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| | [Bibliothèque] Des Humains | |
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Ia Devuška-Pauk Ancien Personnage


Nombre de messages: 82 Date d'inscription: 25/01/2008
 | Sujet: [Bibliothèque] Des Humains Mar 17 Nov - 19:40 | |
| Des Sentiments Les humains ont la particularité de connaître des sentiments, mais surtout de savoir réfléchir sur eux. C’est la raison pour laquelle ils sont capables de les maîtriser et de se raisonner sur eux-mêmes. Cette capacité leur permet de créer des théories sur leur personne, et sur le reste de leurs semblables. Mais elle semble parfois être une faiblesse : les sentiments sont une donnée qu’ils ont à prendre en compte sans cesse. Une humaine m’a dit que les humains sont tous à moitié fous, et même si elle ne semblait pas sérieuse en le disant, je le crois. Il leur faut se débrouiller avec ce qu’ils ont dans la tête à chaque instant. Mais cette même humaine me disait qu’on peut maîtriser les sentiments, les étouffer sous la raison. Il semble que la raison est ce qui se rapproche le plus d’une façon de réfléchir en excluant les sentiments. Etre raisonnable, c’est penser froidement sans se soucier du ressenti, et faire le nécessaire pour que la situation soit plus agréable. Certains humains n’utilisent pas la raison, on dit d’eux qu’ils sont fous. D’après mes recherches et mes expériences, on dit que sont fous : les humains qui font du mal aux autres en y prenant du plaisir, ceux qui ne savent pas maîtriser leurs passions (encore un mot qu’il faudra expliquer), les poètes et les artistes, les amoureux, et en règle générale ceux qui se laissent aller à leurs émotions sans les contenir. Cela signifie donc que les émotions et la raison se disputent chez les humains, les unes représentant leur folie, et l’autre leurs efforts pour la maîtriser. Par conséquent, on peut dire que les humains sont des créatures instables, et dangereuses par la violence de leur ressenti. Mais immédiatement, il faut nuancer cette conclusion : les sentiments permettent aussi de bonnes choses, qui ont l’air d’être agréables à ceux qui les ressentent, et de leur donner du contentement. Par exemple, l’amour. C’est le fait de s’attacher fortement à une personne, même lorsqu’on ne peut pas se reproduire avec elle. Ce sentiment rend souvent heureuses (sentiment agréable) les deux personnes qui le partagent. A noter également, l’humour. Il semble que ce soit une manière de rendre plus agréables les choses de la vie qu’on ne peut pas changer, dans le but de se détendre soi-même et aussi ses amis. C’est un acte généreux (donner une chose sans rien en échange) que de faire preuve d’humour. L’amitié est aussi une forme particulière d’amour, sans relation physique. On voit alors les amis se promener ensemble, faire de l’humour et parler de leur vie pour s’entraider. L’entraide : les humains s’aident entre eux, parfois sans rien demander en échange ! Ils font ça par « bonté », pour le plaisir d’avoir aidé un de leur semblable. Cependant, je ne peux pas m’empêcher de me demander si les humains ne peuvent s’empêcher de tout pervertir : l’amour amène parfois au meurtre (c’est le fait de tuer sans que ce soit absolument nécessaire), l’amitié apparaît parfois par profit, l’humour peut servir à la moquerie aux dépens d’un faible, l’entraide a souvent un prix… Il faudra continuer les études, et déterminer si les sentiments sont une bonne ou une mauvaise chose, ou s’ils sont au-dessus de tout jugement de valeur. |
|  | | Ia Devuška-Pauk Ancien Personnage


Nombre de messages: 82 Date d'inscription: 25/01/2008
 | Sujet: Re: [Bibliothèque] Des Humains Mer 18 Nov - 18:10 | |
| De l'Amour
Le sentiment le plus difficile à comprendre, et qui semble le plus nécessaire au bien-être des humains semble être l’amour. Il se décline en désir sexuel et en amitié. L’amour est le fait d’aimer passer du temps avec une personne, d’avoir envie que cette personne soit contente et en bonne santé. Il s’accompagne souvent d’un désir sexuel. J’ai même remarqué que plusieurs femmes ne veulent pas copuler sans amour pour leur partenaire ! Mais ce comportement doit être rare, ou sinon comment expliquer l’énorme accroissement de leur race ? A moins que l’amour ne soit très facile à amener dans leur esprit, et donc très répandu ? Après quelques observations, je peux reprendre cette question et confirmer que l’amour est un sentiment très banal. Tous les humains aiment d’autres humains, ou alors des animaux ou des choses ( !). Ce sentiment leur permet de se sentir moins seuls et de recevoir aussi de l’amour en échange. Ainsi, les humains sont moins malheureux et se disent que s’ils savent aimer et sont aimés, c’est la preuve de leur valeur. Est-ce qu’ils ne se rendent pas compte que ça ne prouve rien, tant ce sentiment est commun ? C’est un mystère. Il existe un sentiment très proche de l’amour, mais sans désir sexuel : c’est l’amitié. C’est un sentiment inutile (puisqu’il ne débouche même pas sur la reproduction ou quoi que ce soit d’utile à l’espèce) mais l’amitié est nécessaire comme l’amour. Sans elle, la plupart des humains dépérit. Ils ont besoin d’échanger leurs idées, leur façon de penser et leurs aventures avec quelqu’un qui leur ressemble. Je pense que, vu les similitudes et pour simplifier, on peut réunir l’amitié avec l’amour sous le même nom. Comme je le disais dans mon introduction, l’amour est nécessaire à l’humain. Il en a besoin pour se sentir reconnu et mesurer son prix. Si personne n’aime un humain, il finit par croire qu’il est défectueux ! C’est dire comme ce sentiment est important. Une fois pris d’amour pour quelqu’un, l’humain s’occupe de lui et prend soin de sa joie et de sa santé, mais il passe aussi beaucoup de temps à souffrir et à faire souffrir. Mais cette douleur est très recherchée, elle sert à tester la force de l’amour et c’est une sorte de coutume très suivie. Par exemple, cela consiste à faire croire à l’autre que son amour est insuffisant, ou encore à lui faire croire qu’on va le quitter ou que l’on a besoin de liberté et de prendre des distances. L’autre souffre alors et a trois solutions : changer de caractère, partir, ou attendre. Et ainsi de suite, on procède à différents ajustements jusqu’à ce que l’amour soit parfait et que les deux humains ne ressentent plus le besoin de le tester. Ils peuvent alors vivre sereinement en couple, tout en ayant parfois de la rancœur après les souffrances endurées. C’est très étonnant. Mais cette question est très compliquée et comporte beaucoup de variantes, de schémas particuliers ou incompréhensibles… Parmi les questions qu’il me faudrait traiter : pourquoi un couple reste-il parfois ensemble sans continuer à s’aimer ? A quoi l’amour sert-il exactement ? Est-il un sentiment réellement positif, malgré qu’il amène la souffrance ? Et toutes ces passionnantes variantes tels que les couples à plusieurs, ou entre personnes du même sexe ( !), les célibataires endurcis, les gens qui veulent l’amour d’une personne précise et meurent si elles ne l’ont pas… |
|  | | Ia Devuška-Pauk Ancien Personnage


Nombre de messages: 82 Date d'inscription: 25/01/2008
 | Sujet: Re: [Bibliothèque] Des Humains Mar 24 Nov - 17:07 | |
| Du Meurtre et de la Guerre Il y a chez les humains une perversion étonnante et assez rare : ils tuent parfois leurs semblables sans raison, faisant même montre d’une cruauté assez troublante. On appelle ça le meurtre, et dans le cas de ceux qui aiment faire souffrir, le sadisme. Les humains sont une des seules espèces animales à tuer pour rien, ou pour des raisons futiles. Certains humains tuent pour gagner de l’argent, avoir du pouvoir, ou parce qu’ils sont en colère, ou simplement parce qu’ils en ont envie et n’aiment pas leurs semblables. On a même vu des humains tuer par amour ! En effet, l’amour est égoïste, et quand un humain s’imagine qu’un autre veut lui voler son compagnon, il arrive qu’il le tue… ou même qu’il tue son propre compagnon pour que personne ne puisse plus l’avoir ! Ce comportement semble incompréhensible, et est difficile à admettre. Je pense qu’il découle de leurs sentiments, qui les rendent confus et leur font agir de manière inconsidérée. Mais le meurtre a parfois, souvent, des raisons bien plus pragmatiques : on tue parfois pour voler des biens aux autres, pour les détrousser ou prendre leur maison et leur argent. Tous les humains ne font pas cela, uniquement ceux qui sont moins sensibles et qui n’ont rien à perdre, ou ceux qui sont fous ou cruels. Auparavant, le meurtre était une pratique bien plus courante, mais des lois ont appris à l’humain à vivre en société et bien se tenir. (Je consacrerais un chapitre aux Lois, plus tard.) Il y a cependant un cas de meurtres à grande échelle, et autorisés et même encouragés par la loi. On appelle cela la guerre. En temps normal, ce sont des gens dont c’est le travail (à étudier, le travail) qui font la guerre, mais quand elle commence à consommer plus d’hommes, tout le peuple y est appelé. La guerre, c’est quand deux pays sont l’un contre l’autre et essayent de tuer le plus possible d’habitants de l’autre pays, le plus vite possible. Le premier à avoir suffisamment tué pour effrayer l’autre a gagné. Pour la guerre, on utilise des armes terribles, qui tuent de grands nombres de personnes d’un seul coup, pour être plus efficace. Une guerre peut durer très longtemps, et avoir des raisons très bêtes : querelles de territoire, d’argent, parfois même divergences d’idéologies. C’est une des inventions humaines les plus stupides et les plus meurtrières. Pendant une guerre, on ne peut retenir des humains que les aspects les plus laids de leur personne, comme la capacité à tuer leurs semblables, la bêtise de se plier à des ordres idiots juste parce que ce sont des ordres, le fait de suivre le mouvement comme un troupeau même quand il mène à la mort… Pendant la guerre, les humains oublient tout de leurs merveilleuses capacités comme l’art, l’amour, la beauté et toutes ces choses qu’on pourrait leur envier. En tant de guerre, l’humain ne vaut rien et il est bien pire que n’importe quel animal. Un détail de l’Histoire, que j’ai trouvé dans un livre, m’a donné un sentiment étrange. J’ai lu qu’un homme fou avait réussi à devenir chef d’une grande tribu (les gens l’ont choisi, même si maintenant qu’ils savent ce qu’il a fait, il le détestent) et il a construit des sortes de cages (nommées des Camps) pour y mettre une tribu particulière d’humains. Cette tribu s’appelait « les Juifs » et le chef les a presque tous tués (alors qu’ils étaient vraiment nombreux) en disant qu’ils étaient laids et n’avaient pas le droit de vivre. Une fois ceci découvert, les autres chefs ont attaqué celui-ci, et ils lui ont enlevé le pouvoir. Que retenir de cet épisode ? Le fait qu’un humain ait pu tuer tellement de ses frères sans que personne, au début, ne l’arrête… ou le fait que plus tard, les autres humains l’ont arrêté et ont compris que cette action était « horrible » ? Que retenir : l’erreur première, ou la réparation tardive ? L’horreur, ou sa punition ? Les humains sont-ils des monstres ? |
|  | | Ia Devuška-Pauk Ancien Personnage


Nombre de messages: 82 Date d'inscription: 25/01/2008
 | Sujet: Re: [Bibliothèque] Des Humains Sam 26 Déc - 17:12 | |
| De la Misanthropie Il existe certains humains qui ont une particularité étonnante : ils n’aiment pas leurs semblables. Ces humains dénigrent les mauvais penchants de leur espèce, déplorent les instincts meurtriers de l’humain et ses inventions destructrices. Ces humains refusent la procréation, critiquent les guerres, expliquent que leur espèce est égoïste et foncièrement mauvaise. Ces humains pensent qu’ils font partie d’une humanité de parasites destructeurs. Grâce à leur capacité à réfléchir sur eux-mêmes, cette capacité qui a créé la philosophie (qui me donne tant de difficultés), les humains sont capables de porter un regard critique sur leurs actes et ceux de leurs semblables, et beaucoup d’entre eux en sont arrivés à une déplorable conclusion : ils se mettent à haïr leur propre espèce. Ont-ils des raisons solides ? Ce sentiment est étrange et typiquement humain, digne de leur complexité. Contre la misanthropie, j’ai trouvé des arguments : l’Art, la Passion, la Pensée. Toutes ces inventions, toutes ces merveilles que seuls les humains peuvent créer. Ces débauches de couleurs, de sons, d’idées, de réflexions… Oui, tout cela a une immense valeur. Mais… Mais est-ce que cela vaut le coup ? Qui a raison ? Les humains sont-ils des monstres ? Voilà la deuxième fois que je me pose cette question, et je n’ai pas la réponse. Il y a des choses admirables chez les humains, et il y a aussi des atrocités. Et elles sont énormes. Que penser de tout cela ? D’un côté : L’Art, la Raison, la Beauté, la Pensée, les Passions. De l’autre côté : les guerres, les génocides, la barbarie, la destruction de notre planète, la consommation de masse, les ravages des famines, l’égoïsme, la bêtise, la cruauté et la méchanceté, les foules. L’Art a-t-il suffisamment de valeur pour pardonner cela ? L’espèce humaine apporte-elle suffisamment de bien pour oublier le reste ? D’ailleurs, doit-on oublier le reste, quoi qu’il en soit ? Les humains sont-ils des monstres ? Si même des humains peuvent penser cela, qui a raison ? Je pense que leurs mauvais penchants sont indissociables de leurs immenses qualités, et qu’il est impossible de fonder le moindre espoir sur une quelconque rédemption. Les humains ne changeront pas, même si certains philosophes anciens pensaient que l’éducation et le savoir les rendraient meilleurs. Cela n’arrivera pas, je ne pense pas : les humains ont de mauvais instincts, autant qu’ils ont des capacités extraordinaires. Alors, la question est : les humains doivent-ils continuer à exister ? Qu’est-ce qui l’emporte, leur art ou leur barbarie ? Quelle écrasante question ! Un jour, cette question, je la poserais à des humains réunis pour cela. |
|  | | Ia Devuška-Pauk Ancien Personnage


Nombre de messages: 82 Date d'inscription: 25/01/2008
 | Sujet: Re: [Bibliothèque] Des Humains Ven 12 Fév - 17:04 | |
| De l'esprit révolutionnaire C’est une idée toute humaine, celle de se dresser contre le monde, contre l’autorité, contre les entraves. L’humanité a l’espoir d’un monde meilleur… Toujours des humains mourront pour des mots tels que Liberté ou Egalité, et toujours ils rêveront à la Fraternité. Est-ce réellement possible pour des créatures si belliqueuses et si peu sages ? Ce sera difficile, mais un adage humain dit que l’espoir fait vivre. La résignation serait trop triste, et puis il y a cet espèce de courage qui pousse l’homme à agir. Grâce à ses capacités de réflexion, grâce à son pouvoir de rêver, l’homme a cette idée d’agir sur son monde et de le rendre meilleur… plus humain. On dit les Français particulièrement révoltés. Il est des dates dans l’histoire de leur peuple qui font encore battre le cœur de la jeunesse. 1789… 1830... 1968… Moments de déchaînements passionnés à Paris, quand les opprimés marchèrent sur les oppresseurs et se vengèrent dans le sang. Quand l’espoir de changer le système faisait descendre le peuple dans les rues. Les humains ne sont pas résignés : ils possèdent l’espoir… et ils ont inventé des sociétés créées de toutes pièces. Ils sont détachés de la Nature et évoluent dans un système créé par eux et pour eux, penseurs et conscients. Ils ont leur monde et ils le pétrissent, oubliant souvent qu’ils font tout de même partie de la Nature. De notre monde à nous, animaux, de notre Terre. Seule la mort leur rappelle leur état naturelle et elle les terrifie car ils ne peuvent agir sur elle. Mais sur leur société, ils peuvent agir. Manifestations, œuvres subversives et liberté de la presse, tout ceci représente des droits que les peuples les plus civilisés possèdent et utilisent… (nous verrons plus tard la tyrannie) Mais ici un changement profond dans la civilisation m’arrête : l’apparition de la consommation de masse. Depuis quelques décennies s’est développé le capitalisme, et tandis que les pays pauvres sombrent dans la misère et le découragement, les pays riches sont accablés de nourriture, de loisirs et de matières précieuses, et les gouvernements s’enivrent de puissance et d’argent. Le mal est grand pour les deux parties, bien qu’il soit plus atroce pour les pauvres. Eux meurent de faim, de maladies et de désolation. Les autres étouffent sous le poids de leur fatuité, de leur assurance, de leurs bibelots. Il y a trop d’idées, trop de bêtise, trop de facilités. La conscience s’endort. Où sont les Lumières de la France ? Elles s’éteignent, et on offre au peuple de futilités qui l’amusent, du voyeurisme, et des mouvements de masse qui n’ont pas d’autre but que celui de se prosterner devant les grands magasins et les stars du paraître. Les révolutions, malgré leur violence, maintenaient les peuples en éveil et leur montraient que tout est possible. J’ai aimé passionnément les humains mais c’était il y a plusieurs siècles. |
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