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Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:05 | |
| Un petit entraînement pour Mand et son personnage Eryne ^^
Mand :
Eryne était définitivement, irrémédiablement, irréversiblement perdue. Ces damnés romains se bousculaient dans les rues étroites où l'espagnole s'était engagée, la ballotant sans ménagement d'un trottoir à l'autre. La jeune femme, sans être menue, était plutôt petite, et elle avait beau jouer des épaules, le flot ininterrompu de passant refusait de s'ouvrir pour elle. Elle regretta le calme serein de la Méditerranée, qu'elle venait de traverser avec son frère à bord de leur voilier le Raisa, lequel mouillait pour l'instant dans le port de Fiumicino. Pablo avait ses affaires à mener, Eryne menait les siennes. Ce n'était pas la première fois qu'elle venait à Rome, mais la première qu'elle s'y perdait. Elle pesta furieusement en espagnol, s'attirant quelques regards languides d'italiennes en mini shorts.
Eryne, elle, allait comme à son habitude, vêtue à la va-vite d'une marinière élimée et d'un jean coupé au dessus du genoux. Ses éternelles converses trouées, délavées par le sel et le soleil, effleuraient à peine le pavé alors qu'elle sautillait nerveusement, essayant tant bien que mal de distinguer les plaques des rues. Raisa, son daemon-mouette décidemment bien trop sociable, s'employait à charmer un pigeon du cru, lequel arborait un plumage gris sale et un moignon grisâtre en lieu et place de la patte gauche.
"Raisa, aide moi, bon sang, laisse le cradoc et ramène toi."
La mouette fit la sourde oreille, se pavanant sans aucune décence devant le pigeon dégueulasse qui en roucoulait de plaisir. Pestant contre l'ensemble des mouettes rieuses de la création, Eryne se décida à grimper sur un banc, sur lequel elle se posta telle la vigie par gros temps. Elle cherchait le quartier étudiant, et plus précisément l'école de magie de Rome. Elle n'y avait jamais mit les pieds, et devait aujourd'hui s'y rendre pour rencontrer un professeur, qu'elle avait contacté au cours de ses recherches expérimentale autour de la magie environnementale. Elle cherchait depuis sa sortie de Norsken à améliorer ses performances de navigation en influant sur les éléments. Le professeur qu'elle devait rencontrer devait lui ouvrir pour une semaine les portes de la très estimé bibliothèque magique de Rome.
Passablement énervée et complètement lessivée par son périple à travers la ville éternelle, Eryne se laissa tomber sur le banc, ramenant ses cheveux noirs en une queue de cheval qu'elle attacha n'importe comment sur sa nuque. Pas à dire, la journée commençait mal. _________________ 
Dernière édition par Tibère Acciario le Mar 22 Sep - 17:17, édité 1 fois |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:06 | |
| Colin :
Tibère se baladait. Pour une fois, il avait quitté le quartier sorcier pour s’ouvrir au reste de la Ville, marchait dans la rue en ondulant des hanches et clignait de l’œil vers les jeunes filles qui passaient. La rue était bondée et les gens passaient en coup de vent sous son nez. Tranquille, il s’alluma une cigarette. Il était à l’aise dans cette ville, sa ville natale. Son domaine… Avait laissé Leon au lit pour se promener doucement sans trop se poser de questions. Il marchait, donc, remonta une rue pour déboucher sur une minuscule place entourée de bancs. Or, sur un des bancs se trouvait une jeune femme aux cheveux noirs, debout. Comportement étrange, il n’en fallait pas plus pour attirer Tibère. Alors qu’il avançait vers elle, il la vit se laisser tomber sur le banc d’un air découragé et éclata de rire en arrivant face à elle. Un rire gargantuesque, cinglé. L’italien adressa un clin d’œil à la jeune fille et s’assit à ses côtés sans plus de cérémonie. La détailla du regard sans un mot puis lâcha un gloussement et demanda :
« Tu cherches quelque chose, peut-être ? »
Sa voix avait été de velours, douce et séduisante… mais une séduction dangereuse. Ses yeux bleus glissèrent sur le corps de la jeune fille, brillèrent d’un éclat pervers en un instant si court qu’elle aurait aussi bien pu ne rien voir.
« Comment tu t’appelles ? »
Il la regarda, de près, approcha son visage du sien pour la scruter. Mais pas trop près. Fallait pas non plus qu’elle s’enfuie, hein… _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:07 | |
| Mand :
Eryne aimait rire. Volontaire et affirmée, d’un caractère bien trempé, elle s’intégrait avec aisance en société, s’attirant souvent la sympathie des uns et des autres avec sa gouaille bien latine et son rire en cascade. Jamais complexée, très rarement mal à l’aise, son enfance et son adolescence passées aux côtés de son frère dans le milieu masculin des courses de voiles lui avait donné une confiance sereine et solide, ainsi que la volonté toujours plus forte de se dépasser, de franchir les limites. Ses colères étaient aussi spectaculaires que ses joies, émaillées de mots en espagnol et de grands cris, aussi ne s'offusqua-t-elle pas outre mesure lorsqu'un type aux boucles brunes (qu'elle ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, pour autant qu'elle sache) se fendit d'un rire énorme qui lui roula aux oreilles.
Elle planta ses grands yeux noirs dans ceux, d'un bleu lumineux, de l'inconnu. Le regard coulant qu'il lui lança lui arracha un sourire éclatant qui vint adoucir un visage dur aux traits marqués. Sans se démonter, elle le jaugea rapidement, d'une oeillade vive et pétillante. Il en fallait plus pour impressionner Eryne, qui avait grandit au milieu des marins rudes et sans manières des mer du sud. Il la fixait franchement à présent, le nez presque collé à sa figure. Raisa, qui ne perdait jamais une occasion de faire sa fière, délaissa son pigeon dégueulasse (déçu, le pigeon), pour plonger dans un tourbillon de plume blanche à travers la foule dense des rues de Rome. Elle se percha sans plus de cérémonie sur l'épaule d'Eryne, qui claqua sèchement sa langue contre ses dents. Il était plutôt rare de voir des mouettes rieuses apprivoisées, à Rome comme ailleurs. Eryne regretta une fois encore que son daemon fut si... sociable. Elle glissa un regard meurtrier au volatile, avant de passer nerveusement ses doigts dans ses cheveux noirs.
- Je cherche... commença-t-elle dans un italien hésitant, avant de passer à l'anglais, qu'elle maîtrisait parfaitement malgré un accent pointu et musical. Jé cherche oune école, poursuivit-elle, oune école un peu... spéciale, si ?
Il y avait peu de chance que, parmi les centaines de passants qui transitaient sur la place, celui à qui elle s'adressa fut un sorcier. Aussi Eryne lui jeta-t-elle un regard appuyé, ses yeux charbonneux fermement plantés dans ceux de l'inconnu. Raisa l'imita, la tête légèrement penché sur le côté. D'un claquement de doigts, Eryne fit apparaitre une petite flamme au creux de sa main. Le charme n'avait duré qu'une seconde, et déjà la jeune femme souriait à nouveau, le regard moqueur sous ses paupières charbonneuses. La prudence ne figurait pas parmi ses qualités premières, et Raisa l'avait déjà compromise. Autant ne pas faire les choses à moitié.
A présent soit le type était un sorcier et il pourrait l'amener fissa à l'école, soit c'était juste un type normal, et devrait trouver fissa un moyen de se carapater vite fait bien fait, sans quoi elle était quitte pour un quart d'heure de palabres inutiles.
-Si ? répéta-t-elle d'un air engageant, bien que légèrement impatient. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:07 | |
| Colin :
Il avait reculé juste à temps pour ne pas se faire éborgner par la mouette. Un oiseau apprivoisé ? Voilà qui était encore plus intéressant… Presque autant que son charmant accent, qu’il salua d’un sourire enjôleur. Oune école spéciale, hein ? Il en connaissait bien une, et sorcière ou pas, l’aurait bien amenée jusqu’au quartier sorcier rien que pour la faire monter dans son appartement. Si Leon s’avisait de protester, il le mettrait à la porte, on avait pas si souvent l’occasion de croiser de si jolies filles. Il éclata de rire en la voyant faire surgir une flamme dans sa main. D’abord parce qu’elle n’était vraiment pas prudente, ce qui était plaisant… Ensuite parce qu’il avait réussi à tomber sur une sorcière, par le plus grand des hasards. Magnifique.
« Si, si… »
Il se pencha vers elle, la tête penchée sur son épaule et le visage presque enfoui dans sa masse de cheveux noirs. Dégagea une de ses mains pour la placer dans le petit coin d’intimité qu’il venait de créer de force, entre leurs deux ventres et… fit apparaître une rose. Alors, il se baissa lentement jusqu’à être accroupi face à elle, serra la tige de la rose dans sa main et regarda le sang couler de ses écorchures. Un nouvel éclat de rire le secoua, plus malsain. Son sourire se fit inquiétant et, de sa main maculée de sang, il saisit celle de la jeune femme et l’attira à lui.
« Je t’y emmène ? »
Il n’y avait aucun doute sur le fait qu’elle n’avait pas tellement le choix. Pas du tout, même. Alors il se mit à marcher sans lâcher sa main et au milieu de la foule, lui dit qu’il s’appelait Tibère et ne savait toujours pas son nom à elle. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:08 | |
| Mand :
Eryne fronça les sourcils à la vue du sang. Elle n'était pas trop dans ce genre de délire, "Mhhh, miam miam regarde je me fais super mal mais je garde le sourire" et compagnie. Elle avait vu suffisamment de blessés dans sa vie pour connaître la valeur du sang. Ce genre de démonstration inutile lui mettait des étincelles dans les yeux. Elle ne rit pas cette fois, se contentant d'un rictus de mépris. Mais elle préféra s'abstenir de commenter, ayant manifestement mit la main sur un sorcier (peut-être le plus fêlé de la ville, mais un sorcier quand même).
Elle ne frémit pas lorsqu'il lui empoigna le bras, laissant de longues traînées rouges sur sa peau. Mais d'une habile torsion du poignet, elle fit pivoter son épaule et coinça vivement le bras de Tibère, puisque c'était son nom, derrière son dos. Sans lui laisser le temps de respirer, elle enroula prestement son bras gauche autour de la gorge du romain, le paralysant complètement en l'espace de quelques secondes. Puis, approchant ses lèvres de l'oreille du romain, elle murmura :
- Eryne, enchantée. Ne t'avise pas dé recommencer, jé connais des moyens très douloureux dé té mettre hors course.
Sans le lâcher, et sans prêter la moindre attention aux regards méfiants des passants (que Raisa s'efforçait de disperser en volant en piqué autour de la scène), Eryne poursuivit, d'un ton badin :
- Maintenant jé vais te lâcher, tou va me lâcher, et on va aller tranquillement à l'école comme des gens civilisés.
Elle avait une force stupéfiante, pour sa corpulence. A Norsken, elle avait été une Bjorn. Solide, sportive, un rien tête brûlée. Elle savait se battre, à la manière agile et brutale des marins. Pour une fille de la mer, c'était essentiel. Surtout qu'elle n'avait pas toujours trempé dans des affaires honnêtes. Adrian avait des clients dont il valait mieux se méfier. Quand à Tibère, elle n'avait pas aimé ses manières. Elle était toujours un peu trop prompte à s'emporter, mais avait rarement eu à le regretter.
Elle libéra Tibère, reculant d'un pas, avant d'essuyer son bras sur son jean. Raisa revint tranquillement se poser sur son épaule, non sans avoir piqué une dernière fois sur un touriste japonais un peu trop envahissant. Le visage dur, Eryne ne ressemblait plus en rien à la jeune femme souriante et chaleureuse que Tibère avait remarquée dans la foule. Ses yeux noirs étincelaient et il émanait d'elle comme une aura d'énergie pure. Elle avait toujours eu du mal à canaliser ses émotions, à part peut-être à travers le sport et la vitesse. La frustration accumulée depuis son arrivée à Rome venait d'exploser au nez de Tibère, comme elle aurait pu exploser plus tard.
- Tu m'emmènes toujours ? demanda-t-elle en haussant un sourcil interrogateur, les yeux brillant sous ses paupières souligné d'un trait noir déjà à moitié effacé.
Si elle avait espéré faire bonne impression au professeur qu'elle devait rencontrer, c'était râpé. Elle se mit en marche en pestant en espagnol, Raisa voletant autour de sa tête en caquetant joyeusement. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:09 | |
| Colin :
Tibère n’eut pas le temps de réagir et déjà, il était immobilisé. Il n’essaya même pas de se débattre : il savait qu’elle pouvait lui casser le bras, dans cette position. En plus, elle était en possession de son bras amoché, depuis la fois où il s’était pris un bout de verre dans le coude. La situation était très désagréable et il écouta à peine sa deuxième phrase, submergé par la rage. Comment osait-elle ? Comment pouvait-elle oser faire une chose pareille, elle ne se rendait pas compte ou… elle avait des envies de souffrir ? Okay, Eryne venait de montrer qu’elle savait se battre, elle avait de la force. Mais Tibère… ne reculait jamais, c’est ce qui faisait sa force. Il n’avait peur de rien, et surtout pas de faire du mal aux gens. Elle le lâcha et recula d’un pas. Lui se retourna pour la dévisager. Il la fixa de longues secondes, soutint son regard dur et éclata de rire. Mais ce rire-là n’avait rien à voir avec une quelconque joie, ou alors c’était une joie de déséquilibré. Non, ce rire était froid, méchant, cruel. Tout comme le rictus qu’il lui adressa. Son fameux rictus de malade, celui qui annonçait tout de suite la couleur.
Il ne lui répondit pas quand elle demanda si il l’emmenait toujours. Et, pas vacciné par sa réaction précédente, chopa son bras quand elle passa près de lui en râlant. Mais… sans la serrer, sans lui faire mal. Doucement cette fois, il la fit se retourner et lui sourit gentiment mais ne fit pas un geste pour lui indiquer la route. D’abord, il avait des choses à mettre au point. Au-dessus de son sourire dansait la lueur folle et mauvaise de son regard, presque aussi mauvaise que sa voix quand il siffla :
« Ecoutes, chérie, ici t’es chez moi et moi, je suis l’empereur. Alors tu évites ce genre de… démonstrations… je vais t’emmener, ne t’inquiètes pas, mais je ferais exactement ce que je veux au moment où je le veux. »
Il se pencha encore sur elle, lâcha son bras et murmura :
« Ne réessayes pas de jouer avec moi ou je te frappes. Et peut-être bien que tu sais te battre mais… moi aussi… »
Les deux derniers mots avaient été prononcés d’un ton gourmand, comme s’il n’attendait que ça. Avant, il avait des scrupules à faire certaines choses. Depuis qu’il avait torturé une gamine, ce genre de choses ne l’effleuraient même plus. Frapper une fille… Non, sa seule règle était qu’il ne frappait pas les gens plus faibles que lui (sauf en cas de force majeure, genre une paye mirobolante à la clef) et il semblait bien que cette Eryne n’était pas faible. Alors il sourit à l’espagnole, un sourire aux accents de danger, et recula d’un geste fluide, félin. Prêt à riposter s’il lui prenait fantaisie de l’attaquer. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:09 | |
| Mand :
Eryne renifla avec dédain en regardant Tibère par en dessous (difficile de faire autrement, avec son petit mètre cinquante). Ce type était vraiment malade. Mais elle était perdue, ne pourrait pas contacter Pablo avant qu'il en aie fini avec le client d'Adrian (il avait été très clair sur ce point) et devait voir ce foutu prof avant 20h. Aussi ne se mit-elle pas à hurler, à cracher ou à frapper quand Tibère lui servit son laïus de sa petite voix doucereuse. Il avait de la chance qu'elle aie besoin de lui, sinon... Elle serra les poings douloureusement avant de répliquer d'une voix contenue :
- Tou démandes cé qué tou refouse d'accorder aux autres, gringo. Tou peux bien faire cé qué tou veux, dou moment qué tou me laisse faire cé qué moi, yé veux.
Elle ne releva pas le titre loufoque d'empereur, ignorant tout bonnement l'information. A dire vrai, elle n'avait pas envisagé une seconde que le romain utilise ce titre sérieusement. L'anglais n'était pas sa langue maternelle, ni celle de Tibère, visiblement. Il avait très bien pu faire une erreur, ou elle mal comprendre. En aucun cas elle n'aurait imaginé que par empereur, Tibère voulait vraiment dire empereur. Quand à la menace à demi voilée qu'il lui murmura avec gourmandise, elle se contenta de plisser les yeux en découvrant ses dents. Comme si Tibère était le premier mec à vouloir en découdre. L'orgueil masculin supportait mal le genre de petite démonstration d'agilité qu'Eryne venait d'appliquer à Tibère. Et peu d'hommes de la mer avaient ses anciens scrupules. Ils cognaient d'abord, se repentaient ensuite. Et si Pablo l'avait protégée lorsqu'elle était plus jeune, elle avait apprit rapidement à se défendre toute seule. Et elle n'avait pas peur de recevoir des coups, tant son sang était bouillant. Alors ce grand type dégingandé... elle regretta de ne pas avoir le temps de le rosser correctement, ici et maintenant, avec le concours enthousiaste de Raisa.
- Avise toi dé mé toucher encore, dit-elle en arrachant son bras à l'étreinte de Tibère, et tou verras cé qué ça veut dire qué savoir sé battre, cabron !
Raisa pépiait follement en tourbillonnant autour de leurs têtes, l'oeil brillant de colère. Maintenant toute la rue les regardait, du coin de l'oeil. Il faut dire que les vociférations d'Eryne et de son daemon ne passaient pas inaperçus. De manière générale, Eryne passait rarement inaperçue.
A présent que les choses étaient claires, elle se remit tranquillement en marche. Son visage retrouva bientôt son teint habituel, et en quelques instant l'incident parut oublié. La jeune femme n'était pas du genre à s'appesantir plus que nécessaire, considérant un peu simplement que lorsque tout est dit, tout est dit. Cependant, elle n'était pas folle non plus, et Raisa guettait Tibère de ses petits yeux noirs, au cas où le romain tenterait quelques fourberies. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:10 | |
| Colin :
Tibère apprécia à sa juste valeur la réponse de la jeune femme. Résista à la tentation de la provoquer encore, rien que pour la voir le frapper et… voir qui des deux serait le plus fort. Ou la plus forte, qui sait ? Il n’était pas invincible et il le savait… mais ça ne l’effrayait pas, nuance. Il se mit donc à marcher plus tranquillement à ses côtés, gardant le silence sur la plus grande partie de la route. C'est-à-dire, assez longtemps. Eryne était vraiment perdue quand il l’avait trouvée, elle pouvait s’en rendre compte en voyant le nombre de rues qu’ils parcoururent avant de se retrouver dans une grande rue fréquentée, face à une ruelle sombre en cul-de-sac. Sans hésiter, Tibère s’y engagea sans se soucier de savoir si la jeune femme le suivait. Dès qu’ils entrèrent dans la ruelle, tous les sons s’évanouirent et ils devinrent invisibles aux yeux des passants. Alors, Tibère se tourna vers elle et sourit d’un air sadique. Vraiment sadique, le sourire qui disait clairement « hé, ça me fait jouir de faire souffrir les gens » le tout sans aucune honte. Il hésita. Bon. Il attaquait et s’employait à fracasser son joli visage contre le mur derrière elle pour lui apprendre à se révolter ou… ? Respirant profondément, il recula de deux pas, s’appuya sur le mur face à elle et la regarda sans se départir de ce sourire. Mais se maîtrisa. Ça ferait tâche, ici dans la ruelle d’accès au quartier sorcier.
« Qu’est-ce que tu viens faire là, hein ? »
Sa voix était simplement emplie de curiosité et jurait avec son expression folle. Elle semblait presque…raisonnable. Tibère désigna de la main le mur du fond de la ruelle, qui arborait un pont dessiné en trompe l’œil. Si ils s’avançaient, le pont deviendrait réel et ils verraient au loin la place animée sur laquelle il vivait.
« C’est là. Mais si tu cherches quelqu’un en particulier, tu vas devoir rester avec moi, chérie. Je connais tout le monde, ici. »
Ou plutôt, tout le monde le connaissait et il retrouverait sans problème une personne qu’il cherchait. Suffisait de demander aux bonnes personnes. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:11 | |
| Mand :
Eryne sentit l'aiguillon de la peur lui percer le coeur face au sourire complètement dingue de Tibère. Pendant un instant, elle se demanda si le romain ne l'entraînait pas dans un traquenard, tant l'impasse où il la conduisit lui parut sombre et inhospitalière. Mais elle aperçue bientôt la grande peinture défraîchie qui ornait le mur derrière Tibère. Pablo la lui avait minutieusement décrite, et elle la reconnut au premier coup d'oeil. Discrètement, sa main glissa sur sa baguette sans la saisir. Elle était peut-être impulsive et colérique, mais elle savait aussi se montrer prudente.
A ses débuts en tant que... disons en tant que marin, pour ne pas utiliser un terme plus compromettant, Eryne s'était attirée de gros ennuis dans un bouge de Port Elizabeth. Elle venait de quitter Norsken, et Pablo était réticent quand à son intégration dans l'équipe de têtes brûlées dirigées par Adrian. Il avait cependant accepté de l'embarquer pour une liaison Kingstown/Port-Elizabeth, à vide (sans grand danger à priori), alors qu'ils allaient à la rencontre d'un gros négociant brésilien pas exactement honnête. Eryne était un marin hors pair, et elle était connue à St-Vincent pour son goût de la vitesse et ses prouesses à la barre. Mais, alors qu'Adrian, Pablo et les autres concluait Dieu seul sait quelle affaire louche dans un coin du pub, Eryne avait entamé une conversation on ne peut plus musclée avec un marin trop entreprenant, lequel avait envisagé de passer ses quelques jours à terre avec une poulette de son acabit. Le ton était monté, Eryne l'avait délibérément provoqué, et s'était retrouvée quitte pour un coup de couteau dans les côtes, heureusement sans gravité. Elle en avait gardé une longue cicatrice au côté droit, juste sous la poitrine, qui lui avait apprit à se méfier un peu plus et à parler un peu moins. Malheureusement, il semblait qu'elle avait toujours le chic pour se fourrer dans les situations les plus improbables, en témoignait Tibère et son rire de dément.
-Jé dois rencontrer le professeur Serrena, répondit-elle à contre-coeur, les dents serrées, pressée d'en finir avec ce malade.
Raisa ne cessait de faire des allers-retours entre Eryne et le mur du fond, de plus en plus nerveuse. Eryne s'était parfois retrouvée dans des situations plus dangereuses, et si elle s'en était toujours sortie sans grand mal, c'était principalement parce qu'elles avaient un bon instinct, toutes les deux. Or, son instinct soufflait à Raisa de planter là ce type on ne peut plus louche et de s'arranger pour ne jamais croiser sa route à nouveau. Elle fit part de ses impressions à Eryne, en un dialogue silencieux :
*Eryne, on se tire, ce mec va finir par te péter les dents* *C'est pas ça qui m'inquiète, Raisa, c'est surtout qu'il ne la joue pas loyale, j'en suis presque sûre. Le genre de type à faire des coups bas, tu vois. Je suis sure que c'est un sournois.* *Alors qu'est ce que tu attends ? Pablo t'a expliqué comment entrer, on a plus besoin de lui, merde !*
Eryne jaugea Tibère du regard, pensive. Elle était toujours sur la défensive, prête à bondir au moindre signe d'agressivité de la part de Tibère (si l'on ne considérait pas son rire de maniaque et son regard fanatique comme des signes flagrants d'agressivité), mais elle pesait également le pour et le contre. D'un côté, ce type ne lui inspirait pas confiance, et il l'avait clairement menacée. De l'autre, elle était pratiquement sûre de pouvoir lui échapper si il lui prenait l'envie de la tabasser, et il semblait capable de l'amener rapidement chez Serrena. Or, elle avait perdu beaucoup de temps, et il était déjà près de 19h.
Eryne était plutôt du genre fonceuse, et même si Tibère lui fichait la trouille, elle décida de supporter sa présence jusqu'à ce qu'il la mène à Serrena. Elle resterait vigilante, voila tout.
- Allez, gringo, amène moi dé l'autre côté, lâcha-t-elle finalement en désignant du menton la fresque au fond de l'impasse. Jé sais qué tou crèves d’ envie dé mé casser la gueule, mais cé séra pas pour aujourd’hui, je n’ai pas lé temps de m'attarder.
Après quoi elle laissa échapper un léger rire, qui rendit momentanément à son visage son aspect habituel : enjoué, confiant, serein. Eryne était de ces filles nées pour rire et être aimée, par pour donner des taloches aux voyous et garder la mine sombre. Mais Tibère l'avait cherché, il l'avait trouvée. Ses longs cheveux noirs à nouveaux dénoués pendaient sur ses épaules, et le sang sur son jean lui conférait une aura inquiétante de sauvagerie mal contenue. D'un geste de la main, elle invita Tibère à la précéder dans la ruelle. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:12 | |
| Colin :
Il connaissait le professeur Serrena. Après tout, il avait été élève dans cette école, lui aussi… Ce serait sans aucun problème qu’il l’amènerait à son bureau, voire même à son appartement ou encore dans les lieux où il avait l’habitude de sortir, si ils ne le trouvaient pas aux endroits précédents. C’était son domaine ici, et il le connaissait bien. Il écarquilla les yeux et rit d’un air étonné quand Eryne se décida enfin à accepter son aide. Comment ça, il rêvait de lui casser la gueule ? Mais non… ça, c’était avant, il y a une minute ou deux… Quand il avait hésité à la frapper pour lui donner une bonne leçon, comme on dit, mais puisqu’il avait décidé que non, il ne la frapperait pas… c’était qu’il n’en avait pas envie, tout simplement.
« Mais non, allons… Je ne rêve pas de te frapper. C’est juste ta petite démonstration de force qui m’a fait lâcher la barre une minute… »
Son sourire changea. De méchant, redevint peu à peu plus normal et sympathique, jusqu’à devenir simplement agréable. Cette fille lui plaisait beaucoup, témoins les efforts qu’il avait fait pour l’amener où elle le voulait. Témoin aussi le fait qu’il ne l’aie pas cognée tant qu’ils étaient encore cachés aux yeux de tous. Maintenant, il ne pouvait plus rien faire. N’en avait même plus l’intention, d’ailleurs. Le mur changea, devint un pont réel qu’ils traversèrent pour déboucher sur la place. Captant les regards de certains étudiants sur Eryne, Tibère posa la main dans le bas de son dos, passant outre ses avertissements précédents. La plupart des hommes présents détournèrent le regard sans plus faire attention à eux. Une fille casée avec Tibère… c’était même plus la peine de se souvenir de son existence. Il croisa le regard de la jeune femme et lui fit un clin d’œil sans ôter sa main. Quoi, il faisait ça pour elle… et si cette fille se mettait à penser qu’il voulait coucher avec, grand bien lui fasse ! A vrai dire, il ne dirait pas non à une petite nuit à… Donnaio surgit devant ses yeux, interrompant ses pensées lubriques. Le jeune homme détailla Eryne, lui lança un regard appréciateur tandis que Leon surgissait à ses côtés et embrassait Tibère sans se gêner. Hé bien, au moins l’espagnole ne risquait plus de penser qu’il la draguait. Les trois jeunes hommes échangèrent des saluts, Tibère expliqua en italien qui était Eryne et annonça qu’elle cherchait Serrena. Capta le regard jaloux de Leon et sans se soucier du regard des autres, l’agrippa par le col pour lui souffler à l’oreille de le laisser un peu tranquille. Leon comprit et quitta les lieux rapidement, suivi de Don. Une fois qu’ils furent de nouveau tous les deux, Tibère se pencha vers l’espagnole et lui dit d’une voix narquoise :
« Il est d’un naturel jaloux… et a toujours un peu peur de ce que je peux faire de ma vie. Je suis fou, tu sais ? Tu le savais déjà, hein ? »
Il rit encore, de son rire fou, et les réactions des gens en l’entendant étaient différentes. Ici, ils le connaissaient, et la plupart ne se risquait pas à montrer une quelconque réaction à ses frasques. Tout au plus accéléraient-ils un peu le pas. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


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 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:12 | |
| Mand :
Eryne ne se laissa pas vraiment convaincre par l'apparente bonne volonté de Tibère. Il n'était pas facile à suivre, et Eryne était une fille simple aux raisonnements enfantins. Ce type l'avait menacée, elle devait se méfier, point. Ce brusque revirement de situation ne lui disait rien qui vaille, et c'est sans sourire qu'elle le suivit sur le pont magique. Néanmoins, son expression s'adoucit et l'éclat de ses yeux se fit un peu moins brûlant. Raisa quand à elle continua de voleter nerveusement en jetant à Tibère des coups d'oeil assassins. Si le romain s'avisait de faire un seul faux pas, elle s'occuperait de son cas... personnellement.
L'espagnole se raidit légèrement lorsque Tibère posa sa main sur ses hanches. Elle répondit à son clin d'oeil par un majeur levé tout à fait vengeur mais ne chercha pas à se dégager. Elle n'avait plus de temps à perdre en disputes stériles, et se doutait que Tibère ne la laisserait pas provoquer une nouvelle esclandre. Elle avait besoin de lui pour trouver Serrena vite, et ne pouvait se permettre de lui mettre un pain juste pour lui apprendre à vivre. Car alors elle devrait prendre le temps le mettre KO, le romain n'étant manifestement pas du genre à la laisser se carapater sans riposter. Elle rongea donc son frein, visiblement très contrariée. Non, fulminante. Folle de rage.
Elle remarqua cependant assez vite que le fait d'être accompagnée de ce grand malade déclenchait toute une ribambelle de réactions diverses et variées, allant du simple détournement de regard à la véritable fuite en avant. Elle était manifestement tombée sur le type le moins recommandable du quartier.
*Génial, je suis avec le grand méchant du coin, et on dirait bien que je viens d'être promue conquête officielle* *Tu veux que je lui crève les yeux ? Hein ? Hein ?* demanda Raisa avec une ardeur peu commune.
Eryne ne prit même pas la peine de répondre. Elle en fut d'ailleurs dispensée par l'arrivée de deux jeunes hommes, dont l'un se mit à embrasser Tibère avec une fougue pour le moins...spectaculaire. Pour un peu elle aurait applaudi, mais elle préféra s'abstenir, des fois que ce gars soit lui aussi particulièrement susceptible. Elle le fit d'ailleurs remarquer à Tibère lorsque son petit ami se fut éclipsé avec son pote :
- Il doit être aussi fou qué toi, alors, déclara-t-elle laconiquement sans s'étendre plus avant sur l'épisode "Tibère-est-à-voiles-et-à-vapeur".
Raisa lança un ricanement moqueur avant prendre un peu d'avance, survolant la place à quelques mètres devant eux. Eryne se contenta de sourire, ce qui illumina aussitôt son visage doré jusque là plutôt renfrogné. Maintenant qu'ils étaient à nouveau au milieu de la foule, elle se sentait plus à l'aise. Elle avait deviné en Tibère, plus avec son coeur qu'avec sa tête (qu'elle utilisait au demeurant assez rarement), quelqu'un de dangereux, de fourbe, de... malsain. Mais si elle avait craint de se retrouver seule avec lui dans une impasse isolée, elle reprenait son assurance parmi la plèbe estudiantine. Ses craintes se firent bientôt lointaines, et Raisa cessa de surveiller Tibère. Eryne était ainsi, spontanée, incapable du moindre calcul, intuitive. Et pour l'instant, elle se sentait suffisamment en sécurité pour railler Tibère, contre qui elle était toujours en colère.
- On dirait qué ta réputation té précède, gringo. J'aurais peut-être dou té mettre au tapis, histoire dé servir la commounauté !
Son visage énergique aux traits marqués avait retrouvé son cran habituel, comme si son coup d'éclat sur la place, un peu plus tôt, faisait déjà partie d'un passé lointain. Seule la trace de sang qui brunissait sur son jean témoignait de la violence dont elle et Tibère avait usé quelques minutes auparavant. C'était là son principal défaut, de l'avis de Pablo : son inconstance. Ses colères, ses peurs et ses joies étaient aussi éphémères que spectaculaires. Et, déjà, il lui reprenait l'envie de taquiner Tibère, comme si la méfiance qu'elle avait ressentit à son égard dans la ruelle se diluait dans le soleil du crépuscule. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:13 | |
| Colin :
Tibère émit un rire détendu et lança :
« Je crois bien qu’il est dingue, ouais. »
Rien que le fait qu’il soit amoureux d’un type aussi inconstant, cruel et instable que Tibère montrait que Leon n’était pas très net lui-même. Mais trêve de suppositions. Il était en compagnie d’une fille magnifique en train de se détendre doucement, alors… peu importait le reste. L’Italien la détailla du regard sans chercher à cacher sa… lubricité. Glissa sur sa poitrine et ses fesses, puis la regarda dans les yeux. El gringo, puisqu’elle y tenait, rit de ses railleries. Eryne avait touché juste. Très juste. Le mettre au tapis pour servir la communauté, il avait déjà entendu ça quelque part, non ? Quelque part vers les Royaumes Unis, hum… L’Ecosse. Ha, mais oui, Sywhaîd, mais c’est bien sûr ! Oui, bon. Il ne regrettait rien, à part d’avoir échoué dans son entreprise destructrice, et à vrai dire, pensait que ces gens avaient raison. Si un accident voulait être évité, il allait falloir s’occuper de son cas. Et vite. Il passa ses doigts sur la nuque de l’espagnole, se pencha et murmura à son oreille, d’une jolie voix enjôleuse :
« Sûrement que tu aurais dû… Des dizaines de personnes t’en aurait remerciée, d’ici jusqu’en Ecosse… Mais tu crois vraiment que t’aurais réussi, ma belle ? »
Le rire qui suivit était provocateur. Il était sûr de lui, bien entendu. Elle avait beau avoir de la force et de l’agilité, lui n’hésiterait pas à la tuer, ce qui le rendait plus dangereux qu’elle. Parce qu’il était capable de n’importe quoi.
Ils remontaient maintenant la longue rue qui menait à l’école, longeant de belles maisons et des parcs ouvragés. Dans ce coin, il était moins connu, sauf bien sûr des étudiants qui transitaient entre l’école et leurs appartements. Certains le saluaient gaiement, d’autres l’évitaient. Les doigts de l’empereur quittèrent la jolie nuque d’Eryne et il s’éloigna un peu sur le côté.
« Pourquoi tu veux voir Serrena ? »
_________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:14 | |
| Mand :
Si Tibère s'imaginait s'octroyer les faveurs d'Eryne en lui murmurant des inepties à l'oreille tout en lui tripotant la nuque, il se fourrait le doigt dans l'oeil. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il mit en doute ses capacités de lutteuse. Athlétique et toujours débordante d'énergie, la jeune femme s'entraînait régulièrement à la savate ou à la boxe française avec Pablo, et parfois avec les autres marins de l'équipage. Depuis qu'elle avait intégré la bande, Pablo l'avait poussé à travailler ses défenses, craignant pour sa sécurité, surtout lors des raids nocturnes où la petite taille et l'agilité d'Eryne leur avait rendu de nombreux services. La jeune femme pratiquait de nombreux sports, nageait comme un poisson, courrait plus vite que le vent et se battait avec un mélange de grâce et de furie qui avait dissuadé les membres de l'équipage de la laisser gagner. Ils se battaient avec elle comme ils se seraient battus avec un homme, sans marquer la différence. Et c'était là la meilleure preuve de respect qu'ils auraient pu lui fournir.
Aussi Eryne ricana-t-elle au nez de Tibère, sur d'elle-même et de ses limites (qu'elle surestimait légèrement, mais c'était peut-être là sa meilleure arme).
- Tou serais surpris, déclara-t-elle, laconique.
Elle éprouva un soulagement physique lorsque Tibère éloigna ses doigts de sa nuque. Quelques secondes de plus et elle lui tordait méchamment les doigts. Elle n'était pas sensible à son charme décadent, et ses manières doucereuses lui tapaient sur le système. Oh bien sur il n'était pas désagréable à regarder, et, en d'autres circonstances... mais le romain ne cessait de l'horripiler, et il venait d'enfoncer le clou en mettant ouvertement en doute ses talents de combattante. Elle brûlait de lui montrer ce dont elle était capable mais...
- J'ai rendez-vous avec loui, expliqua-t-elle rapidement, il doit m'ouvrir les portes dé la bibliothèque magique, jé fais des récherches sour les éléments.
C'était plutôt vague, mais elle n'avait pas envie d'informer Tibère de la nature exacte de ses recherches. Pas plus que Serrena auquel elle avait mentit effrontément. Elle n'allait pas lui expliquer qu'elle comptait utiliser ses recherches pour faciliter les activités d'une bande de pirates modernes, trafiquants à leurs heures et tous moins honnêtes les un que les autres ? Quand à elle, si elle se fourvoyait dans ce bourbier, c'était parce qu'elle aimait l'aventure et qu'elle avait besoin d'argent. La piraterie lui avait semblé une alternative valable au métier de pêcheur qu'exerçait modestement son père depuis plus de trente ans. Et si elle avait besoin d'argent c'est qu'elle devait financer ses recherches. Un cercle vicieux dont elle ne cherchait pas vraiment à se tirer, appréciant la vie de bohème que lui promettait les rapines et les raids des mers du sud.
- Tou est étoudiant ici ? demanda-t-elle, autant par curiosité que pour détourner Tibère de ses inspirations lubriques.
Si c'était le cas, elle plaignait les profs. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:14 | |
| Colin :
En vérité, Tibère s’en foutait totalement, de la raison pour laquelle elle venait voir ce prof. Mais quand elle parla d’ouvrir les portes de la bibliothèque, son regard s’illumina. Lui-même n’avait plus le droit d’entrer dans la Bibliothèque Vaticane, non sorcière, et quand il entrait dans celle de l’école de magie, il y avait toujours quelqu’un pour le suivre et vérifier qu’il ne faisait pas de conneries… Il rit un peu, s’absorba dans ses pensées et en fut tiré par la question de la jeune femme.
« Oh, non. Ça fait six ans que je suis plus étudiant… J’ai fini mes études… trafiqué un peu, et puis mes potes se sont retrouvés en prison alors je me suis tiré en Ecosse… Une communauté magique. Là-bas… Y’a une nana qu’est tombée enceinte de moi, et puis j’ai pété les plombs et essayé de tuer des gens et j’ai du m’exiler. Et me revoilà. »
Pourquoi lui racontait-il sa vie ? Alors qu’elle posait une simple question… Hé bien… Eryne l’inspirait. Elle ne l’aimait pas, il aimait ses manières et de toute façon, il n’avait rien à cacher. Il s’en foutait, de raconter son histoire, et puis cette fille ne l’appréciait pas alors il n’avait rien à perdre. Ni son estime, ni son amitié ni rien. Il lui sourit, soupira et eut un ricanement ironique. Continua à marcher les yeux dans le vague et dans ce moment, la fragilité qui était bien présente en lui, celle qui avait attiré Veronica Raines et le rendait humain, cette fragilité transparaissait. Vague, mais indéniable quand on avait mis le doigt dessus : mais oui, ce malade tyrannique et mauvais comme un chien montrait bien là de la mélancolie et… une certaine tristesse. Heureusement, il ne s’en rendit pas compte, sinon Eryne aurait pu voir un Tibère en pleine crise, ce qui n’est jamais agréable… et plutôt dangereux quand on est à ses côtés dans ces moments.
Ils arrivèrent en face de l’imposante école et l’italien s’arrêta, les yeux levés sur le bâtiment.
« Serrena doit être au deuxième étage. Tu viens ? » _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:15 | |
| Mand :
-Des gens ont déjà essayé dé mé touer, mais moi, j'ai jamais essayé dé touer quelqu'un. Commenta Eryne avec un regard assassin qui aurait pu la faire mentir si elle avait eu des mitraillettes à la place des yeux.
Le déroulé de la vie de Tibère correspondait assez bien à l'idée qu'elle s'était faite du personnage. Instable, arrogant, dangereux. Eryne ne concevait pour lui ni admiration, ni même une vague fascination. Tout au plus était-elle légèrement curieuse, car la lueur de fragilité qu'elle percevait par moment au delà du regard fanatique de Tibère lui laissait à penser qu'il y avait peut-être quelques chose à sauver, quelque part. Mais ce n'était certainement pas elle qui s'en chargerait, toute altruiste et généreuse qu'elle était. Les causes perdues, très peu pour elle. Eryne aimait le concret, le palpable. Les quêtes héroïques pour les beaux yeux d'un amant torturé, c'était pas vraiment son délire. Sauver un dauphin, oui. Sauver Tibère de lui-même, non.
Elle le suivait pourtant sans rechigner, pressée d'atteindre son but, même si il fallait pour cela supporter une présence qui ne lui était en rien agréable. Raisa s'était totalement désintéressée du sujet, et planait tranquillement à quelques mètres au dessus des toits des maisons. Elle était, pour autant qu'Eryne puisse en juger, occupée à charmer un corbeau dont le plumage noire contrastait avec le sien. L'espagnole réprima un soupir agacé, avant de rappeler son daemon à l'ordre, essayant de l'avoir par les sentiments :
*Hé, Raisa, ramène toi, ce type va me péter les dents* *Cause toujours, tu m'intéresses*
En désespoir de cause, Eryne se remit à marcher, s'appliquant à rester aussi loin que possible du romain. Qui par ailleurs semblait fort préoccupé par ses propres pensées secrètes et profondes (et probablement pas très saines). Heureusement pour elle, Tibère stoppa bientôt devant l'immense édifice décrit par Pablo. D'un coup d'oeil rapide, Eryne jaugea le bâtiment. Elle souhaitait se débarrasser du romain aussi vite que possible, mais elle n'était pas sûre de pouvoir se repérer dans le dédale de couloirs que ne manquerait pas de lui opposer l'école. Elle consulta rapidement sa montre (une montre Winnie l'ourson qu'elle n'avait jamais prit la peine de remplacer), et constata qu'il ne lui restait plus qu'un quart d'heure avant 20h. Les dents serrées, elle opina du chef :
- Allons-y, mais vite, s'il té plait, jé dois y être avant 20h.
Le ton de sa voix s'était fait suppliant. D'ailleurs, elle était prête à le supplier si il le fallait. En cas d'urgence, Eryne était prête à mettre son orgueil dans sa poche, et c'était là une de ses grandes qualités. Elle n'était pas vaniteuse. Fière, comme beaucoup d'espagnols, et toujours prête à défendre son honneur, mais pas vaniteuse.
- S'il té plais, répéta-elle en levant de grands yeux affolés sur Tibère. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:16 | |
| Colin :
Tibère ne releva pas la réponse assassine d’Eryne. Ouais, elle avait jamais essayé de tuer quelqu’un, mais elle n’était pas comme lui. Ni impératrice, ni liée par des besoins de violence comme une faim dévorante. Il continua à marcher, donc, et ne marqua une réaction que quand elle lui dit que « s’il té plait » elle devait y être avant 20h. Là… il se figea et se tourna vers elle avec un regard narquois qui ne disait rien qui vaille. Moqueur, donc, ironique, il savoura son expression affolée. Elle était pressée par le temps et… lui disait s’il te plait. Ce qui s’apparentait à une supplique, dans l’esprit de Tibère. Oh, ça c’était bon. Il s’approcha d’elle de sa démarche ondulante, accentuant le balancement de ses hanches. Passa une main dans les cheveux noirs de l’espagnole en ricanant doucement et murmura très bas :
« Pourquoi tu ne me frappes pas pour obtenir ce que tu veux ? Pas le temps ? »
Ses doigts cessèrent leur caresse. Il recula vivement, presque d’un bond, soudain assailli d’une énergie explosive. Jeta une œillade vive à Eryne et se mit à courir vers la porte en criant par-dessus son épaule qu’il allait falloir faire très vite.
Elle le suivait, et il remontait les couloirs tortueux à fond de train. Contrairement à ce que pouvait laisser penser la droite façade de l’école, les couloirs étaient assemblés en un véritable palais de Minos, labyrinthique. Des élèves se retournaient sur eux, protestant pour certains, mais cela n’arrêta pas l’italien, qui courait de toute la vitesse de ses longues jambes. Vite, donc.
Ils finirent par déboucher dans un couloir tapissé de peintures abstraites. En face d’eux, une porte marquée « Serrena ». Tibère savait qu’Eryne ne l’appréciait pas et allait s’empresser de frapper à la porte pour le laisser sur place et se débarrasser de lui. Alors il la cueillit dès qu’elle arriva, avant même qu’elle ait le temps de reprendre son souffle ou même de voir où ils étaient, l’attrapa par les hanches et… l’embrassa sur la bouche. Oh, pas un baiser passionné, plutôt un acte de violence étonnamment malsain. Un… viol ? Faut croire que ça devenait récurrent, chez Tibère, même s’il n’était pas passé à l’acte proprement dit, au sens basique, terre-à-terre et absolument dégueulasse du terme. Il l’embrassa donc, recula une nouvelle fois d’un bond et éclata d’un rire monumental et après un clin d’œil obscène, s’éloigna pour se perdre dans la masse d’étudiants. _________________  |
|  | | Tibère Acciario Ancien Personnage


Nombre de messages: 365 Date d'inscription: 13/10/2007
 | Sujet: Re: Eryne meets Tibère Mar 22 Sep - 17:16 | |
| Mand :
Eryne ne daigna pas répondre à l'évidente provocation de Tibère. C'était trop facile, et elle n'avait pas envie de lui faire ce plaisir. Bien qu'il lui en coûte énormément (comme en témoignait son teint rubicond et ses yeux brûlants), elle serra les lèvres et frémit à peine en sentant les doigts de Tibère dans ses cheveux. Elle devait prendre son mal en patience. Bientôt elle serait dans le bureau de Serrena, et ce grand malade cesserait de se servir d'elle comme d'un jouet géant personnalisé. Car rien ne semblait faire plus plaisir à Tibère que sa manifeste répugnance. Quand bien même l'aurait-elle voulu (et elle ne le voulait pas), Eryne n'aurait pas su masquer son aversion pour le romain. Sa bouche expressive et mobile la trahissait immédiatement, tout comme ses yeux noirs et vivace, jusqu'aux ailes de son nez frémissantes. La petite brune était incapable de se contrôler davantage. Elle avait déjà le plus grand mal à ne pas planter ses ongles dans le faciès grimaçant de Tibère, alors feindre l'indifférence...
Aussi resta-elle totalement abasourdie lorsque le romain se mit à courir, figée sur le trottoir, la bouche ouverte. Ce fut Raisa qui réagit la première (ou diable avait-elle trouvé ce ridicule couvre-chef ? Ah, non, c'était une coquille de noix), jaillissant telle la fusée dans le sillage de Tibère. Aussitôt, Eryne lui emboita le pas, pardon, l'aile, piquant un sprint fulgurant pour rattraper le romain qui cavalait comme un beau diable dans les couloirs de l'école. Eryne le suivait sans effort, d'une foulée élastique, mettant toute son énergie dans cette course effrénée. Elle en avait besoin, besoin de sentir sa colère se diluer dans l'effort, besoin de sentir la vitesse dans ses cheveux et le jeu subtil des muscles sous sa peau. Un peu plus et elle aurait crié, histoire de se libérer un bon coup de toute la tension accumulée depuis le matin. Mais leur équipée fantastique attirait déjà suffisamment l'attention sans qu'elle en rajoute (Raisa et son chapeau... hmm... artisanal remportait un certain succès).
Elle atterrit sans méfiance (et dans un état de rubéfaction très avancé) directement dans les bras ouverts de Tibère, qui l'embrassa violemment sans lui laisser le loisir de reprendre son souffle. Elle perdit tout contrôle et allongea au romain une gifle retentissante, avant de lui cracher à la figure, les yeux brillants :
- Mais ça va pas non !
Elle attrapa le premier objet à sa portée (sa besace en cuir élimée) et la balança violemment dans le dos de Tibère qui se fondait déjà dans la masse curieuse des étudiants qui avaient fait cercle autour d'eux. L'objet s'écrasa avec un bruit mat sur la porte du professeur Serrena, qui ouvrit brusquement la porte en criant en italien :
- Qu'est ce que c'est que ce vacarme ?
Eryne, la mort dans l'âme, s'avança courageusement avant de se présenter dans un italien plus que douteux :
- Eryne Rios, professeur, je suis tard, mais je plaisir rencontrer.
L'ensemble de la populasse estudiantine éclata de rire, et Eryne crut distinguer, dans la masse, le ricanement dément de Tibère. _________________  |
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