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 [MC] Stage : Noms amérindiens.

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Zephira Wood
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MessageSujet: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Jeu 7 Oct - 11:00

Trois semaines après le cours sur les totems, Zephira remettait ça. De nouveau, elle avait installé le tipi, dans les ruines. De nouveau, elle s’affairait autour. Sauf qu’il faisait jour, on était au milieu de la journée, et que la neige, entre temps, avait recouvert de son beau manteau blanc la Noble Lande. Le ciel était gris ce jour-là, et l’ancien professeur pensait qu’il allait rapidement se remettre à neiger, elle espérait que ses étudiants arriveraient avant ça… Et qu’ils pourraient ressortir du tipi sans trop de problèmes après leur transe. Elle pénétra dans le tipi, laissa le pan de peau ouvert, et s’affaira à lancer un feu.

Quelques minutes plus tard, elle était en débardeur, et il faisait assez chaud dans le tipi pour oublier que dehors la neige s’était remise à tomber. Elle avait déposé sa veste, son pull, son bonnet et ses gants dans un coin du tipi, et ne portait plus qu’un pantalon en jean clair (qui épousait parfaitement ses parfaites formes), ainsi qu’un simple débardeur blanc. Elle avait remonté ses longs cheveux avec une pince, à la va-vite, mais on aurait pu croire qu’elle y avait passé des heures tellement le résultat était beau. Depuis qu’elle avait bu le sang d’Eric, Zephira avait l’impression que son aura, si c’était possible, était devenue encore plus encombrante, encore plus obsédante. Elle se demandait vaguement si certaines personnes s’étaient rendues compte du changement, à part les plus proches, mais elle refusait d’y penser la plupart du temps. Le fait qu’elle fut devenue encore plus belle, chose qu’on aurait pu croire impossible jusqu’à lors, n’était que le moindre de ses soucis. Il y avait d’autres changements plus embêtants, et plus terrifiants.

Elle accueillit chaque participant avec un sourire, et se présenta à ceux qu’elle n’avait jamais rencontrés. Finalement, quand ils furent tous là, elle demanda :

« Que savez-vous des noms amérindiens ? Et qu’imaginez-vous à propos de la transe révélatrice de noms ? »

Elle regarda à sa gauche, attendant que la personne la plus proche d’elle de ce côté réponde, contente de se réinstaller un peu dans la routine de professeur, regrettant presque que Jena rentre pour l’hiver.

[Inscrits au Stage, je vous attends !
Vous avez un mois pour répondre, ensuite ce sera la transe en elle-même.
Pour toute question, précision, mp ! (sur le compte de Jena, s’iouplaît).
Comme précisé dans le cours II, les bizarreries de Zephira ne sont pas vraiment remarquables… Ou plutôt, sont plus ou moins confondables avec ses bizarreries habituelles, donc, sauf s’il est un proche de Zephira, y a peu de chance que votre perso s’en rende particulièrement compte.
Bon jeu !]

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Charlie Fontaine
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Sam 9 Oct - 13:34

La neige menaçait, et Charlie hâta son pas en direction du dôme pointu dressé au milieu des ruines. Elle avait enfilé un joli manteau jaune citron tout à fait adapté pour ce genre de circonstances fâcheuses, mais tant qu'à faire, mieux valait éviter de le mouiller et de sentir le chien mouillé. Tout en entrant rapidement dans le tipi, Charlie pria mentalement pour que les autres étudiants aient eu la même prévention qu'elle : jolie tente, mais tout de même relativement étroite. Elle n'aurait pas aimé passé une heure, voire davantage, dans une atmosphère empestant la chaussette humide. Elle salua la prof d'un sourire, terriblement envieuse de la chevelure blonde de Zephira ; non pas tant pour sa couleur -elle-même se sentait brunette jusqu'au bout de ses jolis ongles manucurés, mais ce volume, cet éclat... Un jour, elle lui demanderait sa potion magique. Un jour où Zephira serait moins... intimidante. Un adjectif qui de la part de Charlie n'était pas rien. Mais on ne pouvait pas lutter face à une personne pareille. La preuve : Charlie semblait avoir renoncé à épater la galerie ce jour-là, et lorsqu'elle ôta son manteau, découvrit un simple jean foncé et un pull over en patchwork, dans les tons jaune et gris. Très, très sobre, même avec les créoles et le serre-tête argentés.

Néanmoins, comme pour affirmer que la comparaison ne lui faisait pas peur, Charlie avait pris place juste à côté de la prof ; elle joua à pierre, feuille, ciseaux avec Zev jusqu'au début du cours. Et c'est avec une certaine satisfaction qu'elle se vit interrogée dès le début du cours, par le regard de Zephira. La discrétion n'était pas un truc tellement naturel chez elle, et elle avait pris la fâcheuse habitude d'être la première à parler en cours. Or le sujet de ce cours-ci, précisément, c'était pour elle du pain béni. Croisant les jambes devant elle avec une certaine grâce, Charlie sourit et expliqua :

"Mon copain a fait une de ces transes ; en fait il a fait à peu près toutes les transes possibles et imaginables, il a partagé la vie d'indiens pendant un bon bout de temps. Son nom à lui, c'est Bright Cougar."

Elle sourit. C'était carrément la classe, comme nom.

"Mais je sais qu'il y a aussi des noms en rapport avec des événements qui sont possibles. J'espère que le mien sera pas "la-fille-qui-peut-pas-s'empêcher-de-la-ramener"", soupira-t-elle avec un petit sourire adorable. Elzevir fit mine de se cacher les yeux avec ses pattes.


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Meike Johanssen
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Sam 30 Oct - 15:49

« Quant à moi si je pouvais éviter La cuisinière ça m’arrangerait. » enchaîna Meike avec un sourire amusé, non pas qu’elle ait eu honte du poste qu’elle occupait à Sywhaîd, mais l’idée d’y être réduite la terrifiait, l’idée d’être réduite à quoi que ce soit avait toujours terrifié l’ancien mannequin, ça n’avait rien de nouveau, pas pour rien qu’elle s’était forgé ce personnage envoûtant et surprenant.

Ce jour-là, elle avait fait relativement sobre sur les vêtements. Une fois la magnifique veste D&G en tweed fourré, et les accessoires qui allaient avec enlevés, elle était habillée d’une façon classe mais décontractée. Un pantalon en tweed brun-vert à taille très haute, et coupe assez eighties, qui terminait sur un simple débardeur en soie blanc. Un alliage un peu osé mais qui était parfait sur notre chère Meike (en même temps même un sac à patates aurait été parfait sur elle, mais passons). Ses cheveux étaient simplement lâchés, ils avaient été coupés en un carré relativement court au début de la saison, coupe qu’elle avait entretenue, et coiffée aujourd’hui de façon à ce que les pointes ondulent légèrement afin de donner un mouvement assez étonnant. Le tout donnait un look un peu décalé à l’ancienne mannequin, le genre de look à côté duquel on avait du mal à ne pas se retourner, mais très joli par ailleurs.

« Je ne sais pas du tout comment peut se passer la transe, je n’en ai aucune idée. Peut-être que nous allons revivre des moments clés de notre vie ? »

Elle tourna un regard interrogatif vers Zephira (qui était une des rares femmes capables de la mettre KO debout niveau beauté et look), puis recentra son attention vers les autres participants. Elle avait décidé de faire cette transe parce qu’elle s’était promis de participer à toutes les parties de la vie communautaire de Sywhaîd, afin de bien s’intégrer, et que les cours en faisaient partie. Mais aussi et plus simplement parce qu’elle avait toujours été quelqu’un de curieux, qui appréciait le fait d’apprendre, et que le monde magique était comme un nouvel univers inexploré qui n’attendait qu’elle.

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Rachel Berenson
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 1 Nov - 21:01

Charlie roula des yeux et, sa transe mimétique bien en mémoire, s’exclama :

- Ah, non, j’ai déjà donné !

Elle était assise près de Meike et apparemment totalement inconsciente du contraste absolu qu’elle offrait avec l’ancien mannequin en termes de sophistication vestimentaire. En effet, outre ses bottes Wellington adorées (qui, à elles seules, suffisaient à la disqualifier d’emblée de tout concours fashion), Charlie portait un pull trois fois trop large, d’un orange criard qui jurait atrocement avec ses longs cheveux roux, présentement retenus de façon informe par une grosse pince. Considérant visiblement qu’elle avait suffisamment contribué à la conversation, elle se tourna vers son autre voisine, attendant qu’elle prenne la parole.

L’autre voisine était Rachel et celle-ci fixait avec horreur le pull de sa voisine. La jolie blonde portait pour sa part une ravissante robe-pull en laine beige, à larges mailles, à manches longues mais très courte, sur des collants noirs en laine et des bottines noires. Avec son maquillage léger et le halo de ses cheveux dorés, elle était l’image même de l’élégance et de la sobriété. Détournant les yeux avec un effort presque visible, elle reporta son attention sur Zephira :

- Dans les tribus indiennes, les prénoms se rapportent souvent à la fois à une qualité que l’on souhaite à l’enfant et à la fois à un élément de la nature. Par exemple, je connais un garçon qui s’appelle Adriel, ce qui veut dire castor, le castor étant symbole d’adresse.

Elle se tut, un sourire rêveur sur les lèvres. Adriel, le bien-nommé, aurait-elle pu ajouter, se rappelant fort bien de l’adresse dont il pouvait faire preuve, dans des domaines fort variés. Leur séjour dans une tribu indienne, quand ils avaient seize ans, faisait partie des meilleurs souvenirs de Rachel et de ses cousins. Mais pas forcément pour les mêmes raisons.

Assise près de Rachel, Leanne, vêtue avec une simplicité adorable et paraissant beaucoup plus jeune que toutes les autres participantes, prit la parole à son tour :

- Dans ce cas, peut-être la transe nous permettra-t-elle de déterminer la qualité qui nous définit le mieux, afin de trouver l’animal et donc le nom correspondant ?

Et elle tourna un regard interrogateur vers Zephira, attendant d'être contredite. C'était bien la première fois qu'elle assistait à un véritable cours, c'était assez étrange comme sensation. Mais pas désagréable.

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Zephira Wood
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Sam 6 Nov - 10:31

Sauf que Zephira n’avait aucune intention de contredire Leanne, comme les paroles qu’elle prononça à sa suite le prouvèrent :

« Tout à fait ! » Elle sourit à la jeune femme aux cheveux courts, puis expliqua : « En fait, durant cette transe, vous allez vous retrouver dans des situations diverses, et la façon dont vous réagirez, petit à petit, vous mènera vers d’autres situations qui finiront par vous mener à votre nom. »

Elle se tourna et récupéra un sachet où se trouvait un mélange d’herbes très odorantes (un genre d’odeur agréable à petit dose mais facilement entêtante, surtout dans un endroit aussi fermé et chaud). Elle prit une poignée et la jeta dans le feu. Rapidement, le tipi fut envahi par cette odeur, et les participantes sentirent sûrement leur tête tourner assez rapidement. L’un des effets de ces herbes, le premier en général, était de troubler la vision, puis l’attention.

« Chaque choix que vous ferez durant cette transe, chaque réaction que vous aurez, l’orientera vers un nom. Je vous conseille d’être aussi honnête que possible, ne cherchez pas à faire ce qui vous semble mener au nom le plus classe, ou qui révèle une qualité qui vous plaît particulièrement, vous risqueriez de passer une éternité à chercher un nom. Ces transes sentent quand on essaie de se jouer d’elles. »

Elle ajouta une nouvelle poignée d’herbes, issues d’un autre paquet, et sourit. Le feu était à présent d’un vert étrange, proche de celui qui avait un jour eu sa place dans le regard de Zephira. Des fumées fantasmagoriques se mirent à tourner tout autour des jeunes femmes, et il fut presque impossible pour elles de se concentrer.

« Bonne chance. » ajouta Zephira, avant de lancer dans le feu une poignée d’un troisième mélange. Le feu devint noir, et toutes les participantes sombrèrent dans l’inconscience en même temps.

[Voilà ! A vous de voir comment se déroule la transe, l’important est que votre personnage vit des petites scènes qui se finissent sur sa réaction, avant d’enchaîner avec d’autres. A vous de voir si ce sont des scènes avec des gens qu’il connaît, des scènes possibles, d’autres choses… Ca peut être à peu près tout et n’importe quoi, l’idée est que ça le mène logiquement vers son nom.
Pour le nom, c’est pareil, à vous de voir comment vous le créez. Il faut que ça ait un côté « amérindien », en général une qualité et un animal (qui représente d’autres aspects de la personnalité). Comme Bright Cougar pour Esteban. Ca serait pas mal que les noms soient en anglais, non pas que je sois une terroriste de l’anglais (quoi que…) mais pour que y ait une certaine cohérence.
Mais vous avez un peu de temps pour le nom (même si à mon avis vaut mieux y réfléchir tout en faisant la transe) parce que vous n’avez pas à donner le nom pour le moment, juste à faire la transe, Zephira demandera les noms à la fin, et c’est là que le personnage le découvrira, en le disant. (hum suis-je claire ?)
Pour toute question, précision, mp ! (sur le compte de Jena please)
Vous avez jusqu’au dimanche 5 décembre pour faire la transe, ensuite dernier tour pour le nom en lui-même.
Bon jeu !]

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Charlie Fontaine
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 15 Nov - 0:30

Charlie assista plus ou moins aux différentes manipulations de Zephira pour les faire entrer en transe. Plus ou moins, parce que dès la première poignée d'herbes jetées dans le feu, elle sentit qu'elle perdait progressivement pied. Tandis qu'une floppée d'étincelles dorées dansaient devant ses yeux, la voix du professeur se faisait distante, lointaine. Les étincelles parurent un instant éclairées, dans le fond, par des rais de lumière verte. Quand le feu devint noir, cependant, elles redoublèrent d'un éclat argenté, cette fois, comme si Charlie avait été pris d'une grosse migraine -l'affreux mal de tête en moins. La voix de Zephira s'était à présent tout à fait tue, de même que tous les bruits du tipi. Il faisait en revanche toujours une chaleur assez étouffante.

Charlie supposa que les étincelles étaient dues au processus, mais elles ne semblaient pas décidées à disparaître. Ce n'était pas désagréable, encore moins douloureux, simplement un peu perturbant. Et ça ne risquait pas de s'arranger, puisque lorsque sa vision sembla se rétablir tout à fait, c'est une sorte de piscine circulaire remplie de paillettes dorées qui se forma à ses yeux, et au bord de laquelle elle était à présent assise. Et à côté d'elle, il y avait un cougar au pelage si clair, si lumineux qu'il en faisait lui-même un peu mal aux yeux. Charlie fronça les sourcils, soupira.

"You again ?" fit-elle, incrédule, avant de lever les yeux au ciel. "D'abord la quête, maintenant la transe... tu n'as pas fini de jouer les Virgile de pacotille, dis ?" ajouta-t-elle en riant, vu qu'elle se moquait davantage d'elle-même que d'Esteban. De fait, fallait-il qu'elle soit sévèrement accrochée, la soi-disant demoiselle libre et indépendante, pour retrouver immanquablement son cher et tendre dans tous les trips loufoques qu'il lui prenait la fantaisie de réaliser ! Le cougar se contenta de ronronner, il n'avait pas besoin d'expliquer sa présence au bord de cette... piscine, disons, puisque Charlie pouvait elle-même s'avouer, intelligente qu'elle était, qu'elle avait beaucoup pensé à Esteban au moment de venir à ce stage, et que, oui, avouons-le, elle se l'était figuré comme quelqu'un qui était "passé par là", qui aurait donc été capable de lui montrer la marche à suivre, en un sens. Oui, tout compte fait, le bright cougar, c'était relativement logique qu'il soit là, même si c'était un poil vexant pour sa fierté. Elle n'était pas bien sûre qu'elle raconterait ce détail à l'intéressé. Résignée, elle replia ses jambes et ramena ses jambes sous son menton, entre ses bras, et jeta un coup d'œil à la piscine.

"Bon... tu m'expliques ?" demanda-t-elle au bout d'un moment, puisque le cougar demeurait désespérément silencieux, tout en la fixant paisiblement. Elle n'avait pas l'intention de rester là "une éternité", comme avait dit Zephira. Surtout que ces étincelles dans son champ de vision commençaient déjà un peu à la fatiguer.

"Well", grogna le fauve, d'une voix qui n'était pas celle d'Esteban, mais qui en avait quand même tout à fait les intonations. "Des paillettes. You are... sparkling, dear".

Charlie resta quelques secondes interloquée. Elle eut le réflexe, comme chaque fois qu'on lui sortait quelque chose qu'elle jugeait étrange voire surprenant, de se tourner vers Elzévir, mais son daemon martre ne l'accompagnait pas. Ce qui, au passage, était assez angoissant, et contribua à l'ancrer dans ce début de transe. Ce n'était pas tant l'adjectif qu'il lui attribuait qui la surprenait -de fait, ça lui correspondait bien, estimait-elle sans la moindre once de fausse modestie - que la manière dont il le faisait. Zbam, comme ça. Hop, emballé, c'était pesé. Ah ça, elle avait voulu une transe courte, elle était servie. Mais enfin... c'était tout de même bigrement frustrant, et puis, franchement...

"Piscine de paillettes ? C'est ça mon nom amérindien ?" rétorqua-t-elle finalement, en plissant le nez. Non mais, ho. C'était complètement nul, comme nom. Ce à quoi le cougar ouvrit légèrement la gueule, ce qui donnait l'impression étrange qu'il souriait.

"Je n'en sais rien ; à toi de trouver", ajouta simplement le cougar. Et il croisa ses pattes de devant pour s'allonger commodément au bord de la piscine. Charlie posa les poings sur les hanches, dans une attitude provocante et agacée qui lui était relativement familière, avouons-le.

"Hum. Je vois. Et je suppose que tu ne m'accompagnes pas"
, ajouta-t-elle en voyant le cougar plutôt bien parti pour une petite sieste que pour un plongeon. En même temps, elle pouvait difficilement le lui reprocher, seulement deux minutes après s'être plaint de sa présence dans sa transe. Elle soupira.

"Fine. Mais où que j'atterrisse, ya intérêt à ce qu'il y fasse moins chaud qu'dans ce sauna", fit-elle d'un ton autoritaire. Et elle plongea gracieusement, tête la première, dans la mer de paillettes.

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Meike Johanssen
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Ven 26 Nov - 12:42

Meike ouvrit les yeux mais dut les refermer tout de suite. Tout ce blanc était bien trop lumineux, par rapport à la lumière qu’il y avait eu dans le tipi. Une partie d’elle s’étonna de pouvoir être éblouie dans une transe, ou même de savoir qu’elle était dans une transe, ou d’être éblouie par le changement de luminosité, mais elle chassa vite ces pensées. Elle n’avait aucune envie de gâcher cette transe en la décortiquant, en analysant trop tout ce qu’elle vivait. Il fallait savoir s’amuser dans la vie, savoir lâcher prise, c’était une leçon que Meike avait fini par apprendre, à force de tout vouloir contrôler, de tout vouloir comprendre. Heureusement, elle avait toujours eu des moyens de se défouler, des amis qui la remettaient parfois à sa place, qui lui permettaient de s’amuser, et ensuite deux merveilleuses filles qui, même si elles la rendaient parfois folles, la forçait à combattre ses petites manies, et ses tendances à être une vraie control freak. Évidemment, Bulle vous dirait sûrement qu’elle était loin d’avoir assez travaillé sur ce problème, mais on parlait là d’une adolescente qui ne rêvait que d’une chose : que sa mère la laisse enfin tranquille (et qui aurait en réalité été bien malheureuse si l’ancien top model avait réellement arrêté de s’intéresser à sa vie).

Elle rouvrit les yeux, finalement, et ils s’habituèrent à la luminosité. Elle prit une inspiration et sentit… En fait, rien. Ou plutôt, le propre. Une sorte d’odeur de propre, de neuf, mais qui n’était pas non plus trop entêtante. Elle s’assit et vit qu’elle était dans une sorte de grande, très grande pièce (qui pouvait facilement être une salle de fêtes ou de spectacles), toute blanche et parfaitement propre. Il n’y avait absolument rien dans cette pièce, il n’y avait que quatre grands murs, blancs, un sol blanc, un plafond blanc. Pas de lampes, pas de fenêtres, pas de décorations (d’ailleurs, d’où venait la lumière ?). Meike se releva souplement et fit quelques pas, s’étonnant d’avoir autant l’impression d’être dans la réalité, se promettant de ne pas oublier qu’elle était dans une transe. Elle baissa les yeux, et découvrit qu’elle portait elle-même des vêtements à peu près aussi neutres que le décor : un pantalon blanc, une chemise blanche, des tennis blanches.

« Welcome back to the 80’s… » murmura-t-elle d’un air amusé, avant de porter une main à ses cheveux, qui étaient tout simplement brossés mais absolument pas travaillés et se contentaient donc d’être un carré tout simple. Elle pouvait sentir qu’elle n’était pas maquillée, et elle ne portait aucun bijou.

« Oh je me souviens des 80’s, je ne t’ai jamais vue porter de blanc. » répondit une voix dans son dos. « A l’époque, déjà, tu savais quelles tendances suivre et lesquelles éviter… Tu n’as aucune photo de toi dont tu doives avoir honte… Alors que moi, j’ai tout un album de couleurs fluos, de pantalons moulants et de coiffures impossibles à imaginer. »

« Manny ? »

Elle se tourna et vit son meilleur ami, habillé lui aussi d’une tenue parfaitement immaculée, qui la regardait avec un grand sourire.

« Hey Meike, it’s been a while. »

Elle sourit et se jeta dans ses bras, oubliant un instant que ça n’était pas le vrai Manny qu’elle embrassait, mais bel et bien une incarnation de son inconscient, ou de quelque chose dans le même genre. Serrer son meilleur ami de toujours dans ses bras à ce moment précis était exactement ce dont elle avait besoin.

« God ! I miss you ! » dit-elle en sentant les larmes lui monter aux yeux et sa gorge se serrer.

Manny la serra quelques instants, puis, doucement mais fermement, se sépara d’elle. Il lui sourit. Elle ne l’avait pas vu depuis qu’elle était arrivée à Sywhaîd… Et même s’ils avaient toujours été habitués à vivre une amitié régulièrement séparée (après tout ils avaient des métiers internationaux tous les deux), c’était dur de ne pas entendre sa voix au téléphone, et de n’avoir de contact avec lui que par lettres.

« Ce n’est pas le sujet de cette transe. Je ne suis là que pour t’expliquer les règles… » lui dit son merveilleux (et magnifique) meilleur ami, comme à regrets.

« Oui. Euh… Bien sûr. Vas-y. »

Meike se força à sourire, malgré tout, le fait de voir Manny était… C’était dur, parce qu’elle savait que quand la transe se terminerait, il ne serait plus là. Et savoir qu’il n’était pas vraiment là n’y changeait rien. Tous ses sens lui disaient que c’était lui, et il était plus difficile de relativiser quand même votre odorat vous apportait le parfum de l’être qui vous manquait.

« Tu te connais, Meike. Tu n’es pas exactement du genre à aimer te faire mener en bateau, même pas ton inconscient. Alors, les règles sont légèrement différentes de celles expliquées par Zephira… » Meike dut se retenir de demander bêtement à Manny comment ça se faisait qu’il connaissait Zephira, des fois les réflexes les plus idiots étaient ceux qui étaient les plus durs à retenir. « Tu auras des choix à faire, et chaque choix t’amènera à ton nom, c’est le principe de la transe, celui qui ne sera jamais altéré, même par un caractère comme le tien. Seulement, ces choix se feront seulement dans cette salle. Tu dois… Oh tu vas adoré chérie ! Tu dois créer ton décor, tes costumes. Tout doit être parfait, exactement comme tu le voudrais pour découvrir ton nom amérindien. »

« Et comment je suis sensée faire ça ? »

« Ca, tu va le découvrir toute seule… »
lui répondit son meilleur ami, avant de lui déposer un baiser sur la joue… et de disparaître aussi vite qu’il était apparu.

Étrangement, malgré le fait que si elle y réfléchissait un peu plus, oui, l’idée de créer son propre décor et son propre costume pour sa transe était parfaite, ça n’est pas de l’enthousiasme qui la gagna au moment où Manny disparut, mais une grande lassitude. Qu’est-ce qu’elle fichait ici ? Dans cette transe ? A Sywhaîd ? Elle était la cuisinière d’une communauté autarcique de sorciers… Comment en était-elle arrivée là ? Elle sentit une vague de tristesse et de frustration la submerger. Mais Meike n’était pas du genre à se laisser abattre aussi facilement. Elle prit une inspiration, desserra la mâchoire, et sourit. Elle avait du travail, et elle avait toujours été particulièrement douée pour oublier ses soucis grâce à son boulot. Quel qu’il soit.

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Charlie Fontaine
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Dim 28 Nov - 22:35

Il ne faisait plus très chaud, ni froid, d'ailleurs. Il faisait parfaitement bon. Et en dehors du fait que des paillettes s'étaient accrochées à ses cheveux et incrustées dans son décolleté - ce genre de chutes, en pratique, n'était pas si gracieux que ça, Charlie allait le mieux du monde. En tout cas aussi bien que l'on pouvait aller dans un lieu aussi... étrange. Elle avait atterri confortablement, le sol apparemment en verre heureusement amorti par une couche de paillettes dorées. Au-dessus, au-dessous d'elle, et de tous côtés s'étirait l'infinité de la galaxie ; de quoi donner le vertige à moins aguerri qu'une demoiselle bien au fait, encore, de sa situation présente (une transe bizarre de plus ou de moins), et à l'imagination fertile. Une galaxie, oui, ma foi, de fait pour le moment elle se demandait bien dans quelle direction elle allait aller. Et l'idée que ce serait à elle d'en décider, ça lui plaisait bien. après tout, elle avait trouvé le moyen de prendre plus ou moins les rênes dans une partie de sa Quête, ce qui d'après les échos qu'elle avait pu avoir par ailleurs n'était pas forcément le cas.

Bref, le choix, cette fois encore, elle allait l'avoir, en tout cas se l'octroyer. Elle resta quelques instants le nez en l'air, à regarder l'espace, les étoiles composer autour d'elle leur scintillant spectacle. "Sparkling as a the stars", "as the universe"... Oui, bien sûr, voilà un nom qui aurait été pour le moins flatteur ; mais quand bien même Charlie était tout à fait satisfaite de sa petite personne, elle demeurait lucide ; suffisamment, en tout cas, pour savoir qu'elle n'avait rien de l'auguste paix, ni de l'immensité vénérable d'un tapis d'étoiles. Et puis franchement, ça aurait été un peu trop facile, un peu trop évident ; comme un roman policier de trois pages. Elle fit donc résolument non de la tête. Ce n'était pas ici que se trouvait son nom, il fallait chercher ailleurs ; ou, peut-être, en un autre moment. Précisément, lorsque cette pensée se forma dans son esprit, trois portiques transparents apparurent face à elle. Charlie, ravie, se frotta les mains, attendant la suite, qui ne tarda pas, puisque dans chacun des portiques se forma bientôt, en hologramme, un paysage familier aux yeux de la jolie demoiselle.

Le premier était éblouissant de neige fraîche et du bleu limpide du ciel canadien ; c'était la grande prairie couverte de neige qu'elle voyait de sa fenêtre, dans la première école de magie qu'elle avait fréquentée, dans le nord de son pays natal. Un sourire nostalgique s'épanouit sur ses lèvres.

Le second paysage était lui aussi dominé par la neige, mais celle-ci, dans la nuit de l'archipel de Svalbard, avait cette fois une teinte bleutée fantasmagorique. Les plaines gelées sous l'éclat si particulier de la lune du grand nord et les spirales envoûtantes des aurores boréales : encore un lieu qui avait eu, dans sa vie, une importance particulière, et qui ne manquait pas d'attraits "étincelants".

Le dernier paysage, elle venait de le quitter : c'était celui de la lande Sywhaîdienne, encore parée des coloris chatoyants de l'automne, avec, en contrebas, le Loch Finn si bien nommé, sous cette lumière rasante et dorée de la fin d'après-midi. Charlie n'était pas sur la Lande depuis longtemps, mais elle avait dès le début eu envie d'y écrire, ce qui disait assez l'attachement qu'elle éprouvait déjà pour ce petit morceau d'Ecosse.

Néanmoins, le premier choix était facile à faire. Charlie savait très bien où trouver le nom qui dirait qui elle était vraiment. D'un pas résolu, elle traversa le premier hologramme.

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Rachel Berenson
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Mer 1 Déc - 21:17

Rachel ouvrit les yeux pour voir deux visages absolument identiques penchés sur elle. Absolument identiques, a priori. Elle était, elle, capable de les distinguer au premier regard. Jake était à gauche, Tom, à droite. Ils lui sourirent simultanément et tendirent chacun une main pour l’aider à se relever. Mais, bien sûr. Elle ignora leurs mains tendues et se releva toute seule, avec souplesse, avant d’épousseter, par réflexe, ses habits. Elle croisa ensuite les bras sur ses hanches et regarda ses deux cousins avec un air décidé.

- Bon, qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

- Tu as entendu Zephira, répliqua Jake.

- Tu dois choisir, ajouta Tom.

Rachel secoua la tête de droite à gauche.

- Hors de question que je choisisse entre vous deux.

Les deux jumeaux échangèrent un regard vaguement amusé et aussi un peu inquiet.

- Mais c’est le but de la transe, poursuivit Jake.

- Si tu ne prends pas de décision, tu ne vas pas avancer, renchérit Tom.

- Et tu ne pourras pas trouver ton nom… conclut Jake.

Rachel planta résolument ses poings sur ses hanches et foudroya les deux garçons du regard.

- Hors de question que vous me donniez des ordres. C’est ma transe quand même, oh !

Elle tendit un doigt accusateur vers Tom et le secoua sous son nez.

- Et ce n’est pas parce que tu es un lâcheur et un déserteur que je vais t’abandonner. Je n’abandonne personne, moi.

Tom sourit, comme si elle venait de donner la bonne réponse à un quiz. Il passa son bras sous le sien et tenta de l’entraîner vers la droite.

- Ok, viens par là alors.

- Et Jake ? demanda Rachel, sans bouger d’un pouce.

Tom s’arrêta de tirer sur son bras et prit l’air peiné.

- Il faut choisir, Rachel, répéta-t-il.

- Je vous choisis tous les deux, répliqua celle-ci, avec une expression déterminée que ses cousins connaissaient bien.

La jeune femme passa son autre bras dans celui de Jake et se mit à marcher droit devant elle. C’était sa transe après tout, c’était à elle de mener la danse.

- Allons-y, lança-t-elle simplement.

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Charlie Fontaine
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Ven 3 Déc - 12:26

Charlie était plus émue qu'elle ne s'y serait attendue, en retrouvant les lieux qui avaient accueilli les jeux de son enfance. "Ivujivik", prononcèrent silencieusement ses lèvres. Elle n'aurait pas cru, après toutes ces années, reconnaître si bien la pente des luges, fraîchement recouverte d'une grosse couche de neige moelleuse et brillante comme une meringue, frangée des silhouettes ciselées des grands sapins bleus. C'était exactement comme dans ses souvenirs, jusqu'au bruit de crissement de ses bottes dans la neige, qui n'était pas exactement le même qu'ailleurs. Les esquimaux étaient supposés avoir des dizaines de mots pour la neige, Charlie en avait au moins un inventé exprès, rien qu'à elle, pour celle d'Ivujivik.

"Très joli, en effet !"


La canadienne fit un bond qui faillit bien lui faire goûter de plus près cette neige qu'elle affectionnait tant.

"Non mais qu'est-ce que..."

Elle se pencha en direction de la minuscule créature qui, voletant à son côté, avait parlé. Une fée fleur, indubitablement, drapée dans de fins pétales couleur jaune citron, qui lui faisaient une robe légère. Ce devait être une fleur de pavot d'Amérique, ou quelque chose comme ça. La petite fée fleur écarquillait de grands yeux bleus sur le paysage autour d'elle.

"Ben qu'est-ce que tu fiches là, toi ?"
demanda Charlie qui, sous prétexte qu'elle était dans sa transe, en oubliait un peu quelques règles élémentaires de politesse. Mais son interlocutrice se contenta de hausser les épaules sans grande conviction.

"Ben j'en sais rien, moi !" gazouilla-t-elle. "C'est toi qui m'as amenée, j'imagine. Je vais pouvoir t'aider, comme ça ! C'est ça le Canada, alors ?"

Ca, c'était quand même bizarre.

"Pardon mais si je t'avais amenée, je t'aurais pris au moins une écharpe"
, rétorqua, pleine de logique et de bon sens, Charlie. De fait, elle-même avait revêtu, en traversant l'hologramme, son vieux -mais indémodable- manteau rose, en laine bien chaude, ainsi que bonnet, gants, écharpe et bottes fourrées assorties. Or aussitôt, une très jolie petite écharpe jaune citron vint s'enrouler autour de la fée fleur. Ceci dit, Charlie avait sous-estimé le potentiel de répartie de la minuscule créature qui l'accompagnait et qui, presque aussitôt, arracha l'accessoire de son cou et s'exclama :

"Ne sois pas idiote ! Les fées fleurs ne craignent pas le froid !"

Ah oui, c'était pas faux, ça ; elle se souvenait effectivement avoir entendu une information de ce genre (elle se souvenait surtout avoir pensé très fort qu'il aurait été vraiment génial de pouvoir s'habiller comme elle le souhaitait sans avoir à tenir compte des contingences météorologiques). Les créatures minuscules qui se payaient le luxe d'avoir toujours raison agaçaient quelque peu Elzévir, qui donna quelques coups de pattes en l'air comme il aurait chassé un papillon importun. Mais la fée fleur ne semblait faire aucun cas du daemon, et voleta simplement un peu plus en hauteur, et un peu devant Charlie, en se frottant les mains avec enthousiasme.

"Alors ! Ce nom indien ! Par où commence-t-on ?"


En quelques arabesques scintillantes, la créature s'était approché de la branche de sapin la plus proche.

"Si tu veux mon avis, cette neige est magnifique, elle scintille au soleil, c'est superbe ! Oh, et regarde un peu !"

La fée fleur agrippa l'une des épines de l'arbre et, avec une force que l'on n'aurait certes pas soupçonnée chez une si petite créature, commença à l'agiter assez vigoureusement de haut en bas, faisant s'envoler encore quelques flocons qui, en suspension dans l'air, étincelèrent de fait comme de la poussière de diamant, spectacle suffisamment charmant pour que Charlie y accorde quelques secondes de son attention. Avant de hausser la voix pour couvrir les couinements joyeux de la gentille, mais un peu trop enthousiaste fée fleur.

"Ok, ok, ça suffit !"

La fée fleur cessa d'agiter la branche, sur laquelle il ne restait, de toute façon, plus beaucoup de neige après ce traitement. Elle était un peu surprise, mais ne perdit son grand sourire enthousiaste que lorsque Charlie poursuivit :

"Je ne dis pas que ce n'est pas joli, mais... Bon. Ecoute, c'est ma transe, laisse-moi diriger les opérations, veux-tu ?"

"Oui, laisse-nous diriger les opérations",
confirma Elzévir, qui regrettait de s'être fait piquer ainsi la place de faire-valoir. Lui aussi aurait bien fait joujou avec les branches, ça avait l'air rigolo comme tout. Et Charlie n'avait pas pensé à lui fournir d'écharpe. Pas qu'il en eût particulièrement besoin, mais enfin c'eût été une attention délicate. A part ça, il n'avait aucune idée d'où Charlie voulait aller, de ce qu'elle avait en tête. Enfin lui, au moins, il savait se tenir et lui laisser les rênes ! Il grimpa lestement sur la jambe de son humaine, pour aller se lover dans son cou.

La vérité était que Charlie elle-même ne savait pas très bien ce qu'elle était supposée dire, faire, dans quelle direction elle devait aller. Elle avait tendance à s'approprier ses quêtes, à filouter un peu ; avoir par principe l'autorisation de faire ses propres choix était presque déroutant.

"Bon", fit-elle finalement en frappant des mains (ce qui ne produisit qu'un bruit sourd, à cause des gants). "Ca ne va pas, en fait. La neige, l'hiver, tout ça... C'est bien joli mais.. je ne le sens pas, je ne sais pas comment dire... Non. Il me faut quelque chose de plus frais ; hum, ce n'est pas le mot. De plus tiède, alors. De plus vivant."

Elzévir hocha vigoureusement la tête, approuvant alors même qu'il n'était pas bien sûr de ce où Charlie voulait en venir.

"En fait c'est l'hiver qui ne colle pas. Il nous faut de la chaleur", conclut la Canadienne, en fixant la fée fleur, qui resta un moment immobile sur la branche, semblant attendre la suite.

"Euh... oui ? Et donc ?"

"Et donc ? Ben transporte-nous à une période de l'année où il y ait des fleurs, voyons."

La fée se redressa et, ses poings sur les hanches, virevolta en signe de protestation (chacun ses signaux).

"Ben voyons ! Et où as-tu lu que les fées fleurs voyageaient dans le temps ?"
explosa-t-elle, visiblement vexée que ses cristaux de neige n'aient pas remporté le succès escompté.

"C'est ma transe, minuscule sotte ; si je décide que tu peux nous faire bouger d'ici, ça devient vrai. Alors tu ferais mieux de t'activer, si tu ne veux pas que je trouve une autre idée, et que je te fasse faire un slalom géant sur la piste, par exemple", répondit du tac au tac Charlie. Clairement, elle avait anticipé la réaction de son interlocutrice, qui, à ces mots, ôta aussitôt ses poings de ses hanches, tandis que l'agressivité de ses traits s'évanouissait. Elle se souvenait fort bien de l'écharpe apparue autour de son cou ; et bien qu'elle fût plutôt curieuse, dans le genre fée fleur, cette histoire de slalom ne la tentait guère.

"Très bien", soupira-t-elle donc, avant de claquer dans ses doigts, résignée.

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Meike Johanssen
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Dim 5 Déc - 15:31

Assise en tailleur au milieu de sa salle blanche, Meike réfléchissait. Ca n’était pas si évident que ça de savoir comment créer un décor de transe. Elle resta un moment à réfléchir, puis se dit que ça n’allait pas du tout. Elle n’allait pas y arriver. Elle n’avait pas assez réfléchi à la question, et ne pouvait pas créer un décor sans savoir à quoi il allait servir exactement. Elle soupira. Bon, ça n’était pas exactement une situation conventionnelle, il allait donc falloir agir de façon non-conventionnelle. En temps normal, quand elle organisait un évènement, elle commençait par créer le décor, puis assortissait sa tenue. Là, elle n’allait pas y arriver dans ce sens, et elle aurait sûrement plus d’idées pour une tenue que pour un décor, autant faire dans l’autre sens.

Quelle couleur devait-on porter durant une transe ? On aurait sûrement attendu d’elle une tenue d’inspiration amérindienne mais, pour commencer, Meike avait toujours détesté la mode hippie-chic, et ensuite, elle trouvait ça trop évident. Elle avait réussi à monter sa carrière sur l’originalité, et sur le fait qu’elle prenait des risques, elle n’allait pas commencer à céder à la facilité, surtout pas quand tout était possible (quoi qu’elle ne sache pas encore exactement comment elle était sensée récupérer des vêtements ou des décors dans cette salle blanche, mais passons).

Bon, pas de peau, pas de brun, pas de perles de rocailles… Ca éliminait déjà pas mal de choses mine de rien. Elle réfléchit encore. Le problème était qu’elle ne savait pas exactement ce qu’on attendait d’elle, à part créer un décor et une tenue qui symboliserait la transe. Elle était trop libre, d’une certaine façon, le cahier des charges était trop vaste, ce qui à la fois augmentait le risque de se planter, et réduisait les chances de surprendre. Elle soupira. Ce genre de jobs, elle les faisait les yeux fermés, normalement, pourquoi n’y arrivait-elle pas quand c’était son inconscient qui le lui imposait ?

Bon, très bien. Elle se leva et tapa dans ses mains, pour se motiver elle-même. C’était elle qui devait faire ça, son imagination, il fallait donc qu’elle suive ses instincts. Et la seule bonne question à poser était : qu’est-ce qui symbolise une transe pour toi ? Elle réfléchit un instant. Il y avait un côté mystique, mystérieux et dangereux. Quelque chose d’un peu effrayant, mais de sexy aussi. Quelque chose d’animal, de sauvage, parce que ces transes touchaient à des parties des gens qui étaient cachées, qu’eux-mêmes ignoraient. Il y avait une idée d’identité, particulièrement pour cette transe sensée révéler le nom, mais d’une identité qui vous dépassait, très profonde, instinctive.

Meike sourit. Elle avait tout ce dont elle avait besoin. Elle se releva et commença presque malgré elle à visualiser sa tenue, à faire des choix, telle matière plutôt qu’une autre, telle forme plutôt qu’une autre, et elle découvrit comment elle était supposée se changer. En faisait les choix, tout simplement. Sa tenue changeait d’elle-même. C’était un peu étrange, parce qu’elle se retrouva du coup à plusieurs reprises avec des sortes d’ébauches de tenues un peu étranges, des sortes de croquis matérialisés, et ça l’obligea assez vite à se concentrer sur chaque aspect de sa tenue, faire des choix au fur et à mesure, même les plus anodins, afin de ne rien oublier. Une fois la tenue terminée, elle fit pareil avec le décor, et ce fut beaucoup plus rapide de trouver le décor, il allait naturellement avec la tenue.

A présent, elle n’était plus dans une salle immaculée mais dans une sorte de grande clairière sous le clair de lune. Il faisait nuit, mais les étoiles scintillaient dans le ciel, comme en pleine campagne, loin de toute lumière artificielle. La Lune n’était pas pleine, il n’y avait en fait qu’un gros quartier de visible, une belle lune rousse qui donnait une lumière étrange, envoûtante au paysage. Le paysage en question était parsemé de quelques arbres, immenses, créant des ombres changeantes. Et de l’herbe, relativement épaisse, une herbe moelleuse, dans laquelle ça aurait été un vrai plaisir de marcher pieds nus.

Sauf que Meike n’était pas pieds nus. En fait, elle portait des escarpins noirs, magnifiques, aux talons très hauts, assez hauts pour la faire approcher des deux mètres. Sa silhouette complète était embellie par sa tenue, la rendant plus élancée que jamais. Elle portait une robe qui lui arrivait à mi-cuisses, avec un corset-bustier qui lui découvrait totalement les épaules. Une robe noire, faite de soie et de dentelle, coupée d’une façon tout à fait asymétrique. Une ceinture épaisse en cuir noir brillant (aussi brillant que les escarpins), dont la boucle était faite d’or blanc, certie d’une demi-douzaine de diamants noirs, faisait le lien entre le bustier et la jupe. Meike avait hésité, mais elle avait fini par opter pour des collants opaques, noirs, et ses cheveux étaient raidis et remontés dans une sorte de chignon dont sortaient des mèches éparses, travaillées comme des plumes noires.

Des plumes noires, il y en avait aussi des vraies, piquées dans ses cheveux. Elle avait aussi des faux cils très longs en plumes de corbeau (et petits diamants blancs piqués dessus, qui accrochaient même la lumière de la lune et des étoiles). Du fard à paupière, appliqué comme une sorte de bandeau, partant d’une temps à l’autre, noir et brillant, lui faisait une sorte de masque fin. Elle portait un rouge à lèvre transparent, avec quelques paillettes et des lentilles de contact gris clair, à la pupille étrange, féline. Elle sourit, fit quelques pas, de cette démarche qui avait fait d’elle un mannequin tellement célèbre : souple et conquérante, puis s’arrêta. Elle posa ses mains sur ses hanches, montrant un bracelet épais fait de diamants noirs sur son poignet droit, et des tas de bracelets très fins en or blanc sur l’autre. C’était parfait.

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Charlie Evans
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 6 Déc - 18:17

Charlie ouvrit évidemment les yeux sur une scène de théâtre. Une scène vide, dénuée de décor. A l’exception d’un miroir. Hum, tout ça avait toute de même pas mal de faux airs de Quête. Son esprit était-il assez tordu pour lui faire revivre l’épreuve façon Alice qu’elle avait déjà dû affronter ? Choisissant de se faire confiance, elle s’approcha du miroir et observa son reflet sous la lumière blafarde d’un projecteur blanc. Elle était nue. Et blonde. Elle grimaça. Non, ça n’allait pas du tout ça, elle avait renoncé au blond quand elle avait quinze ans. Parce que, les jolies blondes, mine de rien, ça courait les rues. Alors qu’un beau roux, ça faisait toute la différence. Dans les castings notamment.

Pourquoi ce blond, alors ? Elle pencha pensivement la tête de côté. Et cette lumière… ça n’allait décidément pas du tout. Ce blanc la faisait paraître cadavérique, surtout avec ces cheveux blonds, ça n’allait pas du tout. Elle aurait préféré… du bleu. A peine cette pensée fut-elle formulée que la lumière du projecteur changea et que Charlie se retrouva auréolée d’un bleu pétrole assez éclatant. Elle éclata de rire. Non, ça n’allait pas non plus, on aurait cru qu’elle sortait d’Avatar, c’était ridicule. Il valait peut-être mieux… du rose ? Ah, non, non, ça n’allait pas non plus. Entre le blond et le rose, on aurait dit une poupée Barbie grandeur nature, c’était absolument ridicule. Bon, du jaune, alors, elle avait toujours aimé cette couleur. Haha, non, pas du tout, elle avait l’air d’avoir un problème hépatique quelconque, c’était atroce. Très bien, du rouge, dans ce cas.

Charlie en avait presque oublié ce qu’elle faisait là. Elle ne voyait pas bien en quoi ce choix de couleurs avait à voir avec un éventuel nom amérindien mais, en tout cas, elle s’amusait bien et, pour l’instant, c’était bien suffisant.

Elle renonça également au rouge, on aurait dit un personnage en colère dans une bande-dessinée un peu simpliste. Bon, du orange, alors ? Non plus, mais c’était déjà plus ça. Elle s’amusa à faire passer la lumière par toutes les gammes du orange, s’arrêtant juste avant de plonger complètement dans le jaune ou dans le rouge. Et elle trouva la couleur idéale. Un joli orangé, plus proche du rouge que du jaune mais pas terriblement non plus. Comme pour confirmer son choix, ses cheveux retrouvèrent leur roux, qui jurait d’ailleurs terriblement avec la couleur définitive. C’était parfait. Elle en battit presque des mains.
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Rachel Berenson
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 6 Déc - 19:03

Finalement, Jake et Tom acceptèrent de la suivre de leur plein gré, ce qui rendit sa progression plus facile. Non, mais quelle transe débile ! La faire choisir entre ses deux cousins, comme si c’était possible ! Elle haussa les épaules. Et continua d’avancer. Décidément, ça commençait à faire long, tout ça. Elle avait comme l’impression de tourner en rond. Ce qui était difficile à déterminer dans la mesure où le paysage autour d’elle était quelque peu difficile à distinguer. De fait, il était flou. Et changeant. Et assez déstabilisant. Tout à coup, Rachel s’arrêta et Tom et Jake, qui la suivaient bien sagement, faillirent lui rentrer dedans. La jolie blonde croisa les bras sur sa poitrine et leva le menton. Les deux jumeaux échangèrent un regard.

- C’est pas très bon signe…

- Non, pas très.

- C’est signe que quelqu’un va en prendre pour son grade, ça…

- Oui. Et le quelqu’un en question ne peut être que…

- Moi, répliqua platement Rachel.

Oui, c’était logique, c’était sa transe après tout. C’était elle-même qui se faisait tourner en rond de la sorte. Et elle n’aimait pas ça du tout.

- Rachel est vexée, murmura Jake comme s’il annonçait qu’un volcan était sur le point de se réveiller.

Oui, elle était vexée. Vexée de se faire balader ainsi par son propre esprit. C’était absolument n’importe quoi. Et il était hors de question que ça continue. Elle sourit.

- Oh, oh.

Elle n’avait jamais morphosé aussi vite. Et quand elle fut entièrement transformée en aigle royal, elle n’eut aucun mal à s’envoler, malgré l’absence flagrante de courants ascendants. Au fur et à mesure qu’elle s’élevait, elle abandonnait le paysage flou et moche et rejoignait un ciel bleu et presque sans nuage. Elle repéra un faucon pèlerin, Jake, et Tom, également incarné en son totem d’esprit. C’était euphorisant. Comme quand ils étaient petits. Et c’était elle qui avait permis de recréer cette situation. Elle avait repris le contrôle et était allée dans la direction qui lui convenait le mieux : vers le haut.

< Tu es fière de toi ? >

Elle ne répondit pas. Mais oui, bien sûr qu’elle était fière d’elle. Elle l’était toujours.

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Charlie Evans
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 6 Déc - 20:01

- Moui, moi je t’ai toujours préféré en blonde, affirma une voix dans son dos.

Charlie se retourna vivement et, instinctivement, tenta de protéger sa nudité en cachant sa poitrine d’un bras et son entrejambe avec l’autre main. Elle n’était pas particulièrement pudique et, honnêtement, ce garçon l’avait vue en son plus simple appareil des centaines de fois mais la dernière devait remonter à leur cinq ans, elle aimait autant ne pas changer cet état de fait. Danny avait d’ailleurs dans les mains quelques fringues qu’il lui lança et qu’elle enfila rapidement.

- Regarde-toi, lui ordonna son jumeau et elle se retourna vers son reflet, derrière lequel apparaissait maintenant celui de Danny

Elle éclata de rire. Elle portait un costume d’Ophelia : une longue robe blanche ornée de dorures. Ses longs cheveux roux étaient parfaitement lisses et surmontés d’une couronne de fleurs. Dans son dos, Danny ne souriait pas et Charlie retrouva un sérieux relatif.

- Ben, quoi ?

- Tu n’en as pas marre de te cacher ?

- Me cacher ?

- Tu es trop intelligente pour jouer à ce petit jeu-là Rosie…

Elle fit volte-face à nouveau. Le costume avait changé. Elle portait maintenant la chemise de nuit tachée de sang de Lady Macbeth, celle que, grâce à la Brume, elle n’incarnerait jamais.

- Je ne joue pas, répliqua-t-elle à mi-voix.

- Tu joues sans cesse.

Charlie ferma brièvement les yeux. Oui, elle jouait sans cesse, elle était une actrice après tout. Et son rôle récurrent, celui de la jeune femme vive et délurée, fraîche et dynamique, n’était-il pas qu’un rôle également ?

- C’est un peu simpliste, commenta-t-elle. Danny se contenta de hausser les épaules en réponse.

Elle portait maintenant son uniforme de Poudlard, les couleurs bleu et bronze de la maison de Serdaigle. La première de la classe, la surdouée, c’était elle aussi. L’avait-elle également surjoué ?

- Mais, tout ça, c’est moi !

De nouveau, Danny se contenta de hausser les épaules. Charlie baissa les yeux sur son kimono de tae-kwon-do. Sa ceinture noire. Qu’elle avait gagnée, méritée. Comme elle avait mérité chaque rôle qu’elle avait décroché, chaque bonne note qu’elle avait obtenue. Comme elle méritait chaque jour le poste d’institutrice qu’on lui avait confié. Elle ôta posément son kimono et se retrouva en sous-vêtements.

- Voilà, c’est moi.

Sans un mot, Danny effleura la courbe du tatouage qui parcourait ses omoplates. All that we see or seem, is but a dream within a dream. Elle sourit à leurs deux reflets.

- Au moins, j’essaye toujours d’être un rêve agréable…
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Rachel Berenson
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 6 Déc - 20:24

< Vous ne sentez pas… >

< De la fumée ! > confirma Jake.

Les trois rapaces perdirent rapidement de l’altitude. Effectivement, ça sentait la fumée et ils en découvrirent rapidement l’origine. Une maison. En feu. Des flammes s’échappaient du toit et des fenêtres et léchaient les murs. Grâce à leur ouïe d’oiseau de proie, ils ne purent manquer les cris qui s’échappaient d’une des pièces à l’étage. Rachel commença à descendre en piqué après avoir lancé son célèbre :

< Allons-y ! >

< Arrête Rach’, c’est trop dangereux. >

< Ne confonds pas courage et inconscience Rach’ ! >

Rachel se mit à planer, frustrée, vexée. Elle effectua des cercles de plus en plus serrés devant la maison incendiée. Les cris qui s’en échappaient étaient de plus en plus faibles.

< On ne va pas rester là sans rien faire, quand même ? >

Les deux oiseaux qui l’accompagnaient échangèrent un regard.

< Ne me dites pas que vous avez peur ? >

< C’est dangereux, Rachel. >

< Ta témérité n’est pas forcément toujours une qualité, Rachel. >

Rachel laissa échapper un cri strident d’exaspération.

< Quelqu’un a besoin d’aide là-dedans ! >

Elle regarda férocement le faucon pèlerin (elle n’avait pas tellement la possibilité d’ôter la férocité mais, là, elle en rajoutait). Celui-ci lui rendit son regard avant de hocher sa petite tête d’oiseau. Elle n’avait pas besoin de plus. Elle s’engouffra dans la maison par une des fenêtres ouvertes et démorphosa immédiatement. Une fois redevenue complètement humaine, simplement vêtue de son justaucorps noir, elle se mit à tousser et ses yeux à larmoyer. Sans prendre garde à ces désagréments et refusant de laisser la chaleur la faire changer d’avis, elle avança vers l’origine des cris, maintenant nettement étouffés. En toussant, ses lèvres se craquelant sous l’effet de la chaleur, elle finit par déboucher dans une chambre d’enfant. Un bébé, dans son berceau. Luttant contre une nausée soudaine, elle l’arracha à ses couvertures et s’approcha de la fenêtre, encore épargnée par les flammes. Elle tentait tant bien que mal de protéger l’enfant et, quand elle vit le gorille tendre les bras, elle le lui confia sans hésiter, sans même se demander ce que Marco pouvait bien faire ici. Elle le vit sauter par la fenêtre et tenta de sourire avant de s’effondrer, évanouie.

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Leanne Ruston
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Mar 7 Déc - 21:30

Comme Charlie, Leanne ouvrit les yeux dans un endroit familier : la piste recouverte de sciure du cirque. Les odeurs familières l’assaillirent et elle sentit presque les larmes lui monter aux yeux. La troupe était en Autriche en ce moment, d’après la dernière lettre de ses parents. La déception d’avoir, pour l’instant, effectué tout ce voyage pour rien, lui retomba dessus. Et puis un projecteur s’alluma et elle sentit la lumière braquée sur elle. Comme par réflexe, elle se redressa et se mit à sourire. Elle portait son justaucorps couleur chair parsemé de paillettes et son borsalino noir, et son visage était lourdement fardé, pour briller sous les projecteurs. Elle leva les yeux et découvrit une échelle, menant à une petite plate-forme, de laquelle elle pourrait accéder au trapèze. Elle sourit à nouveau, plus fermement.

Avec grâce et légèreté, ni trop vite, ni trop lentement, le dos bien droit, et sans jamais cesser de sourire, elle grimpa à l’échelle. Arrivée en haut, elle utilisa talqua ses mains en puisant dans le petit bol à disposition puis, fit une révérence vers le public. Certes, il n’y avait en l’occurrence pas de public mais ces gestes s’enchaînaient sans intervention de son cerveau. Elle profitait en fait de ce moment pour faire le vide dans son esprit, avant le grand saut.

Son numéro commençait la tête en bas, accrochée à la barre par les genoux, retenant son chapeau d’une main. Suivant le rythme doux et lancinant de la musique qui l’accompagnait, elle attrapait ensuite la barre de ses mains, avant d’effectuer une rotation complète et de se retrouver suspendue par les bras. Immédiatement, elle se balança à nouveau et lança ses jambes vers le haut avant de tenir la pose : les cuisses écartées, les genoux pliés à 90°, les pieds à plat sur les cordes retenant le trapèze. De là, elle effectua plusieurs grands écarts successifs, revenant à la pose précédente entre chacun d’entre eux. Elle laissa retomber ses jambes, se balança un peu et effectua plusieurs pirouettes, en utilisant la barre du trapèze comme axe. Elle termina en se retenant par les chevilles, le corps à la verticale, un bras tendus vers le bas. De là, elle se plia en deux, attrapa la barre avec ses mains, laissa ses jambes retomber et effectua une nouvelle pirouette, s’arrêtant la tête en bas, avec une jambe en l’air, l’autre repliée, avant de se balancer encore et de se retrouver debout sur la barre. Elle s’accroupit, de profil, et utilisa les cordes pour se tendre, à l’horizontal, les pieds tirant sur l’une des deux cordes, se retenant d’une main à la barre, de l’autre à la deuxième corde. Elle répéta le mouvement avant de se relever et de se remettre de face pour effectuer de nouvelles pirouettes, tournant près de cinq fois autour de la barre avant de retrouver une position assise. Elle effectua de nombreuses autres figures, toutes plus gracieuses et plus impressionnantes les unes que les autres, défiant la gravité et la pesanteur, semblant parfois risquer la chute à quelques secondes près mais demeurant toujours parfaitement en contrôle de chacun de ses mouvements.

[Comme ça devient très difficile à décrire, voici une petite vidéo pour se faire une idée]

Elle termina son numéro assise sur le trapèze. C’était normalement le moment du spectacle où ses partenaires la rejoignaient et où ils évoluaient en groupe, les uns avec les autres, les uns grâce aux autres. Elle regarda à sa droite. Djingo, s’accrochant à un trapèze avec sa queue, se balançait oisivement. Sur sa gauche, c’était Yann, se retenant à la barre par les genoux, qui lui tendait les bras. C’était absurde, objectivement, Djingo n’avait pas la force de la porter et Yann n’avait jamais fait de trapèze mais, d’une façon ou d’une autre, cela semblait logique, évident, même. Elle n’avait qu’à… choisir. D’un côté son amour d’enfance, son meilleur ami, son frère. La vie qu’elle avait connue et celle qu’il avait choisie, sans elle, loin d’elle, la liberté. Le choix de ne pas continuer toujours dans la même voie, d’abandonner le confort pour aller vers l’inconnu. De l’autre côté, la seconde moitié d’elle-même, l’incarnation de sa douceur, de son intelligence, de son agilité. La raison, aussi, le choix de quitter la troupe, mais momentanément, pour mieux y revenir. Les bras de Yann étaient accueillant, tentant, très tentants, elle brûlait de les rejoindre. Elle se retint à la barre à deux mains, se balança plusieurs fois pour prendre de l’élan et lâcha le trapèze. Elle effectua un double salto, apparemment sans efforts et fut rattrapée au vol par les petites mains de son daemon. Elle releva les yeux vers lui et croisa son regard. Ils se sourirent.

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(David Niven)


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Charlie Fontaine
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Mer 8 Déc - 9:17

In-con-tes-ta-ble-ment, c'était beaucoup mieux. Les dômes veloutés et scintillants de neige fraîche avaient laissé place aux courbes plus accidentées d'une prairie piquée de fleurs sauvages, spectacle moins envoûtant, moins sublime, peut-être, mais bien mieux en accord avec l'état d'esprit de Charlie, qui n'imaginait pas de se voir affublée d'un nom à la petit-flocon-de-neige. Non, non, on pouvait être canadienne, avoir passé des années particulièrement heureuses de sa vie dans le nord du pays, et avoir une préférence marquée pour les saisons plus sèches et ensoleillées. Avec un sourire ravi, indifférents à l'expression boudeuse de la fée fleur, Charlie et son daemon humaient à pleines narines le parfum herbeux, un peu piquant, de la prairie. Tout aurait été pour le mieux si, vêtue comme elle l'était encore de son joli et épais manteau rose, elle n'avait pas un peu étouffé ; à en juger par la couleur de l'herbe, déjà plus si verte qu'au cœur du printemps, on devait être aux alentours de la fin mai. La canadienne adressa à la fée fleur un sourire un peu trop radieux pour être honnête.

Celle-ci avait parfaitement compris ce que cette dernière attendait d'elle. Et Charlie savait que la fée fleur sav... bref, à ce petit jeu, il n'y avait pas besoin d'expliciter quoi que ce soit, seul comptait le degré d'entêtement des deux comparses. Et l'humaine était, de ce point de vue, assez redoutable. Au bout de quelques secondes d'un silence relatif (les oiseaux gazouillaient dans tous les coins de ce petit paradis de verdure), la fée fleur claqua à nouveau des doigts, remplaçant aussitôt manteau, gants, bonnet, écharpe et autres vêtements d'hiver par une robe légère, ornée de larges fleurs rouges sur fond blanc. S'il s'était seulement agi d'accorder la nature et la quantité de tissu à la température ambiante, cette robe aurait été parfaitement adaptée ; en outre, elle était plutôt jolie, assez cintrée à la taille avec des bretelles larges un peu rétro ; la fée fleur avait poussé la bonne volonté jusqu'à chausser Charlie d'une paire d'escarpins carmin assortis, dans l'espoir, sans doute, que cette dernière, satisfaite, se passerait désormais de ses services.

C'était bien mal la connaître. Charlotte avait beaucoup, oui, beaucoup de tenues tout à fait adorables, mais cela ne l'empêchait nullement, comme toute jeune fille sensée, de n'avoir régulièrement rien à se mettre. Et ce n'était évidemment pas parce que ses vêtements étaient sales (elle était vraiment maniaque à ce niveau-là, et ne supportait pas de laisser un chemisier attendre plus de deux jours avant d'être lavé à grande eau. C'était une chance qu'elle fût sorcière et connût les sortilèges permettant de nettoyer les textiles les plus délicats sans les abîmer, ni se rougir les mains dans l'eau glacée du rustique lavoir sywhaîdien). Une robe à fleurs rétro bien dans son style ? Peut-être qu'elle aurait pu la porter, dans l'absolu, mais pas sous ce soleil, dans cette prairie. Elle accabla la fée fleur d'un regard impatient. Nouveau claquement de doigts ; un genre de tailleur en tweed orange assorti de longues bottes en daim clair ; Charlie passa la main devant ses yeux, préférant ignorer ce spectacle. Nouvelle tentative, jean pattes d'eph' et chemise écossaise dans les tons prune et vert bouteille ; nouvelle grimace. Toujours dans le plus grand silence, la séance d'essayage se prolongea pendant cinq ou six tenues jusqu'à ce que, d'un ton blasé, Elzévir demande à son humaine si elle n'avait pas bientôt fini de s'amuser. Cette dernière parut tout à fait choquée, et répliqua qu'elle allait incessamment sous peu découvrir son nom amérindien, et qu'il n'était absolument pas question qu'elle vive cet épisode important de son existence fagotée dans un pantalon en cuir et une chemise en dentelle rose (le dernier essai en date de la fée fleur). Boudeur, le daemon alla bondir sur une pierre plate, et croisa les pattes sous son museau, en attendant que ça se passe.

"Ce serait plus simple si tu me disais ce dont tu as envie !"
s'exclama, enhardie, la petite créature, qui commençait elle aussi à en avoir sa claque, de ces essayages.

Charlie haussa les épaules, soupira en promenant rapidement son regard sur Elzévir, prostré sur sa pierre à prendre le soleil, puis sur la fée, qui tout en continuant de voleter avait croisé les bras en signe de rébellion. Ah, vraiment, elle était bien entourée.

"Tu sais quoi ? Oublie. Mets-moi une robe comme la tienne ; les chaussures, je m'en passerai."

Ravie de s'en tirer à si bon compte, et de se voir, en prime, accorder une forme d'hommage, la fée fleur s'exécuta aussitôt, tandis que Charlie, oubliant un peu vite ce qu'elle venait d'affirmer à Elzévir, grommelait que oui parce que, à la fin, on n'avait pas que ça à faire que de subir les excentricités vestimentaires d'une fée fleur à peu près aussi douée en la matière que Madonna à un atelier de dentelle au point d'Alençon.

C'est donc pieds nus et vêtue d'une ample robe jaune aux larges pans se déployant autour d'elle comme une corolle que Charlie gambada finalement dans la prairie, un peu au hasard. La fée fleur voletait à sa hauteur, suivie de près par Elzévir. La plus minuscule des deux demoiselles suggéra à la plus grande de se diriger en direction des bois, en contrebas. Y coulait en effet un petit ruisseau dans lequel Charlie se souvenait avoir construit des barrages avec quelques pierres et de la mousse, dans sa folle jeunesse. Ces souvenirs firent naître une douce nostalgie dans son esprit, et elle fut troublée à la vue des reflets dorés du soleil sur la surface de l'eau courante. Elle resta quelques secondes hésitante ; mais finit par faire non de la tête, presque à regret. Bien sûr, il y avait quelque chose qui lui parlait directement, dans ce murmure joyeux du ruisseau, dans sa course animée vers le lac, dans sa fraîcheur... Mais même si elle aimait se spectacle, elle ne s'y identifiait pas complètement. La fée fleur poussa un soupir plus gros qu'elle : elle avait vraiment failli y croire, mais cette Charlie était décidément très indécise. C'était elle qui les avait menés ici, dans cette herbe en fleurs, sous ce soleil, dans un paysage plutôt sympathique, mais pas vraiment "étincelant" ; et maintenant ?

Charlie lui demanda aimablement quelle était la suite du programme, mais la fée fleur n'en avait pas ; elle séchait. Le ruisseau avait constitué son unique, et par conséquent ultime, cartouche. La Canadienne n'avait désormais d'autre recours que de se débrouiller toute seule. Mais ça ne lui faisait pas trop peur. Elle savait se montrer patiente lorsque cela en valait la peine (par exemple, elle venait de le prouver, lorsqu'il s'agissait de peaufiner une toilette). Soucieuse de procéder avec méthode, elle parcourut du regard tout le paysage qui l'entourait, depuis les collines boisées, sur sa droite, jusqu'au cours d'eau qui disparaissait, devant elle, dans l'herbe haute, jusqu'à rejoindre, à quelques kilomètres de là, le lac où elle avait appris à faire du patin à glace. Derrière elle, plusieurs sentiers, l'un qui menait à son ancienne école ; un autre qui grimpait plus en altitude, au milieu de prés plus caillouteux.

"Le lac me paraît la meilleure option", déclara la fée fleur, qui avait suivi le mouvement des yeux de Charlie. "l'eau fait briller des tas de choses."

"Charlotte n'est pas inspirée par l'eau"
, répliqua un Elzévir agacé, du ton de celui qui connaissait mieux que quiconque, et certainement que la première créature venue, son humaine -ce qui, de fait, était tout à fait vrai. "Non, je suggère plutôt qu'on grimpe là-haut", ajouta après un bref instant de réflexion la martre, en tournant la tête en direction du sentier caillouteux.

"Taisez-vous", trancha Charlotte d'un ton décidé. Enfin, chantez, papotez si vous voulez. Elle eut un petit rire joyeux, mais ne bougea pas d'un pas, ce qui lui valut d'être soudain envisagée par quatre yeux très intrigués (dont deux vraiment minuscules). Pour toute réponse, elle éclata de rire et s'assit dans l'herbe, en prenant bien soin de n'écraser au passage aucun des délicats pétales de sa robe. Fée fleur et daemon s'entreregardèrent, au moins d'accord pour estimer que Charlie était folle, mais qu'il ne servait à rien d'essayer de la raisonner. Ils s'installèrent donc à leur tour dans la prairie, sur une nouvelle pierre où ils pourraient lézarder à leur aise en attendant que leur chère accompagnatrice se rende compte qu'elle était complètement folle. Elle, paresseusement allongée dans l'herbe, les yeux perdus dans le ciel, n'en avait cure, estimant qu'elle avait fait sa part du chemin, et que c'était son nom qui ferait le reste, et viendrait à elle.

***

L'attente dura suffisamment longtemps pour qu'elle s'assoupisse plus ou moins. Le soleil avait baissé dans le ciel, la température était un peu plus fraîche, encore proche de l'idéal ; perdue dans sa rêverie, Charlie en avait oublié toute impatience, et s'était laissée bercer par les piaillements pourtant aigus et désordonnés des oiseaux. Elle avait dû fermer les yeux, car ce fut un courant d'air un peu plus frais qui la rappela à la situation qui était la sienne, et les lui fit entrouvrir. Elzévir et la fée étaient toujours sur leur pierre, ils s'étaient assoupis sur leur pierre, après avoir, à en croire les gribouillis qu'ils y avaient laissés, trompé leur ennui en jouant au morpion avec des éclats de calcaire. Charlie crut d'abord que c'était d'avoir rouvert les yeux trop vite qui l'avait éblouie, et faisait naître dans son champ de vision comme mille étincelles de poussière dorée. Mais comme celle-ci persistait alors qu'elle avait cligné plusieurs fois, et était maintenant convenablement éveillée, elle se redressa et, toujours assise, regarda en direction de l'endroit d'où semblaient provenir ces étincelles.
Spoiler:
 


Le vent, en se levant, était venu caresser les branches des pins de l'autre côté du ruisseau, emportant avec lui un nuage de pollen doré. Charlie se redressa aussitôt, remplie d'un délicieux sentiment d'évidence, d'accomplissement. Elle se mit à danser, tournoyer dans l'herbe, pour se laisser envelopper par le nuage et la plénitude.

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Zephira Wood
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Ven 10 Déc - 22:14

A chaque fois qu’elle sentit que la transe d’une des participantes arrivait à sa fin, Zephira se redressait un peu, tendait le bras, et lui touchait la tempe doucement. Le contact était léger et frais, et c’était l’état d’esprit dans lequel les femmes se réveillèrent. Zephira fit signe aux premières de se tenir bien silencieuses pendant que les autres terminaient, et c’est donc en silence qu’elles purent la voir réveiller une à une chacune des participantes.

Après avoir laissé quelques minutes à la dernière qu’elle avait réveillée, Zephira prit une inspiration puis lança quelques herbes dans le feu. Cette fois, les participantes ne s’endormirent pas, au contraire, elles se sentirent plus réveillées que jamais. Zephira sourit, puis se tourna vers la première.

« Quel est ton nom ? » demanda-t-elle.

La jeune femme lui répondit, découvrant en même temps que toutes les autres femmes présentes son nom, puis Zephira enchaina avec la participante qui se trouvait à côté.

[Voilà, dernier tour. Ca ne vous demande vraiment pas un long message, loin de là. Zephira demande, votre perso répond et découvre en même temps son nom.
Pour toute question, précision, mp ! (sur le compte de Jena s’il vous plaît).
Je laisse déborder du coup, vous avez jusqu’au mercredi 29 décembre !
Bon jeu !]

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Don't put your life in someone's hands
They're bound to steal it away
Don't hide your mistakes
'Cause they'll find you, burn you...
If you want to get out alive
oh, run for your life...
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Charlie Fontaine
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 13 Déc - 14:47

Quelque chose de très frais, comme une goutte de pluie mentholée, lui toucha la tempe et, alors qu'elle était encore dans l'herbe, à danser avec ravissement dans le nuage blond, les étincelles de pollen devinrent floues, et firent place à celles du feu qui crépitait au centre du tipi. Zephira venait de la réveiller, de façon si douce que Charlie ne fut même pas spécialement surprise, alors même que ça avait été plutôt rapide.

Elle était la dernière à se réveiller, visiblement le fait d'attendre patiemment que son nom amérindien vienne a elle avait quelques inconvénients (même si vraisemblablement une après-midi entière ne s'était pas réellement écoulée depuis que Charlie s'était endormie). Elle écouta distraitement les autres participantes révéler leur propre nom, souriant avec ravissement alors même qu'elle n'avait aucune idée du sien. Pourtant, lorsque Zephira, pour finir, s'adressa à elle, il lui vint instantanément à l'esprit, comme la prof l'avait prédit. Il était une telle évidence qu'Elzévir et elle le prononcèrent d'une seule et même voix :

"Pollen Sparkle"

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Charlie Evans
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Mar 14 Déc - 15:02

Charlie se réveilla avec un grand sourire sur le visage. C’était peut-être trop courant pour mériter d’être remarqué mais ce n’était pas un de ses sourires habituels, il était plus doux, plus rêveur, moins béat. A côté d’elle, Rachel émergea à son tour de la transe, le même sourire aux lèvres, nimbé de détermination. Enfin, Leanne ouvrit les yeux juste avant Charlie F. l’air ravi et lointain. L’une après l’autre, elles partagèrent et découvrirent leur nom.

- Tangerine Dream, lança Charlie, avant d’ouvrir de grands yeux, l’air aux anges. Ce nom… Parfait. Juste, parfait. Elle qui n’avait jamais vraiment aimé s’appeler Charlotte se demanda soudain si elle n’adopterait pas définitivement ce nouveau nom. Au moins à Sywhaîd.

- Proud Elephant, annonça Rachel, quand vint son tour. Elle aussi trouva ça parfait. Pour le coup, c’était un nom qui la rendait fière. L’éléphant était son totem familial, elle connaissait le symbolisme lié à cet animal : la bravoure, la loyauté, parfois aussi la sagesse. Elle aimait cet animal, elle était heureuse de porte ce nom-là.

- Lithely-as-the-monkey-sways, déclara finalement Djingo. Sa moitié le serra contre elle. Elle n’aurait pu rêver mieux, ça lui allait comme un gant.
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Meike Johanssen
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MessageSujet: Re: [MC] Stage : Noms amérindiens.   Lun 10 Jan - 23:27

La première à se réveiller fut aussi la dernière à répondre. Meike, qui venait de vivre sa première vraie expérience magique et qui, malgré cette impression de douceur et de joie diffuse, en était encore un peu secouée, finit donc par se voir poser la question rituelle par Zephira. Elle n’avait jamais vécu quoi que ce soit de ce genre, alors qu’elle avait été persuadée, tout le temps où ses comparses avaient dit leurs noms, que quelque chose avait raté durant sa transe, parce qu’elle n’avait aucune idée de son nom, elle sentit cependant sa bouche s’activer en réponse à Zephira, sans même avoir conscience d’avoir voulu répondre.

« Moonshadow. » dit-elle simplement.

Elle se mordit la lèvre de surprise. C’était un peu flippant, de voir son corps réagir, par magie, littéralement, malgré elle. Elle se mordit la lèvre, passa une main dans ses cheveux. C’était un nom parfait, sincèrement, elle n’y trouvait rien à redire. Elle sentit une sorte de sensation de légèreté, comme si elle avait trouvé quelque chose en elle qu’elle avait toujours cherché sans s’en rendre compte.

C’est sur cette note légère et optimiste que Zephira fit signe aux participantes de se lever. Elle leur donna des petites galettes de maïs, traditionnelles, et leur expliqua que, par tradition plus que par réel besoin magique, on mangeait la moitié d’une galette avant de dormir, et on déposait l’autre moitié sous l’oreiller. Une sorte d’offrande aux « dieux ». Les participantes qui le feraient, auraient la surprise de ne pas retrouver la moitié de galette au petit matin, pas même une petite miette. Petite blague de Zephira, voulant entretenir la légende et les traditions, ou réussite de l’offrande ? Elles auraient à choisir leur hypothèse.

[C’était trop bien les girlz !]

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but i don\'t wanna feel like
(i don\'t wanna feel like)
any other girl
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