Prénom : Sur sa carte d’identité, Marion. Depuis 9 ans, Marianne. Maintenant... elle ne sait plus trop.
Nom : Loisel
Surnom : Pearl, Lovely (mais c’est du passé)
Age: 29 ans
Origine : Levallois, France
Famille : Comme presque tout le monde, Marion Loisel a un papa et une maman, qui vivent encore aujourd’hui dans un appartement bourgeois de Levallois, une banlieue chic de Paris. Ses parents sont relativement aisés, assez pour payer les études de leurs enfants, sans rouler sur l’or non plus.
Elle a aussi une petite sœur de 28 ans, Roxane, et un petit frère de 24 ans, Alban. Il a fait une école de commerce, c’est tout ce qu’elle a retenu. Roxane a deux enfants que Marion n’a jamais vus. Elle est partie en Angleterre à 20 ans, dans le cadre de ses études. Et finalement, elle est restée sur place.
Elle est, comme toute sa famille, catholique et non sorcière.
Parcours scolaire et/ou professionnel : Après avoir honoré de sa discrète présence des établissements privés de Levallois, Marion a fait une année de lettres à l’université. Elle s’est ensuite réorientée dans une école d’arts privée. Dans ce cadre, elle est partie en deuxième année à Londres. Voulant acquérir un peu d’indépendance, elle a commencé par travailler comme serveuse à mi-temps pour financer une partie de son loyer. Elle a eu un passage à vide à cette période, n’étant plus si sûre de vouloir travailler dans le domaine artistique, alors que ses parents l’imaginaient déjà en future Louise Bourgeois. Elle avait l’impression qu’on lui forçait la main, savait que c’était par ailleurs un domaine où il était extrêmement difficile de faire sa place, et où elle devrait donc servir un certain nombre de cafés, ce qui, sans mauvais jeu de mots, n’était franchement pas sa tasse de thé.
C’est une amie de l’école, Zelda, qui lui a proposé un jour de bosser sur une soirée avec elle, comme « hôtesse ». Marion était encore à l’époque une jeune fille assez naïve, et elle ne s’est pas vraiment posé de question, voyant surtout là une occasion de se faire assez facilement suffisamment d’argent pour payer le loyer sans avoir à ne dormir que trois heures par nuit. Au début, elle se contentait effectivement de faire la jolie plante verte, illuminant des soirées d’ « affaires » de sa douce et lumineuse présence. Et puis de fil en aiguille, pour dire les choses comme elles sont, elle a fini par devenir une poule de luxe, une fille de joie, une prostituée. Mais elle n’appelait pas les choses comme ça, vu que pour elle, les « putes », c’était celles qui faisaient le trottoir.
Or Marianne (comme elle s’est faite appeler quand elle a commencé ce drôle de métier) n’était absolument pas à plaindre ; elle avait un petit appartement bien tiède, et un boulot qui lui permettait de payer le loyer et de sortir un peu sans avoir à se tuer à la tâche. Bon, elle n’était pas complètement idiote non plus, et officiellement, ses parents pensaient qu’elle vivait toujours comme serveuse, améliorant l’ordinaire en vendant ses premières œuvres. En réalité, cela faisait belle lurette que Marion/Marianne avait rangé ciseaux et pinceaux.
C’est à cette époque également que Marianne découvrit le monde de la magie ; certains de ses clients étaient des sorciers, et trouvaient spirituel de la qualifier de « magique ». Un peu surprise au début, elle s'y fit sans problème, un type à quatre pattes, avec ou sans baguette magique, ça ne fait pas une grosse différence.
Son sort s’améliora encore un peu lorsqu’elle rencontra, lors d’une de ces soirées, un jeune lord Ecossais, riche, intelligent, bien fait de sa personne, ayant en somme toutes les caractéristiques du prince charmant, et qui, pour parfaire le tableau, tomba assez rapidement amoureux de sa petite personne – et réciproquement. En tout cas, suffisamment amoureux pour en faire sa « régulière ». Il l’installa dans un bien plus grand appartement, où il la rejoignait chaque fois qu’il allait à Londres, ce qui était assez fréquent pour que Marianne considère qu’ils étaient plus ou moins comme un couple. Après tout, les filles mariées et entretenues, leurs mecs partaient régulièrement en voyage d’affaire, eux aussi, non ? Bon, bien sûr, elles avaient des gamins. La première fois qu’elle était tombée enceinte, elle avait 25 ans ; Nelson et elle avaient opté pour l’avortement, d’un plus ou moins commun accord. Il ne voulait pas d’enfant, elle n’y avait pas trop pensé, et après tout, ça avait été un accident.
Et pour finir, cette invitation en Ecosse ; dans son manoir familial, ou château. Enfin, chez lui, vraiment. Marianne en avait presque pleuré de joie. Et elle pleura complètement en découvrant… qu’il y avait eu un deuxième accident. Elle était à nouveau enceinte. Le week-end fut une assez sévère douche froide. Les parents de Nelson n’étaient pas là, comme elle se l’était imaginé ; en fait, il avait profité de ce qu’ils partaient à Venise pour les vacances pour l’inviter. Et quand elle lui avait annoncé, il avait à nouveau exigé qu’elle avorte dès son retour à Londres. Ce qu’elle avait fait. Londres. Retour de la clinique, dans le grand appartement blanc et classieux. Elle péta littéralement un plomb ; fit un carnage dans la cuisine, dans le dressing ; et courut se réfugier chez Zelda.
Elle resta une semaine chez cette dernière, à vider les boîtes de mouchoir. Elle n’en pouvait plus. En vérité, Nelson ne l’aimait pas vraiment ; il s’amusait avec elle comme avec d’autres, il n’y avait pas de perspective avec lui. Elle aurait voulu fuir, vivre sa vie, mais à 29 ans elle n’avait jamais rien fait d’autre qu’écarter les jambes. Elle irait tapiner dans une autre ville. Mais Zelda lui fit alors une intéressante suggestion. Elle lui parla du village où elle avait passé son enfance. Un village perdu dans une Brume magique. Un endroit tranquille, un refuge. Dont la Brume la protègerait et, surtout, lui éviterait la tentation de retourner dans les bras de ce fichu lord.
Caractère : Marianne est une jeune fille qui, en quelque sorte, flotte au-dessus de la vie. Elle a connu des épreuves, et, sur le papier, vécu des choses plutôt sordides, mais malgré tout elle semble toujours répugner à se frotter vraiment à l’existence. Un peu paresseuse, très lascive, ses parents ne lui ont pas vraiment inculqué le goût de l’effort ; en revanche, ils lui ont transmis l’art de se voiler les yeux pour ne voir que ce qu’on veut voir. Ça aide à garder un caractère généralement enjoué, doux, voire candide. Un peu naïf par certains côtés, alors que sur certains aspects, son expérience particulière de la vie en fait quelqu’un de plus mûr que son âge. En particulier, elle sait assez bien se débrouiller pour obtenir ce qu’elle veut, même si elle doit cela davantage à son charme naturel qu’à un art réel de la manipulation.
Elle a bien vécu, s’est bien amusée jusqu’ici. Elle a trouvé le temps de visiter plein de musées, d’écouter de la musique et même d’apprendre la guitare. Sa décision de quitter l’homme qu’elle aime est sans doute la chose la plus adulte qu’elle ait jamais fait de sa vie. Pour finir, Marianne a quand même de temps en temps tendance à se poser des questions existentielles, et, les soirs de cafard, à culpabiliser sur son existence. Probablement une conséquence de son éducation catholique.
Physique : la grâce. La douceur. La candeur. Marianne est jolie. Elle est blonde aux yeux bleus, de taille moyenne, la silhouette menue, et ce petit quelque chose d’indéfinissable qu’on appelle le charme et qui a le don de rendre fou certains hommes. Elle a une voix agréable, et un rire joyeux, enfantin, qui retentit plutôt souvent. Et elle paraît plus jeune que son âge. En neuf ans, elle a fini par n’avoir dans sa garde-robe presque que des cadeaux de ses amants successifs, mais elle a laissé tout cela en quittant Londres, ne voulant rien garder de sa vie d’avant. Elle a donc réenfilé ses vieilles robes de jeune étudiante, qui n’avaient rien de très sexy, en vérité. Elle est adorable quand même ; c’est ça, qui est magique, avec Marianne.
Aptitudes magiques : Aucune, Marianne est non-sorcière.
Avatar : Marianne Faithfull