
|
|
| | Auteur | Message |
|---|
Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Quête de Marianne Loisel Lun 12 Avr - 22:29 | |
| La pluie s'était remise à tomber, fine, froide, maussade. Marianne releva à nouveau la capuche au-dessus de sa tête, et poussa un soupir fatigué. Cela ferait bientôt deux jours qu'elle marchait au milieu de nulle part, avançant le long du minuscule sentier que son hôtesse, à Glennfinenn, lui avait indiqué. Une femme bien charitable, cette Fiona au nom de famille imprononçable. Sans elle, ça aurait été tout simplement impossible : sans le sac à dos qu'elle lui avait échangé contre sa valise, et sans les chaussures de marche qu'elle lui avait fait enfiler presque de force.
Enfin, Marianne avait quand même mal aux pieds ; elle pouvait sentir une douleur assez vive au petit orteil droit, et une seconde au talon gauche. Deux ampoules, donc. Elle était tentée depuis plusieurs kilomètres d'ôter ses chaussures, mais elle n'avait rien pour soigner ça ; et elle n'aurait sûrement pas eu le courage, ensuite, de les remettre. Peut-être bien qu'elle aurait lâchement rebroussé chemin.
Elle ne pouvait s'empêcher de penser à Nelson ; dire qu'il était en fait si proche, quelque chose comme une soixantaine de kilomètres... Chez lui aussi, il pleuvait. Mais un bon feu ronronnait dans la cheminée. Il lui aurait massé les pieds, il... il faisait partie de son passé. Il en ferait partie, en tout cas. Elle n'allait quand même pas renoncer si près du but, juste parce que la pluie s'était remise à tomber. D'parès Fiona, elle aurait déjà dû être arrivée, mais Marianne n'était pas une grande marcheuse ; elle avait sans doute marché à une allure assez lente. Elle parcourut les derniers mètres qui menaient jusqu'au sommet de la colline. Aussitôt, elle ôta son sac à dos, et y prit la gourde presque vide qu'elle porta à sa bouche.
Mais alors qu'elle allait boire la première gorgée, elle la vit. L'immense nappe de brouillard qui s'étendait sous elle, à perte de vue. Elle sentit ses jambes trembler sous elle ; tomba à genoux, et sentit sa gorge se nouer. C'était là, enfin. C'était la Brume dont Zelda lui avait parlé. Elle se sentait soulagée ; triste et vaguement craintive, aussi. Elle n'était pas sûre de vouloir réellement y aller. Une colère sourde la retenait de retourner chez Nelson ; mais elle l'aimait quand même. de l'autre côté du brouillard, elle se priverait volontairement et pour de bon de la tentation de le revoir, de s'agenouiller devant lui, ou même devant d'autres hommes s'il le lui demandait. Elle se rendit compte que ses mains tremblaient. Elle serra le poing, et fourra prestement sa gourde dans son sac, qu'elle remit sur son dos. Elle prit une inspiration, et descendit dans le brouillard. |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Mar 13 Avr - 9:27 | |
| - Oui, bon, et à part ça ?
La voix était aiguë et franchement désagréable, accompagnée d’une odeur peu ragoûtante de choux cuits. Son propriétaire apparut rapidement devant Marianne, un petit bonhomme à l’air revêche, vêtu d’un costume miteux et trop court, calepin à la main et regardant la postulante d’un air exaspéré par-dessus ses lunettes.
- Dépêchons, voulez-vous, je n’ai pas que ça à faire ! _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Jeu 15 Avr - 22:05 | |
| Marianne sursauta, réprima un cri de frayeur en entendant, provenant de nulle part, une voix franchement peu amène éclater en reproches exaspérés. Elle tourna vivement la tête à droite, à gauche, ses narines frémissant de dégoût à la perception d'une odeur de légume aigre. Euh, c'était elle qu'on apostrophait comme ça ? Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal, est-ce que l'on n'était pas supposé pénétrer si vite dans la Brume,... ou si lentement, comme semblait plutôt le reprocher implicitement la voix mystérieuse ?
Le propriétaire de cette dernière apparut, le temps que Marianne tâche de démêler pourquoi on l'avait réprimandée dès ses premiers pas dans ce qui s'annonçait être un brouillard plus étrange encore que ce qu'elle avait prévu. Fiona l'avait bien avertie, mais comment notre jolie petite Française aurait-elle pu imaginer tomber nez-à-nez avec ce genre de petit bonhomme revêche et rabougri (ou l'inverse, d'ailleurs) ?
"Je... désolée, je me suis fait des ampoules", s'excusa-t-elle, pour expliquer son retard. Un pur réflexe, car enfin, comment aurait-elle deviné qu'un type sentant le chou l'attendait ? elle n'avait prévenu personne ; personne n'était au courant, à part bien sûr Zelda, qui n'était pas du genre à fréquenter les petits bonshommes revêches ; et Fiona, donc, qu'elle avait laissé près de deux jours plus tôt à sa cuisine, préparant les petits déjeuners typiques pour les premiers randonneurs de la saison. Est-ce que cette dernière aurait été prévenir quelqu'un, dans ce fameux "Sywhaîd" ? Cela semblait tout de même vaguement improbable. Peut-être la confondait-on avec quelqu'un d'autre.
"Je suis Mari...onne Loisel", fit-elle, avec une courte hésitation au moment de donner son prénom.
Elle prononça finalement quelque chose d'intermédiaire, entre "Marianne", le prénom qu'elle associait à un passé qu'elle souhaitait laisser derrière elle, et "Marion", celui de sa carte d'identité. Un prénom qu'elle n'aimait pas beaucoup, et qu'elle n'était pas sûre de pouvoir assumer à nouveau. Marion était pour sa famille, pour ses parents, pour ce petit cocon aux yeux merveilleusement clos sur ce qui se passait réellement pour elle, de l'autre côté de la Manche. Ils n'avaient jamais su comment elle gagnait réellement sa vie ; elle ne tenait pas non plus à ce qu'ils apprennent qu'en fait d'expatriation en Amérique, elle allait se planquer dans un petit village magique d'Écosse. Bref. Elle continuait de préférer Marianne, malgré ses bonnes résolutions. Bref bis, à ce niveau-là, elle était un peu paumée. Et l'odeur persistante de chou ne l'aidait pas vraiment à faire le point.
"Vous m'attendiez ?" demanda-t-elle d'un ton navré, tout en espérant secrètement qu'il y avait erreur sur la personne. |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Ven 16 Avr - 10:39 | |
| Le petit homme, l’air plus désagréable que jamais, tourna rapidement quelques pages de son carnet, revint en arrière, tourna encore deux pages, revint au début et releva enfin les yeux vers la jeune femme.
- Non, pas de... Marionne, répondit-il avec mauvaise humeur. J’attends une Marion ou une Marianne. Laquelle êtes-vous ? _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Sam 24 Avr - 9:02 | |
| Marion-Marianne, puisqu'on n'était pas encore tout à fait décidé sur la question, écarquilla les yeux. Tout cela commençait à être hautement improbable, même pour quelqu'un qui avait dernièrement frayé avec le monde magique. Les sorciers qu'elle avait connus (oui oui, bibliquement aussi) faisaient des choses assez surprenantes, à l'occasion ; mais aucun d'eux ne lui avait fait le coup de sortir d'une Brume opaque avec un petit carnet disant qu'elle était attendu, sur lequel, coïncidence pour le moins improbable, auraient cohabité une Marion et une Marianne Loisel.
C'était une idée plus dérangeante qu'on n'aurait pu le croire. Marion et la magie, c'était nouveau. Les sorciers, c'était l'Angleterre, et Marianne. Marion était une jeune fille assez ordinaire de Levallois, qui démarrait vaguement une carrière artistique en Anglo-saxonie. Rien à voir, donc. Imaginer que cette fille-là soit en rapport avec la magie, que ses parents sachent qui elle y avait rencontré, qu'ils la trouvent dans cette Brume bizarre... La jeune fille rougit.
Marion c'était ce qu'il y avait de marqué sur sa carte d'identité, d'accord. Marianne était un nom qu'elle avait choisi, et qui collait davantage au paysage écossais. Mais pas cette partie de l'Écosse. Elle était supposée être là pour tourner définitivement la page. Et Marianne, ce nom-là, oui, elle le trouvait joli, mais parce qu'elle l'imaginait toujours murmuré par une certaine voix ; lui fredonnant la chanson, aussi. Elle frissonna. Et releva vaguement les yeux vers le calepin de l'homme à l'odeur de chou. Cette histoire de deux noms était vraiment louche, mais il n'avait pas tort : il fallait qu'elle se décide.
"Disons..."
Elle replaça nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille.
"Marianne", articula-t-elle clairement, cette fois. Et aussitôt, elle se dit qu'elle avait été très lâche pour le coup. Mais vraiment, "Marion" dans le monde magique, ça n'était pas possible. Et après tout, elle n'avait peut-être pas besoin de changer une nouvelle fois de prénom, si elle mettait entre Nelson et elle une grosse Brume magique et étanche, non ? Pour être très honnête elle n'était pas convaincue.
"Je peux changer, aussi", ajouta-t-elle un peu brutalement. "Après tout, ça a pas beaucoup d'importance, un prénom."
Et ça aussi c'était faux. Marianne, ça voulait vraiment dire quelque chose ; et elle aimait, décidément. Probablement un peu trop. |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Lun 26 Avr - 10:46 | |
| « Marianne… » marmonna le petit être désagréable tout en cherchant visiblement le nom dans une liste écrite dans une écriture tout à fait incompréhensible pour un humain, ou du moins pour Marianne. « Ah. La prostituée. » marmonna-t-il toujours sur le même ton antipathique tout en cochant à côté de ce qui devait être le nom de Marianne.
Il tourna ensuite les pages en marmonnant des choses inintelligibles, d’un air un peu énervé. Finalement, il trouva une feuille où se trouvait une sorte de questionnaire, avec de la place pour écrire des réponses. Il marmonna une nouvelle chose puis releva brutalement la tête.
« Marianne, hein. Pas de Messaline ou de Roxanne. Vous avez choisi, il est trop tard pour changer et jouer à l’excentrique. »
Il nota d’ailleurs quelque chose, peut-être la proposition qu’avait fait la jeune femme, ou peut-être finalement autre chose qui lui était passé par la tête, puis releva la tête et demanda, toujours d’une façon aussi désagréable.
« Comptez-vous continuer à… hum. Exercer à Sywhaîd ? »
Drôle d’entrée en la matière, mais le bonhomme ne semblait avoir aucune once d’humour, il s’apprêtait d’ailleurs très sérieusement à noter la réponse de la jolie blonde. _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Lun 26 Avr - 21:23 | |
| Marianne savait que cette entrevue, si bizarre fût-elle, était en tout cas une sorte d'examen de passage. Elle savait qu'elle avait tout intérêt à se montrer sous son meilleur jour, à sourire, à être agréable, éventuellement spirituelle, comme elle savait si bien l'être, d'habitude. Plaire ; elle savait faire. Mais elle ne put empêcher ses sourcils de se froncer en entendant l'homme prononcer ce mot, du bout des lèvres, comme pour ne pas les salir : "la pros-ti-tuée". Comme un crachat.
Eh bien, oui, c'était ce qu'elle était, na. Marianne se redressa légèrement, tout en sentant ses joues tiédir, et probablement rougir. Elle ne pouvait pas faire complètement comme si ce terme lui était indifférent. Elle était tentée de corriger l'homme, de dire que son cas était un peu différent ; mais au fond ça ne l'était pas tant que ça, et elle était suffisamment patiente pour ne pas risquer de tout flanquer par terre pour une simple question d'égo. C'était trop important. Tant pis s'il fallait se faire traiter de moins que rien au passage.
La question, et la façon dont il la lui posa, lui nouèrent le ventre. Elle se sentit rougir encore un peu plus, tout en songeant qu'au fond, elle aurait été prête à faire ça.
Elle était venue pour changer de vie, pour se donner une chance, et ça aurait été totalement stupide de revenir au point de départ, de recommencer les mêmes conneries. De tout saboter, encore une fois. Mais elle était faible, en même temps, paresseuse. Marianne connaissait ses qualités, et elle venait de prouver que son joli prénom de putain lui collait désormais au corps comme une seconde peau. Elle n'était pas du tout certaine de ce qu'elle pourrait bien faire, sur Sywhaîd, si elle se retrouvait jamais sur place. Elle aimait bien l'amour ; ça ne la dérangeait pas de coucher avec des hommes ni des femmes, ça aurait juste été très bête. Vraiment dommage ; non, elle n'était pas venue jusqu'ici pour ça.
"En fait... j'avais cru comprendre que... que je n'aurais pas à faire ça ; que je n'aurais pas besoin d'argent, une fois sur place", répondit-elle avec douceur. Et ce disant, elle songea que, si elle se trompait, si son amie l'avait mal renseignée, cette phrase paraîtrait certainement excessivement naïve. Ce qu'elle était, incontestablement. Est-ce que le petit bonhomme riait, parfois ? Elle n'avait pas très envie de l'entendre faire. |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Jeu 29 Avr - 17:13 | |
| Sans prendre la peine de répondre, le petit bonhomme inscrivit ce qui devait être la réponse de Marianne sur sa feuille, puis, il enchaîna sur une autre question :
« Avez-vous des MST ? »
Et il se mit à bombarder Marianne de questions, toutes aussi personnelles, sur un ton toujours aussi désagréable, sans jamais daigner répondre à ses questions à elle.
[A toi de jouer l’interrogatoire. Mets les questions que tu veux, elles doivent être intimes. Arrêtes-toi quand Marianne arrête, tout simplement !] _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Dim 2 Mai - 20:40 | |
| Pas de rire de la part de l'infect petit bonhomme ; le soulagement de Marianne fut cependant de bien courte durée. La question suivante était inattendue.
"Non", répondit-elle, en haussant un sourcil. Une sorte d'automatisme, même si elle estimait que ce n'était pas une question fondamentale. Mais après tout, ce type n'était pas forcé de la croire, et peut-être, en dépit de sa détestable odeur, était-il très à cheval sur l'hygiène. Cela ne dérangeait pas Marianne qui, au moins sur ce point, demeurait une jeune fille tout à fait bien sous tous rapports. Elle avait eu une fois une saloperie, un truc que lui avait refilé un homme soi-disant très comme il faut - mais qui fréquentait des filles comme elle, tout se suivait. Il n'avait pas voulu qu'ils se protègent, disant que ça lui coupait l'envie. Mais elle ne raconta pas tout ça au bonhomme, vu qu'il ne le lui avait pas demandé, et qu'elle trouvait cela indiscret.
Mais en matière de petites questions dérangeantes et intimes, Marianne allait être servie. Le questionnaire auquel la soumit son interrogateur aurait fait rosir, à tout le moins, une véritable lady. Ou une Marion. Mais c'était Marianne qui répondait, et elle était moins choquée par les questions que le fait qu'on les lui pose. Plus cela allait, moins elle comprenait le rapport avec son entrée à Sywhaîd. Qu'est-ce que ça pouvait faire, qu'elle ait déjà pratiqué l'amour à plusieurs et la sodomie ? qu'elle ait déjà pris une douche avec quelqu'un ? Oui, la plupart des questions concernaient le sexe. Le petit homme à l'odeur de chou l'interrogea ensuite sur le chapitre de la drogue, mais il n'y avait rien à tirer de ce côté-là, vu que Marianne n'avait jamais ne serait-ce que tiré sur la moindre cigarette. De même qu'elle n'aimait pas beaucoup l'alcool, ne buvait presque pas, à part au cours de certains jeux impliquant des bouteilles de champagne.
Il lui posa aussi des questions sur la religion ; lui demanda si elle était baptisée -oui-, si elle allait encore régulièrement au temple ou à l'église -non-, si elle avait la foi -oui. Il lui demanda enfin si son mode de vie ne lui faisait pas honte. Ce qui obligea Marianne à quitter le mode pilote automatique pour réfléchir un tant soi peu, parce que la réponse n'allait pas de soi. Finalement, toujours aussi calme qu'on pouvait l'être après un tel mitraillage en règle, elle répondit :
"Je sais bien que... que ce n'est pas très bien. Mais il me semble qu'il y a beaucoup de gens qui font des choses bien plus terribles. Qui détournent de l'argent, abusent de leurs enfants ou frappent leurs épouses... Moi je n'ai fait de mal à personne. Ceci dit, j'aimerais passer à autre chose. De... de plus sain, peut-être."
Quelque chose où elle ne serait pas la chose d'un type qui n'attendait rien d'autre d'elle qu'elle écarte les jambes à la demande. Qui ne la soumettrait pas à des fantasmes parfois très limites. Une vie sans Nelson, tout simplement. Marianne était encore trop accro pour concevoir l'idée avec un enthousiasme sans mesure ; mais le bonhomme s'en fichait, notant sa réponse avec une application dénuée de tout sentimentalisme.
"Sur dix rapports sexuels, combien de fois diriez-vous que votre... hum... ami vous faisait jouir ?"
Marianne se figea. Le petit homme resta lui aussi planté quelques instants la plume immobile au-dessus du calepin, attendant sa réponse.
"Eh bien ? Sur dix rapports sexuels, combien de fois diriez-vous que votre ami vous faisait jouir ?" répéta-t-il en réajustant ses petites lunettes rondes.
"Je... je ne vois pas l'intérêt de cette question. Je ne veux pas... je ne souhaite pas y répondre". |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Mar 4 Mai - 14:56 | |
| Le bonhomme à l'odeur de chou la fixa d'un air très mécontent avant de gribouiller furieusement et rageusement sur son calepin pendant près d'une minute avant de la regarder de nouveau, l'air encore plus énervé de voir qu'elle était toujours là et de lancer sèchement:
- Bon, puisque vous ne voulez pas parler, vous allez pouvoir agir.
Et, sans un mot de plus, il s'éloigna en trottinant. Marianne devrait suivre un chemin sur lequel elle affronterait la peur, la honte et la colère. _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Mar 8 Juin - 22:53 | |
| Que... comment ? Marianne voulut suivre des yeux le petit bonhomme, mais elle avait une seconde de retard, et le vit simplement disparaître dans le brouillard, sur le sentier qui s'ouvrait à présent devant elle. Elle déglutit, encore un peu tremblante de la tension qu'elle avait accumulée sous le feu des questions de son interrogateur. Mais "agir" ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Est-ce que les "actions" qu'elle aurait à commettre seraient du même acabit que les questions qui les avaient précédées ? Elle resta encore quelques instants figée, à regarder le sentier devant elle, incapable de bouger.
Elle ne voulait pas y aller, pas savoir ce que l'imagination tordue du bonhomme lui avait préparé. Mais malgré elle, des images se chauvauchaient tout de même dans sa tête, qui la faisaient rougir. Elle pouvait sans doute encore rebrousser chemin ; retourner auprès de Nelson. Sauf que là-bas, les images étaient réelles ; tout ce qu'elle entrevoyait en pensée, c'était Nelson qui en avait semé la graine dans son cerveau, où elle avait poussé comme une mauvaise herbe, et tout envahi, tout sali. Elle tremblait toujours un peu, mais elle réajusta malgré tout les bretelles de son sac à dos, et s'engagea sur le sentier. Voilà ; ce n'était pas plus compliqué que cela.
Avancer la jambe droite, la gauche, et ainsi de suite, une, deux. Fiou... et on respire. On inspire, profondément, on expire, lentement. Pourquoi est-ce qu'elle n'arrêtait pas de trembler ? Pourquoi est-ce qu'elle tremblait de plus en plus ? Et pourquoi avait-elle l'estomac noué, l'impression qu'elle allait rendre un bien vilain hommage à la nourriture de Fiona. Elle se mordit les lèvres, celles-ci tremblotaient comme ces gelées anglaises auxquelles elle ne s'était jamais accoutumée. Elle ne s'arrêta pas de marcher pour autant, bien au contraire, elle avança de plus belle, courant presque malgré la douleur aiguë provoquée par les ampoules.
Elle était terrifiée, voilà ce que c'était. Mais pas par l'anticipation des épreuves à venir. Par le sentiment d'être suivie. Quelque chose était après elle ; quelque chose qui lui voulait du mal ; elle courait franchement, cette fois, en essuyant fébrilement la sueur qui lui perlait sur le visage.
"Laissez-moi... qui que vous soyez, quoi que vous soyiez, laissez-moi..." gémit-elle. Elle savait bien qu'elle n'était pas assez sportive, qu'elle n'avait pas assez de souffle pour semer son poursuivant, mais même sans savoir ce que c'était, elle continuait de courire, à perdre littéralement haleine. Elle n'entendait aucun bruit, aucun grondement, mais elle savait que c'était là, derrière. Elle n'osait pas tourner les yeux derrière elle, ça non, non, elle avait bien trop peur pour ça.
Le sac pesait bien trop lourd, il la ralentissait ; elle décrocha la ceinture ventrale, laissa les bretelles glisser le long de ses bras, continua de courir. Le danger se rapprochait, pourtant, toujours plus. Marianne avait trop mal aux pieds pour courir correctement, elle titubait vers l'avant, plutôt, oui. Sa gorge était en feu, elle déboutonna fébrilement son manteau, arrachant au passage un des boutons, pour se débarrasser aussi de ce vêtement. Elle trébucha quelques mètres plus loin, et elle s'affala à terre, lamentablement.
Elle se releva péniblement, ses yeux pleuraient tant elle avait mal à la gorge. Et voilà qu'elle s'était écorché le genou, qu'elle avait déchiré son pantalon et que son pull était couvert de poussière. Elle l'épousseta en pleurnichant.
"Marion ? Ma chérie ?" fit une voix incrédule, derrière elle. En français. La jeune femme tressaillit. Elle se retourna.
"Mm...maman ?"
C'était bien elle (ou ça y ressemblait beaucoup) ; sa mère qui portait sous le bras le manteau qu'elle avait abandonné. Et son père qui, lui, tenait devant lui son lourd sac à dos. Bien sûr, c'était énorme ; il aurait suffi que leur fille réfléchisse ne serait-ce qu'une seconde pour comprendre qu'il ne pouvait s'agir que d'un tour de passe-passe magique, d'une quelconque hallucination. Mais Marianne était dans un bien trop grand état de nerfs ; et elle n'avait pas une connaissance extraordinaire du monde magique non plus. Bref, elle était la cliente idéale.
"Mais qu'est-ce que vous f... comment... vous êtes là ?"
Sa maman la regardait d'un air totalement incrédule ; elle semblait ne pas la reconnaître. Son père avait quelque chose à la main ; quelque chose qui avait dû tomber du sac quand elle l'avait laissé tomber de ses épaules, et qu'il avait ramassé en même temps que le reste. Marianne sentit le peu de sang qui lui restait dans le visage le quitter. Elle devait avoir pâli à vue d'oeil.
"Non ! ne reg...
- Qu'est-ce que c'est que ça, mon ange ?"
Il lui tendit l'objet ; mais Marianne ferma les yeux et détourna dans le même temps la tête, comme pour ne surtout pas regarder. Mais elle connaissait bien cette photo ; elle savait très bien ce qu'il y avait dessus. Une photo prise par Nelson, qu'elle avait emporté dans un élan de nostalgie, et fourrée au fond de son sac ; pas exactement le genre de photo de soi-même qu'on rêve de retrouver entre les mains de ses parents. Même dans les pires moments, et dieu sait (ou plutôt le diable) qu'il y avait eu matière à rougir, elle ne s'était jamais sentie aussi honteuse. Ca devait finalement arriver. Les deux pans de son existence devaient finir par se téléscoper, Marion et Marianne, et ça n'était pas joli, joli à voir. Les yeux toujours désespérément fermés, elle pouvait entendre malgré tout sa mère continuer de balbutier, incrédule, qu'il devait y avoir une explication. Son père parler de bizutage d'une voix mal assurée. Elle serra les lèvres, fit non de la tête alors que les larmes roulaient sur ses joues.
"Je suis une pute, okay ?", répliqua-t-elle, toujours en français ; et sa voix trop douce s'accordait décidément mal à ces paroles, malgré toute la dureté qu'elle avait essayé de mettre dans ces paroles. "Je suis une pute ; je sais que je vous déçois sûrement beaucoup trop pour être encore vitre fille. Allez-vous en, maintenant", continua-t-elle, les dents serrées. Elle rouvrit les yeux, et ils avaient effectivement disparu.
"..."
Elle voulut courir vers l'endroit où ils s'étaient trouvés quelques instants auparavant, mais elle dut se contenter d'y tituber, à cause de ses pieds. Elle ne comprenait pas ce qui s'était passé ; elle continuait de regarder autour d'elle, comme si elle s'était attendue à les voir à nouveau surgir du brouillard. Tout ce qui lui tombait sous les yeux, c'était son manteau ; son sac ; et la photo, bien sûr. Elle ne sut pas très bien ce qui lui prit, mais une vague de fureur l'envahit à cette vue. Elle poussa un cri bien incongru, un vrai feulement de bête sauvage. Elle se saisit de la photo, la froissa rageusement, envoyer rouler la boule de papier ; la colère était toujours aussi forte. Elle alla récupérer la boule, et, criant de plus belle, la défit, pour mettre la photo en pièces. Et quand enfin elle n'eut plus entre les mains que des lambeaux trop petits pour être encore réduits en charpie, elle cessa de crier, et resta là, les bras ballants, à sangloter. |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Jeu 10 Juin - 19:11 | |
| Le petit bonhomme réapparut. Il nota des trucs sur son calepin, tout en marmonnant, laissant parfois entendre des mots qui semblaient décousus. Finalement, il releva la tête vers Marianne.
« Quand vous aurez fini votre crise d’hystérie, vous pourrez avancer. »
Et il disparut de nouveau, après ces paroles sèches. Le principe serait le même, sauf que Marianne affronterait cette fois la joie, la nostalgie et la sensualité, toutes à leur paroxysme, assez fortes pour lui faire oublier l’idée d’avancer, alors qu’avancer était le but si elle ne voulait pas se retrouver coincée dans la Brume ad vitam aeternam. _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Marianne Loisel Sywhaîdienne


Nombre de messages: 43 Date d'inscription: 11/04/2010
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Dim 18 Juil - 10:55 | |
| Marianne eut à peine le temps d'apercevoir le retour de l'affreux bonhomme. La tête enfouie dans ses mains, étouffant ses sanglots, elle n'avait relevé les yeux que lorsqu'il avait terminé sa phrase, l'avait seulement vu disparaître, encore secouée et incrédule. Elle resta quelques secondes interloquée, toujours à genoux, à s'interroger. La magie était puissante dans cette brume, et la frontière entre réalité et illusion brouillée.
Elle n'était plus certaine d'avoir réellement vu ses parents. Pouvait-il s'agir d'apparitions ? De sortes d'hologrammes créés par le malfaisant personnage ? Car, enfin, que ses parents se retrouvent précisément ici, dans ce brouillard... non, cette idée était trop invraisemblable. Elle décida de croire que c'était un tour de magie, parce que c'était une idée réconfortante. Elle se releva et reprit sa route en boitillant.
Il ne se passa rien sur une assez longue distance. Nulle autre douleur que celle qui irradiait dans ses pieds, lancinante et par moments plus aiguë, lui arrachant alors un soupir douloureux. Il pleuvait toujours, et, plongée dans ce brumisateur géant, elle se sentait de plus en plus humide, ce qui était également loin d'être très agréable. Le sac qu'elle avait remis sur ses épaules y pesait lourd. Et il n'y avait personne pour l'aider dans l'enfer brumeux concocté pour elle par l'infecte créature. Combien de temps avait-il prévu de la faire marcher sur cette route ? Jusqu'à ce qu'elle pleure de nouveau ? Jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus, et se remette à hurler, à appeler à l'aide ? A dire qu'en fin de compte, elle abandonnerait ?
*non*
Marianne se mit à compter ses pas jusqu'à cent, pour se donner du courage et prendre mieux conscience de la distance qu'elle parcourait. Ce faisant, elle se rendit compte que c'était stupide : un morceau de chemin dans la Brume, c'était un morceau de chemin dans la Brume. Et comme celle-ci se refermait derrière elle, de toute manière, elle ne se rendrait même pas compte du chemin déjà réalisé. Elle se sentit soudain extrêmement triste, mais continua néanmoins de compter les pas dans sa tête. Arrivée à cent, elle releva les yeux, à deux doigts d'arrêter simplement de marcher, le temps de reposer ses pieds. Mais ce faisant, elle découvrit qu'elle n'était plus toute seule.
Un homme se tenait à quelques mètres devant elle, qui la cloua d'abord sur place. Un homme plutôt grand, le visage plutôt jeune et agréable. Il avait hérité de la solide carrure des hommes de son clan, de la finesse de traits et des boucles blond vénitien de sa mère. Il n'eut qu'à tendre les bras pour que Marianne s'y réfugie en courant. Il la serra avec force contre lui, et la tiédeur de son corps était incroyablement réconfortante. Marianne oubliait enfin ses ampoules, sa fatigue, sa peur, simplement tellement heureuse de le voir, de le sentir, bien réel, bien chaud contre elle. Il était l'homme qu'elle aimait, quoi qu'il ait fait, et quelle qu'eût été leur histoire. Lui caressait ses cheveux d'un geste tendre, y piquant un ou deux baisers de temps en temps.
"Marianne", soupira-t-il enfin. son timbre était chaleureux, teinté d'une légère pointe d'accent écossais. Exactement ce qu'il fallait pour la réconforter, dans cette brume hostile et humide. Elle entendait aussi un peu de tristesse dans sa voix, et l'idée qu'elle ait pu simplement envisager de le quitter lui semblait à présent bien stupide.
"Reste avec moi, mon petit cœur gauche", la priait-il, sans cesser de la serrer contre lui.
Comme il prononçait ces mots, Marianne n'avait qu'une envie : se retrouver avec lui comme avant, au chaud, dans l'appartement londonien. Simplement enlacés sur le canapé, à boire un chocolat aux marshmallows comme des gosses ; ou à jouer à avaler des raisins de Corinthe.
Elle se souvint de la fois où elle était rentrée trempée, et qu'il lui avait fait la surprise de l'attendre quand il était supposé être au Pérou ou Dieu sait où, enfin en voyage pour ses affaires. Il lui avait ébouriffé les cheveux avec une serviette, l'avait déshabillée, lui avait frictionné le corps et massé les pieds... Oh, il pourrait refaire quelque chose de ce genre, juste comme avant. Et ils iraient au lit, et ils feraient l'amour comme avant, sans accessoires, sans personne d'autre, juste eux, aux tous premiers temps de leur rencontre. Elle ouvrit les yeux, trouva les siens ; ils s'embrassèrent, longuement.
La pression de ses mains autour d'elle se fit un peu plus forte ; tout en continuant de l'embrasser, il les laissa descendre lentement jusqu'à ses hanches, et Marianne s'abandonna à cette caresse. Elle le laissa poser ses mains sur ses fesses, la soulever, l'allonger sur un lit dont elle ne se demanda le moins du monde ce qu'il faisait là.
Cela faisait à vrai dire longtemps qu'elle n'avait pas ressenti un tel degré de sensualité dans leurs ébats. En général, elle s'efforçait avant tout de lui donner du plaisir, de le satisfaire. Ce qui était loin d'être désagréable. Elle avait cette fois l'impression d'une symbiose parfaite, débordante de tendresse et de volupté. Voilà, c'était ce à quoi elle aspirait. Rien que ça. Nelson et elle, seuls et nus dans un lit, au milieu de nulle part. Ses yeux quittèrent un instant son amant, et elle prit conscience qu'ils étaient effectivement au milieu du brouillard. L'idée lui sembla à la fois très amusante et très excitante. Elle resserra ses jambes autour des siennes et l'embrassa de plus belle.
Quelle étrange situation, tout de même. Avec un peu de chance, l'affreux bonhomme voyait cela, et il en avalerait son calepin de dépit, à la voir si heureuse. Est-ce qu'il l'épiait ? Est-ce qu'il voyait comme Nelson était tendre ? Est-ce que... est-ce...
Quelque chose était fêlé. La situation n'était pas normale, en fait. Le lit. Le lit n'avait rien à faire là. Et Nelson... Marianne se souvint de ses parents, ou de ce qu'elle avait pris pour ses parents. Elle se souvint avoir pensé que ça ne pouvait pas être réel. Et elle se demanda avec horreur ce avec quoi elle était en train de coucher.
Elle se dégagea brutalement, s'extirpa hors des bras de son amant, sauta du lit, qui aussitôt disparut en même temps que son délicieux occupant, ne laissant que les vêtements de Marianne sur le sol, froissés et en désordre. Le cœur cognant à tout rompre, elle les ramassa, se rhabilla à la hâte, à l'exception des chaussures. Elle se sentait horriblement mal ; une partie d'elle aurait voulu que ce soit réel, savait qu'il suffisait qu'elle ressorte du brouillard pour que ça le devienne, en tout cas à peu près ; parce qu'à l'occasion, Nelson pouvait bel et bien être comme ça. Une autre partie d'elle était morte de honte et de dégoût.
"Est-ce que vous ne voyez pas que j'ai besoin d'aide ?" murmura-t-elle, les membres tout tremblants. |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1294 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Marianne Loisel Jeu 29 Juil - 17:08 | |
| " Mmh. Sans doute ", marmonna le bonhomme dans une réplique lourde de sous-entendus.
Il grifonna encore quelques annotations. De longues minutes durant il écrivit et écrivit encore sur son calepin indubitablement noircit depuis le début de l'entretien. Finalement, voyant que Marianne était toujours sous son nez et qu'elle ne bougeait pas, il tandit un doigt un brin dédaigneux vers un coin de la Brume et désigna un sentier de mousse de la largeur d'un pas d'Homme.
" Et bien allez-y Mademoiselle ! Qu'est-ce que vous attendez ?"
Et, sans regarder la réaction de Marianne, il replongea le nez dans son calepin et continua d'inscrire on ne sait quoi.
Le sentier qu'l avait désigné à la jeune femme avait été naturellement creusé dans la végétation au fil du temps et, faute de passage récent, recouvert d'une mousse bien verte et fraîche au toucher. En marchant ainsi sur le sentier, Marianne découvrirait également les vertus curatives de cette mousse et bien vite ses ampoules ne seraient plus que souvenir. Et pour couronner le tout, au bout de ce petit chemin, Marianne aurait le bonheur, la joie, que dis-je, le privilège de se voir ouvrir les portes de Sywhaîd. Et pas n'importes qu'elles portes : celles du toit de la Ferme. Oui, bon, elles étaient fermées, mais au moins se trouvait-elle sur la Noble Lande d'une certaine manière.
[Félicitations pour cette intéressante Quête ! Bon jeu !] _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|