
|
|
| | Auteur | Message |
|---|
Will Norton Sywhaîdien


Nombre de messages: 111 Age: 19 Date d'inscription: 29/03/2009
 | Sujet: Hit That ! Jeu 18 Juin - 21:15 | |
| « Oh super ! C’est carrément génial merci beaucoup ! » répondit Will à la fausse Marybeth, qu’il avait finalement pris en sympathie (le fait de le faire entrer à Sywhaîd contrebalançant le fait d’avoir pris l’apparence de sa sœur et d’avoir voulu le piéger), avant de se rendre compte qu’elle n’était plus là et qu’il était tout seul face à un chemin. Il haussa les épaules, retrouva son sac à dos qui avait échoué derrière un buisson sans qu’il se souvienne comment (sûrement quand il était encore drogué) puis avança sur le chemin d’un pas rapide. A vrai dire, l’esprit de Will fut très vite embrouillé par des pensées parasites. D’abord, les paroles de la Brume, à travers le double de sa sœur. Le fait qu’elle lui ait dit comme ça de s’occuper de Mary, et que c’était pour ça qu’il était accepté, l’inquiétait fortement. William Norton n’était peut-être qu’un ado de seize ans (bientôt dix-sept !) et il avait quelques problèmes avec la réalité (il la fuyait dès qu’il pouvait, non ?) mais il n’était pas complètement dénué de finesse, ça non ! Au contraire, même, c’était sûrement cette sensibilité qui l’avait poussé à faire tant de conneries et à bousiller une partie de sa si courte existence. Il n’avait donc eu aucun mal à comprendre que si la fausse Mary lui parlait comme ça, c’était que la vraie risquait d’avoir réellement besoin d’aide et de soutien. Genre comme si elle s’était fourrée dans un vrai merdier et pas juste comme si elle avait besoin d’un baby-sitter de temps à autres. Et ça inquiétait Will, parce qu’il n’était absolument pas préparé à ça. Il n’avait jamais sérieusement envisagé, de toute sa vie, que Marybeth puisse avoir besoin de lui, enfin, pas d’une façon si importante que ce que la Brume semblait avoir implicitement induit. Et si jamais Mary allait mal ? Pas juste un peu mal, après tout on s’attendait à ce qu’une jeune mère de son âge obligée de s’exiler à cause de sa famille qui lui faisait un procès pour récupérer son fils ait quelques phases de déprime. Mais et si elle allait vraiment vraiment genre dépression à la Mr Zweig (Mr Zweig était le prof de maths de Will la dernière année où il était allé en cours, ce qui remontait déjà à un moment, un petit homme replet aux lunettes tordues, qui avait fini par un jour monter sur son bureau en faisant le pingouin. En tombant, il s’était cassé deux dents et un bras, et le bruit courait qu’il avait fini à l’asile le plus proche, dépression qu’on leur avait dit) ? Qu’est-ce qu’il ferait ? Normalement, c’était elle qui était forte, lui il la soutenait, mais il n’avait jamais grand-chose à faire, Marybeth était de ces personnes qui se soutenaient très bien toutes seules… Sauf que la Brume avait l’air bien sûre d’elle, et que… Oui, Will, sans le savoir, fut soudain touché d’une sorte de compréhension presque surnaturelle. Plutôt d’un instinct, disons, il comprit soudain que si la fausse Mary était apparue sans Nios… Ca n’était pas forcément une erreur de la Brume. Après tout, ce truc était sensé tout savoir, non ? Alors… Et bien… Merde ! Non, ça n’était pas possible ! Mary ne pouvait pas aller assez mal pour avoir aussi des problèmes avec son daemon, lui qui l’avait soutenue toutes ces années, non ? Très rapidement, Will chassa ces idées. Il y repenserait plus tard, il était incapable de vraiment chasser des idées, ou des sentiments, c’était bien ce qui le rendait si faible, seulement pour le moment, il avait réussi sa Quête, il se préparait à revoir sa sœur adorée et à rencontre son neveu, tout allait au poil. Sauf que.. Il était terriblement anxieux. Et si sa sœur l’accueillait aussi froidement que l’apparition ? Et si Connor ne l’aimait pas ? Et si ??.... Il prit une inspiration. « The winds of fortune Don't blow the same She had to get out And make a change She had a kid now But much too young That baby daddy's out having fun ! » Il chantait juste et en rythme, tout en marchant. Il n’avait plus de guitare, la sienne était restée dans un placard à l’hôpital, ils lui avaient confisquée un jour et il n’avait plus, au moment où il s’était enfui, que le droit d’en jouer une heure par semaine. Une torture. La pire chose qu’ils lui aient fait toutes ces années, et pourtant il y avait eu les « infirmiers » qui avaient la main lourde, les erreurs de traitement et l’enfermement. Il chassa du mieux qu’il pouvait toutes ces pensées. Tant pis, il trouverait bien une guitare à Sywhaîd, non ? Il ne savait pas que c’était un objet relativement rare, ne réalisait pas qu’il n’y avait pas de magasin de musique dans le coin, et se raccrocha à cette idée. Sans qu’il s’en rende compte, ses doigts s’agitaient le long des lanières de son sac à dos, une main marquant le rythme, l’autre les accords. « He's saying I'm on a roll With all the girls I know His baby's momma She ain't so slow He's saying I'm on a roll With all the girls I know I know you wanna hit that I know you wanna hit that hit that All the world is gettin' with, I say Consequences are a lot, but hey That's the way it That's the way things go » Le chemin n’était pas très long mais, malgré le rythme entrainant de la chanson, Will marchait relativement lentement. En fait, il voulait profiter de ces derniers instants tout seul, sans se rendre compte qu’il retardait inconsciemment les retrouvailles avec sa chère soeurette, de peur qu’elle lui brise le cœur, ou de découvrir qu’on lui avait brisé le sien. Au moment où il entra dans les ruines, il s’arrêta de chanter, tout net, ce qui coïncida avec la fin du refrain, ce qui l’aurait sûrement amusé dans d’autres conditions, mais il était trop étonné par ce qu’il voyait pour ça. Devant lui, le lieu le plus magique, littéralement, de Sywhaîd, mais aussi le lieu sûrement le plus éloigné de tout ce qu’il avait pu voir dans sa vie. Il avait déjà été dans une forêt, avait déjà vu un lac (même si ici on appelait ça Loch) et était même allé visiter des marais. Mais ça… Rien ne l’y avait préparé. Des pierres partout, du lierre, de l’herbe, des feuilles… Et cette tourelle qui semblait tenir debout à l’intérieur de laquelle entraient et sortaient des oiseaux. Il prit une inspiration et fit quelques nouveaux pas, se rendant soudain compte que le chemin et la Brume avaient disparu. Il était arrivé, bloqué à Sywhaîd, et on n’était plus à la fin du printemps mais bel et bien au début de l’été, sans le savoir, Will avait fait son premier saut de le temps… Fêtant ses 17 ans dans la Brume sans s’en apercevoir. Mary avait-elle tellement besoin de lui que la Brume le fasse grandir chez elle ? Non, sûrement pas, toujours est-il que ce genre de dislocations temporelles arrivaient avec la Brume, ce que Will ignorait pour le moment. « Waw… D’enfer. » souffla-t-il avec un grand sourire, qui le fit passer pour encore plus jeune (une tare que les trois Norton partageaient, avoir l’air facilement plus jeune de deux à trois ans et que Will détestait). Et pour une fois, il n’ajouta rien, à court de mots. Tout était trop beau pour être vrai, trop « légendaire », il s’attendait à voir une créature bondir, une petite fée, un farfadet, une armée d’Huruk-Haï, Dobby ? [A qui veut !] _________________ What was a family Is now a shell We're raising kids now Who raise themselves |
|  | | Rachel Berenson Sywhaîdienne


Nombre de messages: 142 Age: 22 Date d'inscription: 10/07/2008
 | Sujet: Re: Hit That ! Ven 19 Juin - 14:28 | |
| [Pas pu résister^^]
Pas de petite fée, ni de farfadet, même pas Dobby. Mais the next best thing. Quoique, pour l’instant, il ne pouvait pas la voir car il lui tournait le dos. Mais il pu l’entendre :
- Damn…
La voix était indubitablement féminine mais… étrange. Très étrange. Comme si quelqu’un essayait de parler comme Donald, sans tout à fait y arriver. La raison en était bien simple : il était très difficile de parler correctement quand son nez ressemblait encore à une trompe miniature ou quand ses cordes vocales croyaient encore à moitié qu’elles étaient supposées barrir.
Quand Will se retourna, il se trouva face à un spectacle certainement des plus inattendus et, pour être tout à fait honnête, proprement répugnant : c’était indescriptible, indéfinissable et tout aussi fascinant que déplaisant. Ce que le jeune garçon avait sous les yeux, était une Rachel encore partiellement éléphant : cheveux blonds et grandes oreilles. La plupart des gens qui avaient la chance, ou la malchance selon les points de vue, d’assister à une morphose, regardaient en général avec une espèce de fascination horrifiée et se trouvaient proprement incapables de détourner le regard. Cela avait certainement l’air d’être le cas du joli brun (je suppose hein^^)
Damn, damn, damn !
Ce ne fut pas très long et, bientôt, ce que Will avait sous les yeux était un spectacle, certes toujours inattendu, mais, cette fois, enchanteur : Rachel. Nue.
La situation mérite une explication. Depuis deux semaines environ, Rachel avait découvert qu’elle était devenue somnambule. Les premiers soirs, elle s’était simplement réveillée allongée sur son tapis ou recroquevillée sur une chaise alors qu’elle s’était endormie bien confortablement dans ses draps, sur son lit. Ensuite, ça avait dégénéré. Elle se réveillait dans les endroits les plus improbables et, deux fois sur trois, pas sous sa forme humaine. En l’occurrence, il était à peine plus de cinq heures du matin et elle s’était réveillée dans les ruines, incarnée en son totem familial. Heureusement, jusque là, elle avait eu de la chance, n’avait jamais croisé personne. Heureusement parce que, ainsi qu’elle l’avait rapidement découvert la première fois que ça lui était arrivé, quand elle morphosait endormie, elle ne prenait pas la peine d’enfiler son justaucorps. Mais, évidemment, ça ne pouvait pas durer. Pourtant, avant de démorphoser, elle avait vérifié qu’elle était seule. Son but avait été de se retransformer immédiatement en oiseau et de retourner dans sa chambre. Apparemment, elle sortait toujours avec des ailes vu que sa fenêtre était toujours ouverte à son retour. Elle n’osait pas imaginer le nombre de morphoses qu’elle enchaînait pendant les nuits. Beaucoup, à en juger par son état de fatigue au réveil.
Mais revenons au présent. Ce garçon était apparu de nulle part. De la Brume certainement. Et elle n’avait pas beaucoup de choix, elle ne pouvait réagir que d’une seule façon. Rachel se releva avec grâce, ses longs cheveux blonds tombant en vagues floues autour de son visage d’ange et jusqu’au milieu de son dos, son corps de danseuse se dépliant comme une liane. Ses yeux, légèrement cernés, leur bleu acier plus glacial que jamais, fixaient Will sans la moindre gêne.
- Hello. Got any clothes ? demanda-t-elle avec une sublime nonchalance. A l’entendre, on aurait pu croire qu’elle discutait avec M. l’ambassadeur, vêtue d’une robe de soirée en satin, une coupe de champagne à la main.
[C'est le moment de m'aider à relever mon défi :p] _________________ Her flesh is smooth and supple And velvet as the night Her eyes are shot with diamonds A mouth full of delightMick Jagger |
|  | | Will Norton Sywhaîdien


Nombre de messages: 111 Age: 19 Date d'inscription: 29/03/2009
 | Sujet: Re: Hit That ! Dim 21 Juin - 22:44 | |
| [Mais tu veux tuer mon Will ou quoi ? XD]
Oh ! Une voix étrange ! Un grand sourire de gamin aux lèvres, Will se retourna et… Hum… Failli vomir. Non, vraiment. Il faut dire qu’il n’était pas préparé. Il n’avait pas sérieusement imaginé tomber devant une créature dégoûtante, privilégiant plutôt dans son imaginaire quelque fée ou même nymphe, avec un peu de chance (il paraissait que ces dernières n’étaient pas farouches, si vous voyez ce que l’esprit de l’ado de seize ans essaie de vous faire comprendre très subtilement !). Du coup, le choc esthétique fut assez terrible pour notre petit banlieusard (qui n’était pas grand-chose de plus finalement) tout fraîchement débarqué. Heureusement, le spectacle répugnant (mais dont Will ne peut, effectivement, pas détacher les yeux) fut rapidement terminé, se transformant en un spectacle légèrement plus… agréable. Quoi que pratiquement aussi perturbant pour notre adolescent qui, certes, comme tous les adolescents, était plein d’hormones, mais qui n’avait pas encore vraiment eu l’occasion de les exprimer jusque là puisqu’il avait eu le destin tragique de beaucoup d’adolescents qui font des conneries, c'est-à-dire qu’aucune nana de son âge ne s’était vraiment intéressé à lui et qu’il ne s’était jamais vraiment intéressé aux plus vieilles qui le faisaient flipper (surtout les junkies, bizarrement).
Bref, notre petit Will devint, au fur et à mesure que Rachel se relevait, totalement écrevisse. Pfiou, c’est moi ou il fait chaud ? Chaud-bouillant même, ahem. Quel accueil ! Autant dire qu’il était plutôt agréablement surpris, en fin de compte, par le chaleureux accueil écossais, quoi que la jeune femme en question, n’ait pas vraiment l’accent écossais mais un accent qu’il identifia comme canadien (il avait plutôt de l’oreille et Mike, un de ses potes de fiesta, était lui-même canadien), et qu’elle lui demandait avec le plus de naturel possible s’il avait des fringues à lui passer. Etait-il possible que ses parents aient eu raison et que Sywhaîd fût un lieu de dépravation plein de femmes de petites vertus se baladant toujours nues ? Si oui, Will se promit de se jeter aux pieds de Marybeth pour la remercier, elle savait choisir ses lieux de vie la grande sœur !
Etrangement, l’association d’idée à la grande sœur en question poussa Will à se ressaisir. Parce que s’il n’avait pas un regard libidineux et que vue sa gêne on avait presque l’impression que c’était lui qui était nu, il était assez soufflé par le spectacle pour ne pas avoir pris la peine de détourner le regard, ce que tout gentleman aurait fait à sa place. Mais Will était un petit junkie de dix-sept ans (qui pensait toujours en avoir seize d’ailleurs ahem) qui voyait pour la première fois une femme qui ne soit pas de sa famille totalement nue devant lui. Heureusement, penser à sa sœur le poussa à réagir, autrement il aurait sûrement fini par déclencher la colère de Rachel, ce qui pour le coup l’aurait fait revisiter sa vision de l’hospitalité écossaise sans aucun doute. Il pensa donc à Marybeth, et imagina comme il aurait envie de rosser le premier mec capable de la laisser se tenir nue devant lui comme ça sans lui filer un truc à se mettre, ce qui le secoua pas mal. Il jeta son sac à terre, détourna le regard, le fixa d’ailleurs rapidement vers le sac pour essayer de cacher sa gêne et son trouble, avant de s’accroupir pour fouiller dedans, dos à Rachel.
Dans les quelques fringues que Will avait pu récupérer avant de partir, il n’y avait rien qui puisse vraiment convenir à une jeune femme de la classe de la blonde, et l’adolescent se retrouva à se maudire de ne pas avoir une jolie robe dans son sac, ce qui l’aurait sûrement fait passer pour un taré mais il ne le réalisa pas sur le moment. Il fouilla dans le sac, en prenant un peu plus de temps, histoire d’essayer de calmer les battement de son cœur, et d’arrêter d’être aussi écarlate. Merde, il agissait comme un vrai gamin ! Oui, bon, il était un gamin sous bien des aspects mais quand même, on avait fait mieux genre chevalier qui va à la rescousse de la damoiselle en détresse. Bon, okay, la damoiselle en question avait l’air d’être tout à fait habituée à ce genre de situations… Pas vraiment ce que Will aurait imaginé d’un lieu où sa sœur, la plus raisonnable des trois, s’était isolée pour élever son enfant mais passons. Finalement, sans se retourner, il tendit deux vêtements à Rachel. Un jean très large (ils faisaient à peu près la même taille, il était assez petit pour un mec), et une sorte de t-shirt avec le logo de The Clash (l’affiche de l’album London Calling en fait) totalement délavé et sans forme. Dans le t-shirt, plusieurs petits trous, ces fameux trous qu’un junkie fait quand il essaie de fumer une cigarette en étant complètement défoncé (Will avait fini par ne plus allier les deux quand un de ses potes avait presque pris feu, et qu’il avait dû lui balancer une couverture dessus pour éteindre les flammes naissantes, ce qui l’avait fait rire sur le moment vu qu’il était lui-même défoncé). Les fringues étaient propres, mais elles sentaient encore un peu l’hôpital, une odeur reconnaissable entre toutes.
Il ne se retourna pas, préférant de loin fixer son sac que de regarder l’inconnue s’habiller (c’était sûrement plus poli de la laisser le faire sans la regarder) mais réussit tout de même à assez retrouver le contrôle pour articuler :
« Je suis… Euh… Will. Je viens de passer la Brume… »
Et comme le parfait imbécile qu’il était, il ne trouva plus rien à dire de plus. Bravo la conversation ! Ah ça, tu passes ton temps à rêver qu’un canon, nu, tombe du ciel et le jour où ça arrive, tu deviens complètement muet ! Sous l’impulsion de ses rouages de cerveau un peu grippés, il ajouta, encore plus bêtement :
« T’es une sorte d’éléphant-garou ? »
Merde ! A baffer ! Bravo la conversation ! Evidemment, il ne savait rien des Darkholmes, il ne savait même pas ce qu’était la zoomorphie… Rappelons qu’il avait arrêté l’école très tôt, et ne s’y était jamais vraiment intéressé passé l’âge fatidique de sept ans et demi. _________________ What was a family Is now a shell We're raising kids now Who raise themselves |
|  | | Rachel Berenson Sywhaîdienne


Nombre de messages: 142 Age: 22 Date d'inscription: 10/07/2008
 | Sujet: Re: Hit That ! Mar 23 Juin - 10:34 | |
| Rachel sourit d’un air amusé devant la rougeur de plus en plus prononcée du garçon et son sourire un peu niais. A croire qu’il n’avait jamais vu de fille toute nue. Rachel s’appréciait assez pour corriger mentalement qu’il n’avait sans doute jamais vu une aussi jolie fille toute nue. Après tout, ce n’était qu’un ado. Certes, elle-même n’avait pas encore fêté ses vingt ans (à deux jours près) mais, visiblement, pour ce qui était des choses de la vie, elle était nettement plus avancée que le joli brun. Grandir chez les Darkholmes aidait à ne pas s’offusquer de voir des gens nus en certaines occasions. Elle lui sourit gentiment, histoire de montrer qu’elle ne mordait pas (pas tout le temps en tout cas) et, à son grand soulagement, il se retourna enfin pour lui passer quelque chose à se mettre. Elle avait beau être à l’aise avec la nudité, elle préférait quand même être couverte.
Pendant qu’il cherchait, elle croisa les bras sur sa poitrine et frotta ses bras pour se réchauffer. Certes, on était quasiment en été mais il était encore très tôt et il faisait plutôt frisquet. Elle laissa échapper un soupir. Penser à son anniversaire lui avait immanquablement fait penser au retour prévu au Canada, à la fête qu’ils allaient faire avec Tom pour fêter ça. Elle avait beau se plaire à Sywhaîd, elle ne s’y sentait pas encore vraiment chez elle, surtout depuis l’incident Tibère. Et elle fondait beaucoup d’espoir sur ce retour à la maison. Jake et elle se retrouveraient aussi proches qu’avant, ils retrouveraient enfin le dernier membre du trio, sans qui ils étaient un peu comme des amputés, elle reverrait sa chère Cassie et… Oui, lui aussi. Elle s’était renseignée subtilement (même si Cassie avait évidemment éventé ses intentions) et c’était confirmé, Tobias serait là. Elle était très excitée à l’idée de le revoir, excitée et anxieuse. Elle soupira de nouveau.
Sans se retourner, Will lui tendit un jean et un tee-shirt qu’elle accepta avec reconnaissance et un « Merci » tout à fait sincère. Elle enfila d’abord le jean qui, étonnamment, était plus ou moins de la bonne longueur (Will était peut-être petit pour un garçon mais Rachel était plutôt grande pour une fille) mais un peu trop large au niveau des hanches. Elle passa ensuite le tee-shirt par-dessus sa tête et le laissa retomber sur sa poitrine en grimaçant. Les fringues avaient l’air propre mais l’odeur lui rappelait étrangement celle de la clinique où on l’avait emmenée quand elle s’était cassé le bras au ski. Etant donné qu’ils restaient avec des non-sorciers, elle avait dû supporter la procédure et abandonner les descentes alors qu’il lui aurait suffi de morphoser et de démorphoser pour se retrouver comme neuve. Elle avait enragé. Elle baissa les yeux et frémit d’horreur devant l’aspect qu’elle devait avoir. Elle aimait bien l’image du tee-shirt mais il était complètement informe, ne soulignait pas du tout son anatomie avantageuse et était plein de trous. Rachel avait l’art de transformer n’importe quelle fripe en tenue de gala mais, là, c’était mission impossible. Elle ne ressemblait à rien. Pire, elle ressemblait à Cassie, pensa-t-elle en étouffant un rire.
- Je m’appelle Rachel, répondit-elle quand Will se présenta. Tu peux te retourner.
Ce qu’il fit avant de lui poser une question en réponse à laquelle elle ne put s’empêcher d’éclater de rire. Même si ça n’avait rien de drôle. Leur secret n’était toujours pas éventé et si Will se mettait à raconter qu’il l’avait vue à moitié éléphant, ça mettrait à mal leur discrétion habituelle. Dans ces cas là, mieux valait opter pour la sincérité. Et puis, Will avait l’air sympa, elle l’aimait déjà bien.
- Pas vraiment non. Disons que je suis une sorte de femme-animal, je me limite pas à l’éléphant. Mais tu gardes ça pour toi s’il te plaît, j’ai pas très envie que ça se sache…
Elle plissa les yeux et ajouta dans un murmure :
- Sinon tu risques de recevoir la visite d’un loup enragé…
Elle éclata de rire de nouveau, pour bien montrer qu’elle plaisantait (quoique…) Et elle lui adressa ensuite un des sourires ravageurs dont elle avait le secret. Tenant toujours le jean par les passants pour éviter qu’il ne tombe, elle ajouta :
- Alors… Will ? Comment s’est passée la Quête ? Pas trop éprouvante ? _________________ Her flesh is smooth and supple And velvet as the night Her eyes are shot with diamonds A mouth full of delightMick Jagger |
|  | | Will Norton Sywhaîdien


Nombre de messages: 111 Age: 19 Date d'inscription: 29/03/2009
 | Sujet: Re: Hit That ! Dim 28 Juin - 12:47 | |
| Quand il se retourna, Will put voir Rachel habillée, ce qui lui permit de se calmer (ahem) un peu. Les fringues n’étaient certes pas ce qu’il y avait de mieux pour la mettre en valeur mais si Will avait su ce qu’elle pensait, il l’aurait sûrement rassurée (ou peut-être pas, il n’était pas très doué avec les femmes). Non, non, elle ne ressemblait pas à rien. Enfin. Ouais, les fringues étaient pourries. Mais elle, elle restait franchement canon. Will craquait pour les blondes (ô surprise !), il faut dire que ses deux sœurs étaient brunes alors ça lui semblait moins oedipique. Alors la longue chevelure épaisse et magnifique de Rachel le subjugait totalement. Enfin, elle était habillée, alors il ne la défigurait pas et savait où poser son regard, sur le visage de la jeune femme, ce qui était déjà une partie de son corps assez troublante comme ça. Bref. Il réussit tout de même à reprendre une couleur normale, enfin, presque.
Il oublia d’ailleurs le physique de Rachel pendant quelques secondes. Une femme animale ? Ouah ! Trop cool ! Ca devait être génial de pouvoir se transformer en n’importe quel animal ! Will avait toujours rêvé de pouvoir le faire… Se transformer en chien par exemple, pour sentir toutes les odeurs et savoir ce que ces petits animaux adorables pouvaient percevoir… Ohlala ! Est-ce qu’elle avait pensé à devenir vétérinaire ? Une Mrs Doolittle (comme le film avec Eddie Murphy, Will n’avait pas vu la première version, et n’avait pas non plus vu My Fair Lady pour faire l’association d’idées). Il faillit lui poser la question mais en fut empêché par la question qu’elle, elle lui posait. Okay, encore heureux, il se serait encore ridiculisé, très certainement, il ne voyait pas une nana aussi canon qu’elle devenir vétérinaire. Non, elle, elle devait être hôtesse de l’air, actrice, infirmière ou espionne. Oh ouais espionne ! A la Alias, genre super espionne trop forte capable de toujours gagner. Ouais ouais.
« Euh. Ca va… Enfin, j’étais pas vraiment prévenu… Enfin, si. Mais j’ai pas eu le temps de me préparer, j’ai juste rencontré un gars hier, un certain Aaron qui venait de sortir d’ici et qui m’a un peu expliqué. »
Ouais, là il venait de se planter. Parce qu’Aaron était sorti à la dernière brèche… Etait-il possible qu’il ait passé tellement de temps dans la Brume ? Pour le moment, il était incapable de s’en rendre compte.
« Mais bon, la Brume a essayé d’imiter ma sœur, mais je l’ai pas crue une seconde, tu vois ? Mary serait jamais comme ça… Tu connais Mary ? Marybeth ? Elle a un fils, un petit garçon, Connor, tu vois ? »
Il sourit d’un air plein d’amour. Oui, Marybeth ! Il allait la revoir ! Il se sentait tellement excité à cette idée ! _________________ What was a family Is now a shell We're raising kids now Who raise themselves |
|  | | Rachel Berenson Sywhaîdienne


Nombre de messages: 142 Age: 22 Date d'inscription: 10/07/2008
 | Sujet: Re: Hit That ! Lun 29 Juin - 11:48 | |
| Rachel leva un sourcil fin et exquisément dessiné en entendant parler d’Aaron. Elle se rappelait d’un Aaron mais il lui semblait qu’il ne venait pas vraiment de sortir et que son départ datait de quelques temps déjà. Enfin… Le sourcil retomba. Il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin, pas vrai ? Des Aaron, il devait y en avoir treize à la douzaine et si quelqu’un les connaissait tous, ce n’était certainement pas elle dont les relations sociales restaient assez limitées. Ces derniers temps, la personne qu’elle fréquentait le plus assidument (outre Jake et Kennedy) était Wren, son co-entraîneur de mouton. C’est dire !
Rachel hocha la tête pour dire que, oui, oui, elle connaissait Marybeth et son fils Connor. Au moins de nom. Il faut dire que, même pour une asociale, il y avait certains noms qu’on ne pouvait éviter de connaître, les mères célibataires (Zofia et Mary), les femmes enceintes (Ronnie), le corps médical (Elwin et Zofia) et tous ceux qui occupaient un poste fixe d’importance vitale (Jeremy et Logan). Donc, oui, elle avait entendu parler de Marybeth. Et si ce n’était pas elle, Will était donc son frère. Ou bien quelqu’un des siens car ils ne l’épargnaient guère, eux, leurs bergers et leurs chiens (euh, désolée).
- Oui, je vois, répliqua-t-elle en rattrapant de justesse le jean qui avait commencé à glisser. Elle voulait éviter que Will ne chope une crise cardiaque en la voyant dévoiler son anatomie de la sorte. Elle l’aimait vraiment bien, il avait une espèce d’innocence et d’enthousiasme juvéniles qu’elle trouvait réellement rafraîchissants. - Viens, on bouge, proposa-t-elle avant de se mettre à marcher.
Ce n’était pas qu’il n’était pas agréable de se trouver dans les ruines à six heures du matin mais… elle pouvait penser à d’autres endroits où elle préférait être. A commencer par son lit, son somnambulisme la laissait totalement épuisée au réveil.
- Ouais, la Brume a des idées bizarres parfois, reprit-elle. Quand j’ai passé ma Quête, elle m’a fait affronter un double de moi-même, genre la version diabolique. L’evil twin, tu vois ?
Elle rit, balançant ses longs cheveux, sans savoir que sa magnifique crinière faisait tourner la tête de son compagnon.
- J’avais l’impression d’essayer de convaincre la méchante reine de Blanche-Neige. Tu sais, celle qui est très belle mais très méchante…
Elle roula des yeux avec autodérision et remonta de nouveau le jean. Apparemment, ça ne la gênait absolument pas de parler de sa propre beauté. Il faut dire que Rachel ne supportait pas la fausse modestie (entre autres). Elle savait qu’elle était belle, elle avait des yeux et des miroirs et on le lui disait depuis sa plus tendre enfance. Alors pourquoi faire semblant ?
- Tu dois avoir hâte de voir ta sœur, poursuivit-elle tandis qu’ils traversaient le petit pont et arrivaient en vue de la cour centrale et du reste de l’école.
Ce qui poussa Will à se lancer dans un petit monologue dont le thème principal semblait être « A quel point Marybeth est absolument géniale ». Ce qui ne la dérangeait nullement. S’il y avait bien un genre de relations que Rachel comprenait, c’était les relations fraternelles et entendre quelqu’un s’extasier sur sa sœur ça lui semblait non seulement normal mais encore plus, mérité. Après tout, elle-même était un peu comme ça dès qu’il s’agissait de Tom et Jake. Et le fait que ce soit ses cousins, techniquement, ne changeait rien à l’affaire.
Ils finirent par entrer dans le bâtiment et Rachel guida l’adolescent jusqu’à l’étage des chambres et lui proposa de s’en trouver une, ne serait-ce que temporaire. Elle ne savait pas où vivait Maybeth et lui expliqua donc que le plus simple était d’aller à la serre où elle passait la majeure partie de ses journées, il serait obligé de la trouver. Après qu’il l’ait remercié, elle promit de passer lui rendre ses fringues, à l’occasion et tituba jusqu’à sa propre chambre avant de s’écrouler sur son lit.
(J'étais trop impatiente... tu peux quand même répondre une dernière fois, hein^^) _________________ Her flesh is smooth and supple And velvet as the night Her eyes are shot with diamonds A mouth full of delightMick Jagger |
|  | | |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|