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 Une première

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Taji Wooku
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MessageSujet: Une première   Lun 15 Fév - 20:36

Taji n’en revenait pas, incroyable, ahurissant, fabuleux. Il tenait un balai entre les mains. S’il manquait un choc au pauvre africain à Sywhaîd c’était chose faîtes. On lui avait demander de passer un coup de balai dans les parties communes. La personne qui était responsable des lieux un certain Arieh avait imposé cette petite corvée à Taji, elle était anodine et facilement réalisable.

Mais il fallait prendre en compte le fait que du haut de ses vingt cinq ans le colosse n’avait jamais ô grand jamais utilisé un balai. Il ne pouvait en fait même concevoir que l’on puisse passer le balai. Sa première réaction fut une décomposition totale de son visage avec un étonnement. Il ne s’y attendait pas vraiment. Sa première envie aurait été de rembarrer froidement l’homme avec un grand rire sonore dont il avait le secret. Mais après réflexion il avait décidé d’accepter. La Brume avait été très claire, il devait être plus humble et après tout le système ici fonctionnait sur le travail de communauté et Taji en dépit de son orgueil de jaguar était assez mâture pour le comprendre. Même si il faut bien l’avouer passer du fauteuil en cuir poli et des parties de golf sur de luxuriants greens un cigare à la bouche à un coup de balai dans les couloirs de l’école était un choc assez irréel.

Première étape il s’était mis à chercher un balai, il avait finalement trouvé son bonheur dans un placard poussiéreux, un balai usé qui avait déjà du nettoyer plus d’une fois les couloirs. Deuxième étape apprendre à passer le balai. Taji toisa le balai avec mépris et tâcha de comprendre le fonctionnement de cet objet si simple mais tellement nouveau pour lui. Bien entendu il avait déjà vu des autres êtres humains s’en servir et il voyait à peu près comment utiliser l’objet en question. Troisième étape l’utilisation, il prit place dans le couloir qui lui avait été assigné et commença son dur labeur.

Le résultat n’était pas vraiment brillant, Taji plein de bon sens essayait de former des petits tas de poussières, mais il n’y arrivait pas vraiment et il étalait plus la poussière qu’autre chose. Les minutes passaient et Taji commençait à avoir mal au dos, le balai n’était pas très grand et il devait se pencher pour que les poils atteignent le sol. Il était appliqué dans son travail, et y mettait une bonne volonté évidente mais en vain il retirait finalement très peu de poussière.

A ce moment il se mit à éprouver un profond respect pour les gens obligés de gagner leur vie en balayant à longueur de journées, ce n’était pas si simple.

Avançant dans les couloirs entrainés par son balai le jeune « black » passait devant les portes accédant au couloir. Il longeait le mur pour tenter de balayer tout prêt de la porte. Mais celle-ci s’ouvrit et quelqu’un se mit en quête de franchir la porte, et malheureusement ! Le manche du balai heurta de plein fouet la personne qui sortait au niveau des chevilles.

[A qui veut, vous pouvez tomber, trébucher, vous rattraper sur Taji, sauter, enfin ce que vous voulez quoi ^^]

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Rozen Vanloo
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MessageSujet: Re: Une première   Dim 21 Fév - 14:03



Il l'avait enfin récupérée ; l'aventurier serrait dans le creux de son poing le précieux médaillon d'Inkbar-Sabôt, celui qui devait lui ouvrir les portes de la mystérieuse salle du trésor. Tout ce qu'il lui restait à faire, c'était mettre la main sur cette fameuse carte, dont son éternel rival, le capitaine Balthazar, avait réussi à s'emparer in extremis. Malheureusement, le même Balthazar était précisément à ses trousses à cet instant précis. Frazer Iron sentait avec un certain soulagement battre son pistolet contre son flanc gauche, mais n'était pas pour autant totalement rassuré, loin de là. Son ennemi ne se battait qu'au sabre, mais un sabre lunaire pouvait faire des dégâts considérable, qu'il aurait été bien malavisé de sous-estimer.

Frazer avait réussi à semer pour un temps son poursuivant en se planquant dans un des placards du réfectoire, grâce à un bruit providentiel qui s'était fait entendre dans la cour, au moment où Balthazar surgissait à son tour, avec un rugissement triomphal. grimpant sur une chaise, puis sur le plan de travail, le terrible capitaine avait finalement, n'écoutant que son courage, sauté par la fenêtre. Ils étaient au rez-de-chaussée, soit, mais le capitaine n'étant âgé que d'une poignée d'années, cela représentait tout de même une certaine hauteur. De son côté, Aloïs-Frazer-Iron s'était empressé de profiter de la diversion bienvenue pour s'extirper des cuisines, renversant au passage deux casseroles qui, hélas, attireraient très certainement l'attention de ce coquin de Connor.

Manquant au passage de briser la chaîne du médaillon en pâte à sel qu'il avait offert quelques années plutôt à sa mère, qui s'était prise dans la poignée de la porte, le garçon rua en toute hâte vers la première issue qui se présenta à lui. C'est alors qu'il sentit une violente douleur dans les jambes, et manqua de se retrouver par terre. Il ne retrouva son équilibre qu'au dernier moment, agrippant violemment ce qui s'avéra être... un impressionnant colosse. Le médaillon, quant à lui, s'était finalement échappé de son coin pour choir à terre, et se briser en quatre morceaux. Mais Frazer Iron ne s'était pas encore rendu compte de cette catastrophe, occupé qu'il était à... fixer le grand noir d'un air totalement mi stupéfait, mi apeuré. Dans l'était d'excitation où il se trouvait, les jambes pantelantes, son pistolet à eau accroché à la ficelle qui lui faisait office de ceinturon et le poing toujours crispé sur le pan de veston du nouveau venu, qu'il n'avait jamais vu sur la lande, il semblait trouver que ce dernier incarnait parfaitement le rôle du grand méchant à affronter juste avant le boss de fin.

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: Une première   Dim 21 Fév - 18:13

Et la personne en question fit un vol plané avec atterrissage d’urgence sur sa veste, c’était allé très vite et Taji avait laissé tomber le balai au sol dans un grand geste très théâtral. Pour voir voir un jeune garçon s’agripper de justesse à lui pour éviter la chute. Taji n’avait pas vu le médaillon choir au sol, il était pour le moment concentré sur la petite bouille qui le dévisageait les yeux écarquillés comme deux soucoupes. On avait évité la catastrophe de justesse.

Le gamin était tout petit, ou bien c’était peut être Taji qui lui était immense. Allez savoir. Taji n’avait que le physique du sinistre boss de fin, et ce géant au grand cœur s’en voulait déjà d’avoir fait chuter le petit. Il adressa un très grand sourire à l’enfant laissant apparaître deux rangées de dents impeccablement blanches. Puis aussi délicatement que possible il attrapa le garçonnet par les hanches et le déposa au sol avant de lui demander d’une voix embarrassée :

« Plus de peur que de mal j’espère ? »

En toisant l’enfant Taji aperçu la corde qui lui servait de ceinture et le pistolet à eau, cela lui rappela son enfance, cet âge béni ou tout est prétexte au jeu, dans des univers édulcorées où l’innocence est reine. Il avait été forcé de grandir trop vite et malgré cela il gardait encore tout au fond de son cœur une part d’enfant qui assiégeait son imaginaire depuis des années, et il souhaitait que ce siège ne finisse jamais.

Au diable la corvée il fallait s’amuser et pour s’excuser la moindre des choses était peut être de faire plaisir au gamin en rentrant un peu dans son jeu. En Afrique il jouait souvent avec ses petits frères et cela leur faisait toujours très plaisir.

L’imposant Taji tomba à genoux vivement feignant la peur et la tristesse, c’était un piètre acteur et la scène aurait semblé totalement surréaliste pour n’importe quel observateur extérieur, pitoyable même. Mais le black s’en foutait, il avait arrêté de vivre en cherchant sans cesse à bien se faire voir par les autres, il agissait pour lui et pour ce qu’il croyait être juste. Aussi il chercha sa voix la plus implorante et à genoux devant le petit il implora :

« Grand guerrier, je t’en prie ne me désintègre pas, je ne l’ai pas fait exprès. Je ferai tout ce que tu voudras ! J’implore ta pitié ! »

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Rozen Vanloo
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MessageSujet: Re: Une première   Sam 27 Fév - 21:33

Frazer Iron n'avait peur de rien ni de personne ; il affrontait sans sourciller cobras déchaînés et hyènes en furie. Aloïs, quant à lui, n'en menait pas large. Il avait bien failli faire dans son pantalon, tant il avait eu la trouille, et ne retrouvait son souffle qu'à grand-peine, continuant de regarder son géant interlocuteur avec des yeux soucoupéens.

"Je...euh...ou...oui", balbutia-t-il tout juste à la question du colosse. Avant de suivre son regard glisser sur le pistolet a eau qui pendouillait à son côté gauche ; et qu'il trouva soudain passablement ridicule. Il crut que l'homme allait rire, le lui arracher, lui faire une réflexion peut-être ; mais pas du tout, non : il... s'écroula à genoux. De stupeur, Aloïs fit un bond en arrière, comme s'il avait craint que, par ce mouvement, l'homme ne veuille lui attraper les jambes pour le faire tomber pour de bon.

Et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il constata qu'en fait, celui-ci avait envie... de jouer, lui aussi. Plutôt surprenant. On avait beau être sur Sywhaîd, capitale des adultes étranges, ceux que fréquentait en général le garçon n'étaient pas tellement du genre à faire des gamineries : ni Rozen, ni Wren, ni Marybeth, par exemple, ne se seraient sans doute mis à le supplier ainsi. Bon, il y avait Will, bien sûr, mais Will c'était pas pareil. C'était presque comme le grand frère de Connor ; et il ne voulait pas toujours jouer, loin de là, surtout quand il allait voir sa blonde. Et puis Will ne faisait pas trois mètres de haut. Là, même à genoux, son interlocuteur avait le visage à la même hauteur que le sien. Aloïs troqua rapidement ses soucoupes pour une large banane.

Qui disparut assez vite à son tour. Car c'est Iron Frazer, le flegmatique (c'était bien ça, le mot ?) aventurier, qui prit la parole, avec les sourcils froncés qui s'imposaient.

"Tu bosses pour qui ? Balthazar ?" cracha-t-il avec toute l'agressivité que lui permettaient ses dix petites années. "Tu voulais m'piquer l'méd..."

Frazer pâlit, et porta les yeux sur sa paume vide, avant de découvrir son précieux trésor, dont les morceaux étaient éparpillés quelques mètres plus loin. Et là, il n'en menait pas large, le bel aventurier.

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: Une première   Mar 2 Mar - 13:18

Taji eu un instant de doute, son jeu allait il marcher ? Le petit devant lui semblait avoir franchement peur et être encore sous le coup de ses émotions. Le colosse s’illumina quand il vit qu’un sourire s’esquisser sur le visage enfantin d’Aloïs.

Taji n’avait quasiment jamais l’occasion de jouer, il passait quelques moments de libres à jouer avec ses frères, mais l’éducation des jeunes africains était sensiblement différentes, le jeu n’avait pas vraiment sa place chez les Wooku, l’élitisme primait et pourquoi jouer alors que l’on pouvait apprendre, faire du sport le jeu était une futilité Il fallait mieux se complaire dans une vie presque rose sur les luxuriantes terres du domaine Wooku. Alors que non loin de cette vie idyllique des enfants crevaient de faim, encrassés dans une existence malheureuse faîtes du système D où les jouets était des objets de récupération, où les maisons étaient des objets de récupération où finalement la vie était une récupération. Où la survie était un jeu, un jeu dangereux.

C’était là tous le paradoxe de l’Afrique, les riches côtoyaient les pauvres comme si les deux mondes se touchaient sans jamais se mélanger. Taji contrairement à beaucoup de nababs africains se sentaient concerné par cette misère environnante, à défaut de la comprendre. Il aurait voulu agir, aurait aimé passer du temps avec les enfants des rues, aurait voulu donner.


Mais cela n’était pas possible, un nabab rentrant dans un bidonville était plus souvent accueillit à coup de pierres qu’avec des sourires. Chacun dans son monde. C’était ça, l’Afrique.

Aussi il était heureux de voir qu’ici les règles étaient avortées, et s’il voulait passer un peu de temps avec un gamin il le pouvait.

« Non courageux guerrier je ne travaille pour personne, je suis arrivé sur la noble lande comme un émissaire du peuple des Xortix. Je suis ici pour te protéger du terrible Balthazar et de ses sbires. »

Il se surprit lui-même à déployer autant d’imagination en si peu de temps. Puis il tiqua et eu un mouvement de recul en voyant la banane du gamin fondre comme neige au soleil à la vue du médaillon détruit, sa mine triste ennuya Taji, et pour cause il était vraisemblablement responsable de la catastrophe.

Il se releva et chercha au sol les morceaux du médaillon. Il les prit délicatement au creux de sa main et s’assit au sol pour être à la même hauteur qu’Aloïs. Il s’approcha de lui et lui murmura à l’oreille comme si il allait lui révéler un secret jalousement gardé depuis mille ans par le peuple Xortix.

« N’ai crainte, valeureux aventurier. Je connais ici à Sywhaîd un temple secret où il sera possible de réparer ton médaillon, nous les Xortix possédons la sagesse et la puissance des anciens dieux qui régnaient sur l’univers il y a des milliards d’années. Si tu le souhaites nous pouvons aller vers ce temple, mais sache que le chemin sera risqué, les serviteurs de Balthazar nous attendront. »

Il fit une pause et reprit le balai entre ses mains qu’il agita comme une épée au dessus de sa tête, comme si il eût s’agit d’une antique relique.

« Es tu prêt à relever le défi avec moi ?! On m'appelle Taji, cela signifie le feu qui vient du ciel et déferle sur les adversaires »

Bien entendu Taji aurait tout aussi pu réparer le médaillon ici même en moins de cinq secondes, mais c’était moins drôle. Et au final il commençait à croire qu’il était effectivement l’émissaire des Xortix.

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Rozen Vanloo
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MessageSujet: Re: Une première   Lun 15 Mar - 7:49

[Je suis vraiment, vraiment désolée de ce retard !! Je n'avais pas vu ta réponse Oo]

Les quoi ? Les Xortix ? Voilà un terme dont il n'avait jamais été question lors des jeux d'Aloïs et ses compagnons. Mais c'était forcément un peuple mystérieux, une puissante tribu de géants... Oui, il y avait certainement des Xortix. Et si Aloïs ignorait ce que des sbires, comme il trouvait ce nom un peu "bourdonnant", il imaginait fort bien une trentaine de colosses armés de bombes anti-moustiques, envoyant de puissants jets en direction de gros insectes vrombissants. C'était une idée pour le moins rassurante, même si ça ne réglait pas le problème du médaillon. Aloïs avait beau être plongé dans le jeu, il ne pouvait se demander si l'homme pousserait jusqu'à le protéger d'une Rozen en furie.

Et c'est alors que l'horizon s'éclaircit.

Un temple. Un temple secret. Sagesse, puissance... Aloïs avait trouvé son maître en matière d'imagination : en général, c'était surtout lui qui expliquait à Connor-Balthazar les détails de l'univers dont ils étaient supposés se disputer avec acharnement les trésors cachés. Normal, il était plus grand. Mais là, cet homme faisait preuve d'une inventivité qui le laissait sur le c...derrière.

Oh, ça faisait un peu bizarre, vu que d'habitude il menait un peu la barque, décidait plus ou moins des règles, ce qui était quand même une façon de se prémunir d'avance d'éventuels coups bas de la part de son adversaire. Bon, en restant tout à fait juste, hein, parce que sinon ça n'aurait pas été drôle, et puis Connor n'était pas un idiot, il ne se serait pas laissé faire devant un déséquilibre flagrant des forces. Mais finalement, l'inconnu, la nouveauté, c'était pas mal non plus. Il faut dire qu'en l'occurrence, ça lui profitait plutôt : une légion de colosses à son services, forcément qu'il n'allait pas cracher dessus. Et un temple secret pour éviter la colère de Rozen, c'était mieux encore. Aloïs espérait que l'homme ne bluffait pas, qu'il n'allait pas lui sortir un sale tube de colle dégoûtant, qui laisserait des traces visibles de réparation ; mais il n'osait pas lui faire part de son scepticisme, préférant lui faire confiance.

Taji, "le feu qui vient du ciel et déferle sur les adversaires". Woaaaah. Trop classe. Aloïs pensa bien sûr qu'il s'agissait d'un pseudonyme pour le jeu, mais peu importait. Taji. Ça sifflait comme une épée agitée au-dessus de leurs têtes, comme l'éclair furtif d'un pistolet magique.

"Okay, j'te suis, mais faut être discret", chuchota-t-il sans dissimuler son excitation. "Mais faut êt' discret, hein."

Il fronça le nez. Pour un petit garçon de dix ans plutôt petit pour son âge, c'était facile de se dissimuler subrepticement dans un placard à balais. Mais planquer un guerrier de la taille de ce Taji... Ahem.

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: Une première   Ven 19 Mar - 17:52

[Pas de soucis Very Happy ]


Taji exultait, complètement dans son personnage, il imaginait de son côté les Xortix comme de puissants géants, armés d'artefacts antiques venus d’un autre univers dont la puissance serait telle qu’elle pourrait transformer une montagne millénaire en un fleuve.

L’émissaire des Xortix s’imaginait bien débarquant d’un immense vaisseau spatial devant une foule de terrien en prononçant le célébrissime « Je viens en paix » ou l’iconique « Peuple de la Terre, menez moi à votre chef » Il avait sans du vu trop de mauvais films de SF pendant ses voyages en avion.

Visiblement le gamin y croyait et cela renforçait l’africain dans son jeu. Les enfants étaient les personnes les moins bien comprises de la terre, et c'est parce que la terre était gouvernée par des grandes personnes qui avaient oublié qu'elles avaient été aussi des enfants. En Afrique on ne l’oubliait pas. On ne l'oubliait jamais.

Et le petit semblait emballé, mais c’est à ce moment que le colosse eut une panne d’imagination. Le syndrome de la page blanche en puissance mille. Le blanc total, un temple ? Mais tu as complètement craqué mon pauvre vieux dit-il pour lui-même. Son regard se posa sur l’enfant dont les yeux brillait et il fut prit d’empathie. Quelle déception pour le petit si le jeu s’arrêtait maintenant, quelle honte pour Taji aussi. Non il ne fallait pas reculer, il s’était engagé à le conduire au temple et il le ferait ! Parole d’émissaire. Il trouverait bien.

« La discrétion ? Malheureux petit humain. Nous les Xortix ne nous cachons pas car notre technologie est très avancée et nous possédons des armes mortelles. »

Il passa une main dans sa poche et en tira un énorme cigare, il espérait qu’Aloïs n’en avait jamais vu. Avec délicatesse comme s’il manipulait une particule d’uranium appauvri il l’approcha du garçon le gardant à bonne distance tout de même, c’était son dernier cigare. Et c’était aussi un bon prétexte pour sublimer la puissance de l’objet. Doucement il ouvrit la boite métallique laissant apparaître le tube, il manipulait la boite avec précaution, il ne manquerait plus que ça explose les pulvérisant tous les deux.

« Ceci est un Flor de Copan, sa puissance est dévastatrice. »

Finalement son inspiration semblait refaire surface. Il garda le cigare de sa main gauche le pointant vers un ennemi imaginaire. Puis soudain il eu une nouvelle idée, avec un jeu d’acteur digne des plus grands acteurs américains il se retourna d’un air paniqué, ses yeux manifestant une sorte d’inquiétude feinte. Et il se mit tout bonnement à crier.

« Je les sens ils arrivent, cours ! COURS ! Il faut sortir d’ici »

Il le poussa d’une main dans le dos pour qu’il s’active, et il se mit à trottiner dans les longs couloirs fuyant un adversaire imaginaire certainement armé jusqu’aux dents et voulant empêcher les deux aventuriers de rejoindre le Temple secret. Taji jubilait et son rythme cardiaque s’accéléra. Il jouait décidément assez bien la comédie. A détour d’un couloir menant au réfectoire, il marqua une pause pour voir si le petit était toujours derrière lui. Puis il reprit la parole :

« Bien, il va falloir que tu me guides jusqu'à la sortie, c’est un véritable labyrinthe ici. » Ca, au moins ça avait au moins le mérite d’être vrai, le sud-africain avait beau fouler la terre de Sywhaîd depuis deux bonnes semaines il lui arrivait encore de se perdre. Il guetta les couloirs, braquant le cigare éteint vers le vide, seulement au cas où.

« Tu veux monter sur mes épaules ? »

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Rozen Vanloo
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MessageSujet: Re: Une première   Mer 24 Mar - 21:40

A vrai dire, les cigares, ce n'était pas exactement une nouveauté pour Aloïs. Il ne vivait à Sywhaîd pour de bon que depuis quelques mois ; et à Dresde, Mannfred, son père, avec qui il vivait jusque là, fumait de temps en temps de petits cigarillos. Rien de comparable pour autant avec l'énorme barreau de chaise que lui montrait l'Africain avec de grands airs de mystère. Quoi qu'il en soit, ça n'avait aucune importance : si Taji affirmait qu'il s'agissait d'un Flor de Copan, d'une arme de destruction massive, eh bien, c'en était une.

Il fallait bien faire semblant, vu que les vrais sabres et les pistolets lasers, en vrai, ça ne courait pas vraiment les rues sur Sywhaîd. Aloïs n'était pas idiot, il savait bien que c'était pour de faux : il était un enfant, voilà tout. Et un enfant qui s'amusait beaucoup, un enfant véritablement impressionné par les "armes mortelles" des Xortix. La conviction de Taji, voilà ce qui faisait monter la mayonnaise, gonfler l'adrénaline. Et lorsque le colosse faisait ces grands yeux effarés... eh bien il y avait de quoi être effectivement effrayé ! Et si lui s'exclamait qu'il fallait courir, croyez moi, Aloïs n'allait pas se le faire dire deux fois ! Oui, ses petites jambes prouvèrent qu'à défaut d'être aussi grandes que celles du Xortix, elles étaient rapides.

A en perdre haleine, quand même. Il était essoufflé, et c'est plié en deux, se tenant les genoux dans les mains, qu'il parvint jusqu'à ce dernier. Sortir de ce labyrinthe. Ok, c'était un labyrinthe, alors. Peut-être qu'on aurait pu dire qu'il lui avait fallu pénétrer dans un dédale pour récupérer le médaillon ? Bon, en tout cas, maintenant, oui, il fallait en sortir. Il jeta les yeux autour de lui, en espérant que son jeu serait aussi convaincant que celui du sud-Africain.

"On f'rait mieux d'passer par ici, ya sûr'ment une issue vers l'extérieur", souffla-t-il entre deux bruyantes respirations, en indiquant la porte du réfectoire. De fait, en passant, de là, aux réserves, et en grimpant l'échelle des salaisons, on pouvait facilement atteindre le toit des serres. Aloïs l'avait déjà fait plusieurs fois, c'était juste un peu acrobatique comme il fallait, mais pas trop non plus.

Et là, Taji lui proposa de grimper sur ses épaules. Les yeux d'Aloïs s'arrondirent. Ouah ! Ses épaules ? Ben ça alors... il était pas un peu trop grand pour qu'on le prenne sur ses épaules, comme ça ? Enfin ceci dit, normal, vu la taille du Xortix, c'était sûr qu'il pouvait sûrement le porter sans problème. C'était peut-être un peu un truc de gosse, hein, mais d'un autre côté ça le tentait bien. Après tout, c'était probablement sa dernière chance de voir le monde de si haut... Allez, zut ! Il hocha vigoureusement la tête en guise d'approbation et, aussitôt, son nouvel ami le souleva de terre aussi aisément que s'il n'avait été qu'une grosse poupée de chiffon.

Pour un peu, Aloïs aurait poussé des "hue ! En avant !", tellement il était excité, mais il se retint, quand même, et se contenta de chuchoter "Allons-y !" en pointant du doigt la porte du réfectoire. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ce que penserait Connor s'il le découvrait sur cet impressionnant perchoir ; sûr que ça la lui couperait, héhé !

Mais lorsqu'ils ouvrirent la porte en question, ce ne fut pas l'infâme Balthazar qu'ils découvrirent, non : c'était pire. C'était Rozen. Qui visiblement le cherchait. Aloïs était un garçon de dix ans relativement turbulent ; là, comme ça, il pouvait trouver d'emblée trois bonnes raisons pour justifier que sa mère ait à lui parler sérieusement. Et encore, elle n'était pas encore au courant, pour le médaillon.

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Taji Wooku
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MessageSujet: Re: Une première   Mar 30 Mar - 19:24

Le puissant Xortix suivit le petit Iron Frazer à travers le dédale sans fins, avec le petit gars sur ses épaules Taji fit attention à ne pas lui cogner la tête sur une porte trop petite ou un plafond trop bas cela aurait été dommage. Ainsi à plusieurs reprises le colosse du se baisser pour épargner un traumatisme crânien au garçon, il ne manquerait plus que ça et sa mère ou son père n’apprécierait certainement pas.

Xortix ou pas Taji avait temporairement la responsabilité du garçon sur ses épaules, c’était le cas de le dire. En Afrique la problématique était différente, mais Taji savait par expérience que les parents occidentaux faisaient beaucoup plus attention à leurs enfants que les peuples africains, les deux approches qualitatives et quantitatives étaient très différentes et cela Taji le savait, de toute façon il n’était pas irresponsable et il savait à peu près ce qu’il faisait.

« BOUILLAKAWAI »

Hurla t’il à la volée en ouvrant la porte, avec un geste non dénué d’une certaine brutalité il ouvrit la porte du réfectoire, la porte claque sur ses gonds et manque de se décrocher tant le choc avait été violent. Il fallait bien qu’il y ait l’effet de surprises si les serviteurs de Balthazar étaient arrivés les premiers.

Taji était triomphant ils n’étaient pas là. Mais si de son point de vue il avait pu voir le visage d’enfant d’Aloïs se décomposer il aurait compris que le danger était beaucoup plus grave.

Le réfectoire était presque vide, à l’exception d’une grande femme à l’allure un peu rock. Il la toisa et vit son regard se diriger vers le ciel, ou plus exactement vers le garçon sur ses épaules.

Il ne savait bien évidement pas que la belle plante dans le réfectoire était la mère de l’aventurier, mais étrangement il s’en doutait. Malgré ça un étrange sourire apparut sur le visage du grand black, la mère du petit si c’était bien elle n’était pas dénuée d’un certain charme.

« Je crois qu’on est attaqué ! On fait quoi ? »

Maugréa-t-il d’un air détaché continuant à être dans son rôle en toisant la belle plante de ses deux mètres de haut

(Un peu court désolé pas très inspiré ce soir ! Et un très bon anniversaire:cheers: )

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Rozen Vanloo
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MessageSujet: Re: Une première   Jeu 1 Avr - 22:10

"Euh..."

Oui, Taji était impressionnant, du haut de ses deux mètres ; et perché sur ses épaules, Aloïs se serait senti le roi du monde... en toute autre circonstance, et en toute autre compagnie que celle de... eh bien, sa mère donc. Oui, on pouvait dire bien des choses sur le système éducatif de la prof de Rozen, sur son incapacité crasse à savoir se montrer à la fois ferme et compréhensive, à briller en matière d'instinct maternel et autres qualités soi-disant innées que le vieux barbu avait visiblement oublié de lui refiler. Mais en tout cas, ça n'avait pas totalement anéanti son autorité. Parce que le grand Frazer Iron, tout perché qu'il fût, ne faisait pas du tout le malin.

Il ne savait pas trop comment faire signe au colosse qu'il valait mieux le laisser descendre ; le plus logique, le seul truc qu'il pensait pouvoir faire, c'était lui tapoter le crâne, mais bon, même s'il le trouvait super sympa et qu'ils venaient de passer les dernières minutes à s'amuser comme des fous, il avait quand même une certaine répugnance à toquer sur le crâne du géant comme sur un œuf à la coque.

Heureusement, il n'était pas idiot, le Taji ; et il vit bien, à l'expression de Rozen, que le jeu était terminé. Pas qu'elle parût particulièrement hargneuse ou sanguinaire, non. Elle les regardait en haussant un sourcil interrogateur et patient, les deux poings sur les hanches.

"Je... je crois que je dois... aller ranger ma chambre"
, bégaya le petit garçon.

"Je crois aussi", confirma Rozen en souriant.

[Merciii ! Very Happy Je te laisse conclure ?]

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Taji Wooku
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Date d'inscription: 28/09/2008

MessageSujet: Re: Une première   Dim 4 Avr - 21:46

Taji comprit que le jeu était mort et enterré: Avorté. La mère du garçon n’avait visiblement pas l’air très content et aussi c’est pour ne pas attirer d’ennui à son jeune compagnon qu’il le posa au sol le prenant par les hanches et lui tapota gentiment l’épaule, puis il adressa son plus beau sourire à Roozen en lui disant.

« Vous avez un petit gars du tonnerre. Madame, sachez que c’est moi qui ait entrainé votre fils à jouer. »

Il espérait que cette petite phrase emplie de diplomatie épargnerait à Aloïs des embêtements futurs de la part de sa mère qui n'avaient pas vraiment l'air d'être une maman gâteaux.

Ce retour en enfance inopiné avait mit du baume au cœur de Taji, lui qui se sentait plutôt mal le gamin lui avait donné le sourire, c’était assez intriguant, les lettres réconfortantes de sa mère n’y arrivaient pas et à un gamin d’une dizaine d’années avait mieux réussit en beaucoup moins de temps alors qu’il ne lui avait jamais parlé. D’ailleurs en Afrique il ne lui aurait certainement jamais adressé la parole. Il ne fallait pas sous-estimer les plus petits que soit. C’était une nouvelle leçon de vie qu’il recevait de la part de la noble Lande et de ses habitants.

« A bientôt puissant guerrier. »

Dit t’il enfant adressant un clin d’œil à son petit protégé avant de faire demi-tour pour retourner à la corvée qui l’attendait, il était étrangement de meilleure humeur et un sourire semblait gravé sur ses traits. Quand il retourna dans le couloir il reprit sa tâche l’air rêveur. Une minute passa juste troublée par le bruit du balai qui raclait le sol. Il vérifia que personne n’était dans le couloir et il poussa un grand cri

« LES XORTIX VAINCRONT »

En plaçant le balai sous son bras comme si il eut été une winchester 1944 et feignant de tirer sur une armée d’envahisseurs.

Puis il repartit en riant de bon cœur dans un autre couloir pour continuer sa corvée.

_________________
Tout ce que tu m'as donné, Afrique, me fait marcher d'un pas à nul autre pareil.
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Une première

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