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Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: I hear a song... Sam 5 Jan - 17:21 | |
| [C’était l’hiver]Quel jour est-on, quel temps fait-il ? Je ne sais pas… Ici tous les jours se ressemblent, la pluie, la neige, tout se confond. Je n’entend qu’une toute petite voix, au fond de moi, que j’entendais déjà il y a bien longtemps. Elle disait : "J'ai déjà trop marché Mon cœur est déjà trop lourd de secrets Trop lourd de peines"
Elle disait: "Je ne continue plus Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel Elle ne croyait plus au soleil Ni aux silences des églises Et même mes sourires lui faisaient peur C'était l'hiver dans le fond de son cœur Et c’est l’hiver dans mon cœur aujourd’hui. Aujourd’hui ? Comme tous les jours depuis… Depuis… Trop longtemps sans doute. Même certaines rencontres, trop éphémères, n’ont pas su le réchauffer. Et le réchauffer pour quoi ? Pour qu’il gèle encore après, après… Quand ils retrouvent celles pour qui ils sont faits. Celles que je ne serai jamais. Et encore et toujours, cette petite voix au fond de moi, cette petite fille que j’ai été, qui fredonne cette chanson triste.Elle disait que vivre était cruel… [justify] Elle a sans doute raison. Tout compte fait, que ressort-il d’autre de ma vie ? Je ne fais que jouer à un jeu parfois cruel, c’est vrai, tellement futile souvent… Pourquoi d’ailleurs ? Pour ne plus me sentir seule, rejetée, pour ne plus voir ces regards méprisants ou hilares. Ah ! Le feu qui brille dans mes cheveux, le printemps qui lui au fond de mes yeux les attire, comme les papillons viennent irrésistiblement se brûler à la lumière d’une lanterne. Mais qui se brûle les ailes en définitive ? Le vent n'a jamais été plus froid La pluie plus violente que ce soir-là Le soir de ses vingt ans Le soir où elle a éteint le feu Derrière la façade de ses yeux Dans un éclair blanc Vingt ans… Quand était-ce ? Si loin, si près ? Je ne sais plus. J’ai fait taire la petite fille, je l’ai enfouie tout au fond de moi, pour ne plus penser au passé, à ce qu’elle représentait. Personne d’ailleurs, ne se souvient de ce qu’elle était, personne ne sait qu’elle a existé. Même lui l’ignore… Il n’a connu que la flamme destructrice et envoûtante, dangereuse et attirante, si sournoise qu’elle s’est jouée de lui. Et pourtant… S’il avait pu ne serait-ce qu’entrevoir la petite fille… Elle était pourtant là, à prier pour qu’il la remarque, à n’attendre qu’une attention de lui… Elle a sûrement rejoint le ciel Elle brille à côté du soleil Comme les nouvelles églises Et si depuis ce soir-là je pleure C'est qu'il fait froid Dans le fond de mon cœur Il fait froid. Le soleil s’est caché depuis longtemps… Reviendra-t-il un jour ? Brillera-t-il de nouveau ? Et elle, reviendra-t-elle avec lui ? Est-ce que je veux qu’elle revienne ? Je ne sais pas, je ne sais plus…
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|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Sam 5 Jan - 17:24 | |
| [Où tu t’en vas]Y a bien trois histoires d'amour Un chien, deux appartements Que j'ai pas fait l'détour par chez toi J'voulais prendre mon téléphone On dit qu't'es là pour personne J'suis là Trois ? Des tas... Enfin des aventures plus qu’autres choses... Non pas un chien, et des tas d'appartements en fait, à Galway, à Londres, à Glasgow, et puis à Atlanta... Je ne t'ai plus écrit, j'aurais peut-être dû... Peut-être que j'aurais dû t'expliquer tout ça avant... Maintenant, je suis là, un peu par hasard... Mais... Y a toujours plein d'livres par terre Entre tes toiles, tes haltères On dirait qu'rien n'a changé, et toi ? Tu t'caches sous des lunettes noires Tu t'évites dans les miroirs Pourquoi ? Dis-moi... Où tu t'en vas ? Tu étudies toujours... Mais est-ce que c'est vraiment toi ? Ces voiles, ces gants... Cette façon de passer le plus inaperçu possible... Pourquoi ? Où est le Dreogan que j'avais connu au lycée ? Celui qui faisait tout justement pour qu'on le remarque, et par son assurance, son ambition, et par ses résultats... Qui jouait même sur l'apparente facilité qu'il avait à les obtenir alors qu'il n'en était rien ? Où es-tu ? Où tu t'en vas ? Où tu t'en vas comme ça T'avais pas fermé la porte C'est pas moi que t'attendais, On dit que t'as payé le diable pour qu'il t'emporte Où tu t'en vas ? Où tu t'en vas ? C'est pas moi que tu t'attendais à trouver là, avec l'autre rousse, dans cette école perdue dans le grand nord... Mais qu'es-tu devenu ? Ce sourire, cette confiance, où sont-ils partis ? Tu m'embrasses pas, tu souris À peine comme pour un ami Ça fait mal, tes yeux sur moi, comme ça Y a eu trois histoires d'amour Mais rien qui vaille le détour Et toi ? Je le mérite sans doute, que tu me blesses, que tu me méprises, que tu me dénigres aux yeux de tous. C'était tout simplement vrai, alors il n'y a rien à redire. Mais ça fait mal, malgré tout. C'était si désagréable d'être avec moi tout le temps à l'époque ? C'était forcé, d'accord, je t'ai forcé à rester auprès de moi, mais il y a eu des bons moments, non ? Rien de tout ce que j'ai connu depuis n'a jamais ressemblé à ces années-là, même s'il ne s'est justement rien passé entre nous... Aucun baiser n'a jamais eu autant de saveur que celui que je t'ai volé... Et toi ? Qu'est-ce qu'il y a eu pendant tout ce temps ? Et qu'est-ce qu'il y a maintenant ? On dit qu'tu as tout mis sur pause Tu vis en dehors des choses J'aurais dû, oui, j'aurais dû, mais quoi ? Derrière ton r'gard, j'vois passer Toute cette lumière que j'aimais Je suis là, dis-moi Où tu t'en vas ? On dirait que tu n'es plus là, que la silhouette que j'ai tant connue est à présent vide de l'esprit que j'admirais. J'ai beau chercher, il n'y a que dans ton regard que je retrouve un peu de ce que j'adorais. Je suis là, et ça te dérange... Ca je peux comprendre. Mais... Toi, où es-tu passé ? Où tu t'en vas ? Où tu t'en vas comme ça T'avais pas fermé la porte C'est pas moi que t'attendais, On dit que t'as payé le diable pour qu'il t'emporte Où tu t'en vas ? Où tu t'en vas ? C'est pas moi que tu t'attendais à trouver là, et tu t’éloigneras encore si tu le pouvais, je le vois bien. Je te lâcherai pas. Même si celui que j'ai connu est définitivement parti au diable. Il faut que je sache, il faut que je comprenne. Et toi aussi, il faut que tu comprennes... Tant pis si je ne dois plus te revoir après, tant pis si tu t'en vas plus loin encore... Il faut que je sache...
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|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Sam 5 Jan - 17:25 | |
| [Je ne voudrais pas t’aimer]Assise seule dans ce café, Engourdie de souvenirs, Regardant les feuilles tomber, Et la nuit prendre la ville.
Je n'veux plus de ta musique, Pour danser sur ma peau, Ni de ton parfum dans mes rêves, Ni de cette peine qui est de rêver. C'était l'hiver... et finalement je m'en accommodais bien, non ? Pourquoi tout est si confus à présent ? C'était l'hiver, et ici, la nuit éternelle englobait tout, la nature, la terre, les gens... Mon amour d'enfance et mes déceptions... Je n'voudrais pas t'aimer, Te prendre de mon cœur, T'en arracher. T'envoyer loin de moi Et t'oublier, Je n'voudrais pas Je n'voudrais pas t'aimer. Pourquoi es-tu venu y allumer une petite étincelle de rêve, de chaleur ? Je n'en veux pas, c'est si dur, le froid semble encore plus mordant quand elle s'éteint. Je voudrais faire comme s'il n'y avait rien eu, comme si tout cela n'avait pas existé. Mais même si j'essaie de croire que c'est un rêve, il reste cette petite lueur en suspens. Et si c'était vrai ? Je voudrais tout oublier, mais je ne peux pas tout effacer de ma mémoire, ni de l'histoire... Je t'donnerais pas ma dernière danse, Enivrée de ta passion, Il faut que tu me laisses aller Enlever cette ombre de mon cœur. Ta passion... Mon ivresse... Et ces mots échangés... Cette ombre... cette ombre générée par cette flamme qui brûle et dévore toutes mes certitudes... Il ne faut pas... Faites qu'elle s'en aille, qu'elle disparaisse... Pourquoi tout ce que j'ai bâti pendant si longtemps s'écroule à présent ? Je n'voudrais pas t'aimer, Te prendre de mon cœur, T'en arracher. T'envoyer loin de moi Et t'oublier, Je n'voudrais pas Je n'voudrais pas t'aimer. Est-ce qu'on peut tout effacer d'un claquement de doigt, faire comme si tout ça n'avait pas existé ? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à tout effacer, à faire comme avant ? Et si demain tout s'arrête ? Et si tous ces petits riens qui ont fait la magie de notre soirée devaient disparaître ? Je ne veux pas qu'ils disparaissent, j'aurais préféré qu'ils n'existent pas pour ne pas avoir à les regretter après... Je n'voudrais pas Je n'voudrais pas t'aimer. Je préférerais qu'il n'y ait jamais rien eu, que cette peur d'être encore abandonnée, rejetée, ne me tenaille pas comme c'est le cas aujourd'hui. Je ne voudrais pas que tu aies cette place dans mes pensées, je voudrais juste... juste tout oublier. Juste que ce feu ne se soit jamais allumé... Ou alors qu'il ne s'éteigne plus, plus jamais...
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|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Sam 5 Jan - 17:26 | |
| [You make me feel like a natural woman]Looking out on the morning rain I used to feel so uninspired And when I knew I had to face another day Oh it made me feel so tired. Before the day I met you, Life was so unkind You're the key to my piece of mind Il faut croire que j'avais tort... Qu'être seule pour ne pas souffrir de la rupture, ça n'était pas la bonne solution... Je ne pensais pas que ça pouvait être le cas, mais... depuis que tu es là, il y a... je ne sais pas l'expliquer... c'est comme si tout avait une lumière, une saveur différente... Je voudrais retourner voir le séquoia au Jardin Sauvage, je suis sûre que je le trouverais plus majestueux encore que la première fois, que mon croquis de l'époque serait fade à côté de celui que je pourrais dessiner aujourd'hui. Avant ce soir où nous nous sommes rencontrés, je ne crois pas que j'avais ce sentiment que... que la prochaine journée serait plus belle que la précédente. Parce que tu es là... Cause you make me feel You make me feel You make me feel like a natural woman C'est toi qui as changé tant de choses en moi. Est-ce que tu t'en rends seulement compte ? Je n'ai plus (trop) besoin du regard des autres, tant que tes yeux se posent sur moi comme ça, pour savoir que je suis une femme, vraiment, et désirable... Que le passé n'existe plus... When my soul was in the lost and found You came along to claim it I didnt know just what was wrong with me Till your kiss helped me name it. Now I'm no longer doubtful of what I'm living for And if I make you happy I don’t need to do more C'est toi qui es venu récupérer les petits morceaux de mon âme pour en faire ce que je suis maintenant... Ce sont tes baisers qui m'ont fait comprendre à quel point tout ce que je croyais jusque-là était faux. Je sais que je ne veux qu'une chose, te rendre heureux, comme tu le fais pour moi. Je voudrais juste que tu aies besoin de moi... Comme j'ai besoin de toi...
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|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Sam 5 Jan - 17:43 | |
| [Le saule]Sans toi J'ai essayé de m'étourdir De courir les plaisirs Sans toi, sans toi Mais c'était juste Des confettis dans mes cheveux J'avais les yeux Remplis de larmes J'ai essayé... Des semaines, des mois durant... De vivre comme avant, comme si tu n'avais pas existé, comme si être sans cesse dans d'autres bras que les tiens avait pu me faire oublier la douleur. Mais c'était inutile, je m'en rends bien compte. C'est toi que je vois quand je ferme les yeux, c'est ta voix que j'entends quand on murmure à mon oreille, ce sont tes bras que je voudrais sentir autour de mes épaules. Mais tu n'es plus là. Tu ne le seras plus jamais. Est-ce que j'aurais dû rester ? Après vous avoir vus ensemble ? Qu'aurais-tu répondu, si je t'avais demandé des explications ? Non... Ca n'aurait rien changé. Je le savais, que je finirais par en souffrir, maintenant que ce jour est arrivé, comme j'aimerais qu'il n'en soit rien ! Des larmes aux yeux, et sur mes joues, voilà ce qu'il me reste de nous... Et je reste plantée là Déracinée de toi J'ai froid, j'ai froid J'ai froid de ne plus me pencher sur ton épaule Je suis un saule inconsolable Inconsolable. C'est ce que dit tante Aoife. Ici, en Ecosse, l'hiver est rude, mais bien moins que là-haut. Et pourtant, dans cette nuit éternelle où nous nous sommes rencontrés, jamais je n'ai eu aussi froid qu'à présent. Je le savais pourtant. Mais rien n'y fait. Je voudrais encore une fois te serrer dans mes bras, m'endormir sur ton épaule... Voir ton regard briller de jalousie dès qu'un autre homme s'approche... Plus rien de tout cela n'arrivera plus jamais... Je suis un saule inconsolable Le plus désemparé des arbres Mais qu'est-ce-que ça peut faire l'amour, la guerre Je t'aime, je t'aime Il est trop tard à présent, pour les dire, ces mots que je refusais de prononcer. Les avais-tu entendu ? Dans chacun de mes gestes, de mes baisers, de mes regards, n'étaient-ils pas suffisamment visibles, au-delà de tout ce que j'aurais pu dire ? Ou bien était-ce justement de les savoir si présents qui t'a éloigné de moi ? J'ai des milliers de feuilles pour t'écrire Te parler de ma vie sans toi Te dire, te dire Te dire, des choses qui voudront dire toujours J'ai besoin de toi Si loin de moi Irremplaçable Irremplaçable. Il y aura donc toujours ce vide autour de moi ? Combien de fois ai-je voulu te le dire, sans savoir par quoi commencer ? Combien de lettres inachevées ai-je brûlées avant de te les envoyer ? Il n'y a que cela que j'aurais voulu te dire : je t'aime. J'ai besoin de toi. Mais à quoi bon à présent ? C'est trop tard. Inutile... Toutes le bulles de champagne de France Peuvent éclater là sous mes branches Sans toi c'est de l'eau De l'eau salée, des pleurs Tu vois, je ne suis pas drôle Je suis un saule inconsolable Si tu me voyais aujourd'hui ! Ah ! Il ne reste plus grand chose de la rouquine pétillante de ce premier soir, où tu as évoqué Verlaine... C'est idiot, maintenant je pourrais discourir des oeuvres que tu aimais, de ces auteurs français dont tu connaissais toutes les oeuvres, je pourrais même te les citer en français, si tu étais la pour m'écouter. Mais tu n'es pas là. Plus jamais, tu n'entendras ma voix... Il est trop tard pour tout ça, et Verlaine, et Rimbaud, et Dumas, ne font qu'accompagner mes larmes. Pourquoi faut-il toujours que ça termine ainsi ? Pourquoi faut-il toujours que l'on souffre ? Je suis un saule inconsolable Le plus désemparé des arbres Mais qu'est-ce-que ça peut faire l'amour, la guerre Je t'aime, je t'aime Je t'aime. C'est tout ce qui compte. Et c'est tout ce qui me désespère. Et tu ne le sauras sans doute jamais...
Dernière édition par Kathaleen O'Riordan le Dim 19 Avr - 0:32, édité 1 fois |
|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Sam 22 Mar - 19:15 | |
| [Je t'oublierai, je t'oublierai]Que mes draps se souviennent De nos matins livides Que le sang de mes veines Se fige ou bien se vide
Que mes doigts ne retiennent Que l'odeur de ta peau Que mon corps t'appartienne Bien au delà des mots
Je t'oublierai, je t'oublierai, je t'oublierai Je t'oublierai, je t'oublierai
Que tout autour de moi Se souvienne de toi Je t'oublierai, je t'oublierai Je t'oublierai... Si seulement c'était aussi simple. Et pourtant, je me réveille toutes les nuits en pensant à toi, en ayant rêvé de toi, j'imagine encore que je vais te trouver à côté de moi, sentir ta peau contre la mienne, ton parfum... Je sais pourtant que tu ne reviendras pas. Que tout ça, c'est derrière moi à présent. Je voudrais pouvoir tout effacer, mais comment faire si partout, quelque chose te rappelle à moi ? Que mes pieds se souviennent Du sable où tu marchais Que ta voix me revienne Dans un supermarché
Que la télévision Me renvoie ton regard Qu'on appelle ton prénom Dans un aérogare
Je t'oublierai, je t'oublierai, je t'oublierai Je t'oublierai, je t'oublierai
Que tout autour de moi Se souvienne de toi Je t'oublierai, je t'oublierai J'entends ton prénom, et je me retourne, mais ça tu n'es pas là, et je reste comme une idiote à chercher ton visage. Quelqu'un parle, et j'ai l'impression que c'est ta voix. Pourtant... Ca n'a rien à voir, non... Je ferme les yeux, comme si ça pouvait te faire revenir, c'est inutile, je le sais bien, et je m'en veux. Il ne faudrait plus que je pense à toi, mais partout, tout me ramène à toi. Ici plus encore qu'ailleurs... La lune et le soleil Se souviendraient de toi Comment veux-tu que moi Tout à coup je t'oublie
Même si dans mon sommeil Je te touche, je te vois Je ne reconnais pas Le jour d'avec la nuit Tout est terne, tout est gris. Même moi... Depuis que je suis partie, depuis que tu es loin de moi. Les jours se succèdent, ou peut-être les nuits ? Et je n'arrive pas à effacer ton visage de ma mémoire. Je t'oublierai, je t'oublierai, je t'oublierai Je t'oublierai, je t'oublierai
Que tout autour de moi Se souvienne de toi Je t'oublierai, je t'oublierai
Rien ne s'ra plus pareil Après t'avoir aimé Je ne reconnais pas Les lieux où l'on allait
Tes yeux ont mis le feu A mes rêves, mes envies Et tu as détourné La ligne de ma vie Je te l'avais dit, n'est-ce pas ? Ca fait trop mal quand ça s'arrête. J'avais raison... et pourtant... pourtant je crois bien que je n'ai jamais été aussi heureuse que lorsqu'on était ensemble. Tu m'as fait croire au bonheur, quelque part, tu as changé quelque chose en moi. En bien, en mal ? J'ai tellement mal que je ne vois pas comment je peux trouver ça bien et pourtant... Peut-être qu'un jour je t'en remercierai, ma tante dirait sans doute que c'est certain, mais encore faudrait-il que j'arrive à panser la blessure que tu as laissé au fond de mon coeur. Que les néons des villes Te donnent rendez-vous Dans des bars où les filles Sont pareilles partout
Et que les grands murs blancs De mon appartement Se referment sur moi Comme un Cinérama
Je t'oublierai, je t'oublierai, je t'oublierai Je t'oublierai, je t'oublierai
Que tout autour de moi Se souvienne de toi Je t'oublierai, je t'oublierai Je t'oublierai, même si tout me semble vide depuis nous, même si j'enrage de penser que quelque part, sans doute, tu as trouvé d'autres bras, même si tant de visages ici me rappellent notre histoire, parce que nous sommes tous liés à Norsken, je t'oublierai. Il le faudra bien. Parce que je ne peux pas continuer à vivre comme ça...
Dernière édition par Kathaleen O'Riordan le Dim 19 Avr - 0:32, édité 1 fois |
|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Dim 28 Sep - 15:25 | |
| [Saisons]J'ai laissé ouvertes mes persiennes Les voix ressemblaient à la sienne J'ai cru mille fois qu'il revenait Et j'ai laissé passer l'été J'ai laissé passer l'été Combien de fois ai-je espéré entendre sa voix ? Combien de fois me suis-je retournée, croyant l'avoir aperçu, l'avoir entendu ? Combien de temps l'ai-je attendu, en vain ? La saison des amours ne dure qu'un temps, et même jouer au papillon n'a pas réussi à faire revenir le soleil... J'ai voulu retrouver son corps Et je l'ai eu sans un effort J'ai foutu ma vie en guerre Et j'ai laissé filer l'hiver J'ai laissé filer l'hiver Dans mes rêves, oui, je le retrouvais... et chaque fois c'était pour mieux le perdre à nouveau... J'ai tout abandonné, mis mes espoirs de côté, et pour quel résultat ? Que me reste-t-il aujourd'hui ? La seule chose à laquelle je m'accroche encore, c'est cette potion mystérieuse que je n'arrive pas à recréer... Et si je n'y arrivais jamais, que resterait-il ? Personne à l'horizon Personne sous mon balcon L'espoir fait mourir parfois Vois-tu ce qu'il a fait de moi Vois-tu ce qu'il a fait de moi Je sais que c'est inutile. Je sais qu'il ne reviendra pas. Et pourtant j'espère. Et pourtant j'attends. J'ai toujours trouvé ça idiot, de se morfondre ainsi pour un type, que ça n'en valait pas la peine, qu'il valait mieux ne penser qu'à soi... Je voulais me protéger, mais ça n'a pas marché... Et maintenant ? Qu'est-ce que je dois faire ? Pourquoi j'espère encore, si même l'espoir est mort ? J'suis restée prostrée dans le noir J'ai chialé pour qu'il vienne me voir J'ai été jusqu'à faire l'aumône Et j'ai laissé mourir l'automne J'ai laissé mourir l'automne J'ai pleuré, des jours et des nuits entières, recluse, refusant de voir quiconque. Aujourd'hui encore, je reste isolée du monde et des autres, de peur de devoir revivre ça. Et si j'essayais de retrouver un peu la lumière du jour, et si, une fois encore, je devais tomber de haut... Non, je ne pourrais pas... Ma douleur crevait les cieux Je n'ai plus voulu croire en Dieu Point de héros ni prince charmant J'ai laissé pleurer le printemps Laissé pleurer le printemps
Personne à l'horizon Personne sous mon balcon L'espoir fait mourir parfois Vois-tu ce qu'il a fait de moi Il paraît qu'en tant qu'irlandaise, j'aurais dû être croyante, mais... En quoi devrais-je croire ? Un Dieu qui ne conçoit pas la magie que nous faisons, nous sorciers ? En des sentiments fugaces, qui disparaissent subitement et vous laissent plus vides encore après ? En la nature humaine, pour tout ce qu'elle a de perverti ? Il n'y a rien à croire... Il n'y a rien à espérer. Alors pourquoi ? Pourquoi j'espère encore, justement, qu'il y aura un jour un mieux ? |
|  | | Kathaleen O'Riordan Apothicaire


Nombre de messages: 177 Age: 28 Date d'inscription: 06/10/2007
 | Sujet: Re: I hear a song... Mer 20 Jan - 10:11 | |
| [White Christmas]I'm dreaming of a white Christmas, Just like the ones I used to know. Where the treetops glisten, and children listen, To hear, sleighbells in the snow. Des années. Des années que je n'ai plus vraiment fêté Noël. Des années que contrairement à ces deux enfants du couple de l'équipe d'Ecosse, je ne cherche plus à entendre les clochettes du Père Noël, ni même à simplement profiter de la neige qui recouvre la terre en hiver.
Et pourtant je me suis surprise à en rêver, de ces noëls blancs typiques, avec les chaussettes sur le bord de la cheminée, le sapin et les cadeaux dessous. Sans doute à cause de la carte d'Eoghan. I'm dreaming of a white Christmas, With every Christmas card I write. May your days be merry and bright, And may all your Christmases be white ! Il a bien fallu que je lui réponde... Et il avait au moins raison sur un point : ce serait le dernier Noël au Manoir. J'aurais aimé trouver une solution pour que nous n'ayons pas à vendre cette immense bâtisse dans laquelle j'ai grandi. Mais c'est tout simplement impossible... alors j'ai accepté son invitation, et je suis venue, une fois encore, à la brèche, pour retrouver les terres irlandaises de mon enfance.
Il y avait bien la neige, et le sapin, les guirlandes et les boules le décorant d'or et de rouge, mais l'ambiance n'avait rien de festive... Mes parents ne m'adressaient qu'à peine la parole, Tante Agatha n'a pas cessé de geindre et Eoghan et moi nous sommes coltinés la corvée des cartes de voeux.
Et pourtant, je crois que c'est un noël que je ne pourrai jamais oublier. Justement à cause de ces cartes de voeux, que nous écrivions. J'ai toujours dit que je ne voulais pas de ce petit frère qu'on m'avait refourgué à mes dix ans et qui m'avait volé la vedette. Parce que c'était bien pour ça que je lui en avais toujours voulu, alors que lui n'y était pour rien. J'ai découvert une jeune homme adorable... et beaucoup trop grand !
Nous nous échangions les cartes, écrivant un petit mot chacun pour une liste indénombrable de personnes dont nous ignorions pour la plupart à peu près tout sauf le fait qu'ils connaissaient nos parents. Et puis il y a eu la carte pour Tante Aoife. I'm dreaming of a white Christmas, With every Christmas card I write. May your days be merry and bright, And may all your Christmases be white ! J'ai tenu à l'écrire seule, celle-ci, de toute façon, les parents s'en fichent, de cette "intruse" à la famille, et Eoghan m'a tout de suite accordé cette faveur. Je lui ai donc écrit... un roman. Il y avait tellement de choses qu'elle ne savait pas, de ce qui s'était passé depuis que je l'avais quittée pour rejoindre la communauté sywhaîdienne... Ca n'était plus une carte de voeux, bien qu'ils y fussent également inscrits, mais toute mon histoire depuis mon départ de chez elle et mon passage dans la Brume. Jamais je ne la remercierai assez pour ses conseils.
Du reste de mon séjour au Manoir, je ne garde que des souvenirs de rires avec mon géant de petit frère. Comment ai-je pu le détester pendant toutes ces années ? Aujourd'hui je réalise tout ce que mon orgueil m'a fait perdre... J'espère ne plus jamais refaire les mêmes erreurs... |
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