
|
|
| | Auteur | Message |
|---|
Esteban Juarez Sywhaîdien


Nombre de messages: 44 Age: 37 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Need You Tonight... Mer 18 Nov - 20:01 | |
| [Voici Hugo les amis :
 Ceci se passe trois ans auparavant, dans un petit bar d’une petite île perdue au nord, une certaine Norsken…]« Je t’offre un verre ? »Du haut de son tabouret, Esteban baisse le regard vers la petite brunette pétillante qui vient de lui poser cette question. Elle est mignonne, habillée de couleurs vives et plutôt flashy. Le trentenaire n’est pas du genre regardant, ou plutôt, disons qu’il n’a pas de type de nana défini. Il aime les blondes, les brunes, les rousses, les petites, les grandes, les jeunes, les… moins jeunes disons. Tant qu’elles sont consentantes, capables de l’être, et qu’il y a une alchimie, il est partant. Mais là. Non. Vraiment. Non. Elle a un sourire figé, des yeux inexpressifs, si elle était habillée d’une façon moins classe, et qu’il se trouvait dans un endroit plus citadin, il serait sûr qu’elle est une prostituée. « Non. » répond-il de sa belle voix claire. Il pourrait ne rien rajouter et, vu la tête de la brunette, il est presque sûr qu’elle a pensé qu’elle le ferait. Mais au lieu de ça, il désigne un homme de taille moyenne, brun, qui s’approche vers eux. « Mais à lui tu peux. Crois-moi, il est de meilleure compagnie. »Il ne sourit pas, et sa voix est restée relativement froide, pourtant il n’en a pas l’air vraiment désagréable pour autant. C’est un drôle d’équilibre qui existe chez Esteban Juarez, même ses plus proches amis ne comprennent pas comment ça fonctionne. Il est grand, musclé, plutôt beau, même si un peu trop blond, c’est sûr que ça aide. Il est froid comme un glaçon, du moins au premier abord, et bizarrement, ça couplé à son physique, aux bouts de tatouages qu’on peut voir dépasser de sa belle chemise en soie vert très foncé juste assez entrouverte et le fait qu’en général il ne faut pas longtemps aux gens pour savoir qu’il fait partie d’un duo (anciennement trio) de baroudeurs, semble suffisant pour qu’il tombe à peu près tout ce qui bouge. Hugo s’approche et amène la jeune femme à un autre coin du bar, à une table, après avoir commandé des boissons. Il est plutôt habitué à ce genre de manœuvres et la fille est déjà plus ou moins conquise. Hugo aussi est plein de charme, très sexy, mais en général c’est Esteban qui a les attentions le premier. Hugo n’est pas très doué pour draguer, ou plutôt, pour aborder. Alors comme le grand blond n’a même pas besoin de lever le petit doigt, ils ont fini par prendre quelques habitudes… Quand la nana ne lui plaît pas, Esteban l’envoie à Hugo, qui décide si elle lui plaît ou non. Un très bref sourire amusé passe sur le beau visage du voyageur quand il se réinstalle bien droit face au bar. Même assis, on peut voir qu’il est très grand, et cette silhouette est un de ses avantages, c’est sûr. Il prend la bouteille de bière qui est devant lui et en boit une gorgée. Il ne se sent pas seul, il ne se sent pas déprimé, il se sent comme à chaque fois qu’il vient d’arriver dans un endroit et découvre son lieu de sociabilisation, très à l’aise et parfaitement détendu, prêt à découvrir de nouvelles choses. Il n’a aucune idée de l’épée de damoclès qui repose au-dessus de sa tête. Dans quelques secondes, la femme de sa vie fera son entrée dans son univers, écrasant une bonne partie de ses certitudes et tout ce qu’il a pu prévoir pour la suite d’un coup d’escarpins. _________________ As sure as night is dark and day is light I keep you on my mind both day and night And happiness I\'ve known proves that it\'s right Because you\'re mine, I walk the line. |
|  | | Charlie Fontaine Sywhaîdienne


Nombre de messages: 90 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Jeu 19 Nov - 22:52 | |
| Pas des "escarpins", voyons ; quand on ne sait pas reconnaître une sandale d'une moon boot, on se tait, d'abord. Non mais franchement !... Comme si on pouvait se promener en escarpins dans les rues de Norsken... En petite jupe flashy, oui, en robe légère, pas de problème, les sorts de réchauffement, c'est quelque chose que les gosses d'ici apprennent quasiment avant de savoir marcher. Et ce n'est pas Charlie qui va se priver de les employer, vu que ce serait tout de même dommage de ne commander que des gros pull-over en poil de yack à ce cher Hagen-le-tailleur.
Bon mais en revanche, les chaussures à talon, ça fait malheureusement mauvais ménage avec les promenades en traîneau à travers les plaines du Zephyr, ou même celles sur les trottoirs verglacés de la ville. Charlie le sait : elle s'est déjà fait une entorse, comme ça. Alors maintenant, les talons, elle les réserve aux journées passées au château ; elle met un point d'honneur à en porter de très pointus aux cours du vampire, de une pour qu'il ne soit pas le seul à diffuser son parfum "sex-appeal", de deux pour avoir un pieu sous la main, au cas où (bon, okay, cela, ce n'est pas tout à fait vrai).
Tout ça pour dire qu'aux pieds, Charlie arbore de ravissantes bottines en cuir rouge sombre, à talons plats et à bout rond. Pour le reste, on va poursuivre un peu plus rapidement l'inventaire, de bas en haut : une salopette taillée dans un épais tissu écossais rouge et gris, avec des jambes un peu évasées ; portée sur un petit pull à fines côtes et à col rond, gris clair. Ses cheveux bruns, coupés en un carré faussement sage, sont retenus en arrière par deux minces serre-tête rouges.
D'habitude, Charlotte n'entre pas dans un endroit, comme on dit : elle y fait son entrée, peut-être, précisément, au cas où l'homme de sa vie traînerait dans les parages ? Mais bien sûr. On a beau dire, elle n'est pas folle, vous savez ; elle sait encore faire la différence entre les élucubrations de son cerveau et la réalité. Et de toute façon, quand elle invente des histoires, ce sont rarement des romans à l'eau de rose. Elle aime juste qu'on la voie, et ce même si on n'a pas l'intention de l'épouser et de lui faire quinze enfants dans la foulée.
Bon, mais pour cette fois, l'entrée magistrale façon princesse de Norvège, c'est raté. Charlie fait irruption dans le bar, et, furtivement, se faufile à quatre pattes derrière l'un des tabourets du bar, de façon à être invisible depuis la porte d'entrée, qu'elle observe avec un froncement de sourcils. Mais le barman s'est à moitié penché sur son zinc, et la regarde ostensiblement, d'un air joyeux.
"Hey, Charlie ! tu cherches des truffes ? Me dis pas qu'tu t'planques d'un galant ! C'est qui cette fois ? Pas c'pauvre Arc quand même ?"
Elle a tâché de le faire taire en baissant frénétiquement les deux mains, simultanément, ce que n'importe quel individu doté d'un cerveau à deux hémisphères interpréterait comme un vigoureux "baisse le ton". Bon, ce stupide barman n'a pas l'air de faire partie de la catégorie en question. Elle se relève comme un petit diable, le fusille du regard, et après avoir jeté vivement les yeux autour d'elle, file s'asseoir en face d'Esteban.
Comme il fait dos à la porte, elle regarde au-dessus de son épaule. Ce petit manège ne dure que quelques secondes, mais Charlie s'aperçoit peu à peu, à force de lever la tête à intervalles réguliers, que le truc qui lui bouche la vue est assez agréable à regarder pour faire naître progressivement sur son visage un fantôme de sourire. Ses lèvres ne s'étirent pas, mais son regard pétille, ses joues rosissent légèrement -il est difficile de s'en rendre compte, dans la pénombre du bar. Elle est assez douée pour observer les gens en douce, sans croiser leur regard.
Tout à coup, elle a un léger sursaut, et il semblerait bien que son poursuivant ait fait son apparition dans le bar -même si, tel qu'il est placé, Esteban fait dos à la porte.
"Embrasse-moi !" chuchote la brune d'un ton mi autoritaire, mi inquiet. Et, sans attendre, elle agrippe le col d'Esteban, penche la tête, et plaque ses lèvres sur celles du beau blond, plutôt deux fois qu'une. |
|  | | Esteban Juarez Sywhaîdien


Nombre de messages: 44 Age: 37 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Dim 29 Nov - 18:23 | |
| Le petit manège de l’inconnue qui est venue se placer juste à côté de lui n’est pas passé complètement inaperçu aux yeux d’Esteban. A vrai dire, il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer la jeune femme en salopette qui se cache derrière lui. Mais l’hispanique a fait comme s’il n’avait rien vu. Il a continué à boire sa bière, tranquillement, en observant discrètement la brunette. De ses observations, il a tiré quelques conclusions. D’abord, elle a l’air complètement timbrée. Ensuite, il lui plaît. Et finalement, elle lui plaît aussi. Plutôt agréable comme sensation. Il sait qu’il lui plaît parce qu’il a l’expérience de ce genre de choses, et parce que malgré la pénombre, il a réussi à la voir assez précisément. Elle lui plaît parce qu’elle est jolie, et parce qu’elle a l’air complètement timbrée. Esteban a toujours aimé les excentriques, capables de porter une salopette à motif écossais tout en n’ayant pas l’air ridicule. La plupart des nanas avec qui il a eu de vraies histoires étaient un peu folles. Il y en a même une qui a essayé de le tuer quand il lui a dit qu’il allait repartir… Ce qui ne l’empêche pas de garder un bon souvenir de leur relation.
Soudain, la gamine se fige, et se jette à moitié sur lui après lui avoir demandé de l’embrasser. Esteban n’est pas quelqu’un de franchement farouche, il s’est retrouvé au lit avec des femmes plus vite que ça. Il s’exécute donc bien sagement, sans en profiter plus que ça. D’autres auraient laissé leurs mains se balader, ce genre de choses, lui il se contente de laisser Charlie mener la danse. Ca ne le dérange pas, ça non plus, les femmes qui font le premier pas, qui dirigent. Il se contente de l’embrasser rapidement une fois de plus quand elle se détache de lui.
Au lieu de se présenter ou de demander des explications, il se tourne alors vers la porte et fait un signe de la main au mec qui est bloqué à l’entrée et qui les regarde avec un air bien malheureux. Sûrement le petit-ami de la fille, ou son ex, enfin quelqu’un avec qui elle n’a visiblement plus envie d’être. Si elle avait juste voulu le rendre jaloux, c’est loupé, vu que le mec repart en claquant la porte, pour sûrement aller pleurer quelque part. Esteban revient alors à sa bière, en prend une gorgée. Il ne sourit pas, même pas avec les yeux, du moins pas jusqu’à ce qu’il repose sa bière, se retourne vers la brunette, et lui demande :
« Qu’est-ce que tu bois ? »
Il fait alors signe au barman, et ne dit rien de plus. _________________ As sure as night is dark and day is light I keep you on my mind both day and night And happiness I\'ve known proves that it\'s right Because you\'re mine, I walk the line. |
|  | | Charlie Fontaine Sywhaîdienne


Nombre de messages: 90 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Lun 7 Déc - 23:16 | |
| Le barman a fait les quelques pas qui le séparait du futur couple ; ce qui, entre nous, ne saute pas encore aux yeux, même habitués aux flirts de tous genres comme ceux de notre homme. Tout ce à quoi il assiste, pour le moment, c'est à une phrase tellement éculée dans le genre tentative de drague, qu'il ne doute pas de la réaction de Charlie. Sans bouger la tête, il tourne les yeux vers la gauche, dans la direction de cette dernière, pour la voir effectivement réprimer une légère grimace incrédule.
Si c'est pas malheureux, un joli garçon comme ça, sortir des énormités pareilles... Et un gentleman, de surcroît, qui a gardé sagement les mains dans ses poches tout le temps qu'elle l'avait embrassé. Fichus gentlemen, va. Comme si se faire rouler une pelle par elle, Charlotte Fontaine, n'aurait pas de quoi faire perdre un minimum de moyens à n'importe quel mec normalement constitué ! bon, d'accord, là, elle en fait peut-être un peu trop. Toujours est-il que... lui demander ce qu'elle boit ? Il a vraiment de la chance d'être mignon à crever, mais ça ne le dispense tout de même pas de faire quelques efforts.
Elle lui jette un coup d'œil qu'elle espère éloquent, façon "j'ai bien entendu ?" et, ostensiblement, détourne à nouveau la tête. Bien dommage qu'elle ait choisi le carré court, ça aurait quand même eu plus de panache avec les cheveux plus longs, flottant une demi-seconde dans l'air avant de retomber lourdement sur ses épaules. Elle sourit à son barman préféré, lui lance deux-trois œillades tout sauf discrètes, alors même qu'il est -et depuis le temps, dieu sait qu'elle le sait- désespérément gay.
"tu me fais une Charlie's fountain, dear ?"
Imperturbable, faisant comme s'il n'avait pas noté ses petites mimiques, ou plus probablement parce qu'il y est depuis longtemps habitué, il s'exécute. Il mélange un certain nombre de bouteilles, secoue le shaker, pile la glace, un vrai numéro de virtuose que regarde Charlie d'un air pensif, tout en se demandant si, à sa gauche, le joli blond la regarde encore. Si c'est le cas, il le fait avec trop de discrétion pour qu'elle s'en rende compte. C'est à vous rendre folle.
Enfin, le barman lui tend son cocktail des grands soirs : une mixture blanche, crémeuse, avec un peu de rose dans le fond, et dont la surface semble pétiller joyeusement. Il y a planté une paille vert pomme, cet imbécile. Elle lui a répété, pourtant, et plus d'une fois, qu'avec le sirop de framboise, une rouge serait beaucoup plus jolie. Enfin, faute de grives... elle porte le petit tube à ses lèvres, aspire une gorgée avant de se tourner de nouveau vers l'inconnu aux répliques pourries, de façon assez... théâtrale.
"Rassure-moi, c'était juste de la curiosité, ta question ? Tu n'essayais pas de me draguer avec une phrase aussi horriblement éculée ?"
Elle lève un sourcil, lui adresse un sourire éclatant.
"La recette de la Charlie's fountain est secrète, je ne la révèlerai certainement pas au premier venu. Il faut la mériter. Ceci dit... je veux bien te laisser goûter une gorgée."
Elle fait glisser son verre sur le bar, où il glisse avec un joli petit bruit de frottement bien lisse.
"Ca risque d'être un peu sucré pour toi", ajoute-t-elle à voix un peu plus basse, sans parvenir -sacrebleu !- à le quitter des yeux. Fichu beau gosse. Et le pire, c'est qu'il a l'air parfaitement au courant. |
|  | | Esteban Juarez Sywhaîdien


Nombre de messages: 44 Age: 37 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Mer 9 Déc - 21:11 | |
| Esteban, comme la plupart du temps, est resté très tranquille pendant tout le temps où Charlie s’est occupée de ses petites affaires, commander un cocktail à son nom pour commencer. Quand elle s’est théâtralement tournée vers lui pour lui parler, il a tourné un regard neutre, où les gens qui le connaissent auraient cependant pu voir une pointe d’intérêt et d’amusement. Oui, Charlie l’amuse, de par sa façon d’être, théâtrale, piquante. Lui, il est plutôt l’inverse, il reste tranquille, ne cherche pas à se faire remarquer. Mais en fin de compte, il arrive lui aussi à ses fins, même si c’est par d’autres moyens. Il sourit à Charlie, finalement, quand elle lui tend son verre pour qu’il goûte. Le sourire d’Esteban est quelque chose de très particulier. Ca n’est pas un sourire aussi latin que celui de Tonino ou de Hugo. Mais c’est un sourire qui éclaire son visage totalement différemment quand même. Quand il sourit, on peut voir ses origines latines, malgré sa blondeur, la pâleur de sa peau et son accent presque londonien quand il parle anglais. Quand il sourit, on lui donnerait tout ce qu’il veut. Il est beau en temps normal, attirant, sexy. Quand il sourit, tout ça semble décuplé. Surtout quand il le fait avec un sourcil relevé, d’un air gentiment moqueur, avant de repousser le verre.
« Je n’aime pas ce qui est trop sucré. »
De fait, c’est vrai. Il préfère le salé au sucré. Et quitte à choisir, il préfère l’épicé à tout le reste. Et quand on dit ça, on le dit en sachant qu’Esteban a goûté à des centaines, des milliers de plats et de cuisines très différentes les unes des autres durant ses voyages. Alors, il a goûté des choses très sucrées, mais là, il ne veut pas goûter le verre. Principalement parce que Charlie a mené le jeu jusque là, et qu’il ne veut pas que ça continue comme ça. Il ne saurait pas expliquer pourquoi, après tout, la plupart du temps ça ne le dérange pas de se laisser conduire, mais là, non, il sent que ça ne conviendra pas. Alors il ajoute, d’une voix agréable aux accent londoniens, vieille trace de son apprentissage de l’anglais :
« Et c’était une question. Quand je te draguerai, tu t’en rendras compte. »
Il adoucit cette réplique par un nouveau sourire, un peu moins fort que le précédent, mais plus concentré dans le regard, un sourire encore plus beau d’une certaine façon, encore plus irrésistible.
« Et d’ailleurs, je commencerais par te demander ton prénom. Plutôt difficile de draguer quelqu’un quand on ne sait pas comment l’appeler. Je pourrais t’appeler sweety, mais j’aurais peur que ça soit un mauvais présage… »
Il prend une gorgée de bière et tourne un regard intéressé, mais encore assez tranquille, sur Charlie. _________________ As sure as night is dark and day is light I keep you on my mind both day and night And happiness I\'ve known proves that it\'s right Because you\'re mine, I walk the line. |
|  | | Charlie Fontaine Sywhaîdienne


Nombre de messages: 90 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Sam 12 Déc - 23:50 | |
| "Le fait est que je suis assez sucrée.", réplique aussitôt Charlie, avec un petit haussement de sourcils ; elle commence à en avoir assez, ce type... ce type, en un sens, l'exaspère de froideur. Elle a l'habitude que les hommes soient un peu plus coopératifs, qu'ils la laissent, plus ou moins fascinés, mener la danse. Logiquement elle devrait avoir déjà tourné le dos à monsieur le glaçon insensible, mais elle en est incapable.
Ce sourire, merde alors. Elle a baissé les yeux pour ne pas se laisser totalement envoûter, ne pas lui ressauter dessus pour l'embrasser goulûment, puisqu'elle n'a plus, hélas, de bonne excuse pour le faire. Seulement elle est tombée sur le bas de son cou, sur la peau nue découverte par le col légèrement ouvert de la chemise du beau blond, une petite zone juste au-dessus de la clavicule qu'elle trouve déjà, bizarrement, particulièrement érogène en temps habituel, et sur laquelle elle a aperçu les volutes complexes d'un, oh merde oh merde oh merde, tatouage. Ça, c'est vraiment pas du jeu.
Quand il la draguera... pff... elle ne devrait pas s'emballer à cette idée ; il est probable qu'il la met juste en boîte. Un sale macho qui profite de son aura puissante et irrésistible pour venger tous les Archangelo dans lesquels Charlie a plongé ses adorables petites griffes, avec lesquels elle a joué au chat et à la souris -en toute amitié, bien sûr. Cette fois... c'est elle, la souris. Une souris tellement hypnotisée que cette fois, le matou n'a même pas besoin de la retenir par la queue (oups, elle doit renoncer à la métaphore, cette fois elle ne fonctionne pas). Elle étudie avec gourmandise ce qu'elle aperçoit du tatouage, se demande quelle en est la forme totale, jusqu'où il descend, (s'il descend jusque là), et, parce qu'elle est fière, se dit aussi qu'elle ne doit malheureusement pas être la seule débile à craquer sur les tatouages. La détestable idée d'être la dernière d'une longue liste a le pouvoir de lui faire détourner les yeux et de se pencher vers Esteban... pour récupérer la Charlie's fountain, qui, bien que snobée, continue de pétiller joyeusement sur le comptoir.
Elle en aspire un peu nerveusement une longue gorgée. Le liquide est sucré, oui ; mais il est surtout très onctueux ; et le côté fruité est équilibré par une juste dose de liqueur d'amande amère. Parfaitement délicieuse, cette Fontaine, oui ; qu'on ose faire le difficile, lui préférer une des infâmes bières qui échouent à Norsken... Petit con qui lui fait perdre ses moyens. Déroutée, elle n'oublie pas qu'il lui a demandé son prénom, mais elle ne sait pas encore si elle doit répondre ou pas. Elle qui d'habitude a la répartie facile -réflexe d'écrivain sans doute, voilà qu'elle n'ose plus rien dire ! |
|  | | Esteban Juarez Sywhaîdien


Nombre de messages: 44 Age: 37 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Dim 13 Déc - 15:40 | |
| Esteban ne perd rien, encore une fois, de ce par quoi notre petite Charlie passe. Il sait bien ce qu’elle regarde, de fait, elle n’est pas la première à craquer pour les tatouages, et en général c’est quelque chose qui attire des regards gourmands. Surtout quand on n’en voit qu’un petit bout comme ça. Esteban n’a pas mis longtemps à comprendre qu’en amour, ou en sexualité, la suggestion est ce qui fonctionne le mieux. Un regard un peu engageant, un sourire, des propos voilés…. Une chemise qui laisse apparaître un bout de tatouage selon certains mouvements, mais pas plus. Oui, c’est étudié, bien sûr. L’argentin sait se mettre en valeur, il connaît ses armes. Et en effet, il se marre bien intérieurement de voir la jeune femme observer le petit bout de tatouage, même pas vraiment à la dérobée. C’est une réaction habituelle. Souvent suivie de questions. Ou alors, carrément, d’un enlevage de chemise, parce que la plupart des gens semblent considérer normal de regarder un tatouage même quand ils connaissent à peine la personne.
« Très bien. » dit-il, alors que Charlie n’a en fait rien répondu.
Il se tourne vers elle, toujours sur son tabouret, croisant ses grandes jambes dans une attitude qui aurait pu être efféminée chez certains hommes mais qui, chez lui, est juste parfaitement classe. Il se tient bien droit, sans pour autant avoir l’air rigide, et sourit à Charlie. Un sourire un peu plus incisif, comme s’il s’apprêtait à passer un contrat, entre vieux roublards. Et de fait, c’est bien ce qu’il a en tête.
« On va faire un marché. Tu me dis ton prénom, et je te dis quel pourcentage de mon corps est tatoué. Donnant-donnant. »
Il lui sourit de nouveau et, juste histoire d’attiser un peu plus sa curiosité, remonte l’air de rien un petit peu la manche de sa belle chemise faite sur mesure, histoire de montrer la base de son tatouage sur son poignet. A cet endroit, plusieurs volutes colorées se mêlent. C’est un des points de puissance du tatouage, les poignets, un des points lui permettant d’utiliser la magie avec force. Il sourit de nouveau et attend patiemment le prénom de la pétillante inconnue. _________________ As sure as night is dark and day is light I keep you on my mind both day and night And happiness I\'ve known proves that it\'s right Because you\'re mine, I walk the line. |
|  | | Charlie Fontaine Sywhaîdienne


Nombre de messages: 90 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Lun 21 Déc - 21:52 | |
| Charlie ne peut s'empêcher d'éclater de rire ; dieu que l'idée lui plaît. Il faut bien avouer qu'elle préfèrerait nettement qu'il lui montre la taille de ce fameux attrape-minettes, mais son imagination est déjà en train de travailler à plein régime. Si elle rit, c'est non seulement parce qu'elle apprécie l'intelligence de la proposition, son côté culotté, juste comme elle aime... mais aussi parce qu'elle sent bien qu'elle est un peu trop faible pour refuser de se prêter à cet échange. Oh, elle le trouve parfaitement inégal, et elle n'aime pas l'idée que ce (trop) beau blond finisse toujours par arriver à ses fins. Et pourtant, l'air encore rieur, elle se tourne bel et bien vers son interlocuteur.
Elle ouvre la bouche, ses dents se resserrent légèrement pour prononcer le début de son prénom, mais pile à cet instant, elle est sauvée ! Non par le gong, mais par un petit mammifère à la démarche souple, à la silhouette gracieuse... et au faux air de fouine. Mais un œil attentif et connaisseur aura noté son plastron jaune clair, en forme de triangle ; le charmant animal est une martre. Dont les petits yeux noirs et ronds sont tournés vers Charlie ; dressé sur ses pattes, Elzévir semble lui adresser un regard interrogatif et quelque peu impatient.
La demoiselle semble encore un peu étourdie par toute la testostérone du tatoué, mais elle comprend vite ce qu'attend son daemon ; elle pose son index sur l'embouchure de la paille, pour y piéger un peu de liquide crémeux. La martre se dresse sur ses pattes, ouvre largement sa petite gueule triangulaire. Charlie soulève brièvement l'index pour y laisser tomber quelques gouttes. Juste pour goutter, Zev ! C'est qu'il n'est pas gigantesque, le charmant mustélidé. Et même s'il supporte bien l'alcool, son taux d'alcoolémie grimpe forcément assez rapidement. Et telles que les choses sont parties avec le tatoué, il vaudrait mieux que l'un d'eux, daemon ou humaine, garde un tant soit peu de contrôle. La martre darde l'inconnu avec curiosité, puis, finalement, semble lever les yeux au ciel, d'une manière très expressive, avant de disparaître là d'où elle vient : elle se laisse glisser le long du tabouret de la canadienne.
Cet intermède lui a fait reprendre un tout petit peu ses esprits. Juste assez pour décider qu'elle ne se laissera pas avoir si facilement.
"Et le coup du tatouage, tu veux me faire croire que ce n'est toujours pas une tentative de drague ?" suggère-t-elle d'un ton bien plus amusé que réprobateur. Elle pince le bout de la paille qu'elle a gardé entre deux doigts, seul indice de sa nervosité. Elle veut lui plaire, bon sang. Elle veut l'embrasser à nouveau et qu'il réponde, cette fois, à son baiser. Elle veut arracher sa chemise pour en avoir le cœur net, pour ce qui est de ce fichu tatouage. Elle le soupçonne de bluffer ; il a l'air si sûr de lui, il serait bien du genre à s'être fait exprès tatouer sur le poignet et sur la clavicule, histoire de faire fantasmer bêtement les jeunes filles en fleur en manque de sensations fortes. Dont elle ne fait évidemment pas partie.
"Bon... mais disons que tu commences ; en fonction de la quantité de peau qui est tatouée, je verrai le nombre de lettres que je te dévoile. Donnant-donnant."
Elle lui adresse un clin d'œil, pas mécontente de lui avoir, ne serait-ce qu'un tout petit peu, résisté. Et pour se donner du courage, elle aspire une nouvelle gorgée de cocktail. Elle se demande s'il est du genre à fabuler ; et si oui, jusqu'où il oserait aller. |
|  | | Esteban Juarez Sywhaîdien


Nombre de messages: 44 Age: 37 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Dim 27 Déc - 11:02 | |
| Esteban sourit, un sourire plein d’intelligence qui semble montrer qu’il admet sa mini-défaite. Okay, d’accord, il veut bien perdre l’avantage sur cette petite partie de la conversation. De toute façon, donner un pourcentage n’est qu’un petit pas, reste à savoir si ensuite il acceptera de le montrer. Et il est à peu près sûr, à voir l’air gourmand de l’inconnue, que ce sera le prochain stade de négociation. Surtout quand il aura dit le pourcentage. Il est possible qu’elle ne le croie pas… la plupart des gens ont du mal à imaginer quelque chose d’aussi… extrême. Pour Esteban, qui vit avec ce tatouage depuis plus de dix ans, c’est devenu quelque chose de normal. Mais pour la plupart des gens, un tatouage intégral c’est… impossible à imaginer. Ou peut-être que pour Charlie ce sera, au contraire, trop possible à imaginer. L’un ou l’autre, l’effet sera le même, et Esteban gagnera l’avantage qu’il aura perdu en devant passer le premier dans ce marché. Il sourit donc, parce qu’il sait qu’elle ne pourra trouver aucune pirouette pour ne pas lui donner son nom. Parce qu’elle voudra en savoir plus, et qu’il n’acceptera pas de lui accorder ça tant qu’elle ne lui aura pas donné son nom.
Il n’a pas moufté quand la martre est venue quémander un peu de cocktail. Ca fait bien longtemps qu’il connaît l’existence des daemons. Et si le sien est resté à l’intérieur de son subconscient, il a pourtant bel et bien fait la transe de révélation. Mais il est un voyageur, et un daemon couguar aurait sûrement compliqué ses voyages. De toute façon, il préfère être en un seul morceau, ça l’arrange.
« Bon. Des maths… » dit-il simplement avant de se mettre à réfléchir, ce qui ne l’empêche pas de prendre tranquillement une nouvelle gorgée de bière.
Il réfléchit. Combien de pourcentages de son corps sont tatoués ? Ca n’est pas une question à laquelle il a à répondre très souvent, mais il sent qu’avec celle dont il ne connaît pas encore le nom, il doit être assez précis. Les mains, les pieds, ne sont pas tatoués. Enfin, sur le pied droit, le tatouage avance pratiquement jusqu’aux orteils, dans une sorte d’arabesque bleue nuit. Disons que ça enlève à peu près dix pourcents (il a de grandes mains et de grands pieds… bon il a un grand corps, il fait un mètre quatre-vingt douze). Non, neuf pourcents, il y a l’arabesque du pied droit qui prend pas mal de place.
Tout le reste du corps caché par les vêtements est tatoué. Les jambes. Le torse. Les bras. Le dos. Les fesses… Bref. Tout.
Et finalement, il y a la tête. Pas de tatouage apparent sur cette partie du corps, ce qui d’ailleurs fait qu’on pourrait parler des heures avec Esteban sans se douter qu’il fait partie de ces quelques rares personnes à avoir un tatouage intégral. En dessin, Esteban est sorti quelques temps avec une artiste qui l’a croqué pas mal de fois, dans tous les sens du terme, une tête fait un septième du corps environ. Ce qui fait en gros quatorze pourcents. Sauf qu’il a bien un tatouage sur la tête. Dans le cuir chevelu, sous ses beaux cheveux blonds. Un tatouage qui ne voit que très rarement la lumière, mais qui est une des parties les plus importantes de la force magique du tout. Ca prend à peu près la moitié de la tête…
« 84 pourcents. » finit-il par dire d’une voix neutre, un petit sourire amusé discrèt au coin des lèvres. « A combien de lettres ça me donne le droit ? »
Et il reprend une gorgée de bière, comme si tout ça, en fin de compte, ne l'intéressait pas tant que ça... _________________ As sure as night is dark and day is light I keep you on my mind both day and night And happiness I\'ve known proves that it\'s right Because you\'re mine, I walk the line. |
|  | | Charlie Fontaine Sywhaîdienne


Nombre de messages: 90 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Dim 27 Déc - 22:03 | |
| Et évidemment, ça marche. Charlie a pourtant pris de bonnes résolutions, pendant tout son petit manège. Elle a repris sur elle, lorsqu'il a eu d'abord ce sourire intelligent, tellement sexy qu'il a certainement dû le négocier avec le diable, ou quelque chose comme ça. Quand il a parlé de mathématiques, ça a été à son tour de sourire comiquement, en pensant qu'il se fichait d'elle. Qu'il faisait durer le suspense, avant de lui annoncer avec fierté qu'il a un phénix qui couvre l'ensemble de son sternum - elle aurait eu une répartie toute prête.
Mais les 84% l'ont parfaitement scotchée. Elle essaie d'empêcher ses yeux de s'écarquiller, mais ses sourcils se haussent malgré elle. Elle doit serrer les lèvres pour ne pas qu'elles s'arrondissent. Elle serre le poing autour de son verre ; et techniquement, il est heureux qu'elle n'ait pas eu, à cet instant, de boisson dans la bouche.
"Je... je crois que pour ce prix-là, je peux te dire et mon prénom et mon nom", articule-t-elle finalement, comme surprise elle-même de cet état de fait, et capitulant devant lui. "Mais j'ai deux principes"
Elle soupire, desserre son étreinte autour de son cocktail, et se laisse glisser de son tabouret de bar. Puis elle s'approche d'Esteban ; okay, elle se colle à lui, et pose la main sur son épaule, sous prétexte de le faire se pencher un peu, pour qu'elle puisse chuchoter à son oreille. Elle porte un parfum légèrement fruité, avec un arrière-goût d'épices. Alors, elle se met à chuchoter, sur le même ton qu'elle aurait employé si elle avait été en train de dévoiler les plans secrets du sous-marin.
"Le premier, c'est de ne jamais révéler mon prénom dans un lieu public.
Le second, c'est que, si par hasard je me retrouve en privé avec un grand inconnu sexy qui prétend avoir plus de 75% du corps tatoué, je lui arrache ses vêtements pour en avoir le cœur net."
Elle s'écarte. Elle croise les bras, et lève un sourcil, avec un petit sourire proprement adorable... et un peu coquin. Un petit air de ne pas y toucher qui n'appartient qu'à elle. Alors, à quel point tient-il à connaître ce fameux prénom ? |
|  | | Esteban Juarez Sywhaîdien


Nombre de messages: 44 Age: 37 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Jeu 31 Déc - 10:42 | |
| La réaction de l’inconnue est délicieuse. Elle se maîtrise, pourtant, mais Esteban n’est pas né de la dernière pluie. Il voit bien que, comme à chaque fois qu’il parle de son tatouage, elle ne s’attendait pas à ce qu’il donne un chiffre aussi énorme. Il ne peut s’empêcher d’avoir un léger sourire, quand il la voit digérer l’information. Il sait qu’elle a déjà pris sa décision, maintenant il ne reste plus qu’à savoir comment ils vont se retrouver tous les deux sans leurs vêtements. Ca n’enlève rien à l’excitation de la drague, même quand on connaît l’objectif, l’exercice reste agréable. C’est la mise en bouche, si la drague se passe bien, le reste sera facile. Si elle se passe comme elle se passe justement, le reste sera… explosif. Et Esteban aime les relations explosives. Après tout, ça n’est pas rien s’il reste avec Hugo depuis toutes ces années, alors même qu’ils ont tellement de mal à vivre ensemble.
Quand elle descend de son tabouret, il se demande vaguement si elle va lui sauter dessus tout de suite maintenant. Ca lui est déjà arrivé. Non pas qu’il soit si irrésistible, mais certaines femmes aiment ce genre de choses. Lui, s’envoyer en l’air en public, ça n’est pas ce qui le branche le plus. C’est excitant, et ça lui est déjà arrivé dans sa folle jeunesse, mais l’expérience lui a montré que le privé reste le plus intéressant. Prendre son temps, laisser monter la tension. Exactement comme durant cette drague.
Elle se colle à lui et il sent que tout le reste va être particulièrement génial. Il répond naturellement à la chaleur de son corps contre le sien. A son parfum. Pas le parfum qu’elle porte, non, le sien, son odeur, à peine masquée par le parfum de fruits épicés. Il aimerait poser sa grande main sur sa belle nuque, et embrasser sa tempe, mais il se retient. S’il va trop vite, il gâchera tout. Se frustrer est aussi une façon de sublimer les choses. Il sourit doucement à ce qu’elle lui susurre à l’oreille.
Il se redresse, s’éloignant quelques courts instants de la jeune femme. Fait mine de réfléchir, puis se penche de nouveau. Du bout des doigts, il enlève le bout des cheveux de la jeune femme qui tombaient sur le haut de son oreille, même si objectivement, ça ne l’aurait pas empêché de lui parler. D’une voix basse, douce et lente, il murmure à son tour :
« J’ai un principe, moi. Ne jamais aller dans un endroit privé avec une inconnue. Mais comme je suis quelqu’un de… souple, je ne vais te demander qu’une initiale. »
Il s’éloigne et lâche la mèche qu’il retenait, doucement, avant de plonger son regard bleu dans celui de Charlie. Ils sont à une simple lettre du paradis, et cette fois, il n’y aura pas d’autre digression avant le dénouement. C’est le moment où jamais d’y aller, s’ils attendent plus, c’est comme s’ils allaient trop vite. Le bon équilibre n’est pas toujours facile à trouver, là, il semble évident.
[Je propose que ton message soit le dernier de ce topic ?] _________________ As sure as night is dark and day is light I keep you on my mind both day and night And happiness I\'ve known proves that it\'s right Because you\'re mine, I walk the line. |
|  | | Charlie Fontaine Sywhaîdienne


Nombre de messages: 90 Date d'inscription: 02/11/2009
 | Sujet: Re: Need You Tonight... Sam 2 Jan - 12:46 | |
| De toute façon, Charlie n'est à l'évidence plus du tout, du tout, en état d'attendre. A partir du moment où l'homme s'est penchée vers elle, où sa main a frôlé sa joue en saisissant cette mèche de cheveux sur son oreille... elle a frissonné, incapable de penser à autre chose qu'au moment où ces grandes mains se promèneront sur le reste de son petit corps.
Elle aussi, bien sûr, elle aime les pré-préliminaires ; elle aime aguicher, draguer, et n'a jamais couché qu'avec ceux qui se prêtaient de bonne grâce à l'art délicat de la séduction. Sauf qu'en général, c'est surtout pour elle l'occasion de faire preuve d'esprit, une façon de laisser entendre à ses très consentantes "victimes" qu'elle ne fait que jouer, et que même à supposer qu'elle se retrouve à un moment donné à quatre pattes sous eux, ce sera toujours elle qui mènera la danse.
Cette fois c'est différent ; elle doit bien avouer qu'elle a rarement rencontré partenaire si talentueux. Elle les imagine, elle en robe colorée et froufroutante tournoyant autour de lui, danseur de tango droit et élégant, semblant n'esquisser qu'un pas par ci, tendant une main par là, qui rendent pourtant l'ensemble irrésistiblement torride. Oui, l'équilibre est parfait, la preuve, elle reprend son souffle avec difficulté, comme si le souffle très léger de la voix de l'homme, dans son oreille, avait caressé une zone particulièrement érogène. Elle soutient son regard bleu avec une certaine difficulté, sachant tout ce qu'il doit déjà lire dans ses yeux bruns. Oh, ça ne la dérange pas : ils vont de toute façon finir au lit, ça ne fait pas l'ombre d'un doute, ni pour l'un ni pour l'autre. Cette histoire de 84%, elle en aura bel et bien le cœur net, même s'il est probable qu'elle ne sera à ce stade plus trop d'humeur à faire des mathématiques.
"La réponse est "oui"".
Elle se penche à nouveau vers lui, sans le toucher cette fois, parce qu'elle risquerait bel et bien de lui arracher ses vêtements sur place. Elle se hausse prudemment sur la pointe de ses bottines rouges, et d'une voix qui se voudrait malicieuse, mais tremble légèrement, elle murmure :
"En espagnol".
Elle se recule aussitôt, attend deux secondes, c'est le temps qu'elle lui accorde pour qu'il comprenne ; bien sûr elle ne sait pas encore qu'il s'agit de la langue maternelle, et elle est loin de se douter que ce grand blond aux yeux bleus et au teint pâle répond au doux nom chantant d'Esteban Juarez. Mais elle est le genre de fille qui estime qu'un type qui n'est pas capable de dire "oui" en espagnol, et de faire aussitôt la connexion qui s'impose pour relier "Si" à l'initiale correspondante, phonétiquement, n'a rien à faire d'autre dans un lit avec elle que dormir, et encore. Évidemment, Argentin ou pas, le bel inconnu ne pouvait que réussir l'épreuve ; et maintenant, elle est prête à danser tous les pas qu'il voudra, comme s'ils avaient scellé dans cette compréhension mutuelle leur future entente sexuelle.
Elle glisse très délicatement un bout d'index entre les deux pans de la chemise de soie verte. Elle tire légèrement, façon pour elle de le faire descendre de sa chaise toujours en évitant soigneusement de le toucher. Il a évidemment compris, et il s'exécute avec cette nonchalance tranquille qui ne semble jamais devoir le quitter. Elle le laisse passer devant lui, et jusqu'à ce que la porte de sa chambre d'hôtel se referme sur eux, elle sera parvenue à se retenir de même simplement l'effleurer. |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|