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 De l'azur au crépuscule

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Azur Tamazight
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MessageSujet: De l'azur au crépuscule   Lun 5 Avr - 21:55

Lorsqu’Azur avait pris son homonyme graphique sous le bras, elle avait attrapé une autre pierre au fond de sa besace pour brûler le cigare jeté à terre.

- La Terre où nous vivons, nous devons la protéger car c’est elle qui nous nourrit, pas la souiller.

Certes, les feuilles de cigare auraient fini par se désagréger, mais ainsi les cendres se dissiperaient plus vite. Quant à la bague dorée qui restait, elle la récupéra, la fit venir à sa main, et hocha la tête.

- Je garde ceci. Je pense qu’il pourra m’être utile.

L’or était pour les caractères forts à la fois un amplificateur et un canaliseur. Si elle se débrouillait bien, elle pourrait lui ajouter la pierre adéquate... Oui, c’était possible.

Elle avait ensuite, donc, regagné sa tente et le confort de celle-ci préparant une soupe typique de sa région d’origine qu’on nommait Chorba, ragoût de viande, tomates et pois chiches et diverses herbes, qu’elle servait avec des dattes. Elle s’était changée, portant une takchita aux manches plus longues et au tissu moins léger rouge avec une ceinture d’or, et avait remis ses sandales dorées.

Et tandis que la soupe mijotait, elle regagna son atelier, modifia la forme de la bague d’or brûlé, y inséra un cabochon de saphir étoilé afin que le grand africain ouvre son esprit au monde et pas seulement à sa perception bassement matérielle, y ajoutant une petite pierre roulée noire pour éviter la perte de repères. Lorsqu’elle eut terminé, une plaque d’or rectangulaire de la taille d’un timbre portait les deux pierres l’une au-dessus de l’autre, enlacées de la bague brûlée. Un pendentif qu’il porterait ou non, c’était à lui de voir, mais qu’elle jugeait pourtant utile pour lui.

Elle venait de terminer lorsqu’elle entendit ses pas se rapprocher.


[Taji]

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Dernière édition par Azur Tamazight le Ven 16 Avr - 15:10, édité 1 fois
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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Jeu 8 Avr - 21:38

L’après-midi avait été bien chargée pour Taji, elle avait été une longue succession d’étapes pour être prêt pour son dîner avec la gazelle fraîchement rencontrée quelques heures plus tôt près de la teinturerie.

Tout d’abord il devait trouver la boisson, il s’était rendu au pub de Sywhaîd et avait finit par récupérer une bouteille de jus de myrtille et une bouteille de scotch, la bouteille de scotch était pour lui, il n’imaginait pas l’évanescente Azur un verre de whisky à la main bien qu’il se promit de lui faire goûter à ce bel alcool finement ambré. La bouteille ne valait pas un bon Chivas Regall 20 ans d’âge mais elle ferait bien l’affaire.

Il était ensuite partit se préparer pour son rendez-vous. Rasé, lavé, rafraîchi il avait décidé de porter le boubou traditionnel africain, la tenue en soie sauvage assez épaisse était d’une belle couleur bleuâtre avec des motifs tribaux sud-africains parsemés comme une pluie d’étoiles sur un manteau de nuit cousue de fils d’ors.

Il avait opté pour cette tenue, car il avait beaucoup aimé la rencontre avec Azur. Profonde et légère en même temps, les deux protagonistes avaient pour point commun l’Afrique et la discussion avait tournée essentiellement autours du noble continent. Depuis son arrivé le jeune africain n’avait pas eu l’occasion de porter le boubou hérité de son père.

La tenue était très légère et très agréable à porter et c’est donc dans cet accoutrement qu’il partit à la recherche de la tante de la délicieuse Azur. Elle lui avait indiqué que son habitation se trouvait près des ruines. Taji ses deux bouteilles en mains, il appréhendait un peu de passer une soirée dans une tente. Dans son esprit une tente correspondait à deux piquets et à une toile cirée posée au milieu, certes il avait déjà vu des yourtes dans ses voyages en Asie mais il n’imaginait pas Azur dans un de ces édifices.

Son sens olfactif lui suffit à trouver sa route. En marchant il sentit un fumet tout simplement délicieux flotter dans les airs, depuis petit Taji avait toujours eu un odorat très développé. La bonne odeur le mènerait sans doute à son rendez-vous.

Et c’est donc quelques minutes plus tard qu’il découvrit le repère de la mystérieuse gazelle, et il en fut très agréablement surpris. Ce n’était pas vraiment une tente, c’était plus un marabout aménager qu’on pouvait louer dans certaines boutiques du Upper east side à Manathan. C’était la lubie des nouveaux riches, le camping. Pour sa part il n’avait jamais essayé et c’est ce qui rendit la surprise encore plus agréable.

« Belle gazelle ? »

Murmura-t-il n’osant pas rentrer dans la tente sans l’accord de sa propriétaire.

« Alors, c’est donc ici que tu vis ? Ma foi cette tente n’a rien envié à ma chambre… »

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Azur Tamazight
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Sam 10 Avr - 16:36

Lorsqu’Azur avait l'entendit l'appeler belle gazelle, elle sourit. La gazelle, c'était Til', et elle vagabondait autour des ruines, peu encline à s'approcher du grand africain. Mais Azur sortit quand même de dessous la tente, un rabas relevé en laissant voir l'intérieur, bien plus vaste que la taille extérieure ne le laissait présager. Près de l'atelier, son homonyme trônait, entre deux casiers de pierres plus ou moins précieuses.

Le feu brûlait devant la tente et elle salua d'un sourire et d'un signe de tête Taji avant de vérifier la cuisson de sa soupe pour la énième fois.

- J'espère que tu aimes les plats épicés...

Elle n'avait pas pensé à le lui demander et espérait n'avoir pas incorporé trop de harissa dans la chorba.

- Je t'ai confectionné ceci. Je pense qu'il peut être un bon canaliseur pour ta magie, et te permettre davantage d'ouverture d'esprit. Bien sur, tu es libre de l'utiliser ou non...

Libre. Un terme lourd de sens quand on connaissait Azur. La chose à laquelle elle s'était accrochée toute sa vie : sa liberté.


[Edit Roro : oh eh les gens, "lady in red", c'est le titre d'un topic en cours... j'ai changé temporairement, si vous souhaitez encore modifier, c'est possible aussi Smile]

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Jeu 15 Avr - 22:23

« Bien entendu les plats épicés ne me font pas peur, je suis fait de braise et de feu. »

Complaisance et diplomatie : Taji supportait en fait assez mal les plats épicés et en règle générale il refusait purement et simplement de manger ce qu’il trouvait trop fort. Sa philosophie était que le repas est un moment de plaisir et non un moment de souffrance. Mais tant pis il se forcerait, en Afrique il aurait très certainement renvoyé le plat sans autre forme de procès, mais ici pas question. Tout d’abord par respect pour une femme qu’il appréciait déjà beaucoup et ensuite parcque l’odeur n’était vraiment pas désagréable.

Il contempla pour la première fois l’intérieur de la tente et en fut assez stupéfait par l’intérieur et la taille. Il comprenait mieux à présent pourquoi elle refusait d’avoir une chambre à l’école, la tante était pleine d’exotisme et très belle. Il manquait un poste de télévision et un billard mais c’était très coquet

« Je dois avouer que je suis très impressionné, quand tu m’as parlé de ta tente j’imaginais plutôt quatre piquets huit sardines et une toile cirée. C’est très beau vraiment. »

Quand elle lui tendit le nouveau capteur de magie qu’elle venait de lui confectionner, il la prit en main et la regarda de plus prêt, les orfèvres Suisses n’auraient pas fait mieux. La bague semblait transpirer une sorte d’aura de pureté, le savoir faire pour créer un objet de ce type devait être si complexe et tellement rare. Quel honneur. Avec précaution il la passa à son index et sans vraiment savoir ce qu’il faisait il prit Azur dans ses bras et lui fit une bise sur la joue. En général Taji n’était pas très tactile mais le cadeau lui fit tellement plaisir qu’il ne put résister.

Il admirait ce désintéressement total de la berbère, d’habitude les cadeaux qu’ils recevaient étaient plus des cadeaux d’entreprises, des horreurs hors de prix dénué de personnalité, complètement vide de sens. C’était peut être bête mais c’était sans doute l’un de plus beaux cadeaux qu’on lui eu jamais fait.

« Je te remercie, vraiment c’est un superbe cadeau et sois sûre que je l’utiliserai. Je suis simplement terriblement désolé de ne pas avoir autant de talent que toi et je ne pourrai jamais rien t’offrir de si beau. »

Il baissa la tête presque honteux. Tout en contemplant la bague de nouveau comme subjugué par l’anneau et sa pureté. Puis enfin il tendit les deux bouteilles à Azur essayant de changer de sujet. Il les posa au sol et fit un bref descriptif des breuvages.

« Il y a du jus de framboise et un scotch, j’espère que tu goûteras, c’est assez fort mais c’est un excellent remontant. »

Le garçon réajusta son boubou et en se levant il alla au dessus de la soupe et prit une grande bouffée orientale, le plat semblait vraiment exquis. L’africain croisa les bras et laissa son regard se perdre dans la flamme sous la soupe. Il se sentait étrangement bien, une sensation de plénitude et de bonheur total. Un de ces moments où l’on savoure la vie et qu’on jouit au maximum de l’instant présent. Un de ces instants éphémères où les heures deviennent des minutes.

Un instant que l’on voudrait à jamais figer et protéger contre vents et marées, un moment comme on n’en vis pas assez. Il n’était pas heureux, il ne savait pas l’être ne l’avait jamais vraiment été : Mais il tutoyait presque le bonheur. Sans véritablement savoir pourquoi. Peut être la bague ?


« Y a-t-il des choses que tu ne sais pas faire Azur ? Je dois dire que tu impressionnes un peu plus à chaque minutes que je passe avec toi. »

Smile

(toutes mes excuses pour le retard albino )

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Azur Tamazight
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Dim 18 Avr - 18:25

Azur pencha légèrement la tête sur le côté quand elle l'entendit parler des plats épicés, et ses yeux pairs semblèrent plonger au plus profond de son âme. En réalité, elle observait les flux élémentaire du grand africain et cherchait la braise et le feu, comme il disait. Il y en avait, oui, autour de lui, mais il n'y avait pas que ça, et elle préféra ne pas montrer du doigt les mensonges formulés à demi-mots de son invité du soir.

- Je ne mets jamais beaucoup de harissa au départ, expliqua-t-elle cependant, tout le monde ne la supporte pas forcément, mais tu es libre d'en rajouter si tu le souhaites.

Et elle désigna le pot de cette pâte rouge et épicée si typique de la cuisine algérienne. Elle-même n'en rajouta pas, ne voulant pas influencer l'attitude du mâle dominant qu'il semblait vouloir être.

S'il lui avait dit ce qu'il pensait voir manquer à son intérieur, elle aurait haussé les épaules, ne regardant pas la télévision et ne sachant pas jouer au billard, mais il n'aborda pas ouvertement ce sujet, la complimentant plutôt sur son intérieur coquet.

- Merci, fit-elle donc en réponse à ses propos. La magie m'a permis d'avoir tout le nécessaire avec moi où que j'aille, en effet.

Elle l'observa comme il scrutait son cadeau se demandant s'il l'accepterait. Après tout, elle ne lui avait pas demandé son avis. Mais lorsqu'il la passa à son doigt et la prit dans ses bras, elle se demanda si l'or n'était pas trop fort, en définitive, pour lui. Quoi que l'étreinte n'avait rien de désagréable. Elle sourit lorsqu'il sembla contrit de ne pouvoir lui offrir pareil cadeau et secoua légèrement la tête.

- Je n'offre pas de cadeau pour en recevoir en échange... et puis tu m'as déjà offert quelque chose de très précieux.

Elle désigna d'un geste souple du bras la toile qui portait son nom.

- Je ne suis pas sûre que cela soit très adapté à la chorba mais nous pourrons toujours y goûter ensuite, à moins que tu ne préfère l'ouvrir dès à présent et que nous le goûtions avant que tes papilles ne soient altérés par la harissa ?

Techniquement, au cours de ses nombreux voyages, elle en avait goûté pas mal des breuvages forts, notamment en Russie où la vodka avait coulé à flots, alors elle n'était pas très inquiète.

- Il y a un tas de choses que je ne sais pas faire,reprit-elle avec un rire grave, celui de sa tessiture d'alto. Je sais danser, mais suis incapable de chanter ou de jouer de la musique, par exemple. Je ne connais que quelques recettes, apprises par ci, par là, au gré de mes pérégrinations nomades, mais je ne suis pas si fine cuisinière que tu crois, cette recette est traditionnelle chez moi, c'est pour cela que je la connais, mais il y en a plein d'autres que je ne sais pas cuisiner.

Elle lui sourit à son tour, puis lui demanda :

- Alors, par quoi commence-t-on ?

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Mar 20 Avr - 1:13

« Je vais faire entièrement confiance à tes talents pour le dosage de la chorba, je ne voudrais pas que tu ailles en prison pour homicide involontaire , commençons par le whisky cela nous mettra en appétit »

Répondit Taji pour éviter de s’enfoncer encore un peu plus dans le mensonge. Son ego sans doute mal placé de guerrier africain ne pouvait pas souffrir d’être sensible aux épices. Mais Taji avait apprit à être diplomate. C’était un mensonge pieu, comme se plaisent à les appeler leurs propriétaires pour garder bonne conscience quand les remords viennent à éclater ou quand le naturel revient au galop.

Tranquillement le garçon fit apparaître deux verres qui se matérialisèrent aussitôt, l’africain les déposa sur le sol et prit en main la bouteille de scotch, il huma le goulot pour en apprécier pleinement l’odeur. Les scotchs écossais étaient réputés pour leur goût assez court en bouche, et la note finale était bien souvent un peu désuète en comparaison d’un whisky Irlandais, de plus celui-ci n’avait vraisemblablement pas eu le temps de vieillir et les arômes ne devaient sans doute pas être encore vraiment fondus et écrasés.

Enfin à en juger par la robe. Le breuvage était riche, puissant. L’orge maltée était empreint de fumée et de bruyère. Il évoquait également des brindilles sèches. La bergamote, le cuir et le poivre complétaient cette sensation de chaleur et de sécheresse, c’était une bouteille de qualité sans nuls doutes même si elle ne payait pas de mine et était issue du terroir local.

Taji était un véritable puriste du scotch, avec la mondialisation les riches Sud-Africains avaient accès à tous les biens de consommations des occidentaux et s’étaient très vite habitués aux produits alcoolisés européens ou américains, on consommait en Afrique plus de vin et whisky que dans beaucoup de pays d’Eurasie.

Il en servit deux verres et en tendit un à Azur avant de lui répondre d’une voix enjouée.

« Et bien commençons par l’apéritif, nous pouvons trinquer à notre rencontre aussi fortuite soit elle n’en demeure pas moins très agréable. De moins point de vue en tous cas »

Il lui envoya un clin d’œil dévastateur doublé d’un grand sourire. Il lança un regard amusé à la toile, il n’en revenait toujours pas que cette peinture sans réel sens pouvait autant plaire à la berbère. D’autant plus qu’elle ne payait pas vraiment de mine, il se souvint pourtant d’une phrase de la Brume à son arrivée : « Le plus précieux est rarement celui qui scintille » Peut être que c’était vrai en fin de compte.

Après avoir trinqué. Il porta le verre à bouche et avala quelques gorgés du liquide ambré, puis répondit.

« Tu es beaucoup trop modeste Azur. Alors que moi j’en fais toujours trop. Il ne faut pas hésiter à t’affirmer, je ne fais pas partie de gens qui jugent ou qui sont incapables de mettre en pratique les conseils qu’ils dispensent mais quand même, tu as une vie de bohème d’après le peu que tu m’en as dis et ce n’est pas à la portée de tout le monde, c’est même… foutrement impressionnant. »

Dit-il avec une conviction non dissimulée attrapant la main d’Azur avec délicatesse pendant l’espace de quelques instants avant de la lui rendre replongeant son regard sur la bague ne pouvant s’empêcher d’être infiniment reconnaissant envers la nomade.

« Belle gazelle, si tu me parlais un peu de toi ? »

Depuis qu’il l’avait rencontré, sa curiosité naturelle était piquée au vif, Azur était totalement aux antipodes de l’ancienne vie de Taji et il éprouvait une curiosité non feinte pour la jeune femme, d’autant plus qu’il était impressionné par ses talents et ne pouvait s’empêcher de la trouver diaboliquement belle dans sa magnifique tenue rouge.

Sur son visage serein aucune trace d’une quelconque faiblesse amoureuse, en fait comme toujours chaque émotion était soigneusement contrôlée, il se contentait d'observer la femme qui lui faisait face de ses prunelles songeuses alternant entre la bague, les yeux d’Azur, les yeux d’Azur, et les yeux d’Azur.

Sauf si tu préfères m'interviewer en premier !

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Azur Tamazight
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Sam 24 Avr - 16:46

- Et je vais te faire entièrement confiance concernant le whisky, il m'est rarement arrivé d'y goûter. A notre rencontre alors...

Elle ne décela pas à la première gorgée tous les arômes dont Taji eût pu lui parler, notant les notes fumées, le poivre et la bergamote seulement.

- C'est surprenant, commença-t-elle, On y trouve de nouveaux goûts à chaque gorgée au fur et à mesure...

Elle ferma les yeux, prit un temps supplémentaire pour humer l'arôme qui se dégageait du whisky et avala doucement une nouvelle gorgée, découvrant de nouvelles saveurs à chaque fois que le liquide ambré tournait dans sa bouche.

- Vraiment surprenant, et agréablement qui plus est...

Elle baissa son verre lorsqu'il reprit la parole.

- Je suis ce que je suis, je ne sais pas ce qu'en pensent les autres et si ça leur plaît ou non, mais je fais ce qui me semble nécessaire, c'est tout. Je n'hésite pas à m'affirmer, mais il n'y a pas que la force brute qui puisse faire plier un homme. Et ma vie de bohème n'a rien d'impressionnant, c'est juste celle que j'ai choisi, pour rester libre.

Libre, le mot était lâché. Azur était libre. Libre de danser avec l'apiculteur, libre de passer du temps avec lui, libre d'en passer avec Taji comme en ce moment, libre d'aller où bon lui semblait entre deux brèches.

- Je ne crois pas qu'il y ait grand chose à ajouter. Tu m'as vue artisane et cuisinière. Tu m'as vue appréciatrice quant aux flux qui te lient à ta toile, et tu m'y as liée en l'appelant par mon nom. Et tu me vois, là, comme je l'ai toujours été. Libre. Et sans doute à une saison prochaine serais-je de nouveau ce que je suis bien souvent : Nomade.

Elle laissa le silence s'appesantir un instant, avalant une nouvelle gorgée de scotch et sourit à sa dernière remarque.

Et toi, Taji, qui es-tu ? lui demanda-t-elle en plongeant ses yeux pairs teintés d'ocre, de violet et de bleu dans les siens.

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Mer 28 Avr - 15:18

« C’est un bon petit Whisky local, d’habitude je me méfie des crus non reconnus, mais c’est une très bonne surprise. »

Il écouta avec passion la jeune femme lui raconter sa vision de la vie. Pendant ce temps il se resservit un verre et fit de même avec le sien. Le délicieux breuvage lui brûlait la gorge, et il sentait que chaque goutte déchainait en son corps un orage de saveurs indomptées.

Il écouta de nouveau pensivement la jeune fille décrire sa philosophie et l’apologie de la liberté comme son but ultime, il ne put s’empêcher de sourire, la liberté un curieux concept, pour sa part Taji ne croyait pas vraiment en la liberté, pour lui c’était une utopie, un doux rêve d’idéaliste la liberté implique un manque de repères, peut on être libre en étant père ou mère ? Peut-on être libre alors qu’on est à Sywhaîd enfermé par la Brume ?

« Non, si tu pars je risque de m’ennuyer dans cette grande Lande ! Si tu veux j’ai une bonne idée, on pourrait partir toi et moi sur une île déserte, je nous construirai une maison sur pilotis avec de grands transats en feuilles de palmiers, on sirotera des jus de cocos, mais je ne porterai pas de pagne, c’est trop cliché »

L'Africain éclata de rire visualisant la scène, s’imaginant assez bien en compagnie d’Azur à bronzer sous un soleil de plomb et Azur jouant du Ukulélé face à la mer et au ressac des vagues.

Il la dévora des yeux, ne pouvait se détacher de la pureté de son regard, l’amour était une notion assez galvaudée et il ne croyait pas au coup de foudre mais pourtant, chaque instant en sa compagnie était comme une nouvelle surprise, chaque moment avec elle était une vague de bonheur qui irradiait son cœur.

« Cela risque d’être assez décevant, je n’ai pas vraiment de talents, à part le sport. Comme tu le sais je viens d’Afrique du Sud d’une famille de nababs, ma liberté à moi passe par les dollars et tout ce qu’il peut apporter. Je conduis des voitures de sports, je dépense à chacune de mes soirées l’équivalent des ressources du plus grand bidonville de Pretoria. J’aime le luxe, j’aime les beaux habits, j’aime l’horlogerie suisse et la nourriture Française. Je suis un hédoniste. »

Il était franc, inutile de mentir. La description de sa vie était en ces termes assez anecdotiques. Il n’était pas vraiment satisfait de son existence, il n’était vraiment sortit de sa bulle dorée que depuis son arrivée à Sywhaîd. La pauvreté et la misère étaient des problèmes dont il n’avait prit conscience que très récemment, ça marchait comme ça en Afrique.

« Mais tout cela à un prix. »

Il tira le médaillon du col de son boubou et l’ouvrit montrant la photo de son père à Azur, l’homme possédait une sature imposante et semblait dégager un charisme presque animal, son regard dur et sévère était celui qui restait figé à jamais dans les souvenirs de Taji.

« Mon père en tant que noir aurait du travailler pour les blancs, mais au lieu de cela il a pactisé avec eux et comme il disposait de fonds et d'un certain talent pour la finance de marché, il est entré au capital de plusieurs entreprises dirigées par des blancs.

Je te parle de la période d’Apartheid. Il était une honte pour sa race et une aubaine pour les blancs, mais les blancs n’étaient mus que par la recherche du profit. Au final à la fin de l’apartheid il était devenu grâce à des corporations financières et des manœuvres de globalisation monopolistiques un des hommes les plus riches d’Afrique, et les blancs avaient à présent besoin de lui. La roue avait tournée.


Il marqua une pause pour boire une nouvelle lampée de Whisky.

« Et mon éducation a été celle d’un paria pour les noirs d’Afrique, il ne m’a jamais vraiment aimé, l’argent coulait à flot, mais ça ne remplace pas un père. »

Il fit de nouveau une pause et dans un grand sourire il lui demanda.

« Mais je ne veux pas t’ennuyer avec mes histoires de famille digne des plus grands feuilletons télé, on peut parler d’autre chose si tu veux, comme tu le souhaites. »

Il s'était confié sans grande prudence, il n'était pourtant pas du genre à raconter sa vie avec précision et à ouvrir des plaies pour que l'on puisse y enfoncer des lames, mais il se sentait totalement en confiance avec la berbère.

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Azur Tamazight
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Dim 23 Mai - 21:40

Elle écouta Taji expliquer ce qu'il en était de son whisky, et hocha la tête. Il y avait une multitude d'arômes différents dans ce "cru non reconnu", qui laissait un goût plutôt agréable sur le palais, après la chaleur de l'alcool. Elle la secoua cependant lorsqu'il parla d'île déserte.

- Je ne veux pas d'attache, Taji. Je peux partir avec toi à travers le monde, mais ne me demande pas de me fixer sur une île déserte. La seule attache qui me reste en dehors de Sywhaîd est la maison de ma mère en Algérie, je n'en souhaite pas d'autre.

Si l'africain éclata de rire en visualisant son cliché, Azur se contenta d'incliner la tête sur le côté.

- Tu as du talent, Taji, quoi que tu en dises. Et je suis sûre que la peinture pourrait en faire partie, si tu t'y laissais prendre. L'art est comme le vent, virevoletant autour de nous et touchant certains. Il y a ici pas mal de musiciens, et la danse est mon péché mignon, mais tu ne devrais pas t'empêcher de laisser parler ton coeur au gré des pinceaux, ils s'expriment très bien dans tes mains.

Elle l'écouta encore, expliquer sa propre notion de la liberté, et secoua une nouvelle fois la tête.

- L'argent n'achète pas tout, surtout pas la vraie liberté.

Elle reprit une gorgée du liquide ambré en l'écoutant encore. Oui, sans doute, songeait-elle, si sa notion de la liberté était celle qu'il décrivait, le prix qu'il en coûtait n'avait rien à voir avec les dollars. Ou plus exactement, tout cela le liait à ces dollars, bridant sa liberté. Elle observa la photo qu'il lui présenta, notant la stature massive, le charisme qui se dégageait de l'homme, même sur ce cliché statique. Une fois encore, elle écouta ce qu'il avait à dire, songeant à son propre père décédé auquel elle n'avait, elle, jamais été liée.

- Je vois... fit-elle, en avalant à son tour une nouvelle gorgée arômatique.

- Mon père n'a connu mon existence que parce que ma mère a insisté pour que je le rencontre plusieurs fois. Mais s'il était mon géniteur, il ne s'est jamais occupé de moi. Ma mère refusait de suivre la caravane comme je l'ai refusé à mon tour, et tout comme j'ai refusé d'épouser les jeunes hommes qu'il m'a présenté. A la fin de sa vie, je crois qu'il se souvenait à peine de mon prénom.

Elle haussa les épaules. La mort de son père ne lui faisait craindre qu'une chose : celle de sa mère. Son père était son géniteur, rien de plus, elle n'avait jamais été particulièrement heureuse auprès de lui, bien qu'elle eût appris certaines choses avec la caravane.

- Tu ne m'ennuies pas, Taji, au contraire. Ca me permet de mieux te connaître. Et inversement. »

Il pouvait être en confiance avec la berbère, foncièrement bonne, elle ne voyait le mal que lorsqu'il l'attaquait de pleine face.

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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Lun 14 Juin - 13:12

[Mille excuses pour cet honteux retard, j'ai eu de nombreux soucis, mais je suis de retour]

Taji se resservit un verre de Scotch, il appréciait beaucoup trop la sensation d’ivresse pour consommer avec modération, l’alcool malgré sa noire réputation avait au moins le mérite d’être le meilleur brise glace de l’âme humaine, rapprochant les gens, faisant tomber les masques et rendant parfois les dialogues plus animés, les silences moins lourds.

Une fois le verre vide il reprit la parole avançant quelque peu son siège pour se rapprocher de la belle Azur.

« Tu n’as pas d’attaches et les miennes n’existent plus, je me demande si c’est vraiment le hasard qui nous a fait nous rencontrer. »

Le garçon n’avait jamais cru à l’existence de forces mystiques gouvernant les hommes, il était beaucoup trop pragmatique pour ça, mais il ne pouvait s’empêcher de remarquer que au hasard de ses rencontres il se liait de plus en plus facilement aux gens. Il faut dire qu’a Sywhaîd les gens n’avaient pas le cœur corrompu et noirci par les papiers à l’effigie de Benjamin Franklin ou de Roosevelt.

« Il faut dire que je me doutais que ma toile serait destinée à une exquise femme à la beauté aussi farouche que sauvage. »

Il lui adressa un clin d’œil après ce compliment à peine voilé et gorgé d’une subtilité proche du zéro absolu. Il retrouva toutefois sa gravité quand elle parla de son histoire, il en avait déjà entendu des plus atroces il fallait bien le dire, mais en règle générale ces histoires de malheurs sur fond de lyrisme mélodramatique le laissait de marbre, mais…

Pas cette fois. Peut être que les vapeurs délétères de l’alcool faisait fondre son cœur, ou peut être pacque il se sentait attiré par Azur, et qu’en elle il ne voyait que l’incarnation d’un principe de liberté auquel il avait toujours aspiré.

« Tu es courageuse Azur, c’est impressionnant, une force de caractère comme celle-ci est un don rare. Comme on dirait en Afrique tu es imprégné de la force de la lionne Zanboug, c’est une légende africaine qui vante le mérite d’une lionne indomptable. »

Il resservit un verre à Azur et en profita pour se resservir de nouveau, puis il se leva pour aller voir la cuisson de la chorba, le fumet était délicieux et la faim commençait à creuser l’estomac du sud-africain, mais il avait faim d’autre chose. Il se gratta la tête l’air profondément songeur. Au bout de quelques minutes il alla se rasseoir et plongea son regard d’ébène dans les yeux de la belle gazelle.

« Est-ce que je te plais Azur ? »

Puis sans attendre la réponse il renchérit de nouveau d’une voix où perçait les accents étranges et mystérieux d’une faiblesse qui ne dit pas son nom.

« Tu me plais, et ce depuis la teinturerie. »

Il aurait voulu l'embrasser de tout son cœur et de toute son âme, le désir le brûlait à la manière de l'alcool qu'il buvait.

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Azur Tamazight
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Jeu 17 Juin - 16:09

[Aucun souci, en plus tu avais prévenu, donc vraiment pas de quoi t'excuser ^^]

Tandis que Taji se resservait un verre de Scotch, Azur se leva, vérifia la cuisson de la chorba et retourna un instant à l'intérieur de son auvent une barrette d'améthyste retenant une partie de sa chevelure hors de son visage. Si elle appréciait la saveur de l'alcool, la chaleur qui envahissait son corps et la sensation d'ivresse, elle gardait toujours le contrôle de la situation, refusait de laisser l'alcool parler à sa place. C'était ça aussi, que d'être libre : savoir exactement où on en arrivait et pourquoi on a choisi tel ou tel chemin.

Pour elle, le meilleur brise glace de l’âme humaine, qui rapprochait les gens, et faisait tomber les masques n'était pas forcément l'alcool et l'améthyste était une pierre de choix pour ceux qui veulent éviter les nuisances du scotch et un très bon juge des choix à faire. En l'occurrence, alors que Taji s'approchait dangereusement d'elle, elle soutint son regard, sachant pertinemment où elle mettait les pieds.

- Le hasard fait parfois bien les choses, Taji Wooku. La Brume aussi... et je te remercie du compliment même s'il est un peu fort...

Un rire rauque retentit comme elle l'écoutait la comparer à une lionne.

- J'en avais déjà la crinière, je te crois si tu me vois lionne indomptable...

Il lui resservit un verre et elle en avala une nouvelle gorgée tandis qu'il se servait lui-même avant d'aller voir la cuisson de la chorba à son tour. La question qui suivit était sans détour. Elle ne se déroba pas non plus pour lui répondre.

- Tu ne serais pas près de moi en ce moment, Taji, si tu ne me plaisais pas. Mais n'attends pas de moi que je te sois liée corps et âme, j'en suis incapable.

A mots couverts, elle exprimait son attirance envers l'africain et son souhait que cette relation ne fût que charnelle. Elle ne voulait pas d'attache, et une relation régulière en était une beaucoup trop accaparante pour elle. Sans un mot, sans crier gare, elle se rapprocha à son tour et embrassa le sud-africain. Libre elle était, et libre elle resterait. Mais ce soir, pourtant, elle lui appartiendrait. Ce soir seulement.

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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Mar 22 Juin - 1:42

Ils étaient à présent si proches l’un de l’autre que Taji pouvait entendre la respiration de la berbère si belle. Elle repartit préparer la chorba laissant le grand colosse africain seul. L’alcool l’enivrait, mais était-ce le seul coupable ?

Le charme de la jeune femme et la solitude du garçon avaient également leur rôle à jouer dans cette danse effrénée. Cette ambiance lui rappelait l’Afrique, il ne manquait qu’un orchestre en fond sonore et tous les ingrédients auraient été réunis, cette soirée au goût orientaux n’était décidément pas pour déplaire à Taji.

« Je remercie la Brume de t’avoir placé sur mon chemin, elle ne m’aurait donc pas fait que du mal »

Il faisait naturellement allusion à sa quête. Ce pincement au creux du ventre qui devient vite une brûlure. Et cette peur qui revient, vaguement familière, terriblement nouvelle pourtant. Même acteur mais nouvel acte.

« Je le pense réellement et crois moi je sais de quoi je parle pour en avoir rencontré plus d’une »

Puis vint enfin le moment tant attendu et Taji ne se déroba pas non plus. Le corps de l’algérienne contre le sien et se laissa aller dans le baiser. L'étau des bras de Taji se fit plus insistant alors qu’il approfondissait leur baiser, jouant savamment avec le désir.

Il se perdit, ferma les yeux. Le monde dans un simple regard. Aussi inaccessible qu'aurait pu l'être un rêve... Le temps s'écoulait, mais il ne parvenait plus à se glisser entre leurs deux corps presque soudés. Étrange cette impression où se mélangeait néant et éternité. Il ne cherchait pas à comprendre, ne cherchait plus.

Taji était sur la même longueur d’onde qu’Azur, ses aventures amoureuses n’avaient jamais été très régulières, en Afrique on achetait tout et Taji avait un certain talent pour la séduction, même si voyait sa vie avec une seule femme en attendant de la trouver il ne se privait pas. Profitant de l’instant ne pensait pas au lendemain.

L’étreinte des deux prit fin au bout de longues minutes, ils ne manquaient pas d'expérience, et l’appétit de Taji n’était pas rassasié. Il passa une main dans les cheveux de la jeune femme et de nouveau il l’embrassa, une nouvelle fois, voulant goûter de nouveau à la chaleur brûlante de l’âme de la berbère voulant de nouveau se laisser emporter par le désir qu'elle lui inspirait. La nuit promettait d’être longue. Une fois ce deuxième baiser terminé il lui prit les mains et lui dit doucement.

« Personne n’appartient à personne, la vie me l’a appris. Cette pour cela qu’il faut savourer chaque instant de la vie. Et j’aime ce genre d’instants.»

Il posa sa main félonne sur le cou de d’Azur avec délicatesse lui caressa tendrement, ses yeux n’exprimant à présent plus qu’un désir à peine dissimulé et une sincérité à toutes épreuves.

« Un autre verre ? Ou la chorba ?»

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Azur Tamazight
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MessageSujet: Re: De l'azur au crépuscule   Jeu 1 Juil - 13:33

Quand il évoqua la Brume, la berbère se retourna vers lui, un vague sourire sur les lèvres.

« La Brume ne fait jamais que du mal. Elle fait ce qui est juste. »

Elle se laissa aller à ces deux baisers passionnés, laissant tout juste le temps à l'africain de répondre quant à la liberté qu'elle avait évoquée.

« Personne n'appartient à personne, en effet... » murmura-t-elle comme un grondement sourd de sa voix rauque.

Elle ferma les yeux un instant, savourant la caresse dans son cou. Un autre verre ou la chorba ? Elle ne voulait rien de l'un ni de l'autre. Une nouvelle fois, elle s'approcha de lui, et murmura à son oreille :

« Ni l'un ni l'autre »

Et félonne à son tour, elle embrassa le lobe de son oreille, l'attirant jusque dans la tente. La nuit allait être longue, en effet. Et plus que plaisante.


[Je verrouille comme on passe à l'été ^^]

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De l'azur au crépuscule

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