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 Kioky Moriko

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Kioky Moriko
Sywhaîdienne
Sywhaîdienne


Nombre de messages: 32
Date d'inscription: 24/02/2011

MessageSujet: Kioky Moriko   Dim 13 Mar - 19:33

Prénom : Kioky
Nom : Moriko

Age : 16 ans

Origine : forêt de Shiratani, Japon… Puis Londres.

Famille : Kioky ne connaît pas du tout sa famille naturelle. La seule chose qu’elle sache, c’est qu’ils devaient être occidentaux, comme en témoigne le type de son propre visage. Plus tard, elle a appris qu’ils devaient certainement être sorciers, au moins l’un des deux. Sinon, pourquoi se seraient-ils aventurés dans cette forêt magique au Japon, où ils l’ont abandonnée ? Abandonnée pour mieux fuir cette immense louve qui les attaqua, et qui eut pitié d’elle et l’éleva comme son louveteau.

Parcours : Pour bien commencer, plantons le décor. Une forêt immense et farouche, vieille comme le monde, perdue sur une île sauvage de l’archipel nippon. La forêt Shiratani. Aucun humain ne vit dans cette forêt, et même ses abords sont désertés. On murmure, même parmi les non-sorciers, que cette forêt est magique et qu’il ne faut pas s’en approcher… et on a raison. C’est un des seuls lieux du monde que la nature tient encore en son pouvoir, sans le partager avec les hommes. Elle n’est peuplée que de bêtes, c’est un lieu luxuriant et sublime, mais sauvage et dur. Les loups blancs y règnent en maîtres, et la protectrice de la forêt est la mère d’eux tous : une louve blanche de trois mètres de haut, douée de parole et de raison. Elle est une entité magique, du même type que la Brume, d’une origine énigmatique et séculaire, mais sûrement magique.
C’est cette louve qui a recueillie Kioky et l’a nommée. Alors que la petite n’était âgée que de quelques mois, ses parents ont eu apparemment l’idée de partir avec elle en excursion à Shiratani… Mauvaise idée. Au bout d’à peine une journée de camping, comme le raconte la louve Moro, une bande de loups leur est tombée dessus. Au comble de la panique en voyant arriver l’énorme Moro, les deux parents ont jeté tous bagages pour mieux courir, et même… leur petite fille, qui atterrit entre les pattes de la terrible louve. Celle-ci fut prise de pitié, pour le coup plus humaine que ces deux humains. Elle laissa ses loups dévorer les parents mais garda jalousement la petite. Ainsi, Kioky grandit dans la forêt, en même temps que deux autres louveteaux qui atteignirent bientôt sa propre taille et continuèrent de pousser. Elle vécut libre et tranquille, à courir dans la forêt, grimper au sommet des montagnes, se baigner dans les rivières… à courir avec ses frères loups, et les chevaucher quand ils devinrent assez grands, et chasser avec eux, et apprendre à se battre. Elle fut heureuse avec les autres loups, se voyant comme l’une d’eux… même si elle se savait humaine. La sage Moro lui apprit toutes sortes de choses, tout ce qu’elle savait des humains, et tout ce qu’il y avait à savoir de la forêt. Kioky vivait en harmonie avec toutes les bêtes et les bêtes l’acceptaient… Elle courait vêtue d’une robe vestige des bagages de sa mère humaine, presque nue sous une peau de loup blanc qui couvrait son dos.
Mais quand elle eut 10 ans, vint le moment de se peindre le visage de peintures de guerre. Les humains prenaient d’assaut la forêt, alléchés par l’immense espace disponible une fois déboisé, étonnés d’avoir oublié cette partie de la terre. La vieille Moro expliquait que la magie se dissipait, que tout allait changer puisque désormais les humains venaient. Kioky ne put accepter. Elle se barbouilla de sang de cerf, enfourcha un de ses loups, se saisit d’un poignard de pierre et partit en guerre.
La guerre dura trois minutes. Elle surgit bondissante de derrière une barrière de rochers, seule. Elle courut, joua du poignard avec une effarante agilité, s’élança pour frapper et s’effondra terrassée par un sortilège paralysant. Car oui, ces hommes, bien qu’avares et inconscients de leur blasphème, étaient des sorciers.
Kioky se réveilla quelques heures plus tard dans un hélicoptère : qu’on juge de sa terreur. Elle fut si agitée qu’on dut la rendormir, et ainsi de suite pendant plusieurs jours. La rééducation fut extrêmement pénible, même si la petite savait parler très bien et connaissait certaines choses. C’était surtout… la vie parmi les humains. Kioky voulait retrouver la forêt et la liberté, et les loups et toutes les bêtes. Elle ne voulait pas vivre dans une ville bruyante et sale, entourée de ses cruels semblables, même doués de pouvoirs magiques. On lui ajouta le nom de Moriko (enfant de la forêt en kanjis japonais), et elle passa les premiers mois au Japon, tentant sans relâche de fuir, mais peine perdue. Elle vivait dans un hôpital psychiatrique magique, mais il fut vite décidé que cet environnement ne convenait pas. On l’envoya ensuite à Londres pour la placer dans un orphelinat pour sorciers. Elle connut la magie telle que la pratiquent les humains, différente de celle de la forêt. C’aurait pu être fascinant, mais elle ne se rendait pas compte du prodige. Elle s'installa donc dans cet orphelinat, situé en pleine ville -ce qui n'arrangeait rien. Elle ne possédait aucun pouvoir et fut souvent raillée pour cela, et rejetée parce qu’elle ne connaissait rien de la civilisation humaine. Elle commença par détester ses semblables, mais en s’entretenant avec ses professeurs et les pédagogues, elle comprit que tout n’était pas noir ou blanc, et que la haine ne mène à rien. Cependant, il lui fut très difficile de calmer sa colère, et elle dut en quelque sorte s’anesthésier pour survivre. C’était bien plus dur que dans la forêt.
Kioky cessa bientôt de se battre contre tout ce système, et son coeur s’endormit. Elle suivit le mouvement, suivit les cours de l'institut, commença même à réfléchir au travail qu’elle pourrait exercer, et se sentit de plus en plus humaine. Elle n’utilisait même plus son formidable instinct, devenait lourde comme tous les autres, elle… Une nuit, elle voulut faire l’école buissonnière avec une copine et se cassa la cheville en sautant de la fenêtre. Assez ! Il était un temps où elle pouvait tout faire, elle était libre et forte ! Assez ! C’est cet incident qui planta la graine qui plus tard deviendrait une exigence : retrouver la nature.
L’occasion se présenta au bout de six mois. Kioky avait réussi à obtenir un séjour au Japon, accompagnée bien sûr... Elle avait quinze ans maintenant, elle pouvait bien voyager un peu ! Elle formula le désir de revoir son île et fut exaucée… et en profita pour s’échapper dès qu’ils touchèrent le bord.
Tout avait changé, les arbres mouraient, il y avait des kilomètres d’étendues nues, c’était gris et laid et terriblement triste. Elle retrouva Moro couchée dans leur caverne, inerte : Moro abandonnait le combat. Elle avait le flanc percé d’une balle d’arme à feu, et pouvait à peine parler. Elle grognait comme un loup, comme un animal sans conscience. Dans un sursaut de lucidité, Moro reconnut sa fille et lui ordonna de fuir de la forêt. Elle lui expliqua que tout était fini ici, mais que Kioky pourrait vivre heureuse et sûrement elle était destinée à côtoyer la magie même sans être sorcière... Moro expliqua qu'elle pensait que sa fille était destinée à de grandes choses, mais devait garder le cœur pur, enfin ce genre de propos que Kioky n'écouta pas vraiment sur le coup mais qui la marquèrent à vie. Elle voulait juste que tout soie comme avant ! Mais c'était impossible. La forêt était morte, Moro devait mourir avec elle. Mais pas Kioky. Il fallait qu’elle prenne ses frères avec elle, qu’elle les sauve… C'était son ultime mission ! Kioky courut dans la forêt et retrouva ses frères, les louveteaux. Ils mesuraient maintenant un peu plus d’un mètre au garrot… L’un d’eux était mort – elle préleva sa dépouille. L’autre la suivit.
Kioky fut retrouvée à la lisière de la forêt et se montra calme et posée. Elle expliqua qu’elle avait simplement voulu retrouver cet animal, qu’elle l’aimait et refusait de se séparer de lui. Pourquoi était-il si grand ? Nul ne le savait, il était le plus grand loup de la meute et nul n’avait jamais compris pourquoi il était si colossal. Le visage fermé, elle protégea farouchement le secret, et les autres finirent par admettre se trouver tout simplement en face d’une anomalie génétique, ou un truc dans le genre. Comment auraient-ils pensé que ce loup était l’enfant d’une grande entité magique ? Sorciers ou non, il y a des limites à l’imagination chez tout le monde. Tous reprirent l’avion pour Londres, une fois que Kioky les eut courtoisement persuadés que leur duo était une aubaine en matière d’étude du langage animal.
Ils passèrent ainsi quelques mois à Londres. On dévisageait Kioky encore plus qu’auparavant, mais elle pouvait désormais tenir avec son loup !
Mais celui-ci dépérissait dans cet environnement. Kioky aussi était malheureuse dans ce monde loin de la forêt... Il était clair qu’elle n’était pas faite pour cela, et que son caractère ne pouvait s’adapter à celui des humains pure souche. Elle finit par se décider à se confier au directeur de son école, un homme bon et suffisamment excentrique pour penser à des solutions hors des sentiers battus. Or, cette solution fut très vite nommée : Sywhaîd. D’après cet homme, il était le meilleur endroit pour accueillir Kioky. C’était un lieu qui échappait au système, qui était proche de la nature, et sur lequel s’exerçaient la solidarité et la bienveillance. Ce serait parfait pour Kioky et son frère-loup. Peut-être qu’enfin, la petite retrouverait ce cœur pur et bon, cette lueur enfouie au plus profond de son être ! Sans se l’avouer, c’était ce que désirait au fond le directeur de l’école. Il envoya donc la petite et la grande bête dans un bus magique, direction l’Ecosse.


Caractère : Si on interrogeait tous ceux qui ont eu l’occasion de fréquenter Kioky, la plupart répondraient qu’elle est une jeune fille très méfiante. Elle n’accorde jamais sa confiance et préfère agir seule et sans rien dire à personne. Elle a toujours été une enfant très débrouillarde, bien entendu, et sait qu’elle est capable de gérer la plupart des situations seule. Même quand elle se retrouva loin de sa forêt, entourée d’humains pour la première fois, elle voulait toujours tout faire d’elle-même, et les pédagogues qui l’aidèrent pour la réinsertion s’accordent à dire que c’est sa volonté propre seule qui l’a fait réussir à s’intégrer.
Au début, Kioky refusait farouchement l’intégration, elle mordait et frappait quiconque s’approchait et hurlait qu’elle détestait les humains pour toujours. Il faut dire que la situation ne l’aidait pas à faire confiance à ces gens : la haine venait de faire irruption dans son cœur, et elle était difficile à extraire.
Mais, en grandissant, Kioky acquit une vue plus lucide sur les choses, et se rendit compte que tout n’est pas blanc ou noir. Elle décida de « porter sur le monde un regard sans haine » et c’est sa principale idée… même si elle est parfois difficile à tenir. Kioky n’est encore qu’une enfant, et il lui est parfois pénible d’être si magnanime, et puis elle ne sait pas si elle est du côté des bêtes ou des hommes, ni même qui on désigne par ces mots, ni même s’il y a un côté à choisir. Tout simplement, elle suit son cœur, comme une enfant. Parfois, quand elle réagit sous le coup de la colère, elle s'effraie elle-même, et a peu à peu acquit la certitude que la colère n'apporte rien de bon.
La liberté totale dont elle a joui au début de sa vie lui a donné un caractère profondément pur et bon, un esprit toujours étonné, une joie et une énergie inépuisables. Cependant… l’épreuve de quitter cet état, à 10 ans, puis de retrouver la forêt détruite, l’a laissée un peu amère et plus lucide. Un nuage masquant le soleil et l’insouciance, qui sont bien sûr toujours présents… mais cachés comme un trésor. Il n'est pas rare que les personnes ayant pu comprendre le fond de l'être de Kioky soient prises soudainement d'une puissante envie de l'aider à refaire surface... parce qu'elle aime profondément le monde entier, même les hommes qui ont fait du mal, et qu'elle est innocente.

Physique : Malgré son nom japonais, Kioky est de type occidental. Elle possède un visage particulier et longiligne, aux traits fins et à la peau pâle, percé de grands yeux bleus limpides. Sa chevelure est toujours en bataille, abondante et emmêlée. Elle est très expressive, surtout lorsque sous le coup de la colère son nez et sa bouche se froncent et que son regard devient orageux, ou alors lorsqu’elle rit en ouvrant grand la bouche, avec un petit air étonné de sa joie. Sans connaître son histoire, on lit sur son visage et dans ses attitudes le reste d’une peur des hommes, mais aussi une inaltérable confiance innocente envers la terre et la nature.
Même après qu’elle eut intégré le monde des humains, elle est restée toujours légère et souple, dotée d’une poigne surprenante pour une fille à l’air si frêle. Tout comme pour ses sens, bien plus développés que ceux des autres, elle a gardé de sa vie dans la nature une manière de bouger agile et nerveuse.
Sa façon de s’habiller, bien qu’assez banale, lui a souvent attiré des réprimandes de la part de ceux qui s’occupaient d’elle : elle ne supporte pas les habits qui la gênent un tant soit peu et si elle pouvait, elle ne porterait que des robes légères et larges.

Daemon :
Kioky n’a pas de daemon, n’étant pas sorcière (malgré ses liens avec la magie, puisqu’elle a grandi dans une sorte de communauté magique, après tout). Mais elle partage avec le dernier loup de sa tribu un lien très fort, et ce depuis toujours. Ils se comprennent aisément, d’ailleurs ce loup parle tout comme le faisait sa mère Moro (bien que de façon plus concise et rare). Pour tout cela, il peut passer pour son daemon, mais il ne l’est pas le moins du monde et n'a pas d'autres pouvoirs que de parler et être sensé.
C'est un loup entièrement blanc, d'une hauteur passant de peu le mètre, et capable de porter une enfant comme Kioky sur son dos. Il semble qu'il ne doive plus grandir, puisque voilà maintenant 5 ans qu'il en est à la même taille... De plus, il n'est pas aussi puissant que sa mère, et Moro elle-même n'avait de cesse de répéter à ses enfants qu'ils ne deviendraient jamais comme elle car leur espèce se dégrade peu à peu.
Il est un animal sauvage, qui n'est que depuis quelques mois en contact avec les humains, et pour cela il pourrait être dangereux, mais Kioky lui a bien fait comprendre les nouvelles règles : ne pas toucher aux humains, jamais. Ni aux animaux domestiques, ni aux cultures... ce genre de choses. Ce loup est bien élevé et intelligent, il se tient parfaitement. Tout le monde était sceptique au début mais il faut se rendre à l'évidence, aucun accident ne semble devoir arriver.
Il est d'une extraordinaire loyauté envers Kioky et c'est la raison pour laquelle il l'a suivie partout, même là où il était malheureux. Il aime cette enfant de tout son cœur d'animal. C'est facile à comprendre quand on la connaît : elle a cet amour si profond envers toute la forêt, et toutes les bêtes... Il a confiance en elle et lui obéit en toute circonstances même s'il n'est pas d'accord avec elle -ce qui est rare. Il est le plus fidèle et le meilleur ami que Kioky aie jamais eue, et ils le savent tous les deux.
Pour ce qui est de leur migration à Sywhaîd, il ne pense pas grand-chose : il sait qu'il est heureux de quitter Poudlard, et qu'ils n'ont plus nulle part où aller...

Aptitudes magiques : Elle n’est donc pas sorcière, mais son enfance lui a donné des aptitudes tout court. Ses sens sur développés… sa capacité de comprendre l’attitude des animaux… Une sorte d’instinct, bien qu’il se soit endormi au fil des années…

Avatar : Imogen Morris Clarke

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