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| | Auteur | Message |
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Taji Wooku Etudiant


Nombre de messages: 62 Age: 28 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Frappe ! Dim 14 Fév - 1:20 | |
| [Je recommence à jouer avec Taji avec l’aimable autorisation de Rozen Vanloo !]
Le géant d’ébène était habitant de la Lande depuis environ une dizaine de jours, et prenait ses marques petit à petit. Cette adaptation était pour Taji un véritable supplice. Après une quête éprouvante où il avait été obligé de se débarrasser d’une majorité de ses bagages, il avait pu finalement avoir accès à la Lande où son premier hôte fût le froid, le froid mordant et glacial, il avait déserté ses terres généreuses africaines pour une lande où le temps rigoureux lui rappelait à chaque instant les difficultés de sa nouvelle vie. Il avait eu son planning de corvées, s’était quelque peu acclimaté à la vie spartiate de Sywhaîd, un détour par la tricotterie pour se vêtir contre le climat et le reste... L’école ! Il n’avait en fait pas commencé les cours, il ne voulait pas se précipiter et à vrai dire il fuyait autant que possible les locaux et le étudiants.
Non Taji n’était pas asociale loin de là, mais les occupants de l’école lui faisaient à vrai dire un peu peur, paradoxe amusant car en règle générale c’était souvent l’effet inverse qui se produisait. Taji était pourtant un bon communiquant mais il ne savait pas trop comment aborder des gens si différents. Il n’avait toujours pas « d’amis ». Après une courte rencontre fortuite dans les ruines et quelques mots échangés avec les gérants des boutiques, il avait préféré s’isoler le temps de s’adapter et ses échanges oraux avec les les autres étaient brefs.
Pourtant, il aurait aimé que les choses soient différentes
Il trouvait refuge au gymnase, et il s’y rendait à une heure où il était sûr de ne pas croiser grand monde, et en l’occurrence de très bon matin avec que le soleil commençait seulement à prendre place dans les cieux neigeux. Il n’arrivait pas à dormir tard, en Afrique il avait été habitué à se lever à l’aurore et cela n’avait pas changé.
Ces donc d’un pas lent habillé simplement d’un jogging blanc et d’un large débardeur laissant apparaître deux bras puissants qu’il s’était rendu au gymnase de l’école. La lumière du matin nimbait les lieux d’une clarté presque blanchâtre, de légers flocons de neiges venaient mourir sur les vitres. Il avait écrasé sa cigarette prêt pour sa séance de sport quotidienne. Il s’engouffra dans le préau et finit sa course dans la salle de gym, et s’intéressa de près à l’imposant punching Ball qui pendait maladroitement à un lourd crochet de métal.
Il le caressa des doigts, il était heureux d’avoir trouvé de quoi se défouler, Taji était un sportif né, un chasseur. Le sport faisait partit intégrante de sa vie, c’était un moteur, une façon pour lui d’être bien, dans son corps mais aussi dans son esprit. Les espaces sauvages lui manquaient et le temps ne se prêtait pas à de longs footings, le punching ball était son catalyseur.
Chaque coup porté au sac était une frustration évacuée, évacuée son verre de scotch quotidien, son cigare, ses vêtements griffés. La vie à Sywhaîd était rude et Taji de part la position de ses parents avaient toujours vécu dans un luxe presque indécent en rapport aux conditions de vies de l’immense majorité de son pays, le changement était brutal, et cette brutalité se reflétait dans les coups portés au sac.
Ses poings commencèrent à frapper en rythme le sac, malmené. Il frappait fort, méthodiquement et avec sauvagerie, un coup à gauche, puis à droite, en haut et en bas. Le crochait tremblait et le sac se balançait sous la violence des coups portés. Des bruits sourds résonnaient à chaque fois que les phalanges entraînés du géant entraient en contact avec le sable du sac.
Taji se sentait bien, vivant. Et redoubla de brutalité envers le sac dont le crochait émettait des bruits de plus en plus saccadés. Il se recula et expédia un solide coup de coup dans le sac. Il sautillait tel un boxeur aguerri ses prunelles africaines concentrées sur le sac comme si il luttait avec un être de chair et de sang.
Quelques minutes plus tard, le rythme n’avait pas faibli. La sueur commençait à perler sur les bras et le front du colosse qui frappait toujours le sac à un rythme soutenu. Il poussait des grognements sauvages, la montagne de muscle était en action et le gentil Taji n’était plus en ce moment précis. Une interrogation tourbillonnait inlassablement dans son esprit : Pourquoi était il ici ?
Pourquoi diable s’était il exilé ? Au bout de seulement dix jours Taji était en plein doute, ses proches lui manquaient, son pays lui manquait. Il était sur un lande déserte sans réellement avoir de but traité comme un paria par sa famille et oublié de tous dans une salle de gym de bon matin. Pourquoi ? Pourquoi ? _________________ Tout ce que tu m'as donné, Afrique, me fait marcher d'un pas à nul autre pareil.
Dernière édition par Taji Wooku le Dim 14 Fév - 15:28, édité 1 fois |
|  | | Aaron Carpenter Ancien Personnage


Nombre de messages: 85 Age: 40 Date d'inscription: 19/04/2008
 | Sujet: Re: Frappe ! Dim 14 Fév - 12:17 | |
| [Un petit détail : il n’y a pas de commerçants à sywhaîd. Ca fonctionne comme une communauté, tout est « gratuit », dans le sens où tout le monde travaille pour le bien de la communauté et que tout le monde a donc le droit à avoir accès à ce fruit du travail…]
« J’aimerais pas être à la place de ce pauvre punching-ball. »
La phrase avait été dite après un sifflement admiratif ou, allez savoir, un peu ironique, vu que le ton de la réplique qui avait suivi était légèrement ironique, un peu sarcastique même. Oh pas méchant, pas vraiment agressif, mais un peu moqueur. Les paroles d’Aaron n’étaient jamais tout à fait anodines. En général, il y avait toujours une teinte de sarcasme, voire de cynisme dans ses meilleures heures.
Car c’était bien Aaron qui avait parlé. Aaron, qui se trouvait à l’entrée du « gymnase » (une petite salle de sport sentant le cheval, on ne pouvait pas tout avoir…). Il était tranquillement adossé au mur, son long manteau brun encore couvert d’un peu de neige qui était tombé au moment où il avait traversé la cour. Dessous, il portait un pantalon beige, et un pull à col roulé vert foncé. Pas vraiment une tenue pour faire du sport… pourtant c’était bien ce que l’ancien prêtre s’apprêtait à faire. Il était quelqu’un de plutôt sportif, même si en temps normal il ne prenait pas vraiment le temps de s’entraîner. Seulement, à Sywhaîd, en hiver, on perdait rapidement ses muscles si on ne faisait pas quelques efforts… Et puis, surtout, Elwin, le guérisseur, lui avait conseillé de faire du sport. Ca lui permettrait, d’après lui, d’évacuer plus rapidement le poison qui coulait dans ses veines. Un poison qui l’avait presque tué, lui et l’hémorragie due à la blessure par balle qui s’était rouverte à un moment ou un autre de son périple pour trouver refuge.
Du coup, Aaron s’entraînait. Tous les jours. Oh il ne faisait pas grand-chose, il était encore trop « faible » pour ça. Il s’entraînait tranquillement, assez pour se dépenser sans s’en rendre malade. Pourtant, à côté de la masse impressionnante qu’était Taji, le canadien ne paraissait pas ridicule. Il faut dire qu’il faisait quand même près d’un mètre quatre-vingt dix. Et qu’il était musclé… Même si, plus en finesse que l’africain. Le nouvel arrivant paraissait beaucoup plus impressionnant, tout de même, mais ça ne dérangeait pas Aaron… Et ça ne l’empêchait pas d’avoir un sourire en coin, amusé, ironique.
« Nouveau, hu ? Je suis Aaron. »
Il avança de quelques pas et tendit sa main avec toujours cette distance amusée typique du personnage. _________________ Take my love, take my land Take me where I cannot stand I don\'t care, I\'m [i]still free You can\'t take the sky from me...[/i] |
|  | | Taji Wooku Etudiant


Nombre de messages: 62 Age: 28 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Frappe ! Dim 14 Fév - 16:01 | |
| [J’ai rectifié merci  ] Un sifflement coupa Taji dans sa lutte avec le sac. Il se retourna instinctivement pour regarder qui était le propriétaire du sifflement en question. A vrai dire il ne se formalisa pas de l’air du sifflement. Il prit soin d’arrêter le sac avant de toiser l’arrivant du haut de ses deux mètres pour apercevoir Aaron. Il ne remarqua qu’une seule chose, son accoutrement. Drôle de vêtements pour faire du sport pensa t’il alors qu’il s’avançait vers l’homme. Il essuya sa main sur son short pour retirer une partie de sa sueur et serra fermement la main de l’homme. Aaron dégageait une sorte de force tranquille et une assurance certaine qui ne laissa pas indifférent Taji. Il afficha sur son visage une moue qui ressemblait à un sourire et répondit d’une voix amusée : « Il n’y a pas de raisons que tu sois à sa place pas vrai ? » Le jeune homme noir faisait en fait très souvent peur, surtout pendant les entrainements et les séances de sports, il fallait bien avouer qu’il avait la taille et la largueur d’une armoire à glace. Pour une immense majorité des gens l’apparence « monstrueuse » de Taji inspirait une sorte de respect presque naturel, et ses interlocuteurs prenaient souvent des gants en s’adressant à lui. Il faisait peur et il le savait, bien entendu il n’était pas méchant et ne s’était que rarement battu, mais il se complaisait bien souvent dans cette image de brute impressionnante. Les Terres d’Afriques ne laissaient pas de place pour les faibles même dans le milieu des nababs et des propriétaires terriens. A Sywhaîd les quelques contacts qu’il avait eu avec la population lui avait montré qu’ici aussi son apparence d’ours brun assoiffé de sang faisait un peu peur. Mais l’homme en face de lui affichait un faciès mi mystérieux et mi stoïque. « Taji, oui nouveau, je te présente la personne avec laquelle je passe le plus de temps ici depuis que je suis arrivé. J’hésite à lui donner un prénom ! »D’un doigt il désigna le sac immobile derrière lui d’une voix amusée où perçait tout de même un petit abattement à peine dissimulé. La solitude était une autre chose dont souffrait Taji, de toute sa vie il n’avait jamais été seul. A Johannesburg et en adéquation avec les vieilles traditions africaines les dîners se prolongeaient très souvent et réunissaient une bonne partie de la famille et les amis, durant ses études il s’était fait un groupe d’amis avec le sport comme moteur commun, et pendant sa courte vie de Chef d’entreprise il avait multiplié les contacts avec toutes sortes de personnages différents. Dans la lande, nouer des contacts était pour lui plus difficile, peut être à cause d’un trop grand décalage de culture ? Oui bien d’une remise en question de sa part depuis son épreuve avec la Brume ?Toutefois pour une fois qu’il avait l’occasion de rencontrer quelqu’un dans un cadre moins formel il allait faire la conversation ou du moins essayer. « Et toi Aaron, j’imagine que tu n’es pas nouveau ici ? »Il ouvrit son paquet de cigarettes et en tendit une à l’homme avant de lui-même en saisir une qu’il alluma libérant un âpre nuage de fumée dans la pièce, couvrant par la même occasion les arômes délicats des chevaux. _________________ Tout ce que tu m'as donné, Afrique, me fait marcher d'un pas à nul autre pareil.
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|  | | Aaron Carpenter Ancien Personnage


Nombre de messages: 85 Age: 40 Date d'inscription: 19/04/2008
 | Sujet: Re: Frappe ! Mer 17 Fév - 21:32 | |
| La poignée de mains était franche. Et les réponses étaient pleine d’un humour auquel Aaron était, malgré son cynisme latent, assez sensible. Il avait toujours eu de l’humour, et toujours apprécié les gens qui avaient de bonnes réparties dès la première rencontre. Chez les Carpenters, on disait toujours que l’humour était une preuve d’intelligence. L’Aaron d’avant appréciait presque automatiquement les gens qui en avaient. L’Aaron de maintenant avait tendance à se méfier d’eux. Les gens intelligents faisaient des adversaires plus difficiles à combattre, alors il faisait attention. Bien sûr, dans l’absolu, il n’y avait aucune raison pour que Taji soit un adversaire, mais on ne se débarrassait pas si facilement de ses vieux réflexes. Surtout pas quand les réflexes en question vous permettaient de survivre.
« Nope, pas vraiment. » répondit-il avec un sourire, tout en tendant la cigarette qu’il avait prise à Taji pour qu’il la lui allume, en tant que non-sorcier, il n’était pas capable de le faire vu qu’il n’avait pas de briquet sur lui. « Je suis revenu à la fin de l’automne en réalité. »
Il tira sur la cigarette que l’homme lui avait allumée. Son plaisir n’était pas feint, Aaron n’avait pas fumé depuis… Et bien, ça faisait un bon moment. Il n’était pas un fumeur régulier, ayant goûté au tabac beaucoup trop tard pour devenir réellement accro. Seulement, il aimait bien une fois de temps s’en griller une petite. Il ne l’avait pas fait depuis son retour à Sywhaîd, parce qu’il fréquentait peu de fumeurs (Asa ayant disparu au début de l’hiver pour son excursion) et parce qu’il avait été trop faible physiquement pendant une période pour tenter le diable. Oh bien sûr, Elwin n’aurait sûrement pas apprécié de voir notre prêtre défroqué une clope à la bouche, il lui avait bien précisé la dernière fois qu’il l’avait vu qu’il n’était pas remis, pas encore, et qu’il devait toujours faire bien attention à sa santé. Mais Aaron n’avait jamais été du genre raisonnable, ou du moins s’il l’avait été c’était à une période trop éloignée pour qu’il s’en souvienne. Après avoir expiré la fumée par le nez, il ajouta :
« Alors, quel nom t’as choisi ? »
Il désigna d’un simplement mouvement de tête le punching-ball. Et oui, avec Aaron, même une petite réplique rapide et humoristique pouvait prendre le pas sur une vraie discussion, quand il n’était pas vraiment d’humeur à aller au fond des choses. Et la nicotine avait tendance à lui donner envie de small talk plutôt qu’autre chose. A Taji d’orienter la discussion vers autre chose s’il le préférait, il semblait tout à fait capable de mener une conversation. _________________ Take my love, take my land Take me where I cannot stand I don\'t care, I\'m [i]still free You can\'t take the sky from me...[/i] |
|  | | Taji Wooku Etudiant


Nombre de messages: 62 Age: 28 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Frappe ! Jeu 18 Fév - 0:16 | |
| L’ours s’assit sur un banc de musculation qui trainait non loin. Il inspira une longue bouffée de fumée avant de la recracher en forme de trois beaux ronds qui finirent par s’évaporer, contrairement à Aaron Taji avait l’habitude de fumer et ce depuis bien trop longtemps.
Les cigares lui manquaient, dans son ancienne vie, il possédait des caves entières de cigares de grands crus, Cohiba, Vegas Robaina et bien d’autres, depuis son épopée avec la Brume il n’avait réussit à conserver qu’un seul et unique cigare qu’il s’était juré de fumer que lors d’un moment exceptionnel. Ou jusqu'à qu’il puisse s’en procurer.
« Tu arrives à la meilleure des saisons. »
Constata t’il avec un regard vers la porte, le climat était une torture pour l’Africain. Des années sous le soleil flamboyant des terres de feu sud-africaines avait fait de lui un grand frileux, et depuis qu’il était arrivé à Syhwaîd il ne s’était pas dérouler un seul instant sans que Taji ait froid. L'Afrique était bien loin.
Il se releva et retourna tranquillement vers le sac le caressant des doigts. Ce sac pouvait en fait porter le prénom de tant de gens, de tant de principes qu’il aurait voulu écraser à jamais, de tant de traditions africaines, de cette mentalité de recherche de profits qu’il l’avait consumé jusqu'à en perdre ses dernières valeurs, au moins Sywhaîd avait assiégé la tour d'ivoire sur laquelle il siégeait.
Le sourire ambiant sur le visage de Taji s’effaça aussi vite qu’il était apparut, et changea complètement, il contracta ses muscles laissant apparaître un immense biceps d’acier. Il frappa le sac d’un coup aussi rapide que brutal.
« Le prénom de mon père, des requins qui m’ont attaqué l’entreprise familiale, de ces putains de principes qui me font me retrouver avec un vide au fond de mon cœur. »
Il sembla se calmer, il était allé trop loin. Il n’était déjà pas à l’aise avec son air d’ours mal léché pour en rajouter encore en plus. Il retourna s’asseoir sur le banc de musculation et retrouva rapidement son calme. Il tira une dernière bouffée sur sa cigarette avant de l’écraser d’un coup de talon au sol.
« Je te prie de m’excuser pour cet écart de comportement, certaines rancœurs sont tenaces et des blessures béantes pas tout à fait cicatrisés. J’ai l’impression que tout s’écroule autours de moi, je dirigeais une multinationale appartenant à mon père au siège social en Afrique du Sud, c’est également là que j’ai grandi, et de récents événements m’ont obligés à quitter ma terre pour m’isoler à Sywhaîd et à reprendre mes études J’ai tout perdu. Je ne pense pas que c’est un mal de vivre ici, mais j’ai beaucoup de mal à m’adapter, à trouver un chemin à emprunter, une voie à suivre. Je ne parle à personne, je n’ai pas d’objectifs, je n’ai rien. Je crois que je n’y arriverai pas »
Il avait vidé son sac, le pauvre Aaron n’avait rien demandé, mais il s’était prit l’ensemble du désespoir retenu en otage dans le cœur de l’africain depuis dix jours. C’était l’un des particularités de Taji, l’ambivalence des sentiments, il était capable de passer d’un rire joyeux à une terrible colère ou encore à une tristesse apparente, comme maintenant où il affichait une moue dépitée, un visage triste, simplement triste.
« Tu es non-sorcier Aaron, la vie ici n’est pas trop difficile pour toi, entouré de tous ces sorciers ? J’ai vécu toute ma vie avec des non sorciers, aussi bien dans le monde des affaires que dans ma vie familiale je sais que c'est problématique parfois"
Il marqua une pause, hésitant à allumer une deuxième cigarette.
"Et que fais tu dans la vie ?"
Vite changer de sujet. _________________ Tout ce que tu m'as donné, Afrique, me fait marcher d'un pas à nul autre pareil.
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|  | | Aaron Carpenter Ancien Personnage


Nombre de messages: 85 Age: 40 Date d'inscription: 19/04/2008
 | Sujet: Re: Frappe ! Ven 19 Fév - 10:12 | |
| Bon. Aaron n’avait pas perdu la main visiblement. Ca faisait deux fois cette saison, qu’il se retrouvait sans le vouloir à la place de confesseur. Il avait étudié des années pour avoir le droit d’avoir cette place, sauf que maintenant qu’il n’en voulait plus, tout le monde semblait vouloir l’y mettre de force. Il écouta l’africain sans sourciller, tout en fumant tranquillement, avec toujours ce sourire légèrement ironique collé à son visage plein de caractère. Quand il était jeune, adolescent, il attirait déjà ce genre de réactions, c’était un de ses talents naturels, quelque chose qui l’avait poussé vers la prêtrise. Une des choses qui avaient fait qu’on l’avait accepté au séminaire bien plus tôt que prévu. Une des choses qui avaient fait qu’il avait été un si bon prêtre, jusqu’au moment où il avait craqué, tout perdu, et qu’il avait refusé de continuer à assumer ce rôle et changé de vie. Mais visiblement, c’était un don qu’il avait toujours. Celesta, pourtant un vrai moineau timide et peu expansif, lui avait raconté tous ses problèmes en moins de deux minutes. Et voilà que Taji faisait de même.
Le canadien n’était pas surpris. Pas le moins du monde. Ca n’était pas une nouveauté, mais quelque chose qu’il avait continué à attiré pendant toute sa vie. Seulement, ces dernières années, il avait vécu dans des contextes qui avaient fait que les gens n’avaient pas vraiment envie de parler, de se confier. Quand on évolue parmi les requins, il est rare qu’ils s’arrêtent de nager pour vous raconter leur enfance malheureuse. A Sywhaîd, les gens étaient… Et bien, même s’ils n’étaient pas toujours « meilleurs » que les personnes qu’il fréquentait à l’extérieur, ils étaient en tout cas plus posés, plus aptes à discuter. Ils en avaient apparemment plus envie aussi. Et Aaron retrouvait sa place de confesseur. Malgré le sourire ironique, les répliques cyniques et une réputation de bad boy (due à son retour spectaculaire), il inspirait toujours la même chose aux gens. Et au lieu de s’en sentir heureux et reconnaissant, à présent, il avait surtout envie de fuir. De partir en courant, ou de coller son poing dans la figure de l’Africain. Il savait bien qu’il n’avait que peu de chances de gagner contre une telle masse, mais au moins ça aurait dévié la conversation vers autre chose, et il ne se serait pas retrouvé dans cette place qu’il avait tout fait pour quitter.
Mais il n’en vint pas aux mains. Il ne l’aurait pas fait, parce qu’il avait besoin d’être tranquille à Sywhaîd, et que depuis ce qui s’était passé dans la cour un an plus tôt, avec Tibère, les sywhaîdiens étaient un peu moins patients à l’égard des gens violents. Et Aaron avait besoin d’un pied à terre où se refaire. Et Aaron aimait Sywhaîd, malgré lui. Trop pour faire ce genre de bêtises. De toute façon, l’africain changeait déjà de sujet. Aaron tira la dernière taffe de sa cigarette, puis l’écrasa contre sa chaussure avant de déposer le mégot dans la poubelle. Il n’avait pas répondu aux premières questions de Taji, celles sur le fait d’être non-sorcier. Il se débrouillait, mais il n’était pas le seul à Sywhaîd, et c’était un endroit où même les sorciers faisaient peu de magie, pour une question obscure de condensation trop importante de flux magiques, alors ça ne posait pas tant de problèmes ici qu’ailleurs. Il ôta sa veste marron et, tout en tournant le dos à son interlocuteur pour l’accrocher (la veste, pas Taji) à la paterne, il répondit :
« Je suis prêtre. »
Il laissa quelques secondes passer, tout en accrochant son manteau, et enleva son pull à col roulé, découvrant un t-shirt blanc tout simple. Il avait dit ça sur un ton sérieux, mais quand il fit de nouveau face à Taji, il y avait de l’amusement sur son visage, assez pour que, comme à chaque fois qu’il faisait cette réponse à quelqu’un, l’africain prenne ça pour une blague. Il se dirigea tranquillement vers un des bancs de muscu, puis ajouta finalement :
« Disons que je rends des services. Contre de l’argent. Et que si je t’en dis plus, je devrais te tuer. »
Il fit un clin d’œil à l’Ours. En fait, il pouvait bien déblatérer des heures sur ce qu’il faisait dans le monde extérieur s’il voulait, il ne prenait pas beaucoup de risque, mais il n’en avait pas envie. Sa règle personnelle vis-à-vis de Sywhaîd était de voir ce village comme un endroit où se reposer, se ressourcer, où avoir une vie un peu plus normale, une vie où il n’avait pas à regarder constamment derrière son épaule pour vérifier qu’on ne lui plantait pas un couteau dans le dos.
« Et toi Taji. Pourquoi es-tu à Sywhaîd ? »
Il posa cette question tout en commençant à tranquillement soulever des altères. Elles étaient plutôt petites, son état de santé ne lui permettait pas de faire un exercice trop intensif. Il avait posé une question importante à Taji, malgré le ton léger et anodin sur lequel il l’avait posée, et il le savait. Mais après tout, si l’Africain devait rester dans ce gymnase, et jouer à la confession, autant qu’ils le fassent jusqu’au bout, Aaron avait toujours détesté le travail mal fait, même si sa définition de ce principe avait légèrement évolué depuis l’époque où il était devenu prêtre. _________________ Take my love, take my land Take me where I cannot stand I don\'t care, I\'m [i]still free You can\'t take the sky from me...[/i] |
|  | | Taji Wooku Etudiant


Nombre de messages: 62 Age: 28 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Frappe ! Dim 21 Fév - 17:39 | |
| Taji retira son débardeur, son coup de sang lui avait donné chaud tout à coup. Il portait autours de son cou le médaillon de son père qui lui avait valu tant de complications avec la Brume ainsi qu’une épaisse chaine d'or massif au bout de laquelle pendant un imposant pendentif avec en son cœur un petit diamant.
Le géant noir ne sourcilla face à l’air mi stoïque mi condescendant que lui renvoyait son interlocuteur, il était trop habitué à ce genre d’expression, réalité tristement banale. Le monde avait peur, le monde se cachait derrière ce genre d’expression, pour beaucoup cela pouvait être une protection une maison dont il ne resterait que la peinture pour soutenir les fondations. Pour d’autres ce sourire cachait une mélancolie désabusé, un recul face à l’absurdité des hommes. Les hommes vivaient dans un drôle d’univers celui où on livre les pizzas plus vite que la police arrive pour secourir les malheureux. Il fallait se protéger, c’était une nécessité. Sa protection à lui il la trouvait dans le sport et dans ce sac.
Il laissa échapper un grand rire tout à fait spontané et naturel à la réponse d’Aaron. Il n’était pas coutumier des religieux, il ne croyait en rien, même les rites africains pour faire fuir les même esprits lui paraissaient être plus une farce qu’autre chose, il supportait d’ailleurs assez mal le folklore de ces religions païennes.
« Prêtre, et où est donc ta paroisse et où sont tes ouailles ? »
Avait il cru Aaron ? oui et non, d’un côté cela ne le choquait pas Sywhaîd était une lande habitée dans un pays où la religion chrétienne était sans doute la plus importante, était-ce si incongru que cela ? D’un autre côté l’homme ne correspondait pas à l’idée qu’il se faisait des prêtres. Après tout peut importe ce qu’on était, ne valait il pas mieux prêter de l’importance à ce qu’on faisait ? L’étranger l’écoutait alors qu’il aurait pu prendre la fuite et ne jamais revenir, c’était un signe de sagesse. Un signe d’ouverture.
« Je préfère que cela reste un mystère alors Aaron »
Lui répondit t’il sourire aux lèvres en lui rendant son clin d’œil. »
« L’ours » s’allongea sur le banc de musculation après avoir placé quatre lourdes haltères sur la barre de développer couché. Il se talqua les mains et agrippa la barre, il fit une courte série inspirant et expirant bruyamment avant de reposer la barre sur son support. Il nota au passage que le prêtre avait éludé la question, il n’insista pas. Le non-sorcier devait avoir ses raisons.
Puis la question tomba, l’interrogation posée sur le pourquoi de sa venue à Sywhaîd. Il s’était attendu à cette question, ne l’avait t’il pas vraisemblablement provoquée ? Il était trop tard pour reculer à présent. Si l’homme était un prêtre alors que confession se fasse. Que cet étranger le jauge, il pouvait se le permettre, comme tant d'autres se l'étaient déjà permis. Il avait appris, petit à petit, à recevoir les poignards invisibles, les caresses esquissées, ou le hautain mépris de son entourage et des gens avaient qui il avait travaillés.
« Je suis ici pour profiter du soleil et pour les équipements sportifs ultramodernes ! »
Répondit-il un grand sourire aux lèvres. L’humour était le meilleur moyen pour décrisper Taji, même lorsqu’il s’agissait de ses propres blagues.
« Plus sérieusement, je suis ici car j’ai été chassé par ma famille. J’ai dirigé pendant un temps l’une des entreprises les plus lucratives du monde des non-sorciers, et à vrai dire je pense que je n’avais pas vraiment les compétences pour ce faire. Le profit à fondu, et une partie de cet empire a été racheté par les ennemis de mon défunt père. J’ai donc démissionné pour confier l’affaire à l’un de mes frères. Mais en Afrique ce genre de geste s’appelle de la faiblesse et un déshonneur. »
Il marqua une pause pour réfléchir à la suite de son explication.
« Et donc j’ai été contraint de venir ici le temps que les choses se tassent. J’en découvre tous les jours, c’est une grande nouveauté pour moi et ce n’est pas si dur que ça, on rencontre des prêtres très sympathiques »
Le colosse black avait décrit sa situation sans aucune prétention, il avait toujours gardé la tête froide dans son comportement et avoir eu pendant quelques temps la place de Président ne lui était pas vraiment monté à la tête, il n’appréciait pas les gens orgueilleux et arrogant, il s’arrangeait donc pour ne pas faire la même chose quand il racontait son parcours. Il avait cependant occulté le fait qu’il supportait pour le moment très mal la vie à Sywhaîd. . L’illusion d’avoir choisi les ténèbres pour justifier le fait d’y vivre.
Le courant passait naturellement entre les deux hommes, du moins Taji le ressentait de cette façon là.
"Chacun d'entre nous chache en lui ses démons et son histoire pas vrai ?" _________________ Tout ce que tu m'as donné, Afrique, me fait marcher d'un pas à nul autre pareil.
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