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Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: London Calling Mer 16 Déc - 10:56 | |
| [Ceci se passe à la brèche d’hiver, j’anticipe un petit peu parce que j’ai déjà d’autres tropics en petites histoires prévus avec Asa donc voilà… Voici February, les amis ! ]« Auntie ! »Dans l’aéroport, pourtant bruyant, plusieurs têtes se tournent vers la petite fille qui vient de crier. Des têtes qui la suivent alors qu’elle court. Elle porte une petite salopette en jean adorable, avec un pull jaune en dessous qui va parfaitement à sa belle peau chocolat. Elle a deux petites nattes blondes adorables qui bougent au rythme de sa course, qui s’arrête brusquement quand elle se retrouve attrapée et soulevée de terre par une belle brune habillée d’un jean noir et d’un pull rouge, qui a laissé tomber son sac de voyage à terre quand la gamine lui a sauté dessus. « Jess, ma chérie ! » Alors qu’elle sert sa nièce contre elle, Asa sent la frustration de Morth. Il adore Jesse et, franchement, ne pas pouvoir la saluer tout de suite le gonfle. Mais il a été obligé de se cacher grâce à un sort dans le sac à main d’Asa pendant tout le voyage, c’est pas le moment de sortir son nez. « T'as caché ta mèr' quelqu'part ? »« Just’ derrièr’ toi, p’tit’ sœur. »L’Amazone dépose sa nièce par terre, lui dépose un baiser sur le front, puis, alors que la petite lui attrape la main d’autorité, elle se tourne et fait face à sa sœur. Grande, une silhouette à faire verdir la plupart des femmes de jalousie, les cheveux teints dans un blond un peu trop tape à l’œil, February arrive le tour de force étonnant de ressembler à Asa tout en ne lui en ressemblant pas du tout. Elle porte un jean moulant bleu clair, un gros pull à col boule beige et une veste en fausse peau noire un peu trop brillante. Trop maquillée, mais jolie et attirante malgré tout, Feb’ a gardé cet aspect vulgaire qu’Asa a fini par perdre à force de vivre dans des endroits si éloignés du bronx dont elle viennent. Visiblement, Cleveland n’a pas eu exactement le même effet sur Feb’, qui a toujours l’air d’une new-yorkaise des bas quartiers. Elle a les lèvres fines et les yeux bleus pâle, sans parler de la peau qui est une vraie peau de blonde, alors qu’Asa a les lèvres pulpeuses, les yeux bruns et la peau mâte. Les différences seraient trop longues à lister exhaustivement, mais elles se ressemblent aussi. Elles ont le même genre de posture, la même allure. Et toutes les deux ont toujours l’air sur leurs gardes. D’autant plus quand elles sont face à face. « T’as eu bon vol ? »« Tu m’as amené un cadeau ? »« Jesse ! »Asa éclate de rire. « Laiss’, c’est normal. »Elle se prend un regard noir de sa sœur et réalise un peu trop tard qu’elle n’aurait pas dû dire ça. Oui, c’est normal qu’une petite fille de cinq ans demande ce genre de choses à sa tante qu’elle voit si peu… Mais c’est surtout normal que sa mère la reprenne, et Asa s’est interposée. Elle sait qu’elle ne devrait pas faire ça. Jesse l’adore, lui voue une admiration sans limite, alors que Feb, elle, se tape le quotidien et est la mère qui n’arrivera jamais à faire aussi bien que la tante. Bien sûr, d’une certaine façon, elle l’a cherché. C’est elle qui appelle Asa à la rescousse dès qu’elle a besoin, elle qui en fait une sorte de super-héroïne aux yeux de sa fille. Mais Asa ne devrait pas aller dans le sens de Jesse, pas dans ce genre de situations. Elle ne peut cependant s’empêcher de trouver sa nièce adorable, surtout quand elle la regarde avec ses grands yeux bruns adorables. « Bon. J’te donn’ ton cadeau, mais seul’ment si tu trouv’ dans quell’ main il est. » dit Asa tout en tendant ses deux poings fermés à sa nièce. La petite prend un air concentré et essaie de trouver un moyen de savoir quelle main choisir. « La gauch’. » lui souffle Feb’ avec un air de conspiratrice. « Avec Az’ c’est toujours la gauch’. »« Shut up, Feb’ ! »La petite sourit d’un air coquin, en mettant sa main devant sa bouche pour le cacher, elle n’est pas sensée sourire quand un adulte dit un gros mot, même ce genre de petits gros mots, mais sa maman ne lui fait aucune réflexion alors elle s’intéresse plus précisément à la main gauche. Si seulement elle avait un moyen de voir ce qu’il y a à l’intérieur. « Aïe ! »Asa tourne un regard interloqué vers Jesse. Elle a senti la décharge, une petite décharge magique un peu trop puissante et mal dirigée. C’est la première fois que la petite fait quelque chose comme ça, mais c’est douloureux, et Asa prend vite son air d’adulte en colère. Sauf que cet expression disparaît vite de son visage, remplacée par un regard inquiet. La petite vient de se mettre à saigner du nez. « Jesse ! Jesse ! »February attrape la petite fille juste avant qu’elle ne percute le sol. Elle est inconsciente, et Asa sort son portable de la poche avant de se pencher sur la petite fille pour décrire son état aux urgentistes. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: London Calling Mer 16 Déc - 11:24 | |
| « Tiens. »
Asa tend le petit gobelet de café à sa sœur avant de s’asseoir à côté d’elle dans un soupir. Les chaises des salles d’attentes des hôpitaux ne sont pas vraiment très confortables, mais à vrai dire, aucune des deux sœurs n’y fait vraiment attention. Dans son sac, Morth ronge son frein. Il n’a évidemment toujours pas le droit d’être avec Jesse, alors qu’il aimerait tant pouvoir se rouler en boule contre Jesse. Seulement elle est toujours en train de se faire examiner et même sa mère et sa sœur n’ont pas le droit d’être dans la pièce, parce que l’examen est trop précis, alors un daemon…
« Ell’ prend son trait’ment ? » demande soudain Asa, en se sentant comme quelqu’un qui fait soudain un saut dans le vide. Ce genre de questions, elle préfèrerait ne pas les poser. Mais avec Feb…
Cette dernière tourne un regard blessé vers sa sœur. Elle a pleuré, sûrement quand Asa est allée chercher le café, et ses yeux sont tous brouillés. Elle a un sourire désabusé.
« Pourquoi ? Tu crois qu’j’bois l’argent qu’on m’fil’ pour lui ach’ter ses médocs ? »
Asa se mord la lèvre inférieure. Elle sait que ce genre de discussions n’est pas vraiment la meilleure façon de soutenir February mais il y a des antécédents.
« Le doc m’a dit qu’vous aviez loupé des rendez-vous. »
« Az. Ca fait dix-huit mois qu’j’ai pas bu un’ seul’ goutt’. J’vais à tout’ mes réunions, j’ai pas un’ seul’ bouteill’ à la maison et j’suis pas allée dans un bar d’puis tell’ment longtemps qu’j’sais mêm’ pas à quoi r’sembl’ c’lui qu’est prêt d’chez moi. »
« Alors pourquoi vous avez loupé les rendez-vous ? »
Feb soupire et passe une main dans ses cheveux pour ramener sa crinière blonde en arrière. Elle prend une gorgée de café avant de dire, le regard perdu devant elle.
« J’ai dû vendr’ la bagnol’ y a deux mois. J’ai perdu mon job à la boutiqu’. »
« Quoi ? »
« Y a eu des vols et ils m’ont accusée. »
« Pourquoi toi ? »
Feb sourit d’un air désabusé.
« Parc’qu’j’étais la seul’ à avoir un casier ? »
Asa claque sa langue. Elle ne sait pas trop ce qu’elle doit penser. Elle aimerait penser que c’est une injustice, se sentir indignée. Mais une petite voix ne peut pas s’empêcher de lui souffler que Feb a déjà volé dans des magasins avant et qu’elle est du genre à faire ce type de conneries quand elle s’en sort plus. Elle décide cependant de ne pas s’attarder sur le sujet, c’est pas le moment de partir sur ce genre de sujets.
« T’as r’trouvé un boulot ? »
« J’boss’ au casino. »
« Tu t’fous d’ma gueul’ ? Au casino ? Là où y a des tas d’gens qui boivent ? Avec des horaires d’nuit ? Et Jess’, elle les pass’ tout’ seul’ ses soirées ? »
Elle arrive à ne pas crier mais c’est vraiment limite, une des infirmières lui lance un regard réprobateur mais, franchement, elle s’en fiche.
« J’suis d’jour. En général la voisin’ va la chercher à l’écol’ et la gard’ jusqu’à c’qu’j’rentr’. C’est un’ vieill’, très sympa. J’assum’, Az. J’suis p’t’êt’ pas la meilleur’ mèr’ du mond’ mais… »
« Et les rendez-vous ? » la coupe Asa.
« On a eu des merd’ d’trains sur deux. Et l’troisièm’ j’ai dû fair’ des heur’ sup’ et j’ai trouvé personn’ pour l’am’ner à l’hôpital. »
Asa lève les yeux au ciel, heureusement, Morth à côté lui envoie des ondes apaisantes. Ca n’est pas le moment de parler de tout ça, pour le moment Jesse est dans un sale état et elles doivent se serrer les coudes.
« Miss James ? »
Les deux sœurs se tournent vers le médecin d’un geste exactement identique.
« Je suis le Dr Van Zant. J’ai des nouvelles à propos de votre fille. »
Il ne sait pas à laquelle des deux il est sensé s’adresser, mais February se dépêche de démêler cette embrouille.
« J’suis sa mèr’. Et c’est ma sœur. »
« Je peux vous parler en privé ? »
« Pas sans ma sœur. Ell’ m’aid’ beaucoup. »
Asa se lève, attrape son sac, et Morth par la même occasion, et suit le docteur, un pas derrière February, son cœur complètement ralenti par la peur. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: London Calling Dim 20 Déc - 22:57 | |
| « J’comprends rien à c’qu’vous dit’. »
Asa ne regarde pas sa sœur. Si elle la regarde, elle sait que sa colère va se transformer en rage et elle a peur de ne plus se contrôler. Tout en regardant ce médecin pédant qui vient de leur dire son diagnostique avec autant d’émotion que s’il récitait le bottin, elle répond à sa sœur.
« Il dit qu’la maladie d’Jesse a été mal diagnostiquée. C’est pas un problèm’ d’réaction aux flux extern’, à la magie extérieur’. Visibl’ment, Jess’ a des problèm’ avec sa propr’ magie. Ils pens’ qu’ell’ s’intoxiqu’ au fur et à mesur’ qu’sa magie s’dév’lopp’. C’qui expliqu’ qu’son trait’ment march’ d’moins en moins bien, mêm’ si ça évid’mment ils avaient oublié d’nous en parler. »
« Miss James, vous devez savoir que la médecine magique n’est pas une science exacte. Nous ne pouvons pas crier au loup dès que quelque chose… »
« Vous v’nez d’me dir’ qu’ma nièc’ a montré des sign’ prouvant qu’sa maladie dégénérait, et qu’vous l’avez pas dit à sa mèr’. Alors v’nez pas m’parler d’scienc’ exact’ ou pas. »
Le regard qu’elle lance au docteur suffit à empêcher l’homme de laisser parler son orgueil. A son air un peu perdu, Asa peut voir qu’il n’est pas habitué à ce qu’on lui parle comme ça. Ben non, forcément, un homme dans sa position… Il faut dire qu’il est habitué aux populations pauvres et pas vraiment éduquées, c’est un hôpital public après tout. D’ailleurs, il détourne bien vite son attention vers February, qui entre plus dans ses schémas habituels.
« Il est interdit de fumer, ici. Nous sommes dans un hôpital. »
February s’immobilise, la cigarette bloquée entre ses lèvres fines, le briquet bic orange positionné à quelques millimètres de l’objectif, l’air, et c’est ce qui fait carrément péter un câble à Asa, l’air coupable, oui.
« Vous v’nez d’lui dir’ qu’sa fill’ avait moins d’quatr’ ans à vivr’, dans l’meilleur des cas. J’crois qu’ell’ fum’ si elle veut. »
February allume sa clope. Elle n’est peut-être pas la plus éduquée des sœurs James, mais elle a toujours eu tendance à avoir son caractère, elle aussi. Et si sa sœur, elle qui a fait des études, elle qui fréquente des gens intelligents et cultivés, et elle qui sait être raisonnable quand il le faut, même si on aurait parfois du mal à le croire, si sa sœur semble penser qu’elles ont le droit d’agir comme si le médecin était en faute, c’est que ça doit être le cas. Asa l’entend prendre une longue bouffée et soupirer. Elle-même a terriblement réduit sa consommation, à cause de la Brume et tout ça, et puis aussi parce que c’est mauvais pour la santé et que la santé est quelque chose de très important pour ce qu’elle veut faire. Mais franchement, elle ne cracherait pas sur une clope maintenant. Au lieu de ça, elle se focalise sur le docteur, qui a l’air de se demander s’il aurait le temps d’appeler la sécurité avant que les deux furies lui sautent dessus. Evidemment, s’il avait été un peu plus malin, et un peu moins enfoncé dans ses a priori, il ne se serait même pas posé la question. Il a en face de lui quelqu’un qui a été résumé, rapidement et plutôt comiquement, par un spécialiste de magie élémentale comme un dragon humain, une anomalie. Oh Asa n’est pas un dragon. Mais elle aurait eu cent fois le temps de faire du mal au doc avant qu’il ne prévienne qui que ce soit.
« Quell’ sont les options ? »
Asa sent que Feb est plutôt contente qu’elle prenne la direction. Si Asa a déjà du mal à comprendre leur charabia, February est totalement hermétique au langage des médecins, surtout quand ils essaient de vous embrouiller.
« Nous allons lui faire passer des tests. Mais je tiens à vous prévenir tout de suite, pour pas que vous ayez de faux espoirs, que les maladies liées aux flux internes sont très rares et très peu connues. Il y a peu de chances qu’on puisse faire quoi que ce soit. »
Asa lève un sourcil menaçant et prend la main de sa sœur dans la sienne. Comment peut-on dire des choses aussi horribles d’une façon aussi neutre ? Cet homme vient d’annoncer la mort d’une petite fille pleine de vie et il ne semble même pas y accorder trois secondes d’hésitation ou de sentiment.
« Prenez rendez-vous à l’accueil pour les tests que j’ai notés sur cette feuille. »
Il les congédie avec cette simple phrase. Asa prend la feuille, et cette dernière brunit légèrement à son contact, preuve qu’elle devrait se calmer, ça n’est pas le moment de tenter l’auto-combustion. Elle prend sa sœur par le bras, et l’entraine dehors. Une fois dehors, February s’effondre, trouvant à peine le temps de s’asseoir sur une des chaises inconfortables d’abord. Asa s’accroupit devant elle, remet ses mèches blondes en arrière, et plante son regard brun dans celui, bleu, de sa sœur d’un air déterminé.
« On va trouver quelqu’ chos’. J’t’le promet, Feb. On va trouver quelqu’ chos’. On laiss’ra pas ça arriver. »
Februray renifle avec un sourire peu convaincu et se redresse. Elle vient de se rappeler qu’il fallait être forte pour sa fille, et Asa peut voir les changements dans son attitude d’une façon tellement précise que c’en est étonnant. Elle se pose d’ailleurs fugacement la question de savoir si c’est automatique, de penser comme ça d’abord à son enfant, de trouver la force grâce à lui, quand on devient mère, ou si c’est juste le cas quand on est une bonne mère, puis chasse cette question. Les envies de maternité, très peu pour elle, de toute façon elle sait depuis un moment qu’elle ne peut pas avoir d’enfants. Etrangement, cette fois, cette pensée lui donne une force supplémentaire. Celle de remuer terre et ciel pour trouver un moyen de soigner sa filleule. Peut-être le seul enfant envers lequel elle aura des responsabilités. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: London Calling Lun 21 Déc - 17:36 | |
| « Ouais, b’jour. J’suis Asa Jam’s, j’ai téléphoné plus tôt pour savoir si vous auriez d’la plac’… »
Asa est pendue à son portable depuis plus de trois heures. Elle, qui n’utilise pas le téléphone la plupart du temps, commence à en avoir franchement assez. Surtout que les nouvelles ne sont pas vraiment géniales. Elle fronce les sourcils en écoutant la réponse de la secrétaire. L’accent français de la femme rend les propos plutôt durs à comprendre, à croire que les hôpitaux français sont même pas fichus d’embaucher des secrétaires qui parlent anglais. C’est d’ailleurs pour ça qu’Asa a été obligée de rappeler, pour la troisième fois, la secrétaire qui était là précédemment baragouinait à peine quelques mots.
« Ouais, okay. Alors en fait c’est ma nièc’, ell’ était diagnostiquée pour un problèm’ d’allergie aux flux extern’, mais des problèm’ qu’ell’ a eu réc’mment font qu’on l’a r’diagnostiquée d’un problèm’ d’auto-empoissonn’ment avec ses propr’ flux. »
Elle tourne un regard fatigué sur Jesse. Allongée à même le sol, l’adorable gamine remplit avec précaution et application un cahier de coloriages que l’Amazone lui a offert pour les deux jours qu’elle a passés à l’hôpital. Feb et elle ont eu tellement peur que la petite soit obligée de passer noël à l’hôpital qu’elles avaient déjà commencé à réfléchir à comment lui permettre de s’amuser quand même, mais heureusement, il n’en est plus question.
« Non. Ecoutez. » coupe-t-elle son interlocutrice. « J’sais pas quel term’ médical est associé à cett’ maladie, les méd’cins sav’ pas eux-mêm’, ça s’rait un’ maladie orphelin’ ou un’ conn’rie comme ça. On a b’soin de fair’ des tests plus poussés pour en savoir plus et notr’ hôpital n’convient pas pour ça. »
Elle regarde sa montre. Feb devrait bientôt rentrer de son rendez-vous avec son patron. Asa l’a forcée à aller demander à être changée de poste, pour s’éloigner de la tentation des boissons. Ca peut marcher, après tout, Feb travaille là depuis plusieurs semaines et elle a un plutôt bon dossier dans ce job.
« Et vous auriez d’la plac’ quand ? »
Elle va dans la petite cuisine de sa sœur et va prendre une cigarette dans le paquet qu’elle a acheté la veille et qui est descendu bien trop vite. Elle ouvre une fenêtre et allume la clope d’un simple clignement d’œil avant de tirer dessus. Elle recrache la fumée dehors.
« Comment ça list’ plein’ ? Vous êt’ l’dixièm’ hôpital qui m’dit ça ? J’suis sensée fair’ comment moi pour soigner ma nièc’ si aucun hôpital n’accept’ d’la prendr’ ? »
Elle soupire.
« Ouais, ouais, vous êt’ désolée, n’empêch’ qu’c’est un fonctionn’ment d’con. »
Elle raccroche d’un geste brusque et tire plusieurs fois sur sa cigarette pour se calmer. Il reste un hôpital, un seul, qui ait un niveau suffisant pour faire les tests dont elles ont besoin, et qui ait un pôle recherche assez avancé pour qu’elles espèrent pouvoir trouver un traitement pour Jesse là-bas. Elle regarde sa montre. Oui, c’est bon, le secrétariat devrait avoir ouvert cette fois.
« Allô. J’m’appell’ Asa Jam’s. Ma nièc’ a été diagnostiquée sur un problèm’ d’auto-empoisonn’ment à caus’ d’ses flux intern’ et j’aurais b’soin d’un rendez-vous pour la fair’ examiner. »
« Votre nièce a-t-elle déjà été soignée dans cet hôpital ? »
L’Amazone soupire. Ouais, okay, elle sait l’excuse qu’on va lui sortir dans deux minutes, alors pourquoi se fatiguer ?
« Non. On est du new-jersey. Ell’ était dans un hôpital public du coin mais ils n’ont pas l’équip’ment. »
« Je suis désolée mademoiselle, le service des maladies magiques de notre hôpital est complètement saturé, particulièrement au niveau des maladies liées aux flux. Nous n’avons qu’une seule neurologue, et Miss Diulcinea est déjà bookée jusqu’en juillet. »
« Quoi ? »
« Je vous dis que le programme est déjà rempli, je suis désolée, vous devriez essayer avec… »
« Non. Le nom d’votr’ neurologu’. »
« Euh… C’est Miss Rachel Diulcinea. »
« Oh… Euh… Bye. »
Elle raccroche, et regarde quelques instants par la fenêtre sans rien voir.
« F’ck. » finit-elle par cracher. Combien de chances y a-t-il pour qu’une anglaise porte le nom de Diulcinea sans être liée à celle qu’Asa connaît ? Et combien de chances y a-t-il pour que ça soit un espoir ? _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: London Calling Lun 21 Déc - 22:03 | |
| Willikins : Résidence Caterham.
Asa : Allô ? B’jour. J’m’appell’ Asa Jam’s. On m’a dit qu’j’pouvais joindr’ Adam à c’numéro.
Willikins : Un instant je vous prie, je vais voir si His Lordship est disponible.
[…]
Adam : Allô, Asa ?!?
Asa : Adam ! J’suis d’solée d’t’app’ler comm’ ça. J’ai b’soin d’aid’. C’ma nièc’, Jesse. Sa maladie… J’sais pas trop c’qui s’pass’, mais on a b’soin d’la fair’ examiner par un hôpital spécialisé, à Londr’. Seul’ment, ils ont pas d’plac’...
Adam : Quel hôpital ?
Asa : (soupire) L’hôpital où Rachel Diulcinea boss’. C’est ell’ qu’on doit voir.
Adam : Ok. Je vais appeler Zelia. C’est le Saint Thomas’s, c’est ça ? Je crois que mon père connaît un des membres du conseil d’administration aussi. Ecoute, donne moi un numéro auquel je peux te joindre, je vois ce que je peux faire et je te rappelle.
Asa : Merci, your lordship. (claque de la langue) L’numéro est ****.
Adam : (en riant) Oh, la ferme ! Je te rappelle asap.
***
(Quelques trois heures plus tard)
Stephenson : Résidence Diulcinea.
Adam : Mlle Zelia Diulcinea je vous prie. De la part d’Adam Carter.
Stephenson : Un instant je vous prie.
(…)
Zelia : Adam ? Hey buddy ! Ca fait que quatre jours qu’on s’est quittés et tu m’appelles déjà ?
Adam : Ah, cruelle ! Me lancer en pleine face mon addiction pour toi, comme ça, sans prévenir. Prenez garde Mrs Kermalo, vous devenez dangereusement yankee dans vos manières !
Zelia : Abandonner mon nom de jeune fille ? Jamais. Alors Mrs James, qu’est-ce qui vous fait m’appeler, je ne veux pas avoir l’air impoli, mais j’étais en pleine bataille de boules de neiges avec Zeke, Sasha et Abi, et Zeke se retrouve tout seul contre deux nanas à cause de toi…
Adam : Zeke est largement de taille à lutter contre deux nanas, je me fais pas de soucis pour lui. En fait, j’appelle justement à propos de ta fratrie ma belle, est-ce que Rachel passe aussi les fêtes avec vous ?
Zelia : Oui, Hank tourne à Londres en ce moment donc ils n’auront pas de problème à passer le réveillon avec nous. Pourquoi ?
Adam : J’ai besoin d’une faveur. Pour laquelle je te serai redevable éternellement. Enfin, disons plutôt longtemps, je te connais, tu vas me prendre au mot. C’est à propos de la nièce d’Asa (grande inspiration). Elle s’appelle Jesse, elle a cinq ans et elle souffre d’une maladie rare, et grave, une histoire d’allergie aux flux. Apparemment, ça s’est aggravé, elle a besoin d’une nouvelle prise en charge, de tests spécialisés, et c’est faisable à St Thomas’s. Dans le service de ta sœur. Sauf qu’ils sont apparemment surbookés. Daddy a appelé Lord Bessborough, du conseil d’administration. Ils acceptent de lui faire une fleur et de la prendre en charge à frais réduits. Mais il faut que ta sœur accepte de se rajouter des heures sup pour s’occuper d’elle. Tu sais que je te demanderais pas si c’était pas important. Asa avait l’air désespéré. C’est pas son genre.
Zelia : (après un silence) Merde Adam tu sais que je vais pas refuser. Même si c’est Asa, je suis pas un monstre… Attends deux minutes.
(bruits étouffés de pas, de conversations, cris de jeux, tout ça pendant trois, quatre bonnes minutes).
Zelia : Bon. J’ai appelé ma sœur. Dis à Asa d’appeler son secrétariat demain, ils lui trouveront des rendez-vous en urgence. Cow-boy ? Sois gentil, ne dis pas à Asa que c’est par moi que tu es passé. Et offre-moi un cadeau de plus, tu m’en dois un. Un gros.
Adam : You’re an angel ! Promis, je laisserai ton nom en dehors de l’histoire. Et tu auras une rivière de diamant pour ta peine. Va mettre une raclée à Zeke maintenant et see you après-demain, comme prévu. Bye love.
***
Asa : Allô ?
Adam : Hey Asa, c’est moi. Good news. Quand est-ce que ta sœur et Jesse peuvent être au plus tôt à Londres ?
Asa : Heu… J’sais pas. Aussi vit’ qu’possibl’, just’ l’temps d’ach’ter les billets quoi. T’as réussi ?
Adam : Call me Superman. La secrétaire de Rachel Diulcinea attend ton appel demain pour organiser un rendez-vous. Appelle St Thomas’s avant, ils veulent la date d’arrivée de Jesse. Ils l’ont intégrée dans leur programme de soins pour les défavorisés. Le prends pas mal, c’est juste pour justifier administrativement un nouveau patient alors qu’ils en refusent douze par jour. Ceci dit, ça veut bien dire que vous aurez pas grand-chose à payer. Enfin, une donation sera toujours bienvenue, pour montrer votre gratitude et les pousser à renouveler l’opération avec d’autres. T’as de quoi noter que je te donne les numéros à appeler ?
Asa : Vas-y Superman, fil’ moi les numéros…
Adam : Le standard de St Thomas’s c’est le 020 7188 7188. Tu demandes d’abord à parler avec Catherine Durham pour régler les trucs administratifs et ensuite tu demandes à être transférée vers le service du Docteur Diulcinea pour prendre rendez-vous. Je peux faire autre chose ? Tu veux que je te réserve un hôtel pour votre arrivée à Londres ?
Asa : (rire rauque et bref) Tu peux pas t’en empêcher, hu ? Non, c’est bon, merci, j’vais m’débrouiller pour la suit’. Thanks your lordship. Pour tout.
Adam : Tu sais ce qu’on dit… Once a knight in shining armour, always a knight in shining armour… Je te vois toujours au mariage de Jerana ?
Asa : J’suis d’moisell’ d’honneur j’te rappell’. (bruit de chute). Merd’. Jesse ! J’te laiss’ Travolta, la p’tit’ est tombée…. _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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|  | | Asa James Ancien Personnage


Nombre de messages: 262 Age: 26 Date d'inscription: 11/07/2007
 | Sujet: Re: London Calling Lun 21 Déc - 22:20 | |
| « Alors ? »
Asa enlève son manteau plein de neige et le suspens au porte-manteau de l’entrée. Sa sœur, un pot de glace dans la main, vient de sortir de la petite cuisine. Elle porte encore son uniforme, une jupe courte noire et un chemisier décolleté blanc, et sa crinière blonde semble fatiguée.
« On part d’main. J’ai réussis à avoir des plac’ pour l’vol d’14h. »
« D’main ? Mais… Mon boulot ? »
Asa hausse les épaules.
« Va falloir s’débrouiller. On a b’soin d’êtr’ à Londr’ au plus vit’… Va falloir qu’ils t’laiss’ des jours d’libr’. »
« Ils vienn’ d’me donner un’ promotion ! »
February a l’air perdu et ça énerve encore plus Asa. Elle ne devrait même pas hésiter un instant !
« Ta fille va mourir, Feb, si on l’amèn’ pas à cet hôpital. Ton boulot, on trouv’ra un’ solution. »
L’aînée hoche de la tête d’un air un peu déprimé. Elle aime ce job, et surtout, ils ont accepté de lui donner cette promotion. C’est la première fois de sa carrière qu’elle en demande une et qu’on l’accepte.
« J’vais fair’ les valis’. »
« Hey. Sois pas si déprimée. On va à londr’, baby… »
Elles éclatent de rire, mais le cœur n’y est pas vraiment et on peut comprendre pourquoi… _________________ Well if it looks like love should be a crime You'd better lock me up for life I'll do the time with a smile on my face Thinking of her in her leather and lace... 'Cause she looks like a flower but she stings like a bee
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