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| | Life without life is not life at all... | |
| | Auteur | Message |
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Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Life without life is not life at all... Jeu 14 Mai - 20:38 | |
| [Dès que j'ai trouvé un titre bien, j'le mets, promis ^^ Colin, donc !]
Léola arriva dans les écuries en tenue printanière short-débardeur, un Strictwise plus que réticent sur ses talons.
- C'est pas grave, toi tu restes pas, rétorqua-t-elle, moqueuse.
Le daemon soupira et abandonna la place en même temps que la conversation. D'accord, il avait juré de faire des compromis. Mais il ne voulait pas que sa moitié fasse n'importe quoi ou, plutôt, voulait fixer un quota d'actions irréfléchies par jour. À la limite, par heure.
- Déguerpis, sale bête.
Le renard parti, la jeune fille longea la rangée de boxes d'un pas lent. Elle s'arrêta devant une jument qu'elle reconnaissait pour l'avoir vue une ou deux fois. Elle soupira et plaça sa main sous ses naseaux.
- Si ton maître était là, je crois que je n'aurais même pas le droit de te toucher, fit-elle remarquer en souriant.
Léola caressa l'encolure de la bête puis, après avoir hésité, grimpa sur la bordure qui la séparait du box d'un étalon noir et monta sur le dos de l'animal.
Elle espérait que Claude allait arriver, sinon elle reviendrait demain. Il fallait qu'elle le voie, mais elle ne voulait pas aller le rejoindre dans la chambre qu'il partageait avec David précisément parce que... eh bien parce qu'il la partageait avec David, justement. Elle n'avait toujours pas rencontré le troisième empereur, mais préférait l'éviter tant que c'était possible.
La jeune fille murmurait quelques paroles distraites à la jument quand elle entendit la grande porte des écuries s'ouvrir. Elle passa précipitamment sa jambe gauche sur l'autre flanc de Jamaïque mais glissa sur son pelage et se cogna la tête contre la paroi en bois.
- Merde !
La porte du box s'ouvrit et elle se redressa aussi vite que possible. _________________ 
Dernière édition par Léola Velvethone le Ven 15 Mai - 16:53, édité 2 fois |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Jeu 14 Mai - 21:32 | |
| Claude allait mal. Le procès était écoulé depuis quelques semaines et il ne s’en remettait pas. Il se traînait et se montrait peu. Il fumait seul et ne parlait plus. Il n’avait plus envie, sauf peut-être de demander « pourquoi ? ». Depuis peu, il s’était décidé à sortir de sa chambre pour aller se balader et allait parfois voir Jamaïque. La jument adorée de Tibère, qu’il avait laissée là pour ne pas avoir à se la trimballer jusqu’en Italie. Claude allait la voir, la bichonnait. Il essayait un peu de la monter, juste au pas. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Léola. Il l’évitait, ne voulait pas qu’elle le voie comme ça. Si démoli.
L’Italien entra dans les écuries et se dirigea droit vers le box de la belle jument alezane. Entendit un juron et hésita à faire demi-tour, il ne voulait voir personne. Mais tout de même, juste au moins pour voir ce qui se passait, il finit son mouvement et ouvrit la porte du box. Léola. Bien sûr. Claude soupira et recula pour aller fermer la grande porte, de façon à ce que Jam puisse sortir du box mais pas du bâtiment. La jument se hâta de sortir dans l’allée centrale et Claude rejoignit Léola dans son box.
« Salut. »
Quoi d’autre ?
« Ça va ? Qu’est-ce que tu fais là ? »
Des banalités. Claude espérait qu’elle s’en tiendrait là mais c’était peu probable, elle allait sûrement vouloir savoir comme il allait, tout ça… Toute cette merde… Il était tellement fatigué… Le romain soupira de nouveau, passa la main sur son visage pâle, ferma ses yeux cernés de noir et brillants au milieu et se laissa glisser le long de la paroi pour se retrouver assis. Il n’avait pas le courage de faire bonne figure, il n’avait plus de courage. |
|  | | Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Ven 15 Mai - 16:27 | |
| En fait, Claude faisait peur. Ou du moins, son expression était assez horrible pour effrayer Léola, qui s'en voulut encore plus de l'avoir laissé tomber ces derniers jours.
- Oh, tiens, salut.
La jeune fille s'essuya les mains sur un tapis de selle posé sur la séparation en bois et se releva, gênée.
- J'enlève le "tiens", c'est pas honnête. J'ai entendu que tu venais ici, j't'attendais, évidemment. Mais si tu veux, je repars.
Elle observa à nouveau ses traits et ne put s'empêcher de les comparer avec ceux qu'il affichait le soir où il était venu la voir. Probablement le seul moment où elle aurait pu faire quelque chose pour lui ; sauf que, euh, problème, elle était partie en le laissant tout seul. Peu efficace. Elle ne savait vraiment pas quoi faire. Elle savait juste ce que ferait une actrice canon hollywoodienne : lui faire oublier, à sa manière, que ça n'allait pas, bref, remplir son rôle de femme selon tout bon scénario américain et un peu macho. Mais peut-être qu'elle n'était pas assez "femme", ou juste pas une actrice de film, ou pas assez sûre, ou qu'on lui avait glissé à l'oreille que Kennedy Brooks... Soit, peu importait.
- Bon, on va pas s'étaler pendant des heures, c'est un peu pénible et de toute façon j'ai qu'une chose à dire commença-t-elle sans prélude. Même si Tibère a pété son câble, moi aussi je le considère toujours comme un ami, et je lui pardonne juste parce que je pense qu'il est malade. Y a simplement un truc dont j'le considère responsable et je voudrais qu'il m'explique.
Voilà, pour elle, le sujet était clos, sauf si lui voulait en parler. Mais elle ne l'aborderait plus avant de se retrouver face à Tibère. Sa folie ne justifiait pas tout et, loin de vouloir jouer les justicières, Léola voulait simplement comprendre, parce que c'était devenu étrangement essentiel.
- Juste... Dis-moi...
... si je peux faire quelque chose ? Elle avait atteint son niveau maximum de nunucherie, et elle pouvait s'arrêter là. Claude savait certainement qu'elle l'aiderait si elle pouvait, anyway.
[bof, c'est un peu la catastrophe mes messages, en ce moment ^^ désolée pour toi] _________________  |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Ven 15 Mai - 21:56 | |
| (au fait, on dit que ça se passe avant le mariage ? parce que après, il se remet et tout ça, t’vois ?)
Claude se contenta de lever un œil épuisé sur la jeune femme quand elle dit qu’elle pouvait aussi repartir. Il secoua mollement la tête, marmonna :
« Non… non, c’est bon, reste. »
Il devait lui parler. Il avait besoin de lui parler. Léola, il l’aimait bien et ça lui ferait plaisir de parler avec elle, et il n’avait pas envie de lui dire de partir. Il était fatigué, oh, comme il était fatigué… Et il ne pouvait que haleter doucement et bafouiller :
« Dis-moi, dis moi. Qu’est-ce qu’il doit t’expliquer, hein ? »
Il bougeait à peine en parlant, la tête renversée contre la paroi du box(e) et le regard trouble, la voix molle et fébrile. Il était défoncé et épuisé et malade de tristesse, et pendant quelques secondes il continua à voix basse :
« Dis-moi Léola, qu’est-ce que tu ne lui pardonnes pas, je t’expliquerai parce que je connais Tibère… »
Et sa voix remonta ensuite, il parla à la jeune femme au lieu de se parler comme à lui-même. Il la regardait la bouche tordue par sa peine et gémit :
« Aime moi, je t’en prie. »
Ça voulait dire ne me laisse pas, pas comme Tibère. Claude était confus. Dans ses pensées et ses mots. Pas confus comme Tibère qui en devenait violent, grandiloquent, qui se mettait à agiter les bras et rire comme un fou, non, confus comme Claude qui s’enferme et délire et invente des théories et a besoin des gens. Il se laissait aller parce qu’il aimait bien Léola et qu’il avait besoin de relâcher tout ça et de laisser couler, tant pis s’il avait l’air tellement mal en point. Il irai mieux plus tard.
(j'essaye un nouveau style d'écriture plus dans la lignée de "l'écriture de l'instant" mais fichtre, c'est pas très concluant) |
|  | | Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Mer 3 Juin - 15:31 | |
| [box, j'ai vérifié xD ok pour avant le mariage, toute façon Léola y était pas, et sinon désolée pour le retard et le style mélodrame :s]
Elle soupira. C'était logique que Claude veuille savoir, lui qui voulait tellement n'avoir rien à reprocher à Tibère. Sauf que celui-ci s'éloignait infinitésimalement, imperceptiblement, très très légèrement du stéréotype habituel de la sainte Nitouche, quoi qu'on puisse lui trouver comme merveilleuse excuse. D'ailleurs, Léola doutait que le Romain se comporte irréprochablement, de retour dans sa ville natale, le périmètre avait dû être bouclé en tant que zone dangereuse.
- Une petite affaire entre Tibère et moi, il a fait une tache sur une de mes chaussettes. Ce qui est complètement impardonnable, fit-elle remarquer, un peu moqueuse.
Manière bien à elle d'essayer d'éviter que Claude ne sombre à nouveau dans un état pathétique et ne décide de s'ouvrir les veines. Ce qui serait fortement regrettable, y compris, y compris pour Strictwise. Eh oui, il semblait que l'incroyable était survenu. S'il n'avait pas encore érigé un autel à la gloire de l'Italien dans un coin de leur chambre, il ne le détestait plus non plus. Le jour où il en avait fait l'annonce, Léola en était restée comme deux ronds de flanc, persuadée qu'il se payait sa tête. Eh ben non. Non, Strict' se sentait en mesure, selon ses propres termes "de rester dans la même pièce que le sale mafieux sans s'enfuir en poussant des cris d'épouvante". À condition de rester dans des intentions parfaitement honorables, bien entendu.
La jeune fille retira un brin de paille niché dans sa chevelure châtain, sans lâcher Claude des yeux. Aime-moi. La première chose qu'elle voulait faire était de l'embrasser, peut-être, et de lui dire que bien sûr, il était bête, évidemment qu'elle l'aimait, cette question, cet imbécile. Mais c'était juste hors de question, parce que, parce que, juste parce que c'était comme ça. Dire ça, c'était tellement trop risqué pour elle qui n'y connaissait vraiment rien.
À la place, elle se tourna vers lui et le regarda un moment, avant de dire doucement :
- Et si j'te disais Claude, Tibère je l'aime pas, Tibère c'est qu'un enfoiré et je peux pas l'encadrer. Alors, tu crois que t'aurais encore envie que je t'aime ?
Elle marqua un temps, avant de reprendre, de plus en plus bas :
- Est-ce que, si j'en aime un, je suis obligée de vénérer les deux autres ? Et est-ce que je serai jamais là que pour pleurer comme une bonne soeur quand toi tu peux même plus tellement t'es défoncé et pour t'aimer quand t'en as besoin ?
Elle était complètement dépourvue de colère à son encontre. Elle était juste... vraiment triste. |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Ven 5 Juin - 20:18 | |
| Claude garda le silence et abandonna le sujet à la réponse de Léola. Très bien, elle ne voulait pas en parler, tant pis, ils n’allaient pas s’étendre sur le sujet. Il en crevait de curiosité, mais peu importe. Pas la peine de forcer, hein ? Claude avait un petit côté très compréhensif, sûrement dû à sa sensibilité, et bref, il n’avait pas envie d’emmerder Léola avec cette histoire. Alors il se contenta de sourire faiblement.
Quand elle le regarda il soutint son regard, sentant plus que jamais ses yeux fatigués et brillants, les sentant avec toute la force de la paranoïa de défoncé. Il avait honte, un peu. Comme quand il se retrouvait fracassé face à des gens dont il savait que ça les décevrait, mais qu’il ne pouvait rien y faire, il l’était et c’est tout. Ou alors comme quand la fume le rendait complètement parano et qu’il flanchait sous le regard des profs. En résumé, une situation désagréable… mais il soutint quand même le regard de la jeune fille. Parce qu’elle le méritait. Mais il pâlit quand elle parla enfin. Si c’était possible, il devint encore plus blanc et avant qu’il détourne son visage épuisé, ses yeux brillèrent d’un mélange de déception et de colère. Ce fut à son tour de rester silencieux tandis qu’elle finissait de parler et qu’il gardait les yeux fixés sur la paille du box, tournant et retournant un brin entre ses doigts.
Et alors, si elle détestait Tibère ? Il pouvait vivre avec ça, ouais. Mais il savait que ça finirait par le dévorer, le ressentiment, la colère de voir Léola haïr le mec qu’il aimait le plus au monde. Ouais, il aurait toujours envie qu’elle l’aime. C’était comme ça, il était en train de tomber amoureux d’elle, rien moins que ça. Mais est-ce qu’elle pourrait l’aimer ? Et surtout, si un jour Tibère avait besoin de lui, si un jour Tibère voulait partir avec lui n’importe où… hé bien Claude le suivrait, Léola ou pas. Non, il le suivrait surtout si Léola le détestait, il se dirait « et alors ? elle n’aime pas Tibère alors elle ne peut pas venir avec nous, tant pis. »
Enfin il répondit, d’une voix morne et sans timbre.
« Oui. »
Puis :
« Non. »
Un soupir, un temps d’arrêt. Oui quoi, non quoi ?
« Ne me dis pas que tu ne les aimes pas. Ne dis pas ça. Je m’en fous, je m’en fous que tu ne les aimes pas. Enfin… non, je ne m’en fous pas. Je veux pas savoir. Parce que tu vois, Léola, là je t’aime. Je crois. Alors s’il te plaît… »
Sa voix descendit tellement qu’elle mourut. S’il te plaît, ne me complique pas la tâche ? C’est ça qu’il allait dire ? En gros, oui. Mais dire ça, c’était tellement bête, tellement lâche et facile, il ne pouvait pas l’exprimer. Il reprit la parole, plus ferme. Releva enfin les yeux pour la regarder.
« Tu sais que c’est faux, ce que tu dis. Tu n’es pas là que pour pleurer et être là quand j’en ai besoin. Tu le sais. Jusqu’à maintenant ça a jamais été le cas. Mais là j’ai besoin de toi, merde. »
Il se leva lentement, passa une main légère dans les longs cheveux de la jeune femme et son sourire fut douloureux.
« T’en as beaucoup des comme ça, des reproches du genre je fume trop, j’aime trop ce malade de Tibère, peut-être aussi je suis trop faible ? Hein ? »
Lui non plus n’était pas en colère, lui aussi était juste triste. Et tellement las… Puis, parce que finalement, les non-dits ça ne mène à rien :
« Je peux supporter que tu n’aimes pas Tibère. Pas que tu l’accables de reproches. Je peux comprendre tes raisons mais… comme ça me déçoit… »
Il lâcha un rire triste, un rire sans joie. Amer. S’éloigna un peu vers le fond du box et s’y adossa, les yeux fixés sur elle. Même comme ça, peut-être surtout comme ça, il avait une certaine allure, maigre et débraillé, fatigué et le visage creusé et dans les yeux un tel éclat… |
|  | | Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Ven 5 Juin - 21:13 | |
| Léola essaya de ne pas penser que c'était la première fois que Claude lui disait qu'il l'aimait. Peut-être. Quelle qu'avait été l'intention de l'Italien, son assertion la blessa énormément. Non, elle n'avait pas été là quand il en avait eu besoin. Plaide coupable. Alors, oui, elle s'en voulait à mort, et la remarque ne pouvait pour elle sonner que comme une accusation. Elle leva la main pour gifler Claude pour la laisser retomber aussi brusquement. Il ne dut pas comprendre son geste, tant pis. Elle ne comprit pas non plus.
Elle ne savait pas quoi faire pour lui. C'était sans doute ça le pire. Elle n'osait déjà pas l'aimer, juste parce qu'elle savait qu'il ne l'aimerait probablement jamais autant qu'elle le ferait. Strict' lui avait dit, il lui avait dit...
- "Oublie, Léola. Tu ne peux même pas le comprendre, alors oublie ! Tout ce qu'il veut, c'est à Rome, et il ne t'a pas encore envoyée balader simplement parce que Rome c'est loin."
Le ton ne laissait pas de doute quant à l'auteur de ces paroles. Strictwise était-il complètement dans le vrai ? Peut-être, oui. C'est d'ailleurs ce qu'elle avait commencer à penser, presque inconsciemment. Strictwise ne voulait que son bien, et Claude elle ne savait pas ce qu'il voulait.
- J'ai pas de reproches pour toi, Claude, et j'en ai qu'un pour Tibère. Et si tu répètes encore que j'accable qui que ce soit, je me verrai dans l'obligation de te rire au nez et on aura tous les deux l'air d'imbéciles dépressifs en train de se marrer comme des psychopathes.
Elle le suivit au fond du box et s'assit en face lui, appuyée contre la paroi opposée. La jeune fille le considéra, l'évalua du regard avec un petit air amusé.
- Mmh. Tu ne me laisseras pas dire que tu es faible, je me prendrai une baffe avant d'avoir eu le temps d'articuler. Non ? Ou seulement si je m'acharne sur Tibère ? Tu me frapperais, tu crois, si je ne m'arrêtais pas ? Tu sais, je ne te laisserais pas faire, ajouta-t-elle en esquissant un sourire narquois.
Elle se tendit, réellement prête à parer. Tout ça n'était que de l'humour, mais si Claude voulait se déchaîner, elle ne jouerait pas les punching-balls. Elle rit enfin d'un vrai rire. Puis ajouta, en redevenant plus sombre :
- Je ne veux pas te décevoir.
La liste était déjà trop longue des personnes qu'elle décevait. _________________  |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Sam 6 Juin - 16:20 | |
| Claude se redressa, l’air réellement alarmé. Il posa un regard abasourdi sur Léola et s’exclama :
« Mais où tu vas chercher ça, Léola ? Jamais je lèverais la main sur toi, tu crois vraiment que je suis du genre à frapper les filles ? »
La jeune fille riait, mais pas lui. Comment pouvait-elle penser une chose pareille ? Claude avait peut-être des règles assez changeantes, et ses années de vie avec ce malade de Tibère l’avaient rendu assez tolérant avec la violence et la colère, mais de là à frapper une femme ! Il ne s’étendit pas plus longtemps sur le sujet, parce que déjà la jeune fille enchaînait, disait qu’elle ne voulait pas le décevoir. Il fit un pas vers elle, les bras tendus et avec une expression désolée, mais s’arrêta :
« Oh ! Ne dis pas ça… Tu ne me déçois pas ! »
Il avait peut-être plein de défauts, Claude, mais on pouvait lui accorder une chose : il était du genre conciliant, avec les filles surtout. Et il n’aimait pas faire du mal aux autres, en tout cas pas consciemment. C’est pourquoi il finit son mouvement et se retrouva juste face à Léola, n’osant pas la prendre dans ses bras, lui disant d’une voix douce :
« Je suis désolé d’avoir dit ça, tu ne me déçois pas. Pas du tout. C’est juste que… tu sais bien, je suis susceptible sur le sujet des Empereurs. Excuse-moi. »
Toute amertume avait disparu, ne restait plus que le regret d’avoir fait penser à Léola qu’il serait capable de la frapper, de lui avoir fait penser qu’elle le décevait.
Là, en cet instant, il allait prendre la jeune fille dans ses bras, il allait lui sourire et lui promettre que ça irait, il allait arranger les choses, il allait faire tout ce que vous voulez. Là, en cet instant, retentit un jovial « Hé, Claudius ? Tu te caches ou quoi ? » et le Claudius en question se tourna vers la grande porte. David. David qui entrait de son pas tranquille, repoussant d’une main Jamaïque qui cherchait à sortir et de l’autre refermant la porte. David souriant, ses beaux yeux sombres reflétant ce sourire, David et ses mouvements fluides, David et son intelligence vive et son ironie acérée. Claude pensa un instant à reculer d’un pas, et puis non. Pourquoi reculer ? Il avait le droit d’être proche de Léola, il l’aimait. Peut-être.
David s’immobilisa à l’entrée du box, ses yeux se rétrécirent et un sourire en biais naquit doucement. Il l’avait déjà vue… mais oui.
« Salut. Léola, hein ? Désolé de vous déranger, je voulais voir Claude mais si vous êtes occupés, tant pis. »
Une nuance d’humour habitait sa voix et Claude détesta en un éclair sa désinvolture et sa beauté, en fut jaloux. Cette impression disparut aussi vite qu’elle était venue et ne subsista que l’amitié de toujours tandis qu’il saluait David. Ce dernier lui tapa dans la main, un « check » comme ils disaient en France, paraît-il. Puis reporta son attention sur Léola :
« Alors c’est toi, la jolie Léola ? Je peux pas dire que Claude m’aie beaucoup parlé de toi, vu qu’il dit plus rien ces derniers temps… »
Il éclata de rire et fit un clin d’œil au couple.
« Mais j’étais impatient de savoir qui tu étais. »
Il s’avança, tendit la main pour lui serrer. |
|  | | Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Sam 6 Juin - 17:23 | |
| Apparemment, il regrettait qu'elle l'ait supposé violent, mais après tout, elle ne pouvait pas savoir. Elle n'était pas idiote, ou en tout cas, elle était renseignée, et elle était sûre que pas un des Romains n'était un chérubin en porcelaine.
Un homme fit une entrée bruyante dans l'écurie et, à voir la façon dont il salua Claude, il n'y avait pas beaucoup le choix au sujet de son identité. La jeune fille se figea, surprise. Ce n'était pas la première fois qu'elle rencontrait David Spinelli, à son grand étonnement. Elle fronça imperceptiblement les sourcils, constatant que le pressentiment qu'elle avait eu à son propos se vérifiait instantanément, mais se mêlait à la même fascination que celle que lui avait inspirée les deux premiers empereurs. Complètement étrange.
Léola se redressa et frotta son pantalon recouvert de brins de paille.
- Occupés n'est pas le mot, non, fit-elle remarquer avec un sourire ironique.
Elle serra sa main.
- Je suis toute aussi impatiente de savoir qui vous êtes, vous, même si ça n'a pas l'air tellement compliqué à deviner.
L'étudiante pouvait admirer le charme évident et l'aisance naturelle du troisième Italien. "Ce doit être un sacré manipulateur" fut sa première pensée. Elle se rendit compte peu à peu que ses efforts pour ne pas paraître mal à l'aise retombaient complètement à plat, à son grand désappointement. Peu importait, de toute façon, il était primordial qu'elle dise quelque chose de sensé si elle ne voulait pas passer pour une demeurée, au risque que Claude change d'avis au sujet de son réjouissant "je crois". La jeune fille fut un instant distraite par un message de son daemon, et elle sourit faiblement.
- Nous serons bientôt cinq dans le box, sans compter Jamaïque qui doit commencer à s'impatienter. Je propose qu'on sorte pour éviter de se retrouver les uns sur les autres, ce qui pourrait être atrocement gênant.
Elle quitta la stalle et obligea la jument à s'y retrancher, avant de jeter un regard amusé à Claude. Si Strictwise arrivait maintenant, ça promettait d'être festif. Le pas léger du renard se fit entendre à l'extérieur, et il poussa la porte des écuries d'un coup de museau, pour s'immobiliser à son tour à la vue de David. Il comprenait vraisemblablement très bien qui il était et s'en souvenait également.
- Monsieur Spinelli, bonjour. Monsieur Sale-Type, même chose, fit-il après un salut de la tête calme. - Je vous présente le charmant Strictwise, le renard le plus empli de tact et de compréhension de toute l'Ecosse, ajouta distraitement Léola.
Le daemon la rejoint et s'assit posément à ses côtés.
*Alors ? Tu le détestes aussi, celui-là ?* *Non. Ce spécimen a l'air plutôt vivable. Tu ne voudrais pas plutôt sortir avec lui ?*
Léola lui jeta un regard en biais, choquée.
*La réponse est non. Je n'aime pas les garçons qui ont l'air de gens bien dès le premier abord. C'est beaucoup trop suspect.*
Le daemon eut un sourire discret à l'égard de sa moitié, avant de s'adresser aux deux Italiens :
- Ces messieurs ont peut-être l'intention d'occuper leur après-midi à autre chose que subir la conversation incohérente de mademoiselle ici présente ?, s'enquit-il d'un ton narquois. Car dans ce cas, je la récupère. |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Dim 7 Juin - 17:21 | |
| David eut un rire désinvolte et fit un mouvement vague de la main :
« Ha oui. Je ne me suis pas présenté. Mais tu es maligne, hein ? David Spinelli, troisième pointe du triangle infernal, bien deviné. »
Il avait parlé d’une voix détendue, une nuance de dérision, un petit sourire aguicheur jouant sur ses lèvres. Léola n’était pas bien, et il le savait. Il le sentait, disons, ça se voyait et il se demanda distraitement pourquoi. Mais juste distraitement, en vérité il s’en foutait. Sous ses airs enjôleurs David était plutôt… arrogant. Alors les états d’âme de Léola, même si elle avait l’air bien gentille, ça l’intéressait moyennement. Claude suivait sur le visage de son ami ses pensées et il soupira intérieurement. David ne s’intéressait qu’à lui-même, aux deux empereurs et à ce qui pouvait lui servir ou l’amuser. Il se comportait toujours ou presque de façon irréprochable, mais en vérité était empli de mépris. Il se moquait de tout et tout le monde, était sûr de lui, de son corps et de son esprit. Mais Claude l’adorait comme un dieu.
Il fut coupé dans ses réflexions par Léola qui annonçait qu’ils seraient bientôt cinq. Immédiatement, il se crispa. Bon dieu, si Strictwise le voyait dans cet état il allait encore hurler et ce serait désagréable pour tout le monde. David, de son côté, ne sachant pas de qui la jeune femme parlait, éclata de rire quand elle conclut en disant que ce serait « atrocement gênant » qu’ils se retrouvent les uns sur les autres.
Ils sortirent donc, et Claude se frotta le visage dans l’espoir de paraître moins pâle et moins malade. Il en était à chercher désespérément un moyen d’être moins défoncé quand Strictwise entra. En le voyant Claude faillit éclater de rire. Il venait de se mettre dans un état de panique avancé en apprenant l’arrivée de Strictwise, allant jusqu’à oublier que c’était… un renard. Le daemon de Léola. Pas à dire, ce daemon avait le truc pour être autoritaire, il l’avait fait flipper. Et Claude n’était toujours pas calmé, ses mains tremblaient un peu. Si peu…
David rendit son signe de tête au renard, assorti d’un sourire gracieux. Sourire qui se figea en entendant le surnom dont le daemon affligeait Claude. Il le suivit du regard et tandis que les deux moitiés conversaient sans que les italiens s’en doutent, ils parlèrent à voix basse :
« Mais c’est quoi ce daemon ? Il te déteste ? » « Il est du genre autoritaire, vois-tu. Et très… traditionaliste ? »
David eut une petite grimace compatissante qui se transforma en sourire aimable quand il entendit Strictwise s’adresser à eux. Ce fut lui qui répondit, alors que Claude faisait deux pas pour se retrouver tout à côté de Léola.
« Oh, moi qui comptais faire sa connaissance ! On ne vous fait quand même pas si mauvaise impression, vous pouvez rester, non ? »
Si David avait été diplomate, accompagnant ses mots d’un clin d’œil et d’un sourire rassurant, Claude réagit comme à son habitude avec le renard. Il lui jeta un regard un peu moqueur et déclara :
« Strictwise a bien trop peur qu’il arrive quelque chose à la jolie Léola, il préfère l’enfermer. »
Puis, s’adressant directement à la jeune fille, passant son bras autour de ses épaules :
« Mais c’est à toi de décider, non ? Ça te dit pas de passer un moment avec nous ? »
Il essaya d'imaginer quel effet il devait donner, d'occulter les effets de la drogue qu'il avait fumée en quantités appréciables et de se convaincre qu'il se comportait normalement. Merde, Strict pouvait pas si mal tomber. |
|  | | Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Lun 8 Juin - 14:19 | |
| - J'en connais d'autres qu'on devrait enfermer, maugréa le renard. Ou réenfermer.
Et paf, dans la mâchoire. Léola écarquilla les yeux, toujours surprise par le sadisme réjoui de son daemon. Elle qui croyait qu'il allait devenir aimable, poli, exquis et tout, maintenant qu'il disait supporter Claude, c'était raté. Tout bien réfléchi, ça devait plutôt être un réflexe de sa part : on ne devient pas sympathique en une fois.
Elle interrompit sa rélfexion en constatant que Strict' détaillait la mine de l'Italien, apparemment très mécontent. Aïe. Elle ignorait l'étendue de ses connaissances au sujet des effets de certaines consommations pas forcément légales, mais pour paraître aussi peu ravi, il devait être plus ou moins au courant. Et, à voir sa tête, il n'appréciait pas du tout (il avait déjà du mal avec le tabac, alors...).
- Dites-moi, jeune homme, glissa Strictwise d'un air froid. Ils ne vous donnent pas de peignes à Alcatraz ?
Il marqua une pause avant d'ajouter d'un ton méchant :
- Capone, lui, n'était pas un pauvre shooté avec une gueule de déterré.
Re-paf dans la mâchoire. Et comme Claude n'en avait que deux, il était grand temps que le renard la ferme. Léola prit la parole en français, cassante comme jamais :
- Strict', passe tes nerfs sur quelqu'un d'autre. Je ne sais pas, y a plein de possibilités, on est dans une écurie après tout, ça fait un défouloir par box ! Et si tu survis à ton petit rodéo tu pourras m'expliquer pourquoi tu as subitement décidé de ne pas lui foutre la paix, pour une fois. - J'ai changé d'avis. Non mais tu l'as vue, ton idole ? C'est pitoyable ! Et les drogués, c'est dangereux ! - Les renards aussi, parce qu'ils enragent facilement.
Chose singulière, le daemon se tut, laissant néanmoins sa moitié plus que sceptique. Il gardait rarement longtemps le silence et mieux valait profiter de ces merveilleux moments privilégiés où sa bouche restait fermée. La petite dispute du couple avait tout de même été bruyante, et Léola fit un signe de tête aux Italiens, l'air de s'excuser des quelques petits problèmes internes.
- Mon daemon est un abruti, mais j'assume, résuma-t-elle à l'intention de David, dans un sourire indifférent.
La jeune fille attrapa le bras de Claude, qui entourait ses épaules et que Strictwise semblait essayer de désintégrer du regard.
- Si, je veux. Strict', tu sors.
Le renard lui lança un regard de protestation et se campa sur ses pattes dans une attitude typique de j'y-suis-j'y-reste très agaçante. Dans un soupir, la jeune fille abandonna la partie. De un, elle ne pouvait quand même pas exiler sa moitié dès que Claude pointait le bout de son nez, et de deux, elle était persuadée qu'il disparaîtrait bientôt de son propre chef, bien plus apeuré qu'il ne voulait l'admettre (patience et longueur de temps font plus que force ni que rage - et surtout avec Strict').
- On fait du cheval ?, proposa tout à coup la jeune fille en redressant la tête, comme si c'était l'idée la plus incroyable qu'on puisse avoir dans un endroit comme une écurie.
Il y avait un moment qu'elle n'avait plus tenté l'expérience, mais ça pouvait s'envisager et, en plus, ça exaspérerait son daemon. |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Mar 9 Juin - 21:37 | |
| Claude serra les dents quand Strict répondit. Ce renard avait l’air de prendre ça avec la plus totale désinvolture, ou alors avec le plus grand sadisme, mais mine de rien il frappait juste. Parce que Claude avait violemment souffert de son séjour en prison et parce qu’il savait qu’il avait des raisons pour y être, des raisons bien valables. Alors cet enfoiré de daemon qui lui disait d’une voix tranquille qu’il fallait l’enfermer… David jeta un coup d’œil alarmé à la moitié de Léola et fit un bruit à mi-chemin entre le ricanement et le hoquet de surprise. Il regarda, alarmé, Strictwise détailler son ami, suivit son mécontentement sur l’étrange visage expressif du daemon, pressentit l’éclat. Qui ne tarda pas.
Claude se redressa, foudroya l’animal du regard et répliqua, les mâchoires toujours serrées :
« Il pouvait bien ne pas avoir une tête de déterré, Al Capone, lui au moins il se traînait pas un renard acariâtre comme chaperon. »
Il resta ainsi, tendu et les yeux lançant des éclairs. Claude s’énervait rarement mais quand ça arrivait, il était plutôt mesquin, lui aussi. Il fixa ainsi le daemon, sans ciller, tandis que lui et Léola se disputaient en français et que David s’accoudait à la porte d’un box pour regarder le spectacle. David fit un signe de tête complice à Léola quand elle se tourna vers lui mais ne dit pas un mot. Il n’avait rien à voir dans l’affaire, lui ! Son daemon, l’immense chienne patou, qui était restée silencieuse et d’une rare discrétion depuis le début de l’affaire (je l’avais oubliée mdr), releva lentement la tête et fit un clin d’œil.
Claude ne lâcha Strictwise du regard que quand Léola finit par proposer de faire du cheval. Là, il tourna lentement son regard vers elle, sourit au bout d’un moment et répondit d’une voix douce :
« Oui, c’est une bonne idée. On pourrait prendre des chevaux dans l’écurie, Jam est trop nerveuse pour être montée… en tout cas, moi j’en suis incapable. Mais je vais lui passer un licol et me promener à pied avec elle. Prend un cheval si tu veux. »
Il jeta un coup d’œil à David qui acquiesca d’un signe de tête. David avait quelques notions d’équitation, il se tenait bien mais n’avait jamais approfondi. Tibère était un cavalier émérite, seul Claude n’avait monté en tout et pour tout que deux fois dans sa vie. Alors que son ami allait chercher une selle après avoir choisi un massif cheval pommelé (Tibère l’aurait reconnu pour l’avoir monté en compagnie de Brise dans la Lande), Claude passa un licol à Jam. Se tourna vers Léo et fit un signe de tête en direction de son daemon :
« Lui, il bouge. Je suis désolé, Léola, mais j’en ai assez de cet imbécile de renard imbu de sa personne. »
David revint avec la selle. Sentit immédiatement la tension de Claude. Mais comme aujourd’hui, l’indésirable était un daemon, c’est Klee, la massive chienne blanche, qui s’avança vers le renard. Elle marcha jusqu’à se trouver face à lui et grogna une fois. Un simple son rauque, bref. Puis elle sembla l’oublier et continua à marcher, rejoignant David et le gros cheval. |
|  | | Léola Velvethone Etudiante


Nombre de messages: 304 Age: 27 Localisation: Sywhaîd Date d'inscription: 02/11/2007
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Jeu 18 Juin - 12:22 | |
| [Je crois que c'est le dernier, ou avant-dernier selon ce que tu veux... Non ?]
Et toc. S'il y avait une allusion qui pouvait remettre Strict' à sa place c'était son rôle exaspérant de chaperon que lui reprochait à peu près... tout le monde. De plus, Claude le fixait d'un regard noir que lui-même était incapable d'imiter ou de supporter, limitant ses "propres" attaques à de simples coups-bas. Rageur, il détourna les yeux vers David. Sur ce coup-là, il fallait l'avouer, il perdait. Ce qui était même parfois plus dangereux que de le laisser gagner, il devenait un peu... hargneux ? Disons encore plus hargneux. Raison de l'exaspération de Léola, qui commençait à se demander quand est-ce Strictwise commencerait à devenir un peu plus ouvert d'esprit.
Elle se retourna pour inspecter la rangée de compartiments derrière elle, et jeta son dévolu sur un grand alezan plutôt calme qu'elle libéra, préférant le seller hors de son box. Jamaïque était déjà prête, ne devant pas être montée, et Claude exigea le départ du daemon de Léola, avant d'ajouter qu'il était "désolé".
- Moi pas, mentit-elle en disposant un tapis de selle sur le dos de sa monture.
La raison pour laquelle elle s'en voulait était qu'après tout, Strict' était censé être une partie d'elle. Et qu'elle ne voyait pas bien comment Claude pourrait encore la supporter longtemps si sa présence incluait la plupart du temps celle d'un renard antipathique et vicieux et qui, qui plus est, représentait un composant à part entière de ce qu'elle était, elle. Pour autant, elle n'avait jamais autant désapprouvé sa moitié qu'en cet instant. Faire de l'humour un peu cassant, soit, se montrer quelque peu radical, d'accord, la possessivité, ça passait jusqu'à un certain point. Mais là c'était de la méchanceté et du sadisme. Elle serra les sangles de la selle un peu brusquement, puis rectifia et se tourna vers son daemon, concentrée pour garder une expression froide, de manière à ne plus lui laisser croire qu'il pouvait décider de tout. Apparemment, il venait, de plus, de se faire grogner dessus par une Klee impliquée.
Elle n'osa rien dire - se doutant bien que la moindre remarque inappréciée par le renard blanc serait dûment payée dans les semaines à venir - mais le considéra fixement, attendant qu'il parte. De toute évidence, il cherchait une quelconque façon de sortir la tête haute, puis renonça à lancer une dernière pique et jeta à sa moitié un regard tout simplement glacial. Elle tressaillit, mais il tourna aussitôt les talons. Une fois qu'il eut passé la porte, Léo respira.
- Désolée, fit-elle sombrement en s'appuyant sur un tabouret pour enjamber l'alezan.
Mais peu importe, s'il était une chose qu'elle faisait à la perfection, c'était passer d'un sujet à l'autre sans y réfléchir plus longtemps. Alors il était hors de question de gâcher l'après-midi de trois personnes (plus un daemon) à cause d'un malheureux boudeur ! Léola serra les talons sur les flancs du cheval, un sourire détendu naissant rapidement sur son visage. Yahou. |
|  | | Claude Valhubert Ancien Personnage


Nombre de messages: 152 Date d'inscription: 28/09/2008
 | Sujet: Re: Life without life is not life at all... Sam 20 Juin - 12:56 | |
| Claude vit avec satisfaction Strictwise passer la porte. Pour David, ce fut plutôt du soulagement. Il se hissa sur le gros cheval et le fit sortir de l’écurie alors que Léola faisait de même. Claude les suivit, tenant Jam avec son licol. Il n’en menait pas large, la jument étant très motivée à l’idée de sortir et tirant violemment sur la longe. Claude essaya de faire bonne figure et peu à peu se détendit à son tour. Ils marchèrent un peu et au bout d’un moment, l’italien se tourna vers la jeune fille :
« Dis, ça te dirais de venir avec nous à Rome cet été ? On va… euh, on va voir Tibère. »
Il avait un peu hésité, se souvenant du début de leur conversation. David leur jeta un petit coup d’œil, sourit et talonna sa monture qui partit dans un galop pesant. Sans un mot, il s’éloigna au petit galop, se contentant d’un signe de la main. Par contre, même si ce départ avait gravement la classe, Claude grimaça quand Jamaïque hennit et donna un violent coup de tête pour se dégager et suivre le mouvement. Il tint bon, essaya de ne pas penser à la douleur qui venait de traverser sa main et lâcha un sourire éclatant mode surfeur à Léola.
« Je… ça me ferait très plaisir de… enfin, de t’emmener à Rome, tu sais ? On pourrait bien s’amuser. Et puis tu rencontrerais mes copains. »
Mais pourquoi il hésitait comme ça ? Claude, désinvolte Claude, tranquille et sûr (enfin, en apparence et quand il déprimait pas) oui donc Claude qui se met à bégayer comme un gosse qui invite une petite copine à dormir à la maison ? Il éclata soudain de rire et jeta un coup d’œil à Léola, le visage lumineux pour la première fois depuis la Cour.
(ouaip, dernier message) |
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