Prénom et Nom : Kincaid Milroy
Age: 23 ans
Origine : Ville de Tobermory, Île de Mull, Ecosse. Un bled paumé, inanimé, que Kincaid déteste et fuit tant qu’il peut.
Famille : Un père, une mère. Deux frères plus âgés, trois jeunes sœurs. Une pléiade d’oncles, de tantes, de cousins et de cousines plus ou moins éloignés et répartis dans les quatre coins de l’Ecosse.
Depuis deux ans, Kincaid n’a plus que des contacts irréguliers avec sa famille, même avec ses parents, qui l’adorent et ce malgré ses nombreuses frasques et les délits pour lesquels il est soupçonné. Douglas et Magaidh Milroy défendent leur fils, envers et contre tous, avec cette mauvaise foi que les indulgents pardonnent aux parents aimants. Ils savent en effet que leur fils est loin d’être un enfant de chœur et qu’il ne mérite même pas le titre d’honnête homme, mais ils ne peuvent se dérober à l’amour qu’ils éprouvent pour lui…
Ses frères font preuve de beaucoup moins de complaisance à l’égard de leur cadet, et si Alasdair, l’aîné de la fratrie, accepte encore de voir Kincaid et parvient à lui reconnaître quelques qualités, Logan, le second des frères, l’a rayé de sa vie depuis trois ans, ne lui présentant ni sa femme, ni son fils Bruce, presque âgé d’un an.
Quant à ses sœurs, les deux plus jeunes, Bonnie et Isobel, respectivement âgées de quinze et treize ans, le considère plus comme une curiosité que comme un membre de la famille. Il représente pour elles ce danger, cet imprévu et cet extrême qu’elles fantasment et qui font battre leur cœur de midinettes. Mais elles sont finalement peu attachées à lui et ne lui ont jamais manifesté toute l’admiration et toute la tendresse qu’elles témoignent volontiers à Alasdair et Logan.
C’est avec Ceit, sa cadette directe, que les relations de Kincaid sont les plus complexes. Depuis l’enfance, ils semblent se détester. Toujours à se chamailler, à s’humilier et même parfois à en venir aux mains comme deux gamins des rues qu’aucun lien de parenté n’attacherait l’un à l’autre. Tous deux gardes de douloureux souvenirs de leurs diverses rixes, cicatrices et autres muscles douloureux lors des premiers frimas de l’hiver. Mais depuis quelques mois, un climat nouveau règne entre le frère et la sœur. Parce que sur son île, très loin au Nord, il est arrivé malheur à la petite Ceit et parce que Kincaid, à ce moment-là en vadrouille dans les environs, est arrivé le premier pour la tirer d’affaires. Parce qu’ils ont à cette époque affronté d’étranges épreuves côte à côte, parce qu’ils ont compris à quel point ils pouvaient être similaires et se comprendre, parfois.
Depuis, Ceit est retournée vivre chez ses parents et elle est la seule à entretenir une correspondance régulière avec Kincaid.
Parcours scolaire et/ou professionnel :
Un parcours mouvementé, c’est le moins qu’on puisse dire.
Exclu de Poudlard en quatrième année, délaissant Durmstrang à la fin de la sixième et viré de l’école de magie de New-York avant ses examens de fin d’études, on peut qualifier le cursus scolaire de Kincaid de lamentable. Lui, il s’en moque royalement. Ce qui l’intéressait, ce qu’il avait envie de connaître, il l’a apprit auprès de la racaille infréquentable des ports et des ruelles, sans s’embarrasser de théorie et plongeant sans retenue dans des pratiques pour le moins douteuses. Il en est fier, indubitablement, et ne regrette pas d’avoir joué des poings et du médium magique plus que de la plume et de l’encrier.
Il entre dans le monde impitoyable des paris après avoir été prié de quitter son école New-Yorkaise. Au collège, déjà, il aimait organiser des duels et réussissait toujours à convaincre quelques imbéciles de parier sur l’issue du combat. A New-York, il n’a aucun mal à débusquer les sorciers richissimes en mal d’adrénaline et, au bout de quelques mois, sa réputation de bookmaker s’étend bien au-delà de la Grande Pomme. Il est au commande et prend des paris sur trois sortes d’évènements : les duels magiques réglementés, les courses en balais ainsi que les très controversés combats entre daemons. Il aurait pu amasser une véritable fortune en seulement quelques mois…
Les affrontements étaient-ils truqués et l’a-t-on découvert ? Etait-il à ce point jalousé que l’on a décidé de lui faire prendre le large ? A-t-il entaché la réputation d’un de ces fils de politiciens auquel il est strictement interdit de porter atteinte ? Le Ministère de la Magie a-t-il décidé de renvoyer chez lui cet immigré aux passe-temps dérangeants ?
Kincaid l’ignore encore à ce jour… Il se souvient seulement d’avoir traversé une ruelle particulièrement mal éclairée, une nuit, en voulant rejoindre son hôtel. Il se rappelle une embuscade, vaguement, et le sang dans sa bouche le lendemain, lorsqu’il s’est réveillé dans la cale miteuse d’un bateau qui le reconduisait, il le comprendrait plus tard, en Europe.
Il parvient à échapper à ses ravisseurs lorsque ceux-ci font halte sur les côtes portugaises. Il a alors 19 ans, n’a plus de papiers d’identité en règle, aucun diplôme en poche et ne possède pas même quelques rudiments de portugais. Pendant plusieurs semaines, il vagabonde à travers le pays, dormant sous les ponts lorsque les auberges de jeunesse lui refusent une chambre pour la nuit, dérobant ce qu’il ne peut acheter et utilisant, pour survivre, ces méthodes illégales dont les voyous des différentes villes qu’il a côtoyé lui ont révélé le secret.
Ce n’est que huit mois plus tard, alors qu’il tente de s’embarquer sur un ferry allant des côtes françaises aux côtes anglaises, que son frère aîné, Alasdair, le rejoint enfin. Supplié par ses parents de retrouver Kincaid, dont ils étaient sans nouvelle depuis presque un an, Alasdair était parti à la recherche de son cadet et avait utilisé toute son influence sur les Ministères Magiques Internationaux pour retrouver sa trace. C’est sans le juger, sans l’incriminer d’aucune façon que le jeune homme ramène son frère dans leur ville natale et le laisse aux soins empressés du couple Milroy. Faisant preuve d’intelligence, et désirant ménager ses parents, Alasdair ne dévoilera pas le quart des délits pour lesquels Kincaid est recherché, un peu partout en Europe…
Kincaid demeure chez ses parents quelques mois, travaillant à la petite distillerie de Tobermory, puis s’enfuit sans un mot, laissant seulement derrière lui quelques dettes et de nombreuses accusations de contrebande. Longtemps, Magaidh et Douglas essayeront de comprendre les raisons de ce départ, sans jamais parvenir à une réponse satisfaisante. Ils reçoivent quelques lettres, parfois, dans lesquelles leur fils leur donne des nouvelles sans importance, ne leur révélant que le nom du pays dans lequel il se trouve et ne dévoilant rien de plus sur une vie que tous imaginent faite de mensonges, de vols et de fuites.
Alors qu’il s’est établi pour quelques temps dans le comté de Finnmark, en Norvège, Kincaid apprend de sources sûres que d’étranges évènements agitent l’archipel de Svalbard. Son sang ne fait qu’un tour. Il se précipite vers le Port le plus proche et débarque, quelques temps plus tard, à Hyrule. La situation est déjà chaotique. Sans réfléchir aux dangers encourus, il part à la recherche de Ceit. Il ne la retrouve que cinq jours plus tard et c’est de force qu’il doit l’arracher au Collège de Tryllestarven. La jeune fille, ahurie, paraît avoir subi un lavage de cerveau. Elle reconnaît à peine son frère et ne parle que de réussites, de conquêtes, de pouvoir… Parfois, dans ses discours frénétiques, un prénom s’échappe comme une prière de ses lèvres tremblantes : Adele. Kincaid ne rencontrera jamais cette femme mais devine rapidement que c’est elle qui a ainsi manipulée sa jeune sœur.
Il faudra plusieurs mois à Ceit pour recouvrir sa raison et son libre arbitre et, durant tout ce temps, Kincaid la soutiendra. Le lien improbable qui se créé alors entre eux est d’une force peu commune. Malgré leurs différents, malgré la haine qu’ils se sont voués parfois, ils parviennent lentement à construire cette relation fraternelle qui leur a tant fait défaut depuis l’enfance.
Peut-être est-ce d’ailleurs suite aux conseils de sa sœur que Kincaid décide d’abandonner pour un temps sa vie faite d’errances, de débauches et d’illégalité. Peut-être a-t-il enfin compris tout le mal qu’il fait à ses parents en leur causant tant de mauvais sang. Ou bien peut-être fuit-il des menaces contre lesquelles il ne peut se battre et peut-être est-ce uniquement par égoïsme et par soucis de tranquillité qu’il a décidé de se retirer à Sywhaîd, lieu où, il l’a entendu dire, de nombreux sorciers viennent chercher un refuge...
Caractère :
Egoïste, amoral, impulsif, brutal, colérique, suffisant, orgueilleux, narquois, débauché…
La liste de ses défauts, comme tout le monde se plaît à le clamer, est extrêmement longue. Quant à ses qualités, elles servent si bien ses mauvais penchants qu’elles déplaisent généralement autant que ses plus désagréables travers.
Kincaid est spirituel, certes, mais son goût de la moquerie est tel qu’il ne vient jamais à l’idée de quiconque de louer la finesse de son esprit. Il a cette séduisante nonchalance, cet air négligé qui attire les complaisances féminines, tandis que son outrageuse assurance, sa bestialité à peine dissimulée dérangent et agacent la plupart des messieurs bien élevés. Son sens aiguisé de l’observation, la rapidité avec laquelle il prend les bonnes décisions et sa capacité à les exécuter non moins rapidement en ferait un homme qu’il fait bon avoir près de soi ; mais son égocentrisme, sa conception très personnelle des lois et de la moralité en font un allié peu sûr et prêt à retourner sa veste à tous moments.
Des amis, Kincaid n’en a jamais eu, il semble n’en avoir jamais voulu. Il a un impressionnant réseau de connaissances, un peu partout dans le monde, mais, tout comme personne n’accepte de se fier véritablement à lui, il n’accorde jamais sa totale confiance à qui que ce soit. Malgré sa fâcheuse tendance à se montrer impulsif, la vie et ses épreuves lui ont appris à être méfiant, rusé, calculateur parfois, lorsque c’est nécessaire.
Il est cependant certaines facettes de sa personnalité qui n’ont rien de répréhensible, même si beaucoup les ignorent ou ne souhaitent pas les découvrir.
Kincaid possède une certaine bravoure, que peu sont à même de comprendre. Malgré les apparences, son propre confort ne lui importe guère. Il peut dormir plusieurs nuits de suite sans toit au-dessus de sa tête, il n’a pas peur de se priver, de manger mal et en petite quantité. Face à la misère, face à ce que d’autres hommes qualifieraient de situations invivables, insoutenables, il sait faire front sans se plaindre, sans renoncer. Il a vécu suffisamment de mois difficiles, de semaines dans la pauvreté, pour savoir que le jour n’est pas encore arrivé où l’on viendra à bout de son formidable instinct de survie.
C’est évidemment une canaille, un truand sans scrupule, un menteur professionnel, un être sans vertu ni décence, un malhonnête, un dépravé, un adepte du jeu et de la tricherie… Mais c’est également un jeune homme fier, habile et indépendant, et qui ne s’est encore jamais rendu coupable d’un crime véritable, du moins à sa connaissance…
Physique :
Ce que l’on ne peut manquer de remarquer chez Kincaid, c’est son imposante stature. Une silhouette haute, près d’un mètre quatre-vingt dix, et de larges épaules, héritées de son père ; le jeune homme a de quoi impressionner dès le premier regard. Le second s’attarde généralement sur sa musculature saillante, qu’il ne doit en aucun cas aux salles de sports ou aux boissons hyper protéinées. Ses impressionnants biceps, ses pectoraux impeccablement dessinés, il les doit autant aux combats de rue qu’aux durs travaux qu’il a parfois été obligé d’exercer pour survivre.
Son visage est en parfaite adéquation avec son corps, virile, carré, sculpté et décoré de quelques cicatrices. Il est plutôt joli garçon, mais une dureté assez étonnante pour un jeune homme de son âge assombrit ses traits et le rend aussi inquiétant que séduisant. Ses cheveux châtains coupés extrêmement courts dévoilent une balafre particulièrement impressionnante qui s’étend du lobe de son oreille gauche jusqu’à son épaule.
Sur ses lèvres fines flotte souvent un petit sourire moqueur, et il arrive parfois que ses yeux, d’un brun étonnamment clair et comme parsemé de paillettes d’or, pétillent de malice. Mais un rictus déforme parfois sa bouche et c’est généralement une lueur d’amertume et de rudesse qui anime son regard.
Son air débraillé, négligé, qui n’a absolument rien de feint ou d’étudié, plaît à certaines femmes. Ce sont ces mêmes femmes qui sont ordinairement charmées par la brutalité, la bestialité presque sensuelle pourrait-on dire, qui émane de lui. Avec Kincaid, les apparences sont rarement trompeuses. Son physique reflète assez fidèlement les traits dominants de son caractère.
Aptitudes magiques :
Diverses, variées, légales et illégales.
Kincaid possède quelques notions de potions, mais essentiellement pratiques. Il sait concocter quelques baumes et breuvages de soins et a du apprendre à confectionner quelques contrepoisons, également. Il ne connaît presque aucun ingrédient par son nom véritable, il reconnaît les éléments à leur aspect, leur odeur ou encore leur goût, mais inutile de lui débiter une liste de noms en latin, il n’y comprendrait rien.
Il est beaucoup, beaucoup plus doué en sortilèges et enchantements en tous genres. Offensifs, défensifs, domestiques même, ils n’ont presque aucun secret pour lui. Il n’a pourtant jamais ouvert le fameux Recensement des Maléfices d’Arpagon Lacaissette. Il a tout appris sur le tas, et par la force des choses. Dans ces domaines, il a deux spécialités : c’est un illusionniste hors-pair et il est capable de jeter des sorts de réchauffement à faire fondre un iceberg.
Son élément dominant est d’ailleurs le Feu, avec une mineure Terre à ce qu’il paraît. C’est un ancien professeur, auparavant affilié à un établissement magique prestigieux et aujourd’hui joueur invétéré inscrit aux alcooliques anonymes, qui le lui a révélé, entre deux vodkas, un soir à Moscou. Kincaid l’a laissé dire, sans chercher à vérifier si ses discours pâteux étaient fondés ou non.
Le jeune homme a entendu parler des corvées attribuées à Sywhaîd. D’avance, il sait qu’il pourra se rendre utile de nombreuses façons. Travaux demandant de la force, petit coup de main à la distillerie ou volontaire pour récolter un peu de tourbe… Comme toujours, Kincaid saura se débrouiller.
Médium magique :
Une impressionnante chevalière en argent massif, surmonté d’une imposante tourmaline bleue. C’est un médium très puissant et nombreux sont ceux qui se demandent comment un homme tel que Kincaid a pu entrer en possession d’un tel artéfact…
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