Prénom et Nom : Jillian Carson. On la surnomme volontiers Jill ou encore J.J, un sobriquet qu’elle a en horreur.
Age: 22 ans, née un 16 août aux environs de six heures du matin.
Origine : Inverness, Ecosse.
Famille : Père : Robert Carson, encore surnommé Bobby à 48 ans, est dessinateur satyrique pour un grand journal sorcier. Il est grand, très mince et possède un de ces visages qui semblent ne jamais devoir vieillir. Ses fréquents sourires et ses nombreux éclats de rires ont bien amené quelques rides autour de sa bouche et de ses yeux espiègles, sa chevelure poivre et sel annonce l’homme accompli, mais son énergie et son étonnant sens de l’humour le font souvent paraître plus jeune qu’il ne l’est en réalité.
Il rencontre Constance Duchesne au sortir de ses études supérieures, il l’épouse six mois après avoir fait sa connaissance et affirme encore aujourd’hui qu’il ne la quittera jamais. Un amour non moins profond l’unit à sa fille, Jillian, qu’il est le seul à pouvoir dérider en toutes circonstances.
Mère : Constance Duchesne, 48 ans. Une femme admirée, enviée, jalousée. Mais une femme profondément heureuse, assumant sa cinquantaine approchante avec une incroyable sérénité, n’ayant rien perdu de l’extraordinaire beauté de sa jeunesse. Pianiste concertiste extrêmement talentueuse, elle a souvent parcouru le globe durant ses tournées et son nom (sur scène, elle conserve son nom de jeune fille) est connu des amateurs de belles mélodies dans le monde entier. Sorciers et non sorciers l’applaudissent avec le même enthousiasme et la même émotion.
Mais dans son élégante et chaleureuse demeure d’Inverness, elle est seulement Connie pour son époux bien aimé et Maman pour son unique fille, qu’elle chérit plus que tout au monde. La dégradation, pourtant à peine perceptible, de leur rapport l’attriste profondément mais avec son optimisme à toutes épreuves, elle ne désespère pas de reconquérir totalement l’amour filial de Jillian.
Grand-mère : Geneviève Duchesne, 74 ans, éminent professeur à la retraite. C’est une vieille femme autoritaire et quelque peu hautaine mais possédant une âme extrêmement bienveillante, surtout envers sa petite-fille. Elle se déplace en fauteuil lévitant depuis environ quinze ans, une faiblesse qu’elle doit à de sérieux problèmes de santé. Il ne viendrait cependant à l’esprit d’aucun jeune sorcier bien portant de lui proposer un duel magique…
Parcours scolaire et/ou professionnel : Comme nombre d’enfants issus d’une longue lignée de sorciers, Jillian étudie à la maison jusqu’à ses onze ans, âge auquel elle reçoit la fameuse lettre l’invitant à rejoindre un collège magique. C’est sa grand-mère maternelle, Geneviève Duchesne, ancienne professeur de Métamorphoses, qui joue le rôle de préceptrice.
C’est avec de sérieux bagages et bien plus que des rudiments en théorie magique que la jeune Jillian s’apprête donc à entrer au collège. Née à Inverness, d’un père écossais dont les ancêtres ont tous étudié à Poudlard, la jeune fille semble destinée à intégrer à son tour le prestigieux établissement anglo-saxon. Cependant, ainsi qu’il en a toujours été depuis ses plus jeunes années, c’est Constance et non Robert qui prend en main sa scolarité. C’est donc Beauxbatons, et non Poudlard, qui accueille en son sein la précoce enfant.
Une enfant alors tout excitée à l’idée de se perfectionner, d’en apprendre davantage sur le monde magique et de faire la fierté de ses parents. Mais la fébrilité et l’impatience font bientôt place à une certaine amertume, bien que Jillian soit encore trop jeune pour identifier clairement ce sentiment. Si ses résultats impressionnent, sa personnalité et son visage, eux, déçoivent à tel point que la jeune fille ne peut que s’en apercevoir, malgré sa fraîche insouciance. Elle comprend alors, avec une incroyable tristesse, qu’il n’est pas si merveilleux d’avoir pour maman « la plus belle des mamans ». Ses professeurs, sans compter le personnel du collège, semblent regretter la beauté et l’exubérance de Constance Duchesne et, avec une indélicatesse certaine, le font clairement ressentir à la pauvre Jillian.
Les sept ans d’études, sur lesquels la jeune fille fondait tant d’espoir, se transforment en sept années d’un rêve en clair obscure, durant lequel Jill devient, petit à petit, la créature changeante qu’elle est aujourd’hui. Ses résultats demeurent néanmoins excellents et elle quitte Beauxbatons avec les honneurs et la promesse d’une admission dans un établissement d’enseignement magique supérieur.
Elle étudie avec assiduité durant trois ans et confirme son aisance dans le domaine des potions, de la botanique et, plus généralement, des forces naturelles. Elle se spécialise à la fin de sa troisième année et obtient un diplôme assorti d’une mention rutilante. Elle décide alors de retourner vivre chez ses parents, se donnant un an pour trouver un travail à la hauteur de ses ambitions fluctuantes.
Une fois n’est pas coutume, c’est du côté de sa famille paternelle qu’elle trouve la réponse aux nombreuses questions qu’elle se pose sur son avenir. Un cousin de son père, Andrew MacNael, mentionne Sywhaîd, son école, son mode de vie peu ordinaire et cette Brume mystérieuse qui l’entoure. Les vagues informations récoltées séduisent rapidement la lunatique Jillian et, uniquement accompagnée de Kaymonis, elle décide de reprendre ses études et de se confronter à la vie singulière proposée par ce lieu non moins singulier…
Caractère : Inconstance, ton nom est Jillian. Il est en effet peu probable qu’il ait jamais vécu dans la famille Carson une âme plus versatile que la sienne. Tantôt rieuse et tantôt mélancolique, un jour expansive et extravagante, l’autre sombre et mystérieuse, une seconde claire comme le soleil et l’autre pâle comme la lune.
Rien d’extraordinaire disent certains, juste une nuance humaine portée à l’extrême, une succession de caprices émotifs formulés par une forte tête. Possible. D’autres imaginent un drame secret, une blessure béante qui justifierait cette incroyable palette de sentiments, se substituant les uns aux autres avec un manque de cohérence incompréhensible.
Cependant, sa compagnie est si agréable et si distrayante lorsque son humeur est au beau fixe, qu’on prend souvent son lunatisme pour un stratagème ingénieux visant à conserver l’attention d’autrui. Si cela fonctionne avec certains, d’autres se sont depuis longtemps lassés de ces changements perpétuels et l’on ne s’étonne pas de voir Jill mener une existence assez solitaire, malgré son appétit continuel de nouvelles connaissances.
Pour dépeindre le plus fidèlement possible la personnalité de Jillian, il faut également se pencher sur cette sorte d’hyperactivité qui l’anime, cette manière qu’elle a d’apparaître comme une jeune femme ayant toujours quelque chose à réaliser, un but à atteindre, qu’il soit secondaire ou vital. Elle ne semble jamais se fixer, s’attacher à un lieu ou à une personne en particulier. Elle n’est véritablement liée qu’à sa famille et aux valeurs transmises par ses parents. Le reste a l’air interchangeable.
Physique : Jillian a toujours été très critique envers elle-même et apprécie assez peu l’image que lui renvoient les miroirs. Il n’y a cependant rien d’étonnant à cela lorsque l’on a pour mère l’une des femmes les plus belles et raffinées du pays… La troublante et continuelle impression de n’être qu’une pâle copie de cette séduisante créature n’arrange guère le peu d’estime que la jeune femme a d’elle-même.
Elle se considère comme trop grande, trop anguleuse, déteste la largeur de son front plat et trouve extrêmement disgracieux les os saillants de ses hanches. Son regard seul attire sa complaisance. Elle juge assez intéressante la couleur de ses yeux, qui oscille, selon la lumière, entre l’émeraude et le vert d’eau. Elle désespère cependant de les voir si enfoncés dans leurs orbites.
Elle rechigne à accepter les compliments et, sans qu’aucune fausse modestie ne se glisse dans son esprit, elle ne voit que peu d’attraits dans les éléments qui composent son corps et son visage. Sans se trouver à faire peur, elle manque cruellement d’objectivité à son égard et regrette quelque peu d’être le portrait craché de son père et non celui de sa mère…
Si l’on veut faire preuve de cette fameuse objectivité qui lui fait cruellement défaut, on doit cependant avouer que Jillian est un joli brin de fille. Une silhouette élancée, entretenue par une pratique assidue du Yoga et de l’Aïkido, une poitrine ferme et menue, un cou gracieux et un visage délicatement ciselé. Rien d’extraordinaire ou de transcendant, certes, mais tout de même un certain potentiel de séduction, malheureusement presque toujours inexploité. Pourtant, si l’on prenait soin de cette chevelure d’ébène, seul héritage de cette mère tant admirée, si l’on maquillait quelque peu cet étrange regard et si l’on parait de riches tissus ce corps mince, nul doute que l’on transformerait ce diamant brut en un joyau des plus charmants…
Daemon : Kaymonis, ou Kay pour sa chère moitié, a été révélé peu après la naissance de Jillian, comme le veut la tradition dans la famille Carson. Dire qu’ils sont inséparables semble inutile, mais préciser qu’ils ont échoués durant la cérémonie ayant pour dessein d’étirer leur lien, une autre coutume de la famille écossaise, pourrait expliquer la tendresse incommensurable qui règne entre eux et qu’ils ne cherchent nullement à dissimuler, même en présence d’inconnus.
Cependant, affirmer que Jill et Kay évoluent sans jamais s’opposer serait un mensonge éhonté. Aussi fusionnels qu’ils soient, il n’en demeure pas moins que chacun d’eux possède une forte personnalité. Alors que Jill est la versatilité incarnée, Kaymonis semble toujours rester égal à lui-même, beau parleur, taquin et quelque peu grandiloquent. Il s’exprime, et cela avec une délectation évidente, de manière lente et distinguée, faisant de longues et belles phrases ou assénant des monosyllabes de façon théâtrale.
Observateur, doté d’un esprit vif, il peut se montrer délicieusement espiègle ou parfaitement cruel, selon la personne qui lui fait face, faisant preuve d’une étonnante perspicacité. Contrairement à de nombreux daemons il n’hésite jamais à prendre la parole en public et s’adresse aux humains et aux daemons étrangers sans se soucier des conséquences. Sa verve n’a pas ou peu de limites, surtout lorsque sa chère Jill s’obstine à conserver un silence renfrogné. Il s’amuse alors à parler en son nom, ce qui a le don d’agacer prodigieusement son âme sœur, qui finit par rectifier de mauvaise grâce toutes les informations fausses que l’iguane débite avec une emphase digne des plus grands tragédiens. Kay obtient donc toujours ce qu’il désire, à savoir faire sortir Jillian du mutisme dans lequel elle se plonge parfois.
Nous l’avons dit plus haut, Kaymonis est un iguane, créature bizarroïde s’il en est. Aussi vert que les iris de sa moitié, son corps mesure environ un mètre quatre-vingt-quinze et il pèse près de dix kilos. Il aime être observé, détaillé, admiré, et vu ses mensurations impressionnantes, il y arrive sans peine.
Aptitudes Magiques : Le niveau de Jillian est assez élevé, très élevé même. Cependant, elle se consacre presque exclusivement aux forces dîtes naturelles et néglige souvent les autres domaines. Ses connaissances concernant les plantes et surtout les créatures magiques sont très vastes et elle rêve depuis longtemps de pouvoir les mettre à profit.
Son élément dominant est l'Air et elle n'a pas de mineure.
Médium Magique : Un simple anneau en bois de chêne, autour duquel est enroulée une fine racine d’Athelas, une plante médicinale très puissante. Au moment de son élaboration, l’anneau a également été enduit d’une huile ensorcelée, à la composition tenue secrète.