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Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: New-York I Love You Dim 26 Sep - 19:36 | |
| La lumière grésille et ça insupporte Asa. Elle n’a jamais aimé cet ascenseur, elle a toujours eu l’impression que c’était un cercueil sur pattes, d’ailleurs à l’époque où elle habitait dans cet immeuble, elle prenait plus souvent l’escalier… Enfin jusqu’à ce qu’elle se fasse agresser et que ses parents lui interdisent de le faire. Elle a pratiquement appris à se battre pour pouvoir arrêter de monter dans cette machine de la mort, et là elle était tellement stressée qu’elle n’a pas pensé à dire à Adam de prendre les escaliers. Quoi que, peut-être qu’une petite agression en bonne et dûe forme n’aurait pas été pour l’anglais la meilleure façon de commencer la soirée. Elle soupire et réussit à le faire tout en continuant à se mordre la lèvre inférieure. Finalement, la cabine s’arrête et, ô joie !, ouvre ses portes. Ils sont au quatorzième étage et comme à chaque fois qu’elle visite ses parents ça lui fait bizarre de s’arrêter là. Avant, ils habitaient au vingt-et-unième, mais quand Feb et elle sont parties, ils ont changé pour un appartement plus petit.
Elle prend une inspiration (un peu nauséabonde à cause d’une odeur impossible à identifier qui les a suivis dans l’ascenseur) et passe les portes. Le hall où se trouvent les quatre appartements de l’étage ressemble à un coupe-gorge, et la lumière n’éclaire rien du tout. Asa s’arrête devant la porte de ses parents. Il n’y a pas de paillasson devant et elle en sent un pincement au cœur. Après les endroits magnifiques où Adam l’a amenée rencontrer sa famille, elle l’emmène dans un immeuble minable où ses parents n’ont même pas dépensé cinquante centimes à acheter un paillasson. Elle soupire une nouvelle fois et lance un regard à Adam. Elle est stressée, mais l’est sûrement moins que lui. Elle, elle sait que ça va mal se passer, c’est obligé, lui il le craint, voilà la différence.
« Quoi qu’il arriv’, compliment’ pas sur l’appart’. Ils pens’ront qu’tu t’fous d’eux. »
Elle passe une main dans ses cheveux. Elle a pas mal coaché Adam. Ils sont tous les deux habillés très casual, parce que ses parents n’ont pas les moyens d’être chics. Elle, elle porte un simple jean noir et un débardeur rouge. Ses cheveux sont lâchés et elle est maquillée, un peu plus que d’habitude, parce qu’elle est angoissée. Elle a un sac en bandoulière, dans lequel se planque Morth. Ses parents savent pour son daemon, mais ils ne comprennent pas bien ce que c’est, et le hérisson a déjà été la source de pas mal de disputes.
« Des questions ? » demande-t-elle à Adam, parce qu’elle est sûre que malgré tout il doit être assez angoissé et que c’est son rôle de la rassurer. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Adam Carter Ancien Personnage


Nombre de messages: 99 Age: 26 Date d'inscription: 28/02/2009
 | Sujet: Re: New-York I Love You Sam 9 Oct - 16:48 | |
| Si Adam a l’air stressé, c’est d’abord ça, un air. Même si, bien sûr, il n’en dit rien à Asa qui est une boule de nerfs proche de l’explosion atomique à tout instant. Il sait qu’il devrait être un minimum angoissé mais, en vérité, il était plus inquiet à la perspective de voir Asa détruire Ashingam par le feu qu’il ne l’est à la perspective de rencontrer Mr and Mrs James. Bon, ok, admettons, il éprouve une petite pointe d’angoisse, surtout générée par le coaching intensif d’Asa qui laisse présager qu’une présentation à la reine serait moins risquée. Mais, après tout, quoiqu’elle en dise, aucune raison que ça se passe mal, n’est-ce pas ? Il s’est soumis à son inspection vestimentaire sans moufter et a même accepter de changer son polo jugé trop chic pour un t-shirt de touriste acheté ici-même, à New-York. Par contre, tous ses jeans étant de marque, elle n’a rien pu faire à part lui imposer son plus vieux Levi’s. Ce qui tombe bien, c’est aussi un de ses préférés.
Bref. Il est temps d’entrer dans l’arène, l’attente et l’angoisse de voir Asa s’auto-enflammer sont bien plus usantes. Quand elle lui interdit le moindre compliment sur l’appartement dans lequel ils s’apprêtent à entrer, Adam acquiesce bien sagement, même si sa politesse et ses bonnes manières organisent une manifestation de protestation à l’intérieur de son cerveau. Même si, évidemment, il ne s’attend à rien de comparable avec le duplex de sa tante Sara (la mère de son fameux cousin Carl) à qui ils ont rendu visite quelques jours plus tôt. Quand elle lui demande s’il a des questions, il refoule avec un self-control admirable la douzaine de blagues qui lui viennent à l’esprit et se contente de hocher négativement la tête.
Puis il sourit à Asa d’un air rassurant, l’attrape par la taille et l’attire très brièvement à lui pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres. Eh, ce n’est tout de même pas sa faute si elle est aussi belle ! Lui-même n’est pas si mal, dans son costume « casual » qui a tout de même du mal à ne pas paraître un minimum élégant, avec sa coupe en désordre (très casual, elle, pour le coup) et ses magnifiques yeux bleus.
- Let’s get this show on the road ! réplique-t-il finalement. _________________ You're the first, you're the last, my everything... (Barry White) |
|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: New-York I Love You Jeu 4 Nov - 18:22 | |
| Asa soupire. Les hommes. Ils se croient toujours assez fort pour tout affronter, et Adam a particulièrement tendance à sous-estimer les adversaires que sont les parents d’Asa. Le fait qu’ils n’aient même pas la présence de Feb pour les soutenir n’aidera pas. En fait, comme il a rencontré sa sœur et que ça s’est super bien passé (au point qu’il l’a même vue quand Asa était encore à Sywhaîd), il croit que ça sera pareil avec ses parents. Elle lève les yeux au ciel à cette pensée et c’est à ce moment que la porte s’ouvre brutalement. Un peu plus et Asa en aurait sursauté.
« Wha’ th’ ‘ell ar’ ya doin’ ‘ere? » lance la femme qui a ouvert la porte.
« On allait sonner, mom'. » répond Asa avec un sourire un peu exaspéré.
Gwen James s’écarte de mauvaise grâce, à un tel point qu’on pourrait se demander si sa question ne portait pas sur la présence du couple dans l’immeuble plus que sur le pallier, et Asa entre dans l’appartement exigu, suivie par Adam. Le couloir est plus petit qu’un placard chez l’Anglais et à trois on a du mal à pas se toucher. La mère d’Asa claque la porte et se dirige vers le salon, dont la porte est ouverte. Asa suit, et dans le salon, il y a enfin assez de lumière pour d’Adam voit les parents de sa petite-amie.
Gwen est debout, donc, devant le canapé défoncé (trouvé dans la rue un jour d’encombrants, réparé par Mr James, puis re-défoncé petit à petit par ses années dans l’appartement, Asa n’en a jamais connu un autre), à la couleur qui a sûrement dû être un marron-beige clair à une époque, et qui est à présent relativement indéfinissable, bien que visiblement nettoyé régulièrement (ils sont pauvres mais ne vivent pas comme des porcs, Gwen est même relativement maniaque). On peut voir en elle un reflet déformé de ses filles, un reflet vieilli en fait, parce que déformée elle ne l’est sûrement pas. C’est une belle femme, pas le genre entretenue, sa peau n’a pas vu une crème de sa vie, ou presque. Pourtant, elle a une peau fantastique, et peu de rides. Elle est brunes (comme ses deux filles, du moins leurs couleurs naturelles) et a la crinière James. Elle est plutôt grande, bien qu’un peu plus petite qu’Asa, et a le même genre de silhouette, bien qu’elle ne l’entretienne pas vraiment. Elle a un visage hostile, qui serait sûrement plus agréable si elle avait une attitude plus chaleureuse. Elle porte un pantalon simple, sûrement en coton, bleu foncé, et un pull informe, son pull « pyjama », et Asa voit là la preuve qu’elle ne fera aucun effort. Elle est maquillée, cependant, un maquillage un peu exagéré pour quelqu’un dont l’activité principale de la journée est d’aller nettoyer les bureaux du ministère. Evidemment, elle ne s’est pas maquillée exprès pour Adam, c’est comme une seconde peau pour elle, Asa ne l’a jamais vue sans.
Et il y a le père, aussi. Mike n’est pas assis dans le canapé, il est en fait assis à la table qui se trouve à deux pas du canapé, la table où ils mangent en général, sur la chaise qui se trouve face à la télé, allumée sur un match de football américain. Il a à peine levé les yeux sur Asa et Adam quand ils sont entrés. Il ressemble peut-être un peu plus à ce qu’Adam avait imaginé, sans vouloir l’avouer, en allant visiter la famille white trash du Bronx d’Asa. Il fait plus vieux que son âge, facilement dix ans de plus, est relativement petit (il fait la taille de Gwen, qui même si elle est relativement grande pour une femme de sa génération, n’est pas non plus une géante), et ça se voit même quand il est assis. Il porte un pantalon en velours cottelé trop large, qui laisse encore plus voir sa maigreur. Malgré tout, il a des muscles, comme quelqu’un à la morphologie naturellement maigre qui ferait une activité physique très régulière, il a cependant des muscles secs, et toute son anatomie l’est. Même la petite bedaine qu’on peut voir à travers son marcel blanc, elle semble sèche, elle aussi. Il a les cheveux gris, d’un gris un peu « sale », délavé, pas vraiment le beau poil et sel d’un Richard Gere. Le visage creux, les yeux un peu globuleux, et une barbe de trois jours qui n’a rien de sexy, presque tout à fait blanche elle, très râpeuse. Il regarde le foot tout en buvant une bière, et durant le silence qui s’éternise quelques secondes, on l’entend marmonner contre l’arbitre, ou un joueur, ça n’est pas très clair.
Asa prend une inspiration et fait signe à Adam de s’asseoir dans le canapé. Il est trop bas et quand on s’assied dedans, on n’est pas sûr de réussir un jour à s’en relever, mais Asa se doute qu’Adam ne fera aucune réflexion. Elle s’assoit à son tour, et enlève son sac qu’elle pose à côté du canapé, en faisant bien attention vu que Morth est dedans. C’est un peu étrange, comme ambiance, et Asa se rend compte qu’aucun de ses parents ne s’est présenté. Bien sûr, ils sont ses parents, c’est évident, et Adam est Adam, mais ça ne change rien au fait que, normalement, on se présente.
Sa mère finit par arrêter de les regarder comme si elle ne savait pas quoi faire, et va dans la petit cuisine qui se trouve derrière le salon. Il y a quelques bruits, et quelques secondes qui passent durant lesquelles Mike les ignore complètement, puis Gwen revient avec un plateau en plastique (style cafétéria, ce qui est logique puisqu’Asa en avait volé plusieurs au MacDo à une époque, pour une fête des mères) sur lequel se trouvent trois bières et un pauvre sachet de cacahuètes.
« Evidemment, il doit êtr’ habitué à mieux, on n’est pas en Angl’terr’ ici. » dit Gwen, en s’adressant donc directement à Asa. « Mike, éteins cett’ télé ! »
Elle a presque crié, mais Mike, quand il répond, crie, lui, alors qu’il se trouve à genre deux mètres de sa femme.
« L’match est presqu’ fini ! »
C’est la première fois qu’Adam entend la voix de Mike. Et si Asa a pris pratiquement tout du physique de sa mère, nulle doute qu’elle a pris la voix de son père. Il a une voix grave, éraillée par la fatigue, les années, et les paquets de clopes, mais on peut y reconnaître le timbre particulier d’Asa, et de Feb aussi, alors que Gwen a une voix pointue, épuisante.
« On l’enr’gistr’ d‘tout‘façon ! » Le ton monte, et Gwen s’approche de la télé.
« Femm’ si t’fais ça… » menace Mike.
Et elle le fait. Mike se lève d’un bon, et Asa se tend. Il a l’air vraiment en colère. Quelques secondes se passent, durant lesquelles les deux parents James se toisent comme s’ils allaient se sauter à la gorge. Et finalement, Mike donne un coup de pied dans la chaise bancale qu’il occupait, puis la soulève d’une main, récupère sa bière, et vient s’installer sur sa chaise (c’est SA chaise, il s’est toujours assis sur celle-là) en face du couple. Gwen, à son tour, prend une chaise et vient s’asseoir, pendant qu’Asa ouvre les bières en se disant qu’il vaut mieux qu’elle s’occupe les mains si elle veut pas s’énerver.
« Bon. » dit Mike en guise d’introduction, visiblement encore bien énervé d’avoir dû quitter son match. « On joue pas au football hein, en Angl’terr’. Là-bas, ils jouent à c’sport d’midinett’, l’soccer. »
« Dad. »
Asa vient de finir d’ouvrir les bières, elle en tendu une à sa mère, une à son petit-ami et garde la dernière pour elle puisque son père est déjà servi. Il ravale la suite de son petit discours (si suite il y avait) en plongeant sa main dans le sachet de cacahuètes et en les engouffrant dans sa bouche avec une mine rageuse.
« Simon est passé lundi au boulot. » annonce Gwen à Asa, sans préciser que Simon est le père de Jesse, pas parce qu’elle pense qu’Adam est au courant, mais parce qu’elle s’en fiche royalement. « Il d’mand’ quand est-c’ qu’il pourra voir sa fill’. »
« Quand l’tribunal aura décidé d’lever l’interdiction. » soupire Asa.
« Simon est mon gendr’ préféré. » ajoute Mike en plantant un regard vaguement mauvais dans celui d’Adam. « Il s’y connaît en sport. »
« Yeah dad’, et il s’y connaît aussi en comment taper sa femm’ ou comment braquer un’ banqu’ quand on a un bébé d’dix mois. » soupire Asa. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Adam Carter Ancien Personnage


Nombre de messages: 99 Age: 26 Date d'inscription: 28/02/2009
 | Sujet: Re: New-York I Love You Ven 19 Nov - 16:48 | |
| Merci, douce et délicieuse Asa, de cette phrase qui facilite grandement la transition. Il faut dire que, même pour Adam et ses capacités d’adaptation et de séduction quasi-surnaturelles, la situation est délicate. Pour commencer, la mère d’Asa les a accueillis comme deux témoins de Jéhovah particulièrement insistants et a ensuite totalement ignoré son sourire et sa main tendue (qu’à sa décharge, elle n’a peut-être pas vus). Quand le jeune homme a finalement pu voir Gwen à la lumière, la première réflexion qu’il s’est faite est que, vu comme Asa ressemble à sa mère et comme lui-même ressemble à son père, un enfant James/Gwen aurait toutes les chances de ressembler au potentiel et peut-être impossible enfant Asadam. Il a ensuite morigéné son cerveau qui n’est pas supposé faire ce genre de réflexions stupides dans un moment pareil. La seconde réflexion est que Gwen est sans doute une très belle femme, même si elle ne fait rien pour le montrer. Par contre, Adam est beaucoup moins favorablement impressionné par Mr James. C’est effectivement un tel cliché de white trash qu’il n’aurait pas vraiment cru que c’était possible.
Mais ce qui le choque d’avantage que tout le reste (même si, il faut bien l’avouer, il n’a effectivement jamais mis les pieds dans un logement aussi petit et aussi… pauvre), c’est l’absence totale de politesse avec laquelle il est reçu. C’est drôle, tout de même, comment les préjugés fonctionnent. On dirait que les parents d’Asa supportent moins bien de la voir sortir avec un noble fortuné, que la famille d’Adam ne supporte de le voir fréquenter une fille de plus basse extraction. En tout cas, à la différence des Caterham, ils ne se privent pas de le montrer et, ni un sourire, ni un bonjour, n’ont accompagné l’arrivée du couple. Coupé dans ses effets au point de ne pas non plus dire bonjour (il aurait un peu eu l’impression de parler dans le vide) Adam obéit en silence et s’assoit sur le canapé. Ou plutôt dans le canapé. Dont il n’est pas sûr de pouvoir ressortir un jour. Il est presque tenté de dire à Mike que c’est le moment de tenter de l’étouffer avec un coussin, il a été tellement happé par le meuble qu’il n’est pas sûr de pouvoir se redresser suffisamment pour se défendre.
Finalement, la mère d’Asa disparaît en cuisine et Adam échange avec sa belle un regard dans lequel il tente de dissimuler son désarroi. T’inquiète chérie, je gère. Même s’il a un peu l’impression d’être un homme invisible dont la présence serait malgré tout extrêmement dérangeante. Mike l’ignore complètement et Gwen rapporte trois bières (peut-être n’a-t-elle pas vu qu’il était là en fait, ça expliquerait beaucoup de choses). Adam doit retenir un rire qui, il doit bien l’avouer, serait essentiellement nerveux. Mais toute trace de sourire le déserte quand Gwen s’adresse directement à Asa. Il se raidit très sensiblement et Asa, qui le connaît bien, doit être la seule à remarquer qu’il perd un peu son flegme habituel. Mais, attends, là, c’est carrément insultant, même pour l’homme invisible. Décidément, ces Américains, ils sont tellement auto-centrés que ça en devient ridicule (à part Asa, intervient sentencieusement son cerveau). Qu’est-ce que c’est que cette vision complètement stupide de l’Angleterre ? Adam n’est pas chauvin, mais il est patriote. Et il a presque envie de répliquer à Gwen que l’Angleterre n’est pas le pays imaginaire et que tous les Anglais ne se vautrent pas dans le luxe (ce qui est une manifestation étrange de patriotisme d’ailleurs).
Mais Adam, lui, est bien élevé et il se mord donc la langue pour s’empêcher de réagir, malgré l’incorrection de ses hôtes. De même qu’il se tait durant la petite scène de ménage. Sans même s’en rendre compte, il a attrapé la main d’Asa. Elle n’aime pas particulièrement ça mais elle le laisse faire, sentant sans doute que, là, en l’occurrence, il en a besoin. Bon, il doit bien l’admettre, il n’a vraiment pas suffisamment pris au sérieux les mises en garde d’Asa et il tombe de haut. Quasi littéralement, pense-t-il en tentant de se déplacer un minimum sur le canapé. Il cache tant bien que mal son choc face au dialogue, la façon dont Mike parle à sa femme (impensable chez lui ou chez ses amis) et même son geste, qu’Adam trouve très violent, même s’il ne frappe aucune des deux femmes. Et, finalement, la goutte d’eau. Qu’on insulte le football anglais, ça, il ne peut pas le supporter et heureusement qu’Asa réagit avant lui parce que ça aurait pu mal tourner. Adam respire à fond. Et retrouve un semblant de sourire. Non, en fait non, ce n’est pas un semblant de sourire, c’est un sourire qui fait semblant. Qu’il noie dans sa bière. Bon, voilà au moins un repère culturel commun.
Toujours avec ce sourire de façade, Adam écoute parler de Simon, le père de Jesse. Dont l’image qu’on lui a dessinée est bien loin du parangon de vertu que les parents d’Asa voient en lui. Une fois encore, Adam ne relève pas l’insulte. Il l’a bien compris, il n’est pas assez bien pour Asa. Ou trop bien, allez savoir ce qu’on lui reproche exactement. Et Asa, donc, qui le laisse avec une transition absolument nulle. Comment est-il supposé enchaîner exactement ? Il se remet à sourire, par un effort de volonté et regarde Mike bien en face, du fond du canapé.
- Les Patriot ont l’air bien partis encore, cette année. Tom Brady est toujours aussi excellent, ils ont toutes leurs chances.
Il se félicite d’avoir regardé le superbowl l’année précédente. Il faut dire que c’était surtout parce que The Who avaient joué à la mi-temps. Mais bon, ça aide quand même.
- Mais j’avoue qu’avec le décalage horaire, je regarde peu le football américain. Plutôt le rugby.
Il avait effectivement fait du rugby en club pendant plusieurs années, même s’il a toujours préféré le foot. Mais Mike préfère sans doute le rugby, c’est plus viril. _________________ You're the first, you're the last, my everything... (Barry White) |
|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: New-York I Love You Sam 5 Fév - 13:48 | |
| « L'rugby ! » marmonne Mike tout en buvant une longue gorgée de bière, l’air assez désespéré du specimen étrange qu’il a en face de lui.
Il aurait pu dire « il croit que les petits hommes verts existent ! » ou « il ne sait pas que deux et deux font quatre ! » sur le même ton, avec la même expression. Mais malgré tout, il semble moins agressif que quelques secondes plus tôt. La preuve, il n’en rajoute pas une couche, ne fait pas sa diatribe habituelle expliquant que le rugby n’est qu’une version allégée du football. Théorie stupide, puisque le rugby a été inventé bien avant, et Asa le lui a déjà fait remarquer à plusieurs reprises. Peut-être bien que c’est la seule raison qui fait qu’il ne part pas dans ses délires habituels, mais il n’ajoute rien de plus, et on aurait presque pu sentir un peu d’amusement dans sa réplique, si on avait cherché à en voir une.
Asa ne se détend pas pour autant. Elle sait qu’Adam et lui sont en plein champ de mine. Elle a essayé de lui expliquer, mais malheureusement, exactement comme elle savait que ça se passerait, elle connaît bien son Anglais de petit ami, Adam ne l’a écoutée que d’une oreille, persuadée qu’elle en rajoutait. Et bien, surprise !, non, elle n’en rajoutait pas du tout. L’Amazone se retient de soupirer, et cherche un peu de réconfort dans la présence de Morth, toujours planqué dans son sac. Adam ne les croirait sûrement pas s’ils lui disaient qu’ils ont vécu bien pire, niveau réunions de famille. Quand elle a annoncé à ses parents qu’elle partait pour Norsken… Ou quand February leur a expliqué qu’elle divorçait de Simon… Ou quand…
Le plus drôle étant qu’au début, ses parents ont détesté Simon. Il n’est ni Anglais, ni riche, et pourtant ils l’ont détesté. Il en a pris autant pour son grade qu’Adam durant la première rencontre officielle. Les attaques racistes remplaçant les répliques anti-anglais. Les répliques sur le fait qu’il avait été en prison remplaçant les répliques sur la richesse d’Adam. La différence est qu’Asa était présente, allié de sa sœur malgré elle. Elle n’aimait pas Simon pour autant, mais il fallait bien que quelqu’un calme un peu le jeu. Si February avait été là, ses parents auraient été moins agressifs, surtout si Jesse avait été là aussi. Leur petite-fille a un talent incroyable pour les adoucir, eux qui sont incapables de se parler autrement qu’en se hurlant dessus, voire en se menaçant.
« Bon. L'poulet va êtr' prêt. » annonce Gwen, après quelques secondes d’un silence encore inconfortable.
Asa se relève avec souplesse (preuve qu’elle a l’habitude de ce canapé, parce que s’en relever est déjà un petit exploit), pose sa bière, et se dirige vers la cuisine pour aider sa mère à mettre la table, après un bref sourire encourageant à Adam. Enfin, plus un sourire « tiens le coup » qu’un sourire « tu t’en sors très bien », mais Asa n’a jamais été une bonne menteuse. Les deux hommes restent donc seuls dans la pièce (si on ne compte pas Morth, silencieux, planqué dans son sac, qui n’est pas d’un grand secours). Silence de plusieurs secondes, puis, abruptement :
« Tu compt' l'pouser ? »
Mike ne semble que vaguement intéressé, et un peu agressif, comme s’il s’apprêtait à se sentir insulté si Adam fait la mauvaise réponse. Mais quelle est la mauvaise réponse, personne ne le sait, même Asa serait incapable d’aider Adam à ce moment précis. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Adam Carter Ancien Personnage


Nombre de messages: 99 Age: 26 Date d'inscription: 28/02/2009
 | Sujet: Re: New-York I Love You Mar 8 Mar - 20:24 | |
| Bon, ce n’était visiblement pas la bonne réponse, mais pas non plus une trop mauvaise. Adam choisit de voir l’absence de cris et de coups de poing comme un signe positif. Pour célébrer cette victoire, le jeune homme suit l’exemple de son hôte et boit à son tour une gorgée de bière. Il n’a pas encore lâché la main d’Asa mais ne semble pas s’en rendre compte. Pour une fois qu’elle le laisse faire plus de dix secondes, il ne va pas se priver. Le silence confortable et apaisant qui s’ensuit et qu’Adam aurait voulu voir durer des heures pour s’en repaître, est brisé par Gwen qui annonce que le poulet est prêt ce qui pousse Asa à se lever pour aller aider en cuisine. Connaissant le goût d’Asa pour la cuisine, il en déduit qu’elle a simplement trouvé là une belle occasion de lui enlever sa main. Quel machiavélisme ! Il répond à son sourire « Tiens le coup ! » par un sourire « Ne t’inquiète pas, je gère, ton père est charmant et le poulet sent bon jusque dans le salon. »
Discrètement (autant que possible sur ce canapé), Adam fait glisser le sac d’Asa vers lui. Il ne voit pas Morth, ne peut pas le toucher (et ne le ferait de toute façon pas s’il le pouvait) mais rien que la proximité du petit hérisson le rassure. Et il aime à penser que sa proximité rassure le petit hérisson, qui ne doit pas être au top de sa forme là-dedans. Alors qu’il prend une nouvelle gorgée de bière dans ce silence toujours si léger, Mike lance une bombe et révèle à Adam d’où vient le manque de tact légendaire de la femme qu’il aime. Mais Adam n’est pas homme à se laisser prendre au dépourvu et, après un sourire qui est plus un réflexe qu’autre chose, il répond tout simplement, et en toute franchise :
- Oui.
Il jette un regard en coin vers la cuisine, prend l’air songeur pendant un bref instant puis ajoute :
- Si elle me laisse faire, bien sûr. _________________ You're the first, you're the last, my everything... (Barry White) |
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