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John Arbuthnott Sywhaîdien


Nombre de messages: 38 Age: 37 Date d'inscription: 02/12/2009
 | Sujet: Birthdays Jeu 13 Jan - 0:45 | |
| Le grand jour était arrivé. Pardon, le GRRRRAAAAAANNNNND JOUUUUUUUURRRR était arrivé. Oui, rien que ça. Le 30 janvier, c'était tout de même le premier point commun que s'étaient découverts Zeneyp et John, à une époque où tout les séparait encore (même si dès le départ, elle était évidemment follement amoureuse de son futur mari ; elle n'était pas au courant, voilà tout. C'est du moins ce qu'affirmait régulièrement l'intéressé). Depuis qu'ils étaient ensemble, le 30 janvier avait été dévolu à la célébration de leurs anniversaires de naissance et de mariage. Et ce dans cette délicate discrétion qui caractérisait si bien John.
Zee pouvait bien prétendre qu'elle se serait contenter d'un petit restau, d'une bougie sur un petit brownie : son époux avait absolument besoin de donner, ce jour-là, tout son sens au mot "romantisme". Même les années où ils s'étaient retrouvés coincés en pleine mission, John avait relevé le défi, et tout fait pour faire oublier à sa chère et tendre les cérémonies précédentes ; bon, en même temps, il n'aurait pas forcément renouvelé de lui-même le coup des brochettes de sauterelles grillées. Mais le romantisme comportait nécessairement une part de risque ! Il ne pouvait évidemment pas se contenter de mitonner chaque année le plat préféré de Zeneyp ! Et pourquoi pas lui faire boire du champagne !
Bon, euh, niveau alcools, de toute façon, pour cette année c'était évidemment hors de question. Mais ha, ha, ce n'était pas ça qui suffirait à réfréner l'imagination d'un John profitant des potentialités infinies d'un tout nouveau décor (youhou !). La chère Zeneyp semblait s'être plus ou moins résignée à avoir droit à un truc assez énorme, et même si John avait prétendu qu'il y avait trop à faire sur place pour qu'il ait le temps d'organiser un véritable 30 janvier cette année, il savait bien que Zee n'était pas dupe. Rha, zut, elle le connaissait beaucoup trop bien. Enfin, il avait quand même vaguement tâché de noyer le poisson en ponctuant toute sa journée du 30 janvier de petites attentions qui, dans le cas d'un époux normal, auraient largement pu passer, à elles toutes, pour une célébration : du petit-déjeuner de luxe au chœur réquisitionné pour entonner l'hymne irlandais, en passant par bouquets de feuillages (il n'avait pas trouvé de fleurs en cette saison) et le massage aux huiles essentielles en milieu de journée...
Seulement Zee savait pertinemment qu'à 19 heures commencerait le vrai 30 janvier. Elle ne serait donc pas étonnée, à l'heure dite, de voir fondre sur elle, où qu'elle soit, une chouette effraie affublée d'un nœud rose autour du cou. Le message qu'elle portait à la patte invitait courtoisement Zeneyp à se rendre dans un point élevé pour venir admirer les étoiles.
Et sur le toit de l'école, effectivement, John l'attendait. Dans le cas d'une autre femme enceinte, évidemment, l'idée de grimper sur des échelles n'aurait pas paru extrêmement judicieuse, mais on parlait toujours de Zeneyp, là. Reprenons. Sur le toit de l'école, impeccable dans son kilt écossais, les cheveux artistement coiffés, et surtout une cornemuse sous le coude, John n'attendait que l'arrivée de sa belle pour interpréter "joyeux anniversaire". Au-dessus d'eux scintillait un ciel sans nuages, constellé d'étoiles. Derrière eux, une sorte de yourte avait été dressée, d'où semblaient émaner des parfums délicieux.
[N'hésite pas à ajouter les détails de ton choix dans ton message ^^] |
|  | | Zeneyp Arbuthnott Sywhaîdienne


Nombre de messages: 38 Age: 40 Date d'inscription: 02/12/2009
 | Sujet: Re: Birthdays Mer 26 Jan - 21:50 | |
| Le grand jour était arrivé. Pardon, le GRRRRAAAAAANNNNND JOUUUUUUUURRRR était arrivé. Et depuis le réveil à l’odeur du café (elle était enceinte, n’en avait pas bu depuis des mois, mais un petit café au lait avait été autorisé pour l’occasion, le rêve, vu que c’était une des choses qui manquaient vraiment à Zee pendant cette grossesse) jusqu’au moment où la chouette enrubannée (si si) avait fondu sur elle, Zee s’était sentie légèrement tendue. Oh, n’allez pas croire, même si c’était une hypothèse probable, que Zeneyp n’aimait pas les surprises de son mari. En fait, elle les adorait. Et même si elle continuait à dire tous les ans que, franchement, non, chéri, un survol du Congo en ballon en forme de cœur n’était pas obligatoire pour fêter un anniversaire, une partie d’elle attendait la nouvelle lubie de l’année avec un plaisir qu’elle avait parfois du mal à dissimuler (heureusement, à côté de l’hystérie de son mari, elle paraissait facilement froide, même quand elle s’échauffait un peu).
Et bien sûr, par mauvaise fois, et puis par jeu aussi, elle lui rappelait tous les ans, la veille en général, qu’elle ne voulait pas d’une autre course d’autruche (ou tout autre évènement précédent qui lui venait à l’esprit) le jour du Bloody Sunday. Qu’il était hors de question qu’elle accepte une nouvelle initiation à la chasse au crocodile alors que ce jour devait être un jour de recueillement pour toutes les âmes irlandaises perdues. Bref, si tous les ans, Zee était patiente et acceptait l’exubérance de son mari, en échange, ce dernier acceptait son petit speech annuel sur la mort de ses compatriotes Irlandais, sacrifiés à la cause. Autant dire qu’ils étaient tous les deux très patients, et pleins de compromis l’un envers l’autre.
Non mais bref, oui, Zee était tendue, cette année. Il faut dire que c’était la première fois qu’ils fêtaient leur anniversaire à Sywhaîd, et qu’en plus elle était sacrément enceinte, d’exactement sept mois. Oh bien sûr, la magnifique métis ne s’en laissait pas démonter pour autant, et elle était toujours plus sportive et active qu’une bonne partie de ses compatriotes, mais ça ne changeait rien au fait que ça mettait la célébration en « danger ». Bizarrement, plus en « danger » dans l’esprit de la future maman que l’année où ils s’étaient retrouvés emprisonnés à Cuba.
Mais Zeneyp avait su cacher ses doutes et ses angoisses à son mari. Le petit-déjeuner avait été merveilleux, le massage un vrai plaisir, la petite sieste crapuleuse tout aussi bien, la lecture d’un poème écrit en irlandais l’avait vraiment touchée… Bref, ça avait été génial, et une partie d’elle avait essayé de se convaincre que, pour un endroit comme Sywhaîd, ça suffisait tout à fait. Sauf que quand la chouette avait fondu sur elle, alors qu’elle se baladait dans la lande enneigée (le ciel était découvert, étoilé, et s’il faisait froid, il ne faisait pas humide, ce qui était particulièrement agréable), elle avait soudain senti tout son stress disparaître. Elle avait lu le petit mot, et s’était dirigée vers l’école à grandes enjambées relativement impressionnante pour une femme dans sa situation.
Une fois sur le toit, elle s’arrêta à quelques pas de la trappe (qu’elle n’avait eu aucun mal à franchir, John la connaissait bien). Il y avait une yourte, ou ce qui y ressemblait… Et John avec une cornemuse, qui se mit immédiatement à jouer Joyeux Anniversaire. Zee ne put s’empêcher de sourire, puis de rire carrément, chose relativement rare (enfin, avec les inconnus). Elle sentit l’odeur alléchante qui venait de l’intérieur de la yourte lui chatouiller les narines et, quand son mari arrêta de souffler dans son instrument en forme de panse de brebis, elle retrouva son calme, leva un sourcil, désigna la tente d’un doigt (couvert d’un gant en cuir assez épais) et demanda :
« Sweetcakes, est-ce que je dois m’inquiéter ? »
Son sérieux était tellement bien imité, que quelqu’un ne la connaissant pas, assistant à la scène malgré le rire précédent, aurait sûrement tremblé pour le pauvre, pauvre John. _________________  Mama\'s got a real bad temper... |
|  | | John Arbuthnott Sywhaîdien


Nombre de messages: 38 Age: 37 Date d'inscription: 02/12/2009
 | Sujet: Re: Birthdays Dim 30 Jan - 1:55 | |
| Le pauvre, pauvre John connaissait heureusement sa femme (rassurant, oui). Il ne se suicida donc pas de terreur en sautant du haut du toit simplement parce que le ton de sa question n'était pas très engageant, non. Il écarquilla les yeux, comme pour manifester le plus parfait étonnement. Comme s'il avait été du genre à préparer des choses inquiétantes ! Il ôta de sa bouche le tuyau de la cornemuse, écartant celle-ci avec un dernier couinement.
"Je... comment ? Mais non, aucune raison de t'inquiéter !", s'exclama-t-il; Il saisit la main de la belle métisse, s'inclina pour y déposer un baise-main (plus exactement, pour le déposer sur le gant en cuir, mais il ne parut pas s'en formaliser). Au moment de se relever, il s'excusa dans un murmure, sur le ton de la confidence :
"J'ai pas pu mettre la main sur le moindre terroriste dans ce coin paumé".
Il sourit, prit la main de son épouse pour la guider vers l'entrée de la yourte, située à l'opposé. Un fauteuil en rotin avait été disposé là, dans lequel John invita Zee à entrer. Il se faufila dans la tente, et en ressortit avec une couverture écossaise, qu'il disposa sur les genoux de sa belle, non sans que sa main caresse au passage son ventre merveilleusement rebondi. Bien sûr, l'aventurière n'était peut-être pas du genre à se poser dans un fauteuil, façon café grand-mère, mais on était un 30 janvier ; c'était John qui décidait. Et celle-là, il ne la lui avait jamais faite.
"Pour l'apéritif, je te propose un cocktail de fruits frais au choix. Donc, je te propose de choisir un mélange de trois fruits, entre pomme, poire et framboise."
Il eut une petite grimace d'excuse. Sûr que ça ne laissait pas un choix monstrueux, mais il n'avait pas pu se résoudre à piller les réserves de fruits de la Lande juste pour épater Zeneyp par un choix de folie. Oui, même un 30 janvier.
Il revint quelques instants plus tard avec un petit plateau, sur lequel étaient disposés deux coupes du cocktail de fruits ainsi que des amuse-bouches chauds disposés en forme de trèfle. Il était très facile de reconnaître la touche Arbuthnottienne dans l'agencement et la décoration un peu farfelue de ces derniers. Avec uniquement les ingrédients de la Lande, John avait réussi à faire des choses à la fois originales et comestibles. En même temps, Zee avait supporté les brochettes de sauterelles, elle n'était pas très difficile.
John s'était agenouillé auprès de son épouse, s'enveloppant lui aussi à moitié dans la couverture, largement suffisante pour deux. Il attrapa l'une des coupes sur le plateau, posé sur les genoux de sa chère et douce (hum). Une torche à l'entrée de la tente constituait l'unique source de lumière, en plus du halo très diffus des lumières en provenance des étages sous eux. L'ancien pilote, heureux époux, futur papa, leva son verre.
"A ce stade, j'ai prévu un discours, mais tu as le droit de mettre un veto." |
|  | | Zeneyp Arbuthnott Sywhaîdienne


Nombre de messages: 38 Age: 40 Date d'inscription: 02/12/2009
 | Sujet: Re: Birthdays Dim 10 Avr - 21:14 | |
| « Je préfère garder un de mes trois vétos pour plus tard. » répondit Zee, avec un fin sourire, exactement celui qu’elle avait en général en pleine négociation (si la négociation se passait bien, ce sourire disparaissait rapidement le cas échéant).
Trois vétos. Connaissant John, ça n’était pas exactement un chiffre très optimiste (ou pessimiste, selon le point de vue). La première année, elle n’avait pas pensé à demander/exiger des vétos, elle s’en mordait encore les doigts (l’initiation au tricot, très bonne blague, ahah !), du coup depuis elle précisait toujours au début qu’elle avait trois vétos, histoire que les choses soient bien claires. Elle leva ensuite son verre comme pour un toast, prête à écouter le discours de son mari, un air neutre sur son beau visage de métisse.
Tout ça était du cinéma. Globalement, véto ou pas, Zee était quelqu’un d’enthousiaste (si, si) qui acceptait toutes les lubies de son énergumène de mari, du moins le jour de leur anniversaire. Evidemment, ça faisait aussi partie du jeu d’avoir l’air méfiante, d’essayer de négocier, voire d’avoir l’air en colère (cette histoire de tricot, toujours). Enfin bref, ça faisait partie du jeu durant l’anniversaire, mais c’était aussi plutôt représentatif de leur dynamique de couple. C’était une des façons qu’ils avaient de laisser chacun de la place au caractère compliqué et envahissant de l’autre. John jouait au taré exhubérant, Zee à la guerrière ultra-froide. En réalité, il était impossible de les réduire à ces deux choses, ou alors ils n’auraient jamais pu être ensemble.
Et pour tout dire, si Zeneyp Fitzpatrick était devenue Zeneyp Fitzpatrick-Arbuthnott, c’était en grande, très grande partie à cause des répliques, vannes, sorties de son mari. Elle le trouvait drôle, irrésistiblement drôle, même si elle n’était pas du genre à se rouler par terre au premier sketch venu. Et, bien qu’elle ne le lui ai jamais particulièrement fait part de ce talon d’Achille, John en était conscient. Ce véto n’avait jamais été une proposition sérieuse, juste un autre de ces pas de danse qu’ils faisaient naturellement depuis le début de leur relation, et qui faisaient que tout fonctionnait si bien entre eux. _________________  Mama\'s got a real bad temper... |
|  | | John Arbuthnott Sywhaîdien


Nombre de messages: 38 Age: 37 Date d'inscription: 02/12/2009
 | Sujet: Re: Birthdays Mar 12 Avr - 12:15 | |
| En fait, pour cette année, peut-être Zee n'aurait-elle pas, finalement, l'usage de ses trois vetos. Peut-être parce qu'il souhaitait ménager sa femme dans la mesure où elle était, pour l'heure, enceinte de leur futur premier enfant, ou parce que, dans un lieu comme Sywhaîd, les potentialités de trucs invraisemblables à faire étaient un peu plus limitées qu'ailleurs. Mais cette dernière hypothèse, a priori, pouvait être réfutée d'emblée, si l'on considérait les trésors d'imagination que l'ancien pilote avait déployés même au fin fond du Kalahari.
Après un discours-fleuve célébrant, dans le désordre et entre autres, la vie, l'amour, les moutons et les moteurs Deschamps Inverted V12 Diesel Aero Engine, les amuse-bouches ayant été terminés depuis belle lurette et le froid menaçant de se faire désagréablement sentir malgré les plaids, John avait apporté à sa douce (hum) un petit biscuit salé sur lequel était planté une bougie. Apparemment, il estimait cette année que les souffler une à une, plutôt que toutes d'un bloc sur un bête gâteau à la crème, s'imposait. à le suivre à l'intérieur de la yourte. Dans un décor digne des mille et une nuits, riche en lampes ciselées, coussins et tapis moelleux, il lui servit une succession de petits plats mitonnés avec l'aide complice et bienvenue de Meike ; John n'était pas mauvais cuisinier, mais avait tout de même passé plus de temps dans un cockpit que devant des fourneaux, et pour un 30 janvier, seul le top du top était envisageable. Zee vivait sa grossesse de manière absolument idéale, et si certains aliments demeuraient peu recommandés, dans son état, elle n'avait développé aucun dégoût particulier, ce qui permit à John de laisser s'exprimer sa créativité - heureusement diplomatiquement bridée par l'avisée cuisinière. Le quatrième plat, un brick de volaille aux pommes et aux pignons, était chapeauté de la deuxième bougie. Tout en la régalant, John gratifiait comme il se doit Zee d'une conversation débridée - ce pour quoi il n'avait pas franchement à forcer sa nature.
Les plats et assiettes étaient vides. Les mets avaient été nombreux, mais point trop copieux pour couper l'envie au couple de profiter d'une manière tout aussi agréable du moelleux des coussins et des tapis. Au terme de quoi Zee se vit offrir un petit macaron au chocolat... évidemment orné d'une bougie. Ça n'avait l'air de rien, mais c'était probablement l'un des éléments de son programme qui avait posé le plus de problèmes logistiques à John. Oui, oui, absolument. Bien davantage que de se procurer les combinaisons qu'il extirpa ensuite de derrière une pile de coussins, pour que Zee et lui s'en revêtent pour la suite du programme. Évidemment, il ne lui dirait pas tout de suite pour quelle raison ; malgré ses tendances hystériques, le beau blond savait parfaitement ménager ses effets, quitte à réfréner douloureusement son impatience. Il se contenta de faire comprendre à son épouse, à demi mot, qu'il leur faudrait parcourir une certaine distance pour atteindre la quatrième bougie. Et de fait, lorsqu'ils sortirent de la tente, vêtus de leurs combinaisons, ils trouvèrent en lieu et places des sièges où ils avaient pris l'apéritif ce qui ressemblait à un objet hybride entre l'ulm, le parapente et le deltaplane, à deux places.
"Toujours pas de veto ?" demanda, candide, le pilote.
[Bon, allez, à ton tour de développer la suite ! ] |
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