Aiyana N. C. Fraser Ancien Personnage


Nombre de messages: 64 Age: 27 Date d'inscription: 29/01/2010
 | Sujet: Douloureux silence Mer 17 Fév - 9:54 | |
| Cette fois, cela faisait trop longtemps. Aiyana avait envoyé une lettre, deux lettres, trois lettres... Toujours son hibou était revenu. Sans lettre. Ni celle qu'elle avait envoyé au départ, ni une réponse. Rien. Sauf le fil d'or avec lequel elle liait le message autour de la patte du hibou. Rien. Pas même un message lui disant de ne plus écrire, que ça ne servait à rien. A chaque nouveau retour de son hibou, un désespoir un peu plus grand encore s'emparait d'elle. A chaque nouveau retour de son hibou, elle sentait son coeur se serrer un peu plus. Comme s'il rapetissait. Comme s'il allait imploser en elle. Elle avait mal. Mais à un point où ça en était anormal. Pourquoi Oz ne lui répondait-elle pas? Elle envoyait pourtant là où elle pensait pouvoir la trouver! Chez ses parents, à la dernière adresse qu'elle connaissait d'elle... Elle n'avait pas osé envoyé une lettre par courrier, par crainte que celle-ci ne lui soit retournée.
Aiyana préférait ne pas y penser. Une lettre par mois. Trois mois. Trois lettres sans réponse... Elle n'en pouvait plus. Oz, très visiblement, ne voulait plus entendre parler d'elle. Elle avait tourné la page et n'éprouvait, sans doute, rien d'autre que du mépris ou de la pitié à son encontre. Parce que... Si elle avait éprouvé autre chose... Elle le lui aurait dit d'arrêter... Non? Peut-être même se réjouissait-elle secrètement du chagrin de la jeune métisse? Mais non... Il ne fallait pas penser ça. Il ne fallait pas se dire qu'Oz la haïssait à ce point. Ce n'était juste pas.. Oz... Mais après tout... Ne lui était-il pas permis de douter, à Aiyana avec ce silence?
Dyami entra à ce moment là dans l'appartement. Eplorée, Aiyana leva vers lui un visage ravagé avant de se jeter dans les bras du garçon.
« Elle est partie, Dyami… Je ne sais pas où elle est, mais je crois que, cette fois, je l’ai perdue… » dit-elle en pleurant dans les bras du jeune homme.
Non, elle n'avait aucun espoir. Elle avait l'impression, la sensation, d'avoir tout perdu. Que tout en elle était brisé. Alors elle se raccrochait au jeune homme qui la serrait fort contre lui. Qui semblait, par ce contact, vouloir lui transmettre qu'il serait là, toujours là pour elle, près d'elle, comme le disaient ses propos. Mais la jeune femme sanglotante dans ses bras n'entendait rien de ce qu'il pouvait bien dire. Il ne savait pas quoi faire pour la réconforter. Et, en voyant Chayton, lui aussi très visiblement éploré par ce silence et le chagrin de sa moitié, il fut tenté de briser un tabou. Mais il n'en ferait rien. Il n'était pas comme ça. Mais il connaissait, peut-être, un moyen de lui changer les idées. Quelques temps au moins. Doucement, tendrement même, il l'écarta de lui et essuya ses larmes.
"Reste pas là à te morfondre... Tu vas avoir les yeux tous bouffis..."
"C'est déjà le cas déjà, je crois..."
"Oui bon... Ok... Je voulais pas le dire pour pas te vexer..."
Elle ne put s'empêcher de rire et esquissa même un sourire entre ses larmes.
"Vas te raffraichir, je t'emmène faire un tour..."
Quand il commençait comme ça, c'était qu'il avait une idée derrière la tête. Elle le savait pertinemment. ELle se releva donc, quelque peu chancelante malgré tout et passa dans la salle de bains pour se raffraichir. Elle avait une sale tête, c'était le moins que l'on pouvait en dire. Elle camoufla au mieux ses yeux rouges et gonflés, se passa un bon coup de brosse, se changea et revint auprès de son meilleur ami. Le seul qui lui restait. A cette idée, de nouvelles larmes menacèrent de déborder de ses yeux, mais elle les contin. Il était là, lui. Il ne l'avait pas abandonnée. Elle s'empressa de prendre la main qu'il lui tendait et de la serrer dans la sienne. Heureusement qu'il était là... Que ferait-elle, sans lui? Elle aurait pu le suivre aveuglément n'importe où. Cette idée lui arracha un léger sourire alors qu'ils quittaient l'appartement qu'ils occupaient en colocation.
Dyami l'emmena tout droit chez un tattoueur - perceur. L'avantage, quand on est sorcier, c'était que si on aimait pas le résultat, à l'aide des flux (et surtout de la métamorphie qu'elle pratiquait), c'était qu'on pouvait effacer provisoirement le résultat. Mais Dyami savait que cela faisait un moment qu'elle pensait à se faire faire un tatouage. Elle lui en avait parlé à plusieurs reprises.
"Fais-toi plaisir... C'est moi qui offre, petit papillon"
Un sourire éclaira son visage triste. Si elle était son papillon, il était son ange. Son ange gardien, son ange protecteur. Comme souvent entre eux, elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Plus un effleurement d'ailleurs. Elle ne pensait plus à rien, sur le coup, mais un sourire s'était dessiné sur son visage. Elle se retourna vers le tatoueur.
"Je voudrais un papillon... Là..." fit-elle simplement.
Dyami ne put s'empêcher de sourire. S'il ne s'était pas douté de l'endroit, il s'était douté de la forme que revêtirait le tatouage. Un papillon pour une aponi... N'était-ce pas une bonne façon de prouver qu'elle s'en sortirait malgré les difficultés? |
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