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 Quête de Robin Perkins-Lloyd

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Robin Perkins-Lloyd
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MessageSujet: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Lun 14 Déc - 12:10

- J’AI DIS NON ! Invectiva Robin tandis qu’un ivrogne lui proposait une énième fois de l’accompagner jusqu’à la Brume. D'où il sortait d'abord ?!

Exaspérée, elle pressa le pas pour échapper aux palabres de son admirateur. S’il la suivait encore, elle se jura de lui faire passer cette envie et accessoirement de lui faire avaler ses dents –ou ce qu’il en restait. Pas le droit d’utiliser la Magie en public ? Et alors ? Ce type lui tapait sur le système et l’odeur nauséabonde qu’il dégageait l’insupportait. Et à coup sûr c’allait imprégner les fibres de sa jolie robe chocolat signée Andrew GN qui lui arrivait à mi-cuisses. Le drapé soyeux enveloppait son joli corps svelte à la perfection, le rendant plus aérien encore. Ses jambes, parfaitement galbées évoluaient avec aisance sur le sol imparfait grâce à de petites bottines en cuir noir. Et, pour finir, une petite cape noire couvrait ses épaules de la plus jolie manière. Apprêtée ainsi, on eut pu croire que Robin allait au bal ou se rendait à un gala de charité, mais non. Elle aimait porter les créations de couturiers branchés et ne manquait pas une occasion d’acheter les dernières nouveautés exhibées dans les Fashion Week du monde –Paris et Londres essentiellement. Bon certes l’ensemble ne paraissait pas très couvert pour la saison mais c’était sans compter sur un sortilège de réchauffement.

Robin soupira, excédée. Pourquoi avait-il fallu que la limousine tombe en panne précisément en pleine cambrousse ? Et pourquoi pas dans ce bled crasseux ?! Comment déjà ? Glennfinnen ? Et pourquoi était-elle tombée en panne précisément aujourd’hui ?! Sûrement la faute de cet abruti d’Edward, le chauffeur mandaté par ses parents, qui avait fixé le moteur l’air béat comme s’il allait se réparer tout seul. Il l’avait même regardé elle d’un air suppliant. Comme si elle allait fourrer son nez là-dedans ? Nan mais, et puis quoi encore ? Pas question qu’elle aille tripoter de l’huile de vidange. De toute façon, ils n’étaient plus très loin d’après le MLS (Magical Localisation System). Un miles, deux au plus. Elle avait alors décidé de marcher. Comme un exutoire pour palier aux divers manques qu’elle allait inévitablement ressentir une fois arrivée à destination : manque de confort –on vivait dans une ferme apparemment-, manque de sarcasmes à l’attention de ses parents –mais elle trouverait bien une autre cible-, manque de divertissement –il parait que les ondes magiques réduisaient l’utilisation de certains appareils-, etc. Bref, la marche était encore un moyen comme un autre de se défouler avant… Avant quoi ? De croupir loin de la civilisation ? Pensa-t-elle amère.
Elle avait planté le chauffeur sur place, rejetant ses protestations et arguant que de toute façon, elle préférait encore finir dans un petit bled que supporter le joug parental –et fit promettre à Edward de répéter cette phrase mot pour mot à sa mère.

Marchant d’une démarche altière –un peu crâneuse-, Robin avançait d’un bon pas, portant à bout de bras un petit sac en cuir noir pas plus gros qu’une pochette dans lequel se trouvait la totalité de sa garde-robe –dont l’intégrale de la collection automne-hiver 2009 de ES Orchestres ! Son cœur battait la chamade, en partie à cause du rythme soutenu qu’elle tentait de conserver, mais aussi par l’agacement prononcé que produisait la présence de ce vieux clochard malsain. Finalement, Robin stoppa son pas et fit volte-face. Elle pointa un doigt rageur sur le torse du mendiant –non sans une légère grimace de dégoût- avant de le prévenir d’une voix glaciale :

- Ecoute vieillard…

Elle inspira profondément pour garder son calme mais n’obtint de son corps qu’une remontée nauséeuse. Portant alors une main sur son pendentif, Robin reprit, d’un ton toujours implacable :

- Je te promets que si tu esquisses ne serait-ce qu’un seul pas dans ma direction, je te fais avaler les trois dents qu’il te reste.

Son ton était sans appel. Aucun doute n’était possible et la lueur sombre qui s’alluma dans les prunelles bleues de Robin ne trompa pas l’inopportun : elle mettrait vraiment sa menace à exécution ! L’ivrogne déguerpit alors sans demander son reste et Robin se retourna, un sourire satisfait sur son doux visage fin. Rajustant sa petite cape, l’adolescente releva fièrement la tête et se remit en route.

*Heureusement que j’ai choisi l’Aventurine* pensa-t-elle en portant inconsciemment la main à son médium.

L’Aventurine avait en effet la particularité de renforcer le self-control. Elle apportait la tranquillité intérieure et atténuait la mélancolie également, même si Robin n’était pas spécialement mélancolique pour le moment. On prêtait aussi à la Pierre de Soleil la vertu de rendre généreux et fidèle, mais ça… Robin n’en aurait pas mis sa main à couper…

Elle marcha droit devant elle sur près de deux miles et finit par trouver une épaisse chape de brume qu’elle identifia comme LA Brume qu’elle cherchait, et s’enfonça dedans sans un regard en arrière.

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La Brume
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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Mar 15 Déc - 11:13

La Brume enveloppa Robin, d’une façon tellement étroite que la jeune femme ne pouvait plus rien voir, pas même à quelques centimètres. Elle resta comme ça quelques longues secondes, avant de se desserrer un peu, laissant tout le loisir à Robin de voir qu’elle avait été transportée dans une clairière dont l’herbe était bien verte, bien tendre, et pas du tout recouverte de neige comme elle l’aurait dû à cette saison. Mais surtout, l’occasion pour la jeune anglaise de voir que quelque chose d’autre que le décor avait changé… A présent, elle portait un pantalon en laine mal coupé, et un gros pull en laine de mouton à peine filée, tricoté main, qui sentait encore un peu le mouton. Deux vêtements issus des fabriques sywhaîdiennes. Elle n’avait d’ailleurs plus de maquillage, plus de bijou, et était coiffée d’une queue de cheval qui avait rien de très recherchée. Une Robin sywhaîdienne, voilà ce qu’elle était devenue…

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-Blaise Pascal.
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Robin Perkins-Lloyd
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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Sam 9 Jan - 18:13

Robin n’avait jamais été spécialement claustrophobe pourtant, lorsque la Brume l’enveloppa, elle ne put s’empêcher de chercher une issue autour d’elle et d’éprouver quelques palpitations d’angoisse. La Brume se fit tellement dense qu’elle ne voyait même plus ses mains et ça, ça n’était pas fait pour la calmer. Okay… la partie venait de commencer. Cette réflexion fut bientôt suivie d’un autre mouvement de Brume qui sembla s’estomper un peu. Ouh… Voilà autre chose. Une clairière maintenant. Robin avait beau être difficilement impressionnable et s’y connaître pas mal en Magie, à Liverpool on n’avait pas de Brume magique ni de clairière qui apparaît comme ça ! Et une clairière parfaitement déneigée en plus. On se serait cru au printemps avec cette herbe bien verte. Mais un autre détail la dérangeait. Un truc étrange qu’elle n’arrivait pas à identifier. Son regard bleu sonda les alentours à la recherche d’un indice et elle porta machinalement la main à ses cheveux. Ses cheveux lâchés… qui ne l’étaient plus ! Elle se demandait à quel moment elle s’était fait une queue de cheval lorsqu’elle vit le réel changement et réalisa ce qui se passait.

Mon Dieu, quelle était cette horreur ?! Qu’on lui file un pull en laine soit. Mais un pull en laine de mouton non traitée, c’avait un côté extrêmement rustique qui arracha une grimace à la belle blondinette. Ca grattait et… Snif… snn…

- Yerk !

… Ca sentait le mouton ! Tout comme le pantalon d’ailleurs. Robin secoua la tête, désolée. Comment pouvait-on faire des trucs aussi laids ? Elle tira sur la ceinture du pantalon et fit claquer l’élastique, provoquant un mouvement d’air qui apporta l’odeur bestiale à ses narines.
Heureusement pour elle, elle ne pouvait pas voir que son mascara, unique maquillage qu’elle se permettait, avait disparu lui aussi. Sa montre, ses deux petites bagues, son collier et son fin bracelet doré, tout avait disparu. Une main portée à ses oreilles lui confirma que les deux petits clous noirs n’étaient plus là eux non plus. Sachant pertinemment qu’il s’agissait d’un coup magique, Robin ne put s’empêcher de regarder par terre, au cas où…

- Et alors quoi ?! Lança-t-elle en s’adressant au vide, les paumes vers le ciel. C’est ce qu’on porte ici ?

Une vision d’horreur de gens uniquement habillés en laine de mouton lui traversa fugacement l’esprit. Apparemment il était temps que quelqu’un intervienne ! Elle allait leur montrer qu’on pouvait faire des trucs sympas même avec de la laine, à ces villageois ! Non mais c’est vrai enfin. On ne pouvait décemment pas laisser de pauvres gens à leur sort, pensa Robin en songeant que quantité de gens ne connaissaient pas les joies de porter de la haute couture ou tout simplement des vêtements sur mesure. Elle poussa un petit soupire à la fois exaspéré et fatigué. Blasée elle regarda autour d’elle, en vain. Son regard se reporta sur ses nouvelles frusques et elle murmura :

- Je suis sûre qu’il y a moyen d’en tirer quelque chose.

Visiblement, Robin n’imaginait pas une seule seconde que son nouvel accoutrement était un avant goût de sa future vie. Ou plutôt, elle n’imaginait pas qu’on puisse ne pas trouver de magasins de vêtements –faute de trouver de vraies boutiques haute couture- à Sywhaîd. Elle n’imaginait pas non plus que les sywhaîdiens faisaient leurs vêtements eux-mêmes. Quelle idée !

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Dim 10 Jan - 10:16

Pour le moment, la Brume ne semblait pas considérer comme important d’expliquer à Robin dans quelle mesure elle se trompait. Au lieu de ça, un tableau noir apparut soudain au milieu de la clairière. Sur le tableau, une écriture fine et allongée avait écrit :


Citation:
1) Impressionne-moi.
2) Convainc-moi.
3) Fais-moi rire.



Il n’y avait pas d’autre précision, pas sur comment Robin était sensée faire tout ça en tout cas.

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Robin Perkins-Lloyd
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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Lun 8 Fév - 23:14

Quand le tableau apparut, Robin ne put s’empêcher de hausser un sourcil naturellement fin. Voilà autre chose. Un tableau ! Alors quoi on retournait à l’école ? Instinctivement, la jeune fille s’approcha et commença à lire. « Impressionne-moi, convainc-moi, fais-moi rire ». Géniaaal ! Des devinettes maintenant. Comme si elle n’avait que ça à faire de son temps. Et les faire rire, encore ! Oui, Robin imaginait tout un conseil de vieux bonshommes trônant au-dessus des nuages et surveillant les postulants par-dessus leurs monocles ; malgré le fait que les consignes ne suggèrent qu’une seule personne.

- Hum… commença Robin en se raclant la gorge.

Un coup d’œil circulaire lui confirma que rien d’autre n’avait changé. Le décor était le même et ses vêtements n’avaient pas retrouvé leur magnificence d’entant (n’ayons pas peur des mots). Elle regarda à nouveau le tableau et soupira, profondément blasée. Bon… Puisqu’il le fallait… Dans un geste mécanique sa main chercha le médium qu’elle portait autour du coup, mais là, ô horreur, son pendentif n’y était plus. Une vague de sang lui monta au visage tandis que son cœur s’affolait. Merde ! Elle venait de perdre son médium ! Celui que son frère lui avait offert ! Et surtout elle ne voyait pas comment survivre sans magie ! Surtout s’il était vrai qu’on ne sortait pas de Sywhaîd à sa guise.

* Bon, du calme, reste calme Robin !* se morigéna-t-elle.

Elle s’efforça de respirer calmement à grande bouffées sous peine de faire de l’hyperventilation. Tout en cherchant une corde pour se pendre –cet affreux pantalon ferait sans doute l’affaire-, le cerveau de Robin, lui, agissait plus méthodiquement, jusqu’à ce que son regard ne se pose sur le rebord du tableau, où, à côté d’une craie blanche, elle trouva son médium. Alors seulement, son cœur repris son rythme habituel et ses pensées un cours plus cohérent. Robin expira profondément, véritablement soulagée d’avoir retrouvé son pendentif
Après avoir recouvré tous ses esprits, Robin remit le pendentif autour de son cou et se planta face au tableau, les mains sur les hanches, un air de défi made in « Perkins-Lloyd frère et sœur » -il ne viendrait pas à l’idée de leurs parents de défier qui que ce soit voyons !

- Bon ! A nous deux !

Okay. D’abord, impressionner. Visiblement son physique et sa volonté ne suffisaient pas à… la personne qui se cachait derrière tout ça. Trouvons autre chose. Pinçant son médium entre ses doigts fins, Robin ferma les yeux et matérialisa une petite aiguille et une bobine de fil blanc. Aiguille et fil tirés tout deux de son petit sac noir posé à même le sol à quelques pas d’elle. Munie de ses accessoires et une fois sûre que personne de louche ne rôdait, Robin ôta son pull, dévoilant un buste très fin et quelques discrètes rondeurs féminines dissimulées dans un ensemble en coton blanc pas très glamour il fallait bien l’avouer. Finalement, pour être plus à l’aise, l’anglaise s’assit en tailleur dans l’herbe fraîche, puis commença sa couture. Après trois bons quart d’heure, le pull en laine à col montant était devenu un pull à manches trois quart, doté d’un col en « V » qui pouvait mettre une jolie poitrine en valeur –la sienne n’était pas encore digne de ce col mais elle avait bon espoir. Elle enfila alors son « nouveau » pull qui tombait désormais à la perfection sur ses épaules et, après avoir à nouveau vérifié qu’elle était seule, tout au moins physiquement, ôta son pantalon. L’élastique voilà quelque chose que Robin n’aimait pas. Munie de son aiguille et de ses dents, elle arracha le bas des jambes à peu près à mi mollets. Des deux bas de pantalons, Robin tira deux bandelettes de laines dont elle entreprit de coudre les bords pour le pas qu’ils s’effilochent. Après avoir ôté l’élastique de la ceinture, Robin réalisa quelques petits passants avec les chutes de laine et glissa l’une des bandelettes pour en faire une ceinture. Finalement, elle coupa la seconde bande en deux, qu’elle cousit au bas de chaque jambe pour permettre d’en attacher le tissu.
Après une ou deux retouches, ça et là, Robin enfila son pantalon devenu pantacourt. L’ensemble pull-pantacourt avait meilleure allure que ce dont on l’avait affublée à l’origine. Là au moins elle n’avait plus honte de porter de la laine, toute de bouc fut elle (mais il faudrait quand même songer à leur parler de cette odeur prenante à l’occasion).

Elle soupira, contente de son travail. Mains sur les hanches, Robin fixa à nouveau le tableau qui ne bougeait pas. Impressionner… Et bien, elle espérait que la Brume serait impressionnée par ses talents de couturière et par le fait qu’elle n’avait pas fait appel à la Magie pour le faire. Bon maintenant « convaincre »…

Okay…Well… Convaincre qui et de quoi ? Qui ? Facile : la Brume, ou le groupe d’érudits fictifs. De quoi… ? Robin supposait qu’elle devait les convaincre qu’elle méritait sa place dans le coin. Génial ! Prouver qu’elle voulait entrer en quelque sorte. Très facile quand on adorait patauger dans la boue et parler avec des moutons (êtres humains confondus), mais dans son cas à elle, Robin Perkins-Lloyd, la boue n’était pas une option qu’elle avait choisie. Ni ça, ni vivre dans une communauté où il fallait tout faire soi-même. Certes elle n’était pas impotente, mais elle n’aimait pas rendre de comptes. Elle détestait déjà avoir à le faire avec ses parents, ça n’était pas pour obéir au doigt et à l’œil de n’importe qui. Néanmoins la jeune fille se souvint d’un détail : si elle se faisait recaler par la Brume, elle n’entrerait pas à Sywhaîd. En soi, cette idée plaisait assez à Robin. Pas de changement, pas de vie à la campagne, pas de promiscuité avec des gens… d’origines modestes. D’un autre côté, si elle échouait il lui faudrait retourner à la maison. Ecouter encore le sempiternel politiquement correct de ses parents, l’hypocrisie qu’elle se sentait copier et les jugements hâtifs de toute une caste de personnes. Si elle échouait, elle devrait encore suivre leur mode de vie à eux et être la gentille fille de son important Papa et de sa riche Maman. Elle devrait être la belle plante, future dirigeante d’on ne sait trop quoi, mais forcément à la hauteur. Ou alors juste une belle plante, on lui pardonnerait sans doute sa bêtise avec le physique dont la nature l’avait dotée.

Robin soupira. Elle avait besoin de vivre par elle-même, de faire ses propres choix. Devoir si finalement elle pouvait être une fille bien ou si elle n’était bonne qu’à draguer des mecs sans vergogne et devenir une pauvre cruche, de petite vertu de surcroit. Elle voulait vivre pour elle et si pour ça il fallait habiter un petit village d’Ecosse… Elle se redressa et parla d’une voix légèrement rauque, très assurée.

- Ecoutez, je ne vois pas comment je peux vous convaincre. Tout ce que je sais, c’est que j’ai besoin d’entrer à Sywhaîd. C’est le seul moyen d’échapper à la dictature parentale et de voir ce que je vaux vraiment. Elle leva les mains au ciel avant de les laisser retomber le long de son corps. Je sais que je ne suis sûrement pas la meilleure recrue que vous ayez eue et vous avez sûrement déjà tout ce qu’il vous faut là-dedans, mais… Je peux faire l’affaire, ajouta-t-elle avec véhémence. Je sais faire tout un tas de choses, je me débrouille plutôt bien en couture, dit-elle en désignant le nouvel ensemble qu’elle venait de relooker. Je sais aussi cuisiner, un peu. Et je me débrouille aussi pas mal en magie, avec les minéraux notamment. Je saurais m’adapter !

Robin était complètement sincère. En matière d’adaptabilité elle se connaissait parfaitement. Si elle disait qu’elle s’adapterait, elle s’adapterait. Point !
La jeune fille tourna la tête à droite et à gauche dans l’espoir de trouver une illumination pour faire rire. Franchement elle n’était pas dans le bain. Elle n’avait aucune envie de rire. Le clown c’était plutôt Jesse, et encore, à ses heures. Lui avait un humour cool. Elle, avait un humour enjôleur, hypocrite, destiné à la gent masculine uniquement. Et, en règle générale, l’humour n’était pas son arme favorite, loin de là.

- En revanche pour l’humour, je suis désolée mais je ne peux rien pour vous. Je n’ai ni nez rouge, ni fausse moustache avec moi. Je déteste les blagues potaches et n’ai pas la moindre intention de me lancer dans un humour vaseux avec quelqu’un que je ne connais pas. Si votre communauté est aussi hétéroclite qu’on le dit, vous devez déjà avoir votre quota de comiques. Pas la peine que j’aille empiéter sur leur terrain alors que je n’ai de toute évidence aucun talent pour ça. Vous n’êtes pas d’accord ?...

Le ton placide de Robin étonnait toujours son entourage. A seize ans elle avait son franc-parler et ses opinions, parfois changeantes mais toujours argumentées. Elle avait terminé sa plaidoirie par une question, espérant bien obtenir une réponse d’autre chose qu’un tableau.

Elle avait répondu aux trois consignes, et ce sans magie par crainte de « tricher » à l’examen d’entrée. Elle espérait avoir impressionné et convaincu. Elle n’avait pas fait rire, certes. Mais elle n’était pas connue pour avoir de l’humour. Elle n’était pas insensible et riait parfois, comme la plupart des gens. Mais bien souvent, elle restait sérieuse, calculant se trajectoire pour parvenir à ses fins. Peut-être qu’elle pourrait également apprendre l’humour par ici ? Qui sait ?

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Mer 10 Fév - 14:33

« Oh je pense que vous vous trompez Miss Perkins-Loyd. » répondit une voix pleine d’intelligence, venant visiblement de la Brume d’où une silhouette se détachait.

La silhouette était celle d’un vieil homme, mais pas un vieillard. Il était grand, et semblait en très bonne forme physique. Une longue barbe descendait de son visage plein de rides et il portait une longue robe de sorcier, d’un jaune pâle magnifique, avec quelques broderies runiques marron foncé. Cette robe devait avoir coûté une fortune, elle avait forcément été faite sur mesure et était tout bonnement magnifique. Il avait aussi de longs cheveux gris et des yeux clairs, presque transparents, qui brillaient d’une intelligence peu commune. On aurait pu assimiler le vieillard à Merlin, ou, si on était un peu plus moderne, on aurait bien pu l’imaginer répondant au nom de Gandalf. Il était la sagesse incarnée et l’intelligence personnifiée. Et le regard plein de sympathie et de chaleur humaine qu’il adressait à Robin ne masquait pas pour autant l’aspect inquisiteur dudit regard. On aurait dit qu’il pouvait voir à l’intérieur d’elle.

« Je pense que quelqu’un d’aussi intelligent que vous doit forcément avoir un brin d’humour, même bien dissimulé. »

Il sourit de nouveau, et ce sourire n’était pas fait pour tromper qui que ce soit. Il était sympathique, oui, mais il était aussi terriblement intelligent. Exactement le genre de personnes qu’on n’aurait pas aimé avoir en adversaire dans quelque domaine que ce soit. Le genre de personnes qu’on ne rencontrait pas à tous les coins de rues non plus, une telle intelligence n’était pas vraiment quelque chose de courant.

« J’ai été envoyé ici pour vous tester. Seulement, je ne suis pas vraiment le plus à même de juger d’une couture, même si votre travail semble très bien fait. Vos paroles étaient intéressantes, mais là encore je ne suis pas la personne la plus douée pour en juger, n’ayez crainte, vous n’avez pas fait tout cela pour rien, la Brume, elle, est très capable d’en tirer quelque chose. »

En disant la Brume, il avait pointé son long index vers sa droite, pointant le brouillard qui les entourait. Il avait une façon de parler très érudite mais qui en même temps ne mettait pas réellement de distance entre lui et son interlocuteur. Le sourire chaleureux et plein d’intelligence qu’il affichait tout en parlant l’illuminait d’une aura de sagesse et d’autorité que peu de gens pouvaient se targuer d’avoir.

« Si nous recommencions ? Cette fois, je préciserai un peu mieux mes attentes, afin d’être sûr d’être capable de vous juger. »

Il sortit de sa manche une longue baguette en bois clair et la pointa vers le tableau. Ce dernier s’effaça de lui-même. Il lança un sort de plus, et trois nouvelles consignes s’étaient inscrites.


Citation:
1) Régalons-nous !
2) Reposons-nous !
3) Amusons-nous !


« Tout cela, magiquement, je vous prie. » ajouta l’homme, son regard perçant posé sur Robin.

Et au moment où il le précisa, une table apparut, une simple table de bois, sur laquelle se trouvait à présent tout ce dont Robin pourrait avoir besoin pour faire de la magie, vu qu’elle avait été à moitié dépouillée par la Brume.

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Robin Perkins-Lloyd
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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Mer 7 Avr - 16:50

Se tromper ? Robin tourna la tête en direction de la voix qui venait de la reprendre et fronça ses fins sourcils en apercevant la silhouette se détacher de la Brume. Le vieil homme qui se présenta alors devant elle n’avait rien de commun avec le vieillard qu’elle avait vertement rabroué un peu plus tôt dans la journée. Il paraissait être d’une extrême sagesse et rappelait à Robin les plus illustres mages dont on lui avait fait l’éloge à Poudlard. Il avait également un petit côté « Gandalf le blanc » qui aurait sûrement plu à son frère. Et cette robe, Waah ! Tout simplement sublime. Et surtout elle lui allait bien. C’était plus qu’une simple robe de sorcier et ça, même un néophyte aurait pu le dire. Pour le coup Robin se sentait dévaluée avec son ensemble en laine de mouton, tout relooké fut-il. Mais soit ! Ca n’était pas un concours de mode… L’apparition pouvait visiblement lire en elle. Il avait un regard si… perçant qu’une autre que Robin eut tôt fait de rougir. Robin, elle, se contenta de relever fièrement le menton tout en soutenant stoïquement l’inquisition.

Quand il parla à nouveau, Robin ressentit, pour une fois, le besoin irrémédiable de se taire. Merlin était une de ces personnes qui respire tant l’intelligence –la vraie- que l’on a envie de la respecter. A vrai dire, l’adolescente était légèrement fascinée par cet homme. Il avait quelque chose de captivant. Etaient-ce ses paroles ou le son de sa voix, toujours est-il que le vieux sage exerçait un effet hypnotique sur l’anglaise. Tellement hypnotique que Robin garda le silence jusqu’à ce qu’une table apparaisse devant elle. Elle inspira profondément, regarda tour à tour Gandalf, le tableau et la table avant de se diriger vers le meuble de bois d’un pas souple et gracile, toujours silencieuse.

Après avoir passé en revue la multitude d’ingrédients et objets hétéroclites qui jonchaient la table, la jeune fille croisa le regard du Sage et regarda le tableau une fois encore. Les régaler elle pouvait faire, pour ce qui était de se reposer, là encore elle avait sa petite idée mais s’amuser, voilà qui la perturbait à nouveau. Tout autant que faire rire. Une lueur de frustration traversa ses prunelles bleues. A croire qu’elle ne savait vraiment pas s’amuser.
Mais finalement, la frustration laissa place au défi. Il n’était pas né celui qui dirait que Robin s’avouait vaincue sans même se battre. La jeune anglaise décida alors de s’attaquer au problème à bras le corps, en commençant par la consigne piège : « amusons-nous ».
Elle observa à nouveau les objets présents devant elle et jeta son dévolu sur une feuille de parchemin blanc.

- A nous deux !

Si Robin avait eu des manches elles les auraient probablement remontées mais elle se contenta de saisir son pendentif entre ses doigts et de prononcer une formule en latin. Une formule assez simple à exécuter, pas spécialement spectaculaire, et qui eut pour effet de métamorphoser le parchemin en un joli petit cygne blanc à la manière d’un origami. Une seconde formule plus tard et le volatile en papier se retrouva entouré d’une centaine de compagnons identiques (simple tour de reproduction). Elle observa son travail et ajouta un sort sur certains des origamis, les rendant pour certains colorés, pour d’autres légèrement scintillants (un sort qu’elle utilisait généralement sur ses vêtements en fonction de son humeur). Pour finir, une énième formule donna « vie » à tous ces petits oiseaux de papiers qui se mirent à voler de manière aléatoire au-dessus d’elle et du vieux sage. Bon, okay. Mais ça n’était pas encore la big party tout ça !
Un coup d’œil à la table lui donna une idée. Elle venait de repérer un gros cristal blanc, taillé de multiples facettes. Robin sourit, lança le cristal dans les airs et, avant qu’il ne retombe, lança un sort de lévitation qui maintint la roche à plusieurs mètres du sol. Elle y ajouta alors un sortilège de réflexion –qui lui demanda un effort de concentration particulier car elle ne l’avait fait qu’une fois il y a bien longtemps- et le cristal se mit à briller de mille feux, projetant ses reflets au sol et tout autour de la clairière à la manière d’une boule à facette.
Le tout était plutôt classe et très festif et Robin espérait bien que ça suffirait. Si le Mage voulait s’amuser un peu plus il n’avait qu’à lancer un jeu de cache-cache avec les cygnes de papier. Pour l’amusement, Robin, elle, avait tout donné.

Elle observa les trois consignes et opta de travailler à la première : « régalons-nous ». Pour le coup c’était assez facile car elle avait déjà trouvé tout ce dont elle avait besoin sur la gauche de la table : un livre de recettes et tout un tas d’ingrédients. Elle tourna alors les pages du recueil de cuisine et choisit gâteau aux deux chocolats, noir et blanc. Robin était bonne cuisinière malgré le fait qu’elle n’eut nullement besoin de cuisiner chez elle, la bonne étant là pour ça. Elle aurait très bien pu s’en sortir sans magie, mais, comme l’avait dit Gandalf, elle devait tout faire magiquement. Qu’à cela ne tienne. L’adolescente regroupa les ustensiles dont elle aurait besoin (bols, cuillères, etc.) et le livre de recette, et prononça une formule. Les ustensiles de cuisine prirent alors vie et suivirent la recette à la lettre –Robin surveillant quand même que le livre ne mélange pas la recette du gâteau au chocolat avec cette du pot-au-feu de la page précédente. Finalement, un magnifique gâteau marbré à deux étages fut dressé au centre de la table, que Robin décora, d’un coup de médium, d’une touche de sucre glace.

- Bonnie, tu n’as qu’à bien te tenir !, dit-elle en pensant à la cuisinière attitrée de ses parents, qui leur avait toujours concocté de bons petits plats, bien que parfois un peu trop riches.

- Bon et maintenant, pour nous reposer… et digérer accessoirement…

Une infusion améliorée, voilà qui serait parfait ! D’un coup de médium Robin mit de l’eau à bouillir. Elle trouva un sachet agrémenté d’une étiquette « plantes » mais la délaissa, ne sachant trop ce qu’elle allait y trouver. Elle opta finalement pour un citron tout bête dont elle coupa deux rondelles épaisses. Elle déposa le citron dans deux belles tasses de porcelaines qu’elle avait trouvé derrière le chaudron et versa l’eau bouillante par-dessus. Finalement elle se dirigea vers un sachet en velours noir qu’elle reconnaitrait entre mille : son sachet de cristaux. Elle l’ouvrit et chercha quelques instants à l’intérieur, tâchant de se remémorer les propriétés de chacun des cristaux. Après quelques minutes d’hésitations, elle réunit une opale, aux effets calmants et apaisants qui avait pour réputation de favoriser le sommeil, et une petite améthyste, contribuant également à un sommeil calme et profond, sans cauchemars (et accessoirement tonifiant le foie… en réponse au gâteau).
Un frottement de médium plus tard et un éclair blanc se répercuta dans les cristaux pour venir frapper les deux tasses. C’était prêt. Robin espérait simplement avoir vu juste avec ses pierres. Mais, non, elle ne doutait pas !

-Voilà, c’est prêt ! dit-elle simplement.

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Lun 12 Avr - 19:01

L’apparition avait observé Robin, un sourire intelligent flottant sur son visage, mais sans aucune réelle autre réaction. Il avait souri un peu plus grandement quand les origamis avaient été créés, quand il avait senti le gâteau ou que Robin avait fini par se décider pour l’infusion. Il s’approcha d’ailleurs quand elle dit que c’était fini, et prit la tasse qu’elle lui tendait avec un sourire. Il fit ensuite le signe international pour « santé » et trempa ses lèvres dans l’infusion.

« Très bien, Miss Perkins-Loyd. » dit-il, en plongeant son regard perçant dans celui de la jeune femme. « Je propose que nous parlions tout en dégustant vos merveilles. Et si vous me disiez pourquoi vous êtes là ? » Il fit un signe de main, pour interrompre la jeune femme qui semblait vouloir parler, et ajouta : « Non, la vraie raison, Miss Perkins-Loyd. Je vous prie. »

L’autorité contenue dans ce qu’il venait de dire était tangible.

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Mar 4 Mai - 10:46

Robin soutint fièrement le regard du Mage alors que son cœur battait légèrement plus fébrilement dans sa poitrine. Le moment de vérité. En matière de Magie, Robin savait ce qu’elle valait et n’avait pas besoin de tricher pour réussir. Mais concernant le reste, elle avait presque toujours menti ou usé de subterfuges pour arriver à ses fins, en fonction de l’interlocuteur. Mais la jeune fille était loin d’être stupide et elle se doutait bien qu’un Mage de l’envergure de celui-là savait prêcher le vrai du faux. Pourtant le premier réflexe de Robin fut de raconter n’importe quoi pour qu’il l’autorise à entrer.
Elle aurait probablement argué qu’elle venait à Sywhaîd pour étudier au vert, expérimenter la vie en communauté, faire de nouvelles rencontres, etc. Oui. Elle aurait sûrement dit ça à son interlocuteur et dans cet ordre encore. Sauf que voilà, Gandalf la coupa dans son élan avant même qu’elle ait pu prononcer un simple mot.

Robin déglutit avec peine, la bouche légèrement sèche tout à coup. Quelque chose lui soufflait de dire la vérité. Le ton de l’apparition bien sûr, mais aussi le sentiment que si elle venait à mentir, quelqu’un ou quelque chose de plus grand le saurait. Elle inspira alors profondément, ne sachant pas vraiment que répondre et par où commencer. Une boule se formait dans son estomac comme elle tâchait de former une réponse cohérente dans son esprit.

- Je suis ici à cause de mes parents, lâcha-t-elle finalement.

Elle s’interrompit, cherchant une chronologie acceptable à proposer. Tout ça n’était pas si simple. Elle aurait voulu passer pour une rebelle, réfractaire etc. mais le fait est qu’elle s’était pliée de bon gré à la volonté de ses parents, voilà tout.

- Ils estiment que passer quelques temps au vert me fera du bien. Me remettra sur un chemin dont d’après eux, je m’éloigne.

Son visage juvénile se ferma et devint légèrement plus dur tandis qu’un rictus cynique effleurait ses lèvres.

- Mon comportement faisait tache dans le tableau de la jolie petite famille parfaite… Parfaitement guindée, oui ! Ajouta-t-elle sur un ton qui ne trompait personne. Alors j’ai accepté de venir ici. Parce qu’ici je ne serais pas surveillée, épiée et contredite au moindre geste, du moins je l’espère !

Robin était amère et ne cherchait pas à le cacher. Ses parents n’étaient pas là, elle n’avait pas besoin d’être hypocrite et son frère bien qu’absent aussi, savait déjà tout le mal qu’elle pensait d’eux. La pensée de Jesse ramena un léger sourire sur son visage. Hey. Lui aussi avait fuit le « foyer familial » mine de rien. Elle n’était pas la seule à blâmer dans cette histoire.

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Lun 10 Mai - 9:59

- Non, non, tu as raison.

L'apparition fixa Robin en silence quelques temps avant de reprendre:

- Mais Sywhaîd n'est pas non plus un endroit anarchique. Tu ne seras pas livrée à toi-même dans une communauté autarcique. Et, surtout, tu devras remplir ta part de travail, participer aux corvées... De quoi es-tu capable?

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Mar 11 Mai - 11:00

- Oui, oui, je sais bien, répondit vivement Robin. J’ai déjà vécu en communauté, à Poudlard. Ça ne pose aucun problème, ajouta-t-elle en relevant fièrement le menton.

Et de fait, ça n’en posait aucun. Elle n’était pas véritablement difficile à vivre. Du moins pas en présence de ses parents, ou quand ses actes n’étaient pas destinés à les agacer. Il est vrai qu’elle avait son caractère et elle ne se referait probablement pas de sitôt. Mais on ne pouvait pas dire qu’elle était un mauvais élément communautaire. Elle pouvait bouder, rechigner clairement, mais faisait néanmoins ce qu’on lui disait.

L’évocation de corvées arracha un froncement de sourcils parfaits à la jeune fille. Elle répugnait à faire la vaisselle et ce genre de choses. A la maison, il y avait toujours eu quelque pour le faire. Quelqu’un de payé, évidemment. Certainement pas sa mère ! Et à Poudlard les élèves n’avaient jamais eu à s’occuper de ça. Seules les chambres et les parties communes des maisons étaient à leur charge et Robin ne s’était jamais préoccupée du reste. Peu importait qui s’en occupait pourvu que ce soit propre quand elle passait.

Dans un geste précieux, l’anglaise replaça derrière son oreille une mèche échappée de sa queue de cheval. Elle regarda de côté, soupira et haussa une épaule avant de répondre.

- Et bien, comme je l’ai montré tout à l’heure, je sais coudre. Je suis même plutôt douée je trouve, ajouta-t-elle sans aucune trace de modestie dans la voix.

Robin savait ce qu’elle valait et l’avait toujours affirmé suffisamment clairement pour qu’il n’y ait pas méprise.

- Je sais aussi un peu cuisiner et avec la magie je peux faire énormément de chose, assura-t-elle en croisant le regard du Mage pour lui montrer qu’elle ne mentait pas.

Elle allait ajouter quelque chose puis se retint. Cherchant quelque chose de moins pédant que ce qu’elle voulait dire. Amadouer le Sage, pas le braquer. Elle redressa sa fine silhouette.

- Je suis vraiment très douée en Magie, répéta-t-elle, et pour ce qui est du reste, j’apprends très vite, déclara-t-elle avec aplomb.

Certes, elle n’imaginait pas qu’on puisse se chauffer au bois et récolter de la tourbe dans un marais puant. Elle n’envisageait pas nourrir de la volaille dans une basse-cour plus campagnarde que jamais, pas plus qu’elle ne supporterait de transpirer durement pour récolter quelques ingrédients pour la soupe du soir. Elle ne savait effectivement pas vraiment ce qui l’attendait en la matière mais elle ajouta :

- Je suis forte et résistante. Le travail ne me fait pas peur.

Même si le travail auquel elle pensait était plutôt… intérieur, avouons-le.

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Lun 17 Mai - 19:46

- C'est ce que nous allons voir, répliqua le vieillard avec un sourire malicieux que Robin ne tarderait pas à comprendre.

Ni une, ni deux, elle serait mise en situation et devrait participer à trois corvées sywhaîdiennes, dont deux au moins seraient fortement physiques ou, du moins, tout à fait en extérieur...

[Ceci sera le dernier message de ta Quête^^]

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Mer 23 Juin - 18:30

C'est ce que nous allons voir...

Ces mots résonnèrent dans la tête de Robin alors que déjà, le décors autour d'elle changeait. La clairière avait fait place à une forêt plutôt dense. Suffisamment dense pour la lumière y soit plus diffuse et l'air plus frais. L'odeur d'humus était agréable pour la citadine qu'elle était. A Liverpool Robin était plus habituée aux embruns marins et appréciait le côté exotique de la chose. Oui mais voilà, l'heure n'était pas au tourisme. Gandalf n'était plus là... ou alors il s'était planqué, mais Robin imaginait mal le Mage tapis derrière le tronc d'un arbre, ou les pieds dépassant d'un bosquet touffu. La jeune fille n'eut pas le loisir d'y réfléchir plus longtemps que quelqu'un l'apostropha.

Elle fit alors volte-face et découvrit... un homme en sueur. Elle plissa le nez inconsciemment. Pourquoi tous les putois de la région croisaient-ils sa route aujourd'hui même ? D'abord le clochard, ensuite cet... Adonis ? Oui parce que bon, toute mauvaise foi gardée, il n'était plutôt pas mal le putois. Grand, baraqué, barbe de trois jours, et son daemon écureuil était plutôt chou dans son genre. Sauf que là encore Robin n'eut pas le temps de s'attarder sur la plastique du menuisier qu'il l'envoya aider son collègue à deux pas de là. De mauvaise grâce, la blondinette se plia à la consigne et se présenta près d'un second dieu de l'Olympe couvert de sueur -une marque de fabrique?- qui lui lança un « Anton !» et une poignée de main, auxquels elle répondit par un « Robin !» et un serrage de main. Il avait l'air sympathique et son accent du sud n'y était sans doute pas étranger. Oui bon, sympathique peut-être mais pas forcément désintéressé... ou pas intéressé par elle en tout cas. Parce qu'à peine entreprit-elle de s'éloigner -discrètement- qu'il lui demanda de l'aider à abattre un arbre.

- Hein ?!?


Son habituelle répartie avait fait place à son aussi naturelle franchise et la surprise qu'elle ressentait n'était pas feinte du tout. Elle étouffa un rire narquois. Sérieusement ?! Elle ? Abattre un arbre? Et puis quoi encore? Où était le responsable, elle allait lui dire deux mots. Quand Anton réitéra sa requête avec un air on ne peut plus sérieux, Robin douta. Dément ! Elle allait devoir abattre un arbre. N'importe quoi.

Pourtant elle réalisa qu'il s'agissait de tout sauf de n'importe quoi quand le bellâtre lui colla une corde et dans les mains. Euh... oui, mais encore ? La jolie blonde regarda la corde d'un œil circonspect. C'était bien beau tout ça, mais personne ne lui avait jamais dit comment abattre un arbre. Il y avait toujours eu des paysagistes pour ça. Le comble fut quand le brésilien ficha le camp sous prétexte d'aller « aider Tony » -sûrement l'Apollon dégoulinant-. Super ! Et qui allait l'aider, elle ?!

Et elle resta plantée là. Certes elle faisait une jolie plante mais elle n'était guère avancée pour autant. Elle fixa la corde puis scruta les environs. Les deux gaillards l'avaient laissée seule en tête à tête avec un arbre. Gé-nial ! Et avec pour mission de le mettre à terre par-dessus le marché. Elle soupira délicatement puis bomba le torse. Allez ! Elle n'était pas une Perkins-Lloyd pour rien. Enfin... sa vision de ce que devrait être une Perkins-Lloyd surtout, pas celle d'une Perkins-Lloyd-au-foyer.

Finalement elle s'approcha de l'arbre et le regarda enfin. Il n'était pas bien gros et Robin pouvait « presque » encercler le tronc de ses mains. Mais c'était un bon arbre quand même. Alors, elle enroula maladroitement la corde autour du tronc, fit un nœud qu'elle serra aussi fort qu'elle le put, à s'en faire rougir les doigts, déroula la corde au sol et s'éloigna. Alors, elle tendit la corde et se mit à tirer comme une forcenée mais l'arbre résista. En fait, comble de l'affront, on eut dit qu'il n'avait pas bougé d'un iota. De rage, Robin tira de plus belle. Or, comme dans la fable de La Fontaine,

Et elle resta plantée là. Certes elle faisait une jolie plante mais elle n'était guère avancée pour autant. Elle fixa la corde puis scruta les environs. Les deux gaillards l'avaient laissée seule en tête à tête avec un arbre. Gé-nial ! Et avec pour mission de le mettre à terre par-dessus le marché. Elle soupira délicatement puis bomba le torse. Allez ! Elle n'était pas une Perkins-Lloyd pour rien. Enfin... sa vision de ce que devrait être une Perkins-Lloyd surtout, pas la version d'une Perkins-Lloyd-au-foyer.

Finalement elle s'approcha de l'arbre et le regarda enfin. Il n'était pas bien gros et Robin pouvait « presque » encercler le tronc de ses mains. Mais c'était un bon arbre quand même. Alors, elle enroula maladroitement la corde autour du tronc, fit un nœud qu'elle serra aussi fort qu'elle le put, à s'en faire rougir les doigts, déroula la corde au sol et s'éloigna. Puis, elle tendit la corde et se mit à tirer comme une forcenée mais l'arbre résista. En fait, comble de l'affront, on eut dit qu'il n'avait pas bougé d'un iota. De rage, Robin tira de plus belle. Or, comme dans la fable de La Fontaine, l'arbre plia mais ne rompit pas.

O-kay. Bon. Pas de panique. Ça n'était pas un petit arbre qui allait lui faire peur. Avisant les autres arbres à proximité, Robin repéra plusieurs gros troncs -des chênes peut-être?- qui suffiraient surement pour l'idée qu'elle envisageait. Se saisissant de la corde, l'anglaise se balada dans la forêt. Ou plutôt, elle sillonna le côté Est de sa future victime, nouant régulièrement la corde à de bons gros troncs solides. Finalement, quand elle regarda son œuvre, Robin pensa qu'elle n'avait rien à envier à Spiderman.

Elle se frotta les mains et fixa le sol un instant, concentrée, le temps de se remémorer la formule qu'elle cherchait. Finalement, elle releva le front d'un air décidé, saisit son pendentif, fronça ses fins sourcils et énonça d'une voix grave la formule de resserre-fils; un des premiers sorts qu'elle ait appris étant enfant, alors qu'elle ne savait pas encore bien nouer ses lacets. Mais depuis, elle avait bien grandit et elle espérait que cette formule vieillissait bien elle aussi. Et ce fut le cas. Les multiples nœuds de la corde se resserrèrent doucement et, petit à petit, la tension augmenta. La corda semblait tirée par une force invisible et enfin, l'arbre bougea. D'abord imperceptiblement, seulement trahi par le vacillement des feuilles. Plus perceptiblement ensuite, lorsqu'à vue d'œil Robin put voir une courbe se dessiner. Elle répéta à nouveau le sort pour augmenter la tension, en espérant que le frottement de la corde n'abime pas les autres arbres et enfin l'arbre ploya sous la pression. Il courba l'échine, tenta de résister et commença à craquer dans un grincement sinistre.

Voyant qu'il ne cédait pas totalement, Robin décida d'achever l'arbre en donnant de sa personne et -après avoir regarder qu'aucun des deux mâles n'était à portée de vue- entreprit de sauter à pieds joints sur la base du tronc. Malheureusement son poids plume ne l'y aida pas et elle dut batailler ferme pour que le tronc cède enfin. C'est finalement le rouge aux joues qu'elle s'assit sur le tronc, banc idéal après un tel labeur. En plus elle avait tiré un fil de son haut.

Elle n'était pas assise depuis plus d'une minute qu'Anton revint vérifier son travail. Il ne dit pas grand chose mais visiblement il n'en pensait pas moins. Il est vrai que le travail avait été un peu anarchique et l'on sentait l'amateurisme de la chose. Toutefois l'arbre était bel et bien à terre, gisant entre ses feuilles. Elle en fut bonne pour un avertissement : on pouvait très bien abattre un arbre sans abimer l'écorce des autres. Robin se retint de répondre que s'il n'était pas content il n'avait qu'à le faire lui même. Elle soupira donc sèchement, telle une petite fille agacée et attendit la suite.

Contre toute attente, Anton estima qu'elle méritait bien un peu de repos et l'envoya au village chercher de l'eau. Soulagée de ne plus avoir à jouer les bûcheronnes, Robin s'éloigna de bonne grâce. Elle ne put cependant réprimer une grimace de dépit en découvrant le "village". Cela ne ressemblait pas à l'idée qu'elle s'était faite de Sywhaîd et elle réalisa qu'elle avait peut-être idéalisé les lieux. A première vue, pas de boutiques, pas de café, pas de cinéma. En fait il n'y avait presque pas de rues. Au mieux des ruelles de terre battue. Elle faillit se laisser abattre mais se souvint qu'elle passait une Quête. Si ça se trouvait, tout ce qu'elle voyait était factice. Oui, c'était sûrement ça. Qui pouvait bien vivre sans le confort moderne de nos jours ?

Elle se penchait au-dessus d'un puit lorsque quelqu'un l'appela d'un "hep' toi!" peu distingué. Elle se retourna et se trouva nez à nez avec une fille à l'air "brut de décoffrage" et à la jupe aussi courte que ses capacités d'expression visiblement. Robin s'approcha néanmoins et tâcha de comprendre ce qu'elle lui voulait. finalement, derrière les lettres avalées, la jolie blonde comprit que si elle voulait boire un jour il fallait qu'elle l'aide à déboucher le puit dont les pierres du rebord avaient été frappées par la foudre la nuit dernière. C'était bien sa veine ! Et Robin se retrouva au fond du puit à soulever de lourdes pierres, grommelant régulièrement en tendant les rochers à Asa. Pour couronner le tout l'eau fut bientôt de nouveau accessible et non content d'être trempée de sueur, elle se retrouva inondée, l'eau remontant le long des fibres de laine pour venir mouler son corps de manière certes jolie mais fort désagréable. un sort qu'elle ne connaissait pas fut alors appliqué par quelqu'un qu'elle ne connaissait pas non plus, ce qui rendit la surface de l'eau légèrement solide, comme une couche de caoutchouc croisée avec un bol de pudding. La jeune fille commença à avoir des crampes et ses bras ne lui obéissaient plus avec la même ardeur qu'au début. Elle n'avait qu'une envie, sortir de ce trou, trouver un lit, voire même une paillasse -puisque visiblement elle ne trouverait aucun hôtel convenable ici- et dormir. Quand après plusieurs heures de dur labeur le puit fut débouché et le muret reconstruit, Robin se laissa choir sur une pierre inutilisée; complètement lessivée.
Vraiment il fallait qu'elle ait envie de quitter le cocon pour venir s'enterrer ici. Si ses parents la voyaient... Nul doute que si Robin avait décrit les conditions de vie de Sywhaîd -ou ce qu'elle en voyait- à sa mère, celle-ci aurait immédiatement insisté pour qu'elle rentre. Laisser sa fifille sans un salon de manucure à proximité vous n'imaginez pas...!

Robin pensait encore aux plaisirs simples d'un bon bain chaud plein de mousse odorante et d'une séance de massage au beurre de karité qu'un malotru la sortit de sa torpeur en lui tirant un coin de sa veste. Elle allait rabrouer vertement le malotru que d'une on ne tirait pas des vêtements cousus mains et que de deux, elle en avait par-dessus la tête d'être exploitée. Mais sa réplique mourut dans sa gorge lorsque son regard croisa celui d'une petite fille qui devait avoir dans les cinq ou six ans. Face à cette bouille d'ange Robin sentit l'agacement monter. Pouvait-on honnêtement refuser quelque chose à une tête blonde, surtout si la tête blonde était vraiment trop chou ? Non ! D'où l'agacement. Parce que Robin en avait vraiment plein le bottes de se farcir les corvées des autres alors qu'elle n'habitait même pas encore ici, qu'elledonnerait n'importe quoi pour un verre d'eau, un bon bain chaud et un lit et qu'elle n'avait lus envie de rendre service ce soir. Elle était fatiguée, même si son teint paraissait frais et pimpant. Vraiment, elle était naze.

Mais la petite Zoé insista. Sois-disant que Karl était coincé dans un arbre et qu'il n'osait pas descende parce qu'il avait le vertige. et qu'il fallait faire vite parce que Karl pleurait. Okay ! Okay ! Capitula Robin en se levant à regrets -et avec difficultés- de son trône improvisé. Elle suivit la petit fille dans la Lande, écoutant ses babillages avec consternation. Personne ne lui avait dit que écureuils "grands comme ça" ça n'existait pas ? Fatiguée, rompue par sa journée, Robin eut une soudaine envie de vengeance. Promis, si la gosse continuait à lui parler des champignons qu'elle avait ramassé avec Karl, Robin lui dirait que le Père Noël n'existait pas. Que c'était une mascarade inventée par les publicitairespour vendre de mauvaises bûches et des produits inutiles à des gens fauchés . Heureusement pour elle, Robin n'eut pas à lui dévoiler ce lourd secret car elles arrivèrent au pied d'un arbre énorme aux branches larges et solides. levant la tête, Robin tenta d'apercevoir les pieds d'un gamin apeuré, en vain.et là, Zoé lui montra Karl. LE Karl. Un Chien ?!

- Tout ça pour un chien ?! lâcha-t-elle légèrement exaspérée.

Et puis d'abord comment il avait grimpé là-haut ce clebs ? Il s'était prit pour un chat ou quoi ? Non mais sérieusement ! D'abord le tronc, ensuite le puit, maintenant "ça" ? Ca allait durer encore longtemps ? Visiblement oui puisque la lèvre inférieure de la gamine s'était mise à trembloter,bientôt imitée par le chien en question. Okay d'accord! Elle allait grimper et faire descendre le cabot de là. Pff. Après avoir lutté de longues minutes avec le tronc de l'arbre et menacé Zoé de la ligoter à l'arbre en question si elle ne la fermait pas une seconde, Robin atteignit le chien. Seulement il dut ressentir son dégoût pour la race canine car il couina et recula sur sa branche. Stupide animal ! Robin avança, Karl recula, encore et encore, tout doucement jusqu'à ce que la patte de Karl gagne l'extrémité de la branche. Et voilà. Pris au piège le coco ! Pourtant Robin n'osa pas tendre le bras, de peur que cette andouille de chien ne saute dans le vide. Du coup, aux grands maux les grands remèdes, Robin le fit léviter jusqu'au sol en se demandant pourquoi elle n'y avait pas pensé avant de rester elle même coincée dans l'arbre à regarder Zoé et Karl partir, joyeux, en direction du village. Ingrats !

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MessageSujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd   Ven 2 Juil - 18:30

Le vieillard réapparut, applaudissant de ses deux longues mains, un sourire amusé illuminant son visage d’une façon bienveillante. Il s’arrêta à quelques pas de Robin, et lui dit :

« Je suis persuadé que tu seras une très bonne recrue pour Sywhaîd. Je me permettrais cependant de te donner un conseil : ne te laisse pas aller à la mauvaise humeur. On ne peut bien s’intégrer à une communauté si on ne laisse pas le soleil briller. »

Il sourit, et claqua des doigts, avant de disparaître dans une jolie gerbe d’étincelles. Un chemin était apparu, un joli chemin de terre battue, bordé de fleurs en pleine santé. Un chemin qui mènerait Robin dans des marais passablement asséchés. Assez pour que, sur une planche de bois, la jeune femme trouve un grimoire ancien sans une trace de boue dessus. Ce grimoire contiendrait des tas d’informations utiles pour les corvées, et les fabrications artisanales sywhaîdiennes, mais aussi plusieurs chapitres sur la lithographie, comme s’il avait été fait spécialement pour la jeune femme.

[Bravo pour cette quête !
Bon jeu !]

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Quête de Robin Perkins-Lloyd

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