parler et elle pose le téléphone sur la table. Urphoed vient se pencher sur son épaule et Enrike apparaît juste en face d’eux.
« Qu’est-ce qui se passe ? Tu as été repéré ? Annette et Elliott vont bien ? »
Enrike fait un geste d’appaisement, il a l’air détendu mais encore une fois Zelia ne s’y fie pas, Enrike a toujours l’air détendu même dans les pires moments.
« Non, je n’ai pas été repéré, tout le monde va bien… Je t’ai dit que cette mission était calme, ne t’inquiète pas pour nous… » Zelia soupire de soulagement. « J’avais un peu peur que tu ne te souviennes plus du code… ou du sort. »
Elle sourit. Ce code Enrike l’a forcée à l’instaurer quand il est retourné dans les services secret après avoir été professeur à Syracuse. A l’époque c’était lui qui devait lui envoyer l’objet et elle avait déjà appris à l’activer. Mais quand elle a eu assez de connaissances, il lui a appris à faire apparaître l’objet elle-même, afin qu’il y ait moins d’ondes magiques, ce qui aurait pu être repéré. Elle a tellement pensé à ce sort, à cet objet, au jour où Enrike utiliserait le code qu’elle serait incapable d’oublier tout ça. L’angoisse d’un jour où il lui dirait cette simple phrase l’a tenue éveillée durant plusieurs nuits durant sa vie. Et aujourd'hui que c’est le cas elle se sent différente de ce qu’elle pourrait avoir imaginé, elle pensait qu’elle paniquerait, mais elle est calme. Enfin, pas tout à fait mais beaucoup plus que ce qu’elle imaginait.
« Tu m’as dit de ne pas l’oublier…. On a cinq minutes c’est ça ? »
« Oui cinq minutes. »
« Alors, qu’est-ce qui se passe ? Tu voulais tester ma capacité à faire ce sort ? »
Enrike laisse un rire échapper, un rire qui ressemble à la version masculine de celui de Zelia. Enrike et Zelia se ressemblent beaucoup, à beaucoup de niveau. Le premier et la dernière de leur fratrie, aussi proches l’un de l’autre qu’éloignés des autres, du moins jusqu’à y a quelques mois. Parce que maintenant les frères et sœurs Diulcinea s’étaient rapprochés. Mais quand le rire s’arrête il a l’air grave.
« C’est pas moi qui ait été repéré Zel, c’est toi. »
« Hein ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ? C’est ridicule… C’est toi James Bond, moi je suis juste la sœur de James Bond, ce qui veut dire rien du tout, aucune raison qu’on me repère. »
Elle a perdu son air calme, elle a l’air paniqué. C’est étrange comme certaines situations peuvent vous faire perdre tous vos moyens. Elle a eu tellement peur depuis qu’elle sait le vrai job de son frère d’apprendre qu’il va mourir ou qu’il est mort qu’elle réagit très bizarrement quand elle apprend que ça n’est pas le cas. Surtout, pour elle, « être repéré » ne veut dire qu’une chose, devoir disparaître. Et avoir des ennemis mortels. Le seul ennemi qu’elle ait c’est Asa James pour le moment et ça lui va très bien. Elle n’a pas envie de disparaître. En quelques fractions de secondes elle s’imagine obligée d’être en cavale, de changer de vie, de disparaître et les larmes lui montent aux yeux. Thérapie expresse, et grande nouvelle : elle aime cette vie.
« Non, écoutes, tu n’as pas compris. Tu es repérée. Mais pas par des ennemis, enfin pas tout à fait, plutôt par les Services Secrets Sorciers de Grande-Bretagne. Ils te surveillent depuis un moment, en fait ils te surveillent depuis que tu suis les cours de Zephira et que tu es devenue une de ses protégées. Et dernièrement, ils t’ont trouvée plus intéressante encore… »
Elle se calme, un peu. Mais s’assoit quand même sur le lit, juste au cas où ses jambes ne supporteraient plus le poids de son corps.
« Comment ça ? »
Enrike lui ne s’assoit pas, il reste là, plus décontracté que jamais, avec seulement un air un peu plus grave dans son regard brun.
« Zel, tu ne te doutais vraiment pas qu’ils te surveillaient ? Tu es ma sœur, tu suis les cours de Zephira Wood, tu vis dans un village autarcique sur lequel ils n’ont aucune emprise et où vivent plusieurs criminels, anciens agents et autres spécimens notoires, et finalement tu fais un stage sous la houlette de Jena Solomiya. Tu crois qu’avec toutes ces connexions avec des personnes qui travaillent pour eux et des personnes et des lieux qu’ils craignent tu n’allais pas te mettre dans leur collimateur ? »
« Je ne vois pas ce que Jena fait là-dedans… »
Le regard que son frère lui lance est tellement perçant qu’elle se sent rougir.
« Oui parce que par contre pour Zephira tu sais tout à fait à quoi t’en tenir… »
Elle rougit encore plus. Toutes ces années elle a fait comme si elle ne savait rien sur le professeur Wood, elle n’en a pas parlé à Enrike alors qu’il aurait sûrement pu répondre à ses questions, mais elle n’avait tout simplement pas envie qu’on réponde à ses questions. Pourtant, oui, elle sait certaines choses sur Zephira. Elle sait par exemple qu’elle est humaine, mais que ses flux ne sont pas normaux, qu’elle est beaucoup plus puissante et qu’elle a un passé plutôt sombre. Ah et puis, elle sait depuis toujours que Zephira est sûrement un danger, pour beaucoup de personnes, elle n’est donc pas étonnée de la savoir surveillée. Mais pour Jena par contre….
« Jena est seulement une princesse tzigane ou quelque chose dans le genre, je vois pas en quoi ça peut déranger les services secrets. »
« Ouais, sauf qu’elle n’est pas Princesse par le sang… Elle a été choisie par une sorte de "Puissance Supérieure", un truc qui ressemble pas mal à votre Brume. En plus elle a vécu à Sywhaîd et c’est une des plus grandes spécialistes de Morphie, particulièrement de Polymorphie et c’est quelque chose que les Services Secrets n’aiment pas vraiment, parce que c’est un outil taillé sur mesure pour un espion… Ah et puis évidemment elle a quelques contacts que les services secrets n’apprécient pas. »
Zelia fronce le nez, apparemment pas convaincue. Cette histoire de princesse choisie l’intrigue mais elle ne veut pas le montrer, de toute façon ils n’ont pas le temps de tergiverser.
« Et qu’est-ce qu’ils me veulent les services secrets ? »
« T’enrôler bien sûr. »
Bien sûr… Drôle de mot, Zelia ne l’aurait pas utilisé. Elle n’aurait jamais imaginé ça. Elle n’arrive même pas à se sentir fière. Elle devrait avoir une bonne bouffée d’orgueil mais elle n’y arrive pas. Elle n’arrive même pas à savoir si ça lui plaît comme idée ou non. Les services secrets elle n’y a jamais pensé, pas pour elle en tout cas.
« Ils vont te contacter. Pas à cette brèche, du moins normalement, mais à la prochaine. Ils vont te proposer d’entrer en formation avec eux. Ils voulaient te proposer d’être leur espionne à Sywhaîd mais je leur ai expliqué que la Brume ne te laisserait plus passer si tu ne lui était pas fidèle, apparemment ils ont peu d’info sur Sywhaîd et ils pensaient qu’une fois accepté on l’était définitivement quoi qu’il arrive. Enfin bref, ils m’ont prévenu et ils doivent se douter que je t’en parlerais, même si je leur ai dit que tu ne savais pas pour moi... »
« C’est pour ça le coup du brouilleur ? C’est moi qui suis surveillée, pas toi ? »
« Yep. Désolé, j’espère que tu te sentiras pas trop parano après tout ça… Mais il fallait que je t’en parle avant eux. »
Enrike regarde sa montre mais Zelia le voit à peine. Elle est complètement abasourdie.
« Il va falloir que j’y aille, le temps est presque écoulé. » Il la force à relever la tête en la prenant dans ses mains. Il plonge son regard dans le sien et Zelia se sent comme protégée, elle se sent toujours comme ça quand elle est avec lui. « N’accepte pas, demande un temps de réflexion. Et réfléchis-y avant, mais n’accepte pas dès qu’ils te le proposent, même si tu as pris ta décision… J’aimerais qu’on en parle tous les deux une fois que tu y auras un peu pensé. Viens en Argentine après ton stage… En plus, Annette sera très heureuse de te voir… Je t’ai dit qu’elle était enceinte ? On l’a appris hier… Je voulais te le dire en arrivant mais j’ai oublié… Bon, j’y vais. Tu m’appelles pour me dire quand tu arrives. »
Il est parti depuis plusieurs minutes quand Zelia réalise qu’il vient de lui dire qu’il va être papa pour la seconde fois. Elle marche au radar, elle n’arrive pas à réaliser. Elle reste longtemps sur son lit, les yeux collés au plafond sans vraiment réussir à réfléchir. Vers vingt-et-une heure, Urphoed la force à descendre prendre un repas. Elle mange une soupe rapidement puis remonte et se couche. Bizarrement, elle n’a aucun problème à dormir, aucune insomnie, aucun cauchemar, en fait aucun rêve. C’est le lendemain seulement qu’elle réalise ce que son frère lui a dit et les conséquences que ça pourrait avoir… _________________ This is the story of a girl Who cried a river and drowned the whole world while she looks so sad in photographs I absolutely love her When she smiles  |
|  | | Zelia Diulcinea Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Australian Internship Sam 22 Mar - 18:36 | |
| Paul : Hello ?
Zelia : Hi ! Paul ? C’est Zelia… Vous allez bien ?
Paul surpris: Zelia ? Hi ! Ça va bien et toi ? T’es pas à Sywhaîd toi non plus ?
Zelia : Non… Non ! Je suis à Sydney en fait en ce moment. Je fais un stage moi aussi… Ça fait du bien d’être un peu dans le vrai monde… Même si je me demandais si j’allais réussir à me souvenir de comment on utilise un téléphone ! (rire) Enfin bref, euh en fait je vous appelais surtout pour avoir le numéro de Ronnie à Zalyarr… J’aimerais l’appeler pour… pour avoir de ses nouvelles.
Paul : Ah ? Oui, oui, bien sûr, bouge pas, je dois l’avoir quelque part dans le coin… (bruit de papiers qu’on remue) Sydney hein ? Tu dois être pas mal dépaysée… (bruit de quelque chose qui tombe et d’autres froissements de papier)
Zelia : Oui… Je n’étais jamais allée en Australie encore… Enfin, j’étais allée en Nouvelle-Zélande mais c’est très différent… (change le téléphone d’oreille) En fait les premiers jours le plus dur a été de s’habituer au rythme scolaire de l’établissement où je suis… Sywhaîd donne de mauvaises habitudes d’indépendance. Rien que devoir aller dans un cours dans une salle m’a rendue complètement claustrophobe ! (soupir) Enfin, encore heureux, Jena, celle qui gère mon stage, bouge tout le temps. Dans quelques jours on va aller dans le bush, elle m’emmène dans un territoire sacré…
Paul : Wow, ça m’a l’air d’être du stage de compèt’ ça ! (petit cri de victoire) Ah, je l’ai ! Tu notes ? 555-67-768-409. C’est bon ? Normalement, c’est sa ligne directe, elle a une chambre seule…
Zelia : Okay… C’est noté ! Merci beaucoup Paul ! Vous devriez recevoir une carte, je vous en ai envoyé une hier ! Bonne fin de… (regarde sa montre) journée !
Paul : Merci, c’est adorable ! Bonne… nuit ? Et, Zel… ? (voix légèrement hésitante) Take care hon’, ok ?
Zelia : Merci Paul… Vous aussi… (raccroche après un soupir.) _________________ This is the story of a girl Who cried a river and drowned the whole world while she looks so sad in photographs I absolutely love her When she smiles  |
|  | | Zelia Diulcinea Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Australian Internship Sam 22 Mar - 18:43 | |
| Veronica essoufflée : Hello ?
Zelia un peu trop aigue : Hi ! Ronnie ? C’est Zelia… Je te dérange ?
Veronica Silence de quelques secondes, elle se laisse tomber sur son lit : Zel… Salut… Non, non, pas du tout, je viens de rentrer. (Nouveau silence) Tu vas bien ?
Zelia change de nouveau le téléphone d’oreille, anxieuse : Oui, ça va… Hum… Et euh… (change de position sur son lit, ce qui fait du bruit dans le téléphone) Et toi ?
Veronica : Ça va… (bruit de chaussures qu’on envoie valser) Comment… Comment c’est… Sydney ?
Zelia : C’est incroyable ! C’est une super ville ! Enfin, de ce que j’en ai vu les trois premiers jours, parce que depuis que Jena est arrivée, je sors plus de la ZDMS ! C’est de la folie ici ! Mais une folie très différente de Sywhaîd, je fais un peu tache dans le décor… Mais Jena aussi alors… On va aller dans le bush bientôt, je pense que je m’y sentirai moins claustrophobe… Et toi… New-York ?
Veronica : Oh, tu connais, la ville qui dort jamais etc… Liza Minelli l’a dit mieux que moi… (rire) Le campus de Zalyarr est magique… enfin… au sens non sorcier du terme, quoi ! (nouveau rire) Et Thomas Payne est comme je l’avais rêvé. En mieux !
Zelia après plusieurs petits rires en même temps que Veronica : Ouais je vois le genre ! Jena est… au moins aussi bizarre, trash et déjantée qu’on le dit. Mais elle sait de quoi elle parle. C’est quelqu’un d’extraordinaire. Elle n’a pas l’aura de Zephira, je veux dire, y a pas ce truc bizarre de Zephira, mais elle a vraiment quelque chose. Elle est vraiment géniale. Elle a un vrai fan-club ici. Et comme elle ne vient que rarement, je me suis faite à moitié assommer par une fille l’autre jour parce que je suis entrée dans son bureau alors qu’il y avait une file d’attente… (rire) Une vraie rock-star ! Et autrement, la vraie vie universitaire new-yorkaise c’est comment ? Fête tous les soirs, beuveries, étudiants qui sont partout sauf en cours ?
Veronica : (rire) Tu confonds, ça c’est l’ambiance lycée à Neptune ! Ici, il y a que des grosses têtes ! Ils bossent tout le temps ! Non, sérieux, les gens sont cool mais c’est loin d’être la grosse débauche… Il y a une fête demain soir ceci dit, la première depuis mon arrivée donc… (hésitation à peine perceptible) je te raconterai ! Enfin, si j’y vais… parce que Thomas me fait bosser comme une dingue ! J’ai à peine le temps de souffler. Il est hyper exigeant ! Limite pire que Zephira. Enfin sans les flux bizarres lui aussi ! (rire)
Zelia : A croire qu’ils sont tous comme ça dans le domaine… Je me demande si un seul feignant a jamais réussi à devenir spécialiste en Magie Canalisatrice… Si c’est le cas, je demande à faire un stage avec lui à la prochaine brèche ! (rire) Et il est aussi intelligent qu’on le dit ? Je veux dire, Payne… Parce que si c’est le cas, tu dois avoir de supers migraines en te couchant le soir ! (nouveau rire, toujours un peu anxieux.)
Veronica : (sérieuse tout à coup) Moins maintenant. Mais… (hésitation assez prolongée) Le premier jour, il m’a offert un… un exalteur (pause). J’ai mis du temps à m’en remettre. Maintenant ça va, je commence à m’y faire mais… (pause) ça reste assez dur. Enfin… (hésitation perceptible) faudrait que je t’en parle en live…
Zelia : Un exalteur ? (bruit du combiné qu’on change d’oreille) T’es sérieuse ? Merde alors ! Tu crois pas que c’est un peu… que c’est peut-être un peu trop… trop tôt ? (hésitation) Je veux dire, tu as un très bon niveau mais un exalteur… C’est quand même… Enfin… Y a des risques… Beaucoup de risques. Je sais qu’on a l’habitude avec Zephira (rire un peu nerveux) mais quand même… Surtout que… et bien, on ne le connaît pas aussi bien que Zephira…
Veronica : (voix très sérieuse) Oui, je sais, je suis d’accord. J’ai hésité au début, j’ai failli m’en débarrasser au bout de treize heures seulement. Mais… je sais pas… j’ai repensé justement à tout ce qu’on a déjà subi, enfin, je veux dire, rien que la transe… et je me suis dit que ça aussi je pouvais le faire… Tu me connais, je peux pas résister à un défi (rire). Et donc j’ai tenu. Mais il me fait vraiment atteindre mes limites, on dirait que… qu’il me teste, qu’il veut voir jusqu’où je peux aller. Zephira elle, elle savait exactement où m’arrêter, lui il me pousse à me dépasser… C’est… (hésitation) stimulant. Rohé est flippé évidemment mais… bizarrement, je lui fais confiance, à Payne je veux dire. Enfin, ça fait que… quatre jours… Tain ! Seulement ! J’ai l’impression de bosser depuis des mois…Bref, on verra bien… Et toi alors ? Jena a des méthodes de brute elle aussi ?
Zelia : Fais attention quand même… Tu me connais, je suis pas vraiment la spécialiste des comportements raisonnables (rire) mais quand même… Même si tu lui fais confiance, à Payne, ne va pas trop loin…. (pause) Enfin, moi Jena c’est… Hum… Disons que c’est pas beaucoup plus raisonnable en fin de compte. Elle me fait bosser comme une malade et me force à aller beaucoup plus loin au niveau de la Métamorphie que ce que j’ai fait jusqu’à présent. Enfin, elle ne me force pas mais… Enfin, je pense que les choses sérieuses vont vraiment commencer quand on sera dans le Bush… Elle a l’air d’avoir une idée derrière la tête. Si je n’étais pas autant excitée je serais sûrement terrifiée… Mais j’ai hâte d’entrer dans le vif du sujet. On a beaucoup travaillé mais il n’y a pas eu de grande révélation encore… Pour l’instant ça n’est qu’un stage assez ordinaire… Enfin, tant que ça peut être ordinaire avec Jena Solomiya… Mais autrement… Tu as quand même eu le temps de… uh… de te faire des amis ?
Veronica : (à mi-voix) Le bush ? La chance… (voix normale) Ouais, j’ai rencontré une Coréenne, Jing-Na, complètement barge, t’adorerais son look, elle est complètement barrée ! (rire) Et comment sont les surfeurs ? T’as eu le temps de voir l’opéra quand même ?
Zelia : L’opéra est fantastique ! Jena a dit qu’elle essaierait de m’avoir des places puisque j’aime « ce genre de trucs » comme elle a dit. Apparemment elle est souvent invitée mais elle n’aime pas ça… Tu peux imaginer le gâchis ? (rire) Autrement, les surfeurs sont pas mal… Mais bon, tu me connais, c’est pas trop mon style… Mais j’ai rencontré une fille… Elle s’appelle Sasha, elle est très sympa, elle te plairait beaucoup ! Elle étudie à la ZDMS et elle est spécialiste en zoomorphie. Devine quel est son animal zoomorphique ? Un martin-pêcheur ! Urphoed ne s’en remet pas ! (rire)
Veronica : (rire) J’imagine… Tu sais que Payne en a quatre ? Je savais même pas que c’était possible ! Il dit qu’à la fin du stage, si j’ai bien progressé, il me fera aller à la rencontre de mon deuxième, juste pour que je sache ce que c’est, en attendant de maîtriser la buse parfaitement… T’imagines la motivation ! (on entend frapper à la porte) Excuse moi deux secondes… (voix lointaine) C’est ouv… ok, je vois pas pourquoi tu prends la peine de frapper ! (murmures inaudibles) Ouais, ok, j’arrive, je te rejoins en bas (réponse inaudible) J’arrive je te dis ! Allo ? Zel ? Excuse moi. Euh… qu’est-ce qu’on disait ?
Zelia : Que Payne avait quatre animaux zoomorphique… Jena en a plusieurs aussi. Elle ne veut pas dire le nombre exact. Il paraît que dans son clan, c’est une tsigane tu sais ? il paraît qu’ils ont des rituels et ce genre de choses pour ouvrir les portes aux animaux zoomorphiques. Enfin, j’ai pas très bien compris. Je sais juste que pour le moment je l’ai déjà vue sous deux formes zoomorphiques. Enfin bref… Euh, tu as l’air pressée donc je vais peut-être te laisser… J’ai pas fait mes exercices du jour alors j’ai intérêt à m’y mettre si je veux que Jena ne m’arrache pas les yeux à la prochaine séance de travail. (rire) C’était… C’était chouette. Je te rappellerais peut-être plus tard, enfin, si tu veux…
Veronica : (spontanément) Oui, oui ! (voix plus mesurée) N’hésite pas…. Merci d’avoir appelé d’ailleurs… Et… (voix lointaine) Qu’est-ce que tu fous là bordel ? J’arrive je te dis ! (voix normale) Désolée ! Rappelle quand tu veux, ça me fait plaisir de t’entendre ! Je t’embrasse ! _________________ This is the story of a girl Who cried a river and drowned the whole world while she looks so sad in photographs I absolutely love her When she smiles  |
|  | | Zelia Diulcinea Ancien Personnage


Nombre de messages: 239 Age: 27 Date d'inscription: 10/07/2007
 | Sujet: Re: Australian Internship Jeu 10 Avr - 19:01 | |
| « Who’s the girl ? »
Zelia remonte brusquement la tête, détachant son regard bicolore de son verre, qu’elle fixe depuis une bonne demi-heure en s’endormant pratiquement dedans et se retrouve nez à nez avec une petite brune pulpeuse, Sasha.
« Quelle fille ? »
« Celle qui t’as assez brisé le cœur pour que tu passes toute une soirée dans un bar, le nez plongé dans ton verre au lieu d’aller danser et t’amuser. »
« Comment tu sais qu’il y a une fille ? »
Sasha ne répond pas tout de suite, elle s’installe en face de Zelia, pose les deux cocktails qu’elle a apporté sur la table, un pour elle, un pour Zelia et elle fait une petite grimace avant de dire :
« J’ai posé ma question d’abord. »
Zelia soupire.
« Veronica. »
« Joli prénom. »
« Comment tu sais qu’il y a une fille ? »
Sasha prend une gorgée de sa boisson avec sa paille et laisse quelques secondes s’écouler. Mais Zelia ne s’impatiente pas, la jeune femme, moitié abo, moitié russe, a déjà agi comme ça la dernière fois qu’elles ont parlé. Juste une question d’habitude.
« Quand on se force à sortir mais qu’on n’arrive pas à être dans l’ambiance, il y a toujours une histoire d’amour ratée là-dessous. D’autant plus quand on choisit d’aller à l’autre bout du monde pour ne pas être dans l’ambiance d’une boite alors qu’on aurait pu le faire chez soi. »
Elle fait un clin d’œil à Zelia qui fronce les sourcils.
« Non, je veux dire : comment tu sais que c’était une fille et pas un mec ? »
« Le radar à lesbiennes. »
La brunette dit ça avec tellement de conviction que Zelia ne pense même pas à rire. Au lieu de ça, elle bredouille :
« Le rad… Le radar à quoi ? »
« Le radar à lesbiennes ! Tu sais, ce truc qui fait qu’on sait toujours comment se reconnaître les unes les autres ? »
Zelia était en train de boire un peu de son cocktail histoire de se donner de la contenance mais elle le regrette quand elle s’étouffe à moitié aux paroles de Sasha. Elle a tout pris au premier degré, ce qui fait évidemment beaucoup rire Sasha qui met un bon moment avant de s’en remettre et de mieux s’expliquer.
« Fais pas cette tête ! C’est pas un vrai radar ! C’est juste une façon de voir les gens et d’analyser certains détails. »
Zelia se décontracte et sourit de l’air adorable de quelqu’un qui s’est fait prendre en flagrant délit de naïveté extrême.
« Et quels détails t’ont fait comprendre que c’était une fille qui m’a brisé le cœur ? »
Elle reprend les mots de Sasha mais elle les trouve très inconfortables, elle n’a jamais utilisé cette expression et ne l’utiliserait jamais sérieusement, elle est bien trop orgueilleuse pour ça.
« Déjà, tu ne regardes que les filles. C’est un indice assez fiable… » tout en parlant, Sasha joue avec sa paille et Zelia n’arrive pas à détacher ses yeux de la paille rouge qui file entre les doigts de l’australienne. « Ensuite, y a eu ta tête quand je t’ai dit que mon animal zoomorphique était le martin pêcheur, c’est pas explicable mais tu t’es un peu trop réjouie, comme si tu t’attendais à rencontrer l’âme sœur…. »
« Je n’ai jamais pensé à ça ! »
L’indignation de Zelia fait rire Sasha qui ne prend même pas la peine de répondre. Elle secoue la tête et ses longs cheveux bruns, et très lisses, bougent d’une façon que même le pire cinéaste n’aurait pas osé mettre dans un de ses films. Zelia se demande vaguement si c’est pas l’alcool de son cocktail qui la fait voir cette scène comme l’une des plus belles qu’elle ait vues depuis longtemps mais elle chasse cette idée rapidement.
« Tu l’as pensé. Enfin, tu t’es demandée si ça voulait dire quelque chose en tout cas, tu y as vu un signe… C’est pas grave tu sais, ça veut pas dire que tu me dragues, c’est juste une des choses qui font que je sais que c’était une fille qu’il y avait derrière tout ça et pas un gars plein d’hormones mâles. »
Sasha fait un clin d’œil et Zelia se détend. Cette fille dit des choses que Zelia détesterait entendre normalement, elle n’aime pas qu’on voit aussi clair dans son jeu, mais là ça ne lui pose pas de problème. L’australienne est tellement naturelle dans sa façon de dire les choses que ça en passerait presque inaperçu.
« Alors… Laisse-moi deviner. Premier amour ? Relation parfaite jusqu’à… mhhh… » elle fiche ses yeux bruns dans ceux bicolores de l’anglaise, la fixe quelques secondes comme ça, le temps que Zelia rougisse juste assez pour qu’elle enchaîne. « jusqu’à ce que ta Veronica réalise qu’elle n’était pas si lesbienne que ça…. J’ai bon ? »
« Presque… Son ex, son grand amour, est arrivé… »
« Classique. » elle roule des yeux. « Un mec j’imagine. Le genre tombeur de ces dames très bon au lit. »
« Quelque chose comme ça. »
L’air renfrogné de Zelia pousse Sasha à ne pas aller plus loin sur ce chemin. Zelia aime beaucoup Logan mais elle n’a pas envie de parler de ses prouesses sexuelles et de sa relation avec Ronnie. _________________ This is the story of a girl Who cried a river and drowned the whole world while she looks so sad in photographs I absolutely love her When she smiles  |
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