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| | Stage B : Survie hivernale (Deuxième partie) : équipe Sushi | |
| | Auteur | Message |
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Skyler Welsh Professeur de Magie Partagée


Nombre de messages: 101 Age: 31 Date d'inscription: 06/07/2008
 | Sujet: Stage B : Survie hivernale (Deuxième partie) : équipe Sushi Dim 7 Mar - 21:46 | |
| Comme prévu, Skyler attendait ses étudiants à midi pile dans la cour, un tas de sacs à dos posés près de lui, sous le préau. Bampana était là lui aussi. Une fois tout le monde arrivé et les sacs distribués, ils purent partir en direction de la forêt, à l'orée de laquelle Skyler s'arrêta pour donner quelques dernières informations :
"Bon, Bam' et moi, on a repéré à l'avance les endroits où on va vous laisser, et ils sont plutôt sûrs, donc je vous déconseille de trop vous en éloigner, la forêt peut être sacrément dangereuse ailleurs. Pour plus de sécurité, je vais vous demander à chacun de prendre un de ces bâtons, et de le garder avec vous toute la durée de l'exercice. Si vous le cassez, je serai immédiatement prévenu que vous êtes en danger, et je pourrai repérer votre position."
Il tendit à chacun un bout de bois, un peu plus court qu'une baguette.
"Pour le reste, gardez en tête ce dont on a parlé hier, et surtout serrez vous les coudes, ce genre de truc fonctionne mieux quand on travaille ensemble. Et maintenant il ne vous reste plus qu'à rejoindre votre campement : l'équipe Sushi vous suivez la rouge, et l'équipe Grizzly la jaune, bon courage, et à dans deux jours !"
Il avait lâché deux sortes de lucioles, ou un truc dans le genre, et chacune s'approcha du capitaine désigné la veille de l'équipe qui lui correspondait, avant d'avancer de quelques mètres pour l'encourager à la suivre. Les bestioles suivirent quelques temps un trajet parallèle en s'enfonçant dans les bois. Ils n'avaient pour l'instant pas quitté le chemin utilisé régulièrement pour aller dans cette zone, aussi la neige ne gênait-elle pas leur progression. Les branches nues au-dessus de leurs têtes laissait passer un grand soleil, qu'accompagnait malheureusement un vent mordant qui venait par rafales leur piquer les joues.
Soudain, la luciole rouge bifurqua, et les Sushi quittèrent le chemin pour la suivre. La progression se fit soudain plus difficile, aucun pas n'ayant balayé la neige dans ces endroits, qui s'était parfois accumulée en de gros tas à travers lesquels il fallait se frayer un chemin. Ceci dit ils n'eurent pas à aller trop loin ainsi, et la bestiole s'éteignit bientôt, les laissant au sommet d'une colline dont l'autre versant descendait en pente douce au milieu de quelques sapins clairsemés vers un petit ruisseau se frayant un chemin dans la neige.
[Vous y voilà ! Il ne cous reste qu'un post à me faire, pour décrire ce que font vos persos en priorité, et s'ils vivent des événement marquants pendant ces deux jours. On va par contre éviter les incidents graves, et partir du principe qu'on suit à peu près ce qui a été dit en cours. Amusez-vous bien !] _________________  |
|  | | Youlika Manthoulis Blanchisseuse


Nombre de messages: 126 Date d'inscription: 27/07/2008
 | Sujet: Re: Stage B : Survie hivernale (Deuxième partie) : équipe Sushi Lun 15 Mar - 22:02 | |
| Depuis le premier cours de survie, Youlika avait pu se documenter sur ces fameux "sushis" dont il avait été alors question, et qui, visiblement, donneraient son nom à l'équipe dans laquelle elle avait été placée. Anthony le menuisier et Adam le... eh bien, ce qu'il faisait, celui-là, à part dire des choses qui n'avaient pas de sens et voler sur des balais "pour le plaisir", elle n'en savait trop rien, à vrai dire. Mais leur chef était un solide gaillard, et il fallait bien qu'ils aient, pour compenser, un petit handicap. Kika saurait se montrer d'une angélique (hum) patience. Elle mit ses pas dans celui d'Adam, qui lui-même suivait Anthony. Leur marche fut d'abord relativement tranquille ; on voyait que leur chef avait l'habitude de marcher en forêt, y compris hors des sentiers tracés. Et la Grecque, quant à elle, n'avait aucun problème avec l'idée de se laisser guider par un supérieur : c'était plus ou moins ce qu'elle avait fait pendant les 20 dernières années, et mine de rien, ça laissait des traces. Lorsqu'ils quittèrent pour de bon les sentiers battus, et que le chemin fut plus difficile, ils passèrent en tête à tour de rôle, pour se relayer à la place la plus fatigante, celle où il fallait tracer les pas. Les deux hommes du trio avaient d'abord proposé à Youlika de lui épargner cette tâche, mais elle les avait sèchement assurés de sa résistance, avant de la leur prouver. Ils arrivèrent enfin en haut d'une colline de neige, qui descendait en pente douce vers un ruisseau gelé. C'était le milieu de l'après-midi, ils avaient marché à bonne allure. Pourtant, à l'ombre des sapins bleutés, on sentait que le soleil était déjà nettement dans dans sa course descendante. Il ne leur restait, mine de rien, que peu de temps avant que le jour ne tombe tout à fait. Et que le petit vent glacé ne devienne tout à fait mordant, les congelant sur place comme le ruisseau à leurs pieds. A partir de cet instant, Anthony décréta qu'ils devaient, pour l'expérience, garder trace écrite de leurs actions. Et ce fut Kika qui, la première, se saisit de la plume et du carnet que le menuisier avait emportés à cet effet. Cependant, comme ils n'avaient pas toute la vie devant eux, ni même le temps de la laisser improviser quelques poèmes en guise de prologue, ils parèrent au plus pressé et, chacun de son côté, firent le tour de la colline pour tâcher de mettre la main sur le meilleur endroit ou dresser leur campement - ou, comme avait dit Adam, leur bivouac. Il n'y avait évidemment aucune grotte merveilleuse toute prête à leur offrir ses pans de murs protecteurs, et ils durent se rabattre sur ce qui n'était guère qu'une petite anfractuosité créée par un sapin arraché, peu de temps auparavant, par la tempête. L'avantage, c'était que l'arbre, resté en place, protégeait déjà bien le petit espace du nord, d'où venaient la plupart des courants d'air. Et puis, l'arbre était déraciné de fraîche date, et la terre encore relativement fraîche. Ce qui était une bonne nouvelle, puisqu'ils allaient manifestement devoir creuser pour créer des pans de murs dignes de ce nom, autour d'un espace suffisamment large pour les accueillir tous trois. | Citation: | Premier jour. 18h. Nous nous sommes établis notre campement au sud-est de la colline. Nous avons creusé dans la neige, et dans la terre, pour élargir le trou d'un sapin déraciné par une tempête. Les pavés de neige compacte ont permis de faire un endroit assez grand pour les trois, où on peut presque tous s'allonger par terre. Les deux hommes s'en sont allés pour trouver à manger. Ils m'ont chargée d'aménager l'intérieur de notre bivwack et de faire du feu (nous avons laissé un trou de cheminée d'aération pour cela en construisant l'avant). |
Kika reposa un instant le crayon que lui avait confié Anthony, et renifla d'un air agacé ; évidemment, les hommes à la chasse, la femme au foyer... Sans doute, ils continuaient de l'imaginer plus faible qu'elle n'était. Pour sa part, elle voulait bien croire qu'Anthony se débrouillait au moins aussi bien qu'elle pour survivre, mais quant au chevalier blanc, aka Adam le novice... celui-là, il devait croire qu'il trouverait au bout d'une branche les croissants qu'il avait sûrement l'habitude de trouver sur son plateau de petit déjeuner. Mais de toute façon, ils avaient mangé avant de partir, et il leur restait un tout petit peu des provisions données par Skyler : s'ils ne mangeaient pas ce soir-là, ils n'en mourraient pas. En revanche, elle n'aurait pas confié leur protection contre le froid à l'autre rigolo; Elle jeta un coup d'œil satisfait à l'ensemble de leur petit abri.
| Citation: | | J'ai utilisé des branches du sapin pour tapisser le sol de terre et ainsi que le fond des murs. C'était facile car Anthony avait apporté une scie. Ce sera meilleur pour dormir et ne pas être en contact auprès de l'humidité. Je viens d'allumer le feu, et il commence déjà à faire très bon dans le petit espace. La nuit vient de tomber, c'est convenu que Anthony et Adam vont bientôt rentrer. Nous dînerons et par la suite, nous prévoyons pour cette nuit de nous passer le relai pour dormir et entretenir le feu. |
[Voilà pour le premier jour ; je suggère que la prochaine poursuive avec la soirée et la nuit suivante... On peut dire qu'ils se relaient aussi pour les notes. sentez-vous évidemment libres de jouer Kika, je vous fais confiance, hihihi]
[Edit Jo: je prends la soirée et la nuit!] |
|  | | Adam Carter Ancien Personnage


Nombre de messages: 99 Age: 26 Date d'inscription: 28/02/2009
 | Sujet: Re: Stage B : Survie hivernale (Deuxième partie) : équipe Sushi Mer 17 Mar - 19:16 | |
| Déjà relativement fourbu d’avoir creusé leur abri, Adam se serait bien laissé aller à s’occuper du feu et à laisser Kika accompagner Anthony mais son caractère éminemment gentleman l’avait retenu. Et sa fierté aussi un peu. Si Asa avait été là, elle lui aurait botté les fesses jusqu’en Chine juste pour avoir pensé quelque chose d’aussi anglais (macho aurait-elle dit). Et elle aurait évidemment su qu’il l’avait pensé. Il eut une pensée émue pour elle, qui bivwakait dans la forêt depuis le début de l’hiver et qui n’avait pas de bâton à casser en cas de danger. Il s’efforçait de ne pas trop s’inquiéter, de ne pas sombrer dans la panique et s’était en fait inscrit à ce stage pour avoir un vague aperçu de ce qu’elle pouvait vivre (un peu le même genre d’aperçu du coca qu’on avait en buvant du light décaféiné mais un aperçu quand même). Adam suivit Anthony sous le couvert des arbres, bien content d’avoir été inscrit d’office dans le groupe d’un ancien militaire qui saurait quoi faire en cas de danger, même minime. Et qui aurait peut-être un fusil ou une baïonnette pour trouver du gibier. Malheureusement, non. Et Adam lui-même n’avait ni son cheval, ni son fusil et n’avait jamais chassé à pieds et à mains nues. Bref, de toute façon, Anthony le rassura tout de suite en disant que, vu que la nuit n’allait pas tarder à tomber, ils n’allaient pas trop s’éloigner et il y avait peu de chance de trouver de la viande ce soir. Demain, ils pourraient éventuellement pécher dans le ruisseau qu’ils venaient de trouver et au bord duquel ils s’arrêtèrent d’ailleurs pour remplir leurs trois gourdes. Ils se mirent ensuite en devoir de cueillir, creuser et amasser ce que Adam avait du mal à considérer comme de la vraie nourriture (des baies, des racines, ce genre de choses) mais qu’Anthony identifiait comme comestible. Où étaient les arbres à croissant et les rivières de limonade ? Adam faisait cependant preuve de bonne volonté et ponctuait leur chasse de moult blagues plus ou moins vaseuses auxquelles Anthony avait la politesse de rire. Finalement, alors qu’il commençait à faire vraiment sombre, ils regagnèrent leur campement et la chaleur aimante des bras de Kika. Ou juste leur campement en fait. Celle-ci avait tapissé le sol de branches et fait un feu qui fut particulièrement bienvenu après le froid de dehors. Serrés les uns contre les autres dans leur abri, enroulés chacun dans la couverture qu’ils avaient apportée, ils mangèrent leur dîner avec toute la gaieté possible dans un groupe qui contenait à la fois le taciturne Anthony et la glaciale Youlika. Mais également le jovial Adam donc, ils s’en sortirent plutôt bien. D’ailleurs, après le dîner, il arriva, il ne savait comment, à les convaincre de participer à un jeu de mime improvisé (et avec des mouvements réduits pour ne pas perdre de chaleur) et il vit même Youlika sourire. Quoique avec commisération. Finalement, il fut suffisamment tard pour dormir et ils étaient crevés de toute façon. Kika s’offrit pour le premier quart, Adam qui savait se rendormir en toutes circonstances le deuxième et Anthony, qui avait l’habitude de se lever très tôt, le dernier. Ceci étant établi, Adam se roula en boule sous sa couverture, comme un chiot, aussi près du feu que possible. Plus tard, mais bien trop tôt à son goût, Kika vint le réveiller en lui caressant doucement les cheveux, avec une bonne tasse de café et un baiser sur la tempe. Ou, plus vraisemblablement, en le secouant sans ménagement. Après avoir bâillé à s’en décrocher la mâchoire, Adam, un peu groggy, alla la remplacer près du feu après avoir récupéré le carnet et la plume qu’elle lui tendait. Il tua les premières minutes en lisant ce qu’elle avait déjà écrit et en résistant à l’impulsion de corriger ses fautes de syntaxe, de grammaire et d’orthographe, remit ensuite du bois dans le feu qui faiblissait et se mit à son tour à écrire. | Citation: | | Le froid commence doucement à nous rendre fou. J’ai entendu Kika et Anthony discuter hier soir, en revenant au bivouac après être allé pisser. Ils veulent m’assassiner dans mon sommeil. Je le sais. Je ne les blâme pas. Ils n’ont pas d’autre moyen de survivre que de se nourrir de ma chair. Il faut que je reste à l’affût. Mais je suis mortellement fatigué. Et j’ai froid. |
Bien plus tard dans la nuit, il en était à :
| Citation: | | L’ours nous a apporté un bébé sanglier. Nous l’avons fait rôtir, même si Kika a préféré manger sa part crue. Maintenant que Bob est parmi nous, tout va aller mieux. Il nous procure de la chaleur et de la nourriture. Même si les secours ne viennent pas, nous pourrons peut-être survivre. Tous les trois. |
Encore plus tard :
| Citation: | | Anthony aussi est parti maintenant. Il ne reste que moi. Mais pour combien de temps ? Bientôt, Bob reviendra me chercher et ce sera la fin. |
Alors seulement il regarda sa montre et se rendit compte que c’était l’heure de réveiller Anthony donc il nota :
| Citation: | | Tour de garde d’Adam : alimenté le feu quatre fois. RAS. |
[Voilà, Aurel, tu peux finir sur la dernière journée...]_________________ You're the first, you're the last, my everything... (Barry White) |
|  | | Anthony Delanay Menuisier


Nombre de messages: 206 Age: 28 Date d'inscription: 20/07/2008
 | Sujet: Re: Stage B : Survie hivernale (Deuxième partie) : équipe Sushi Mar 30 Mar - 23:30 | |
| D’une manière générale, Anthony avait toujours eu le sommeil léger. Même dans un lit douillet, enfoui sous une montagne de couvertures à l’abri des murs solides d’une maison familiale, ses sens restaient instinctivement en alerte. Il s’éveillait souvent au moindre bruit suspect et se rendormait si aucun danger ne menaçait. Heureusement qu’il n’avait besoin que peu de sommeil pour rester en forme sinon il aurait eut tôt fait d’avoir l’air d’un zombie. Cette nuit n’avait donc pas été très différente des autres hormis le fait que les bruits suspects (craquements de branchages et autres petites feulements discrets) étaient plus variés et nombreux qu’à l’ordinaire. Mais Tony faisait confiance à « ses gars ». Kika lui semblait bien entrainée –quel que soit l’entrainement- et il était presque sûr qu’Adam saurait se débrouiller en cas de pépin. Le masque de comique de service cachait sûrement quelque chose d’un peu solide, non ? Enfin bref, il leur faisait confiance et s’était endormi, tranquille. Quand Adam le réveilla pour prendre la relève, Tony se redressa doucement et échangea sa place contre celle de mister Carter, près du feu. Là, il remit quelques branches sur le feu et commença à son tour la lecture du carnet. Il faillit rire pour de bon en lisant les délires nocturnes de son camarade Sushi ! Il s’interrogea une seconde sur l’utilité de cette prise de notes mais se réjouit néanmoins du divertissement qu’il lui offrait. Bergamote lové sur ses genoux, Tony termina sa lecture et posa le carnet. Rien à ajouter pour le moment. La nuit était calme ; seuls quelques bruissements d’ailes peu nombreux et le chant du ruisseau venaient rompre cette quiétude. Tony en profitait calmement, l’œil et l’ouïe aux aguets lorsqu’un léger craquement de branche se fit entendre et une seconde plus tard, une sorte de troll plein de mousse se tint face à lui -à moins que ce ne fut de la mousse avec une paire d’yeux, Tony n’aurait su le dire. Mais à peine eut-il esquissé un mouvement discret pour prévenir ses camarades que le bougre avait disparu. Tony avait donc suspendu son geste. Pas la peine de réveiller ses troupes s’il n’y avait rien à voir. Il prit donc le carnet et décida de noter l’événement. Cependant, en ouvrant le carnet, il ne put s’empêcher de sourire à nouveau à la lecture des derniers mots d’Adam et écrivit à la suite : | Citation: | | Adam a définitivement perdu la raison. Kika et moi nous en sommes chargés. Adam ne sera plus un problème désormais… |
Tony sourit puis inscrivit plus sérieusement :
| Citation: | Tour de garde Anthony 4 :02 – un troll/mousse a fait une apparition. Créature farouche. S’est enfuie dès que j’ai bougé. Visiblement pas agressif, ni dangereux. J’ai laissé les autres dormir. |
Une heure de garde plus tard, Delanay eut besoin de se dégourdir les jambes. Bergamote était complètement éveillé aussi se levèrent-ils. Toutefois, ils ne s’éloignèrent que de deux ou trois petits mètres. Inutile d’aller plus loin. Et puis, il fallait encore veiller au grain. Il s’était rassit depuis quelques minutes à peine lorsqu’une cavalcade lointaine se fit entendre. Tony frotta alors son tatouage pour activer toute la magie de l’Ouroboros afin de mieux ressentir les vibrations de la Terre et « voir » où se trouvaient les assaillants. Ils n’étaient pas loin visiblement. Par précaution, Tony réveilla Kika et Adam qui avait encore une branche de sapin imprimée sur la joue lorsque les premiers intrus montrèrent le bout de leur nez. Des sangliers ! Des gros, des petits, des mamans et leurs bébés –fort heureusement pas apportés par un ours- courraient droit sur leur campement de fortune. Youlika eut la présence d’esprit de tirer leurs affaires à l’abri tandis qu’Adam et lui la suivaient de l’autre côté du sapin pour esquiver la meute affolée.
Anthony tenta de dresser un champ de force autour d’eux grâce au magnétisme terrestre mais il lui aurait fallu plus de temps pour réussir parfaitement son coup, néanmoins, coïncidence ou non, les sangliers contournèrent le cratère qu’ils avaient creusé la veille, campement plutôt douillet comparativement à ce que Tony avait déjà connu.
Quand la meute et le dernier marcassin furent partis, Tony décréta qu’il était grand temps de se lever, hem. Il nota l’incident dans le carnet pendant qu’Adam allait à nouveau remplir les gourdes au ruisseau. Tous trois déjeunèrent d’un petit déjeuner frugal à base de baies et de boulettes de survie qu’Anthony avait apportées « au cas où ». Des céréales et fruits secs pilés et compactés en petites boules. De quoi tenir un bon moment. Plus tard, Adam éteignit le feu dans les règles de l’art et ils décidèrent de rentrer au bercail. Anthony montra le sort qu’il avait appris peu de temps avant et qui consistait à créer une boussole à partir d’une brindille. Le petit atelier terminé, ils purent rentrer tranquillement, toujours en relais puisque la technique avait bien fonctionné à l’aller. Ils explorèrent les environs tout en longeant le ruisseau qui semblait se diriger droit vers le Loch. Ils découvrirent la tanière d’animaux sauvages mais des traces fraîches de présence les poussèrent à continuer leur route.
Aux alentours de midi, ils entreprirent de pêcher. Un atelier fabrication de lance parut judicieux à Tony quand Adam proposa de faire léviter les poissons jusqu’à eux. Pas idiot. Et surtout assez efficace finalement. Ils purent manger à leur faim et se reposer un peu, tout en discutant de choses et d’autres. Ils avaient fini par briser la glace, même si ni Tony, ni Kika ne se lanceraient dans l’organisation d’une pyjama-party prochainement.
L’après-midi de marche ne fut interrompu que par une apparition furtive au loin d’un centaure visiblement puissant. Le nom de Bruadair fit irruption au cours du débat sur l’identité de la créature, sans qu’aucun des trois compères ne put prouver ou non cet élément. Finalement, ils arrivèrent à la lisière de la forêt et rentrèrent à la ferme, indemnes, pour retrouver Skyler et les Grizzly. |
|  | | | | Stage B : Survie hivernale (Deuxième partie) : équipe Sushi | |
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