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| | Quête de Robin Perkins-Lloyd | |
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Robin Perkins-Lloyd

Nombre de messages: 4 Age: 16 Date d'inscription: 13/12/2009
 | Sujet: Quête de Robin Perkins-Lloyd Lun 14 Déc - 13:10 | |
| - J’AI DIS NON ! Invectiva Robin tandis qu’un ivrogne lui proposait une énième fois de l’accompagner jusqu’à la Brume. D'où il sortait d'abord ?! Exaspérée, elle pressa le pas pour échapper aux palabres de son admirateur. S’il la suivait encore, elle se jura de lui faire passer cette envie et accessoirement de lui faire avaler ses dents –ou ce qu’il en restait. Pas le droit d’utiliser la Magie en public ? Et alors ? Ce type lui tapait sur le système et l’odeur nauséabonde qu’il dégageait l’insupportait. Et à coup sûr c’allait imprégner les fibres de sa jolie robe chocolat signée Andrew GN qui lui arrivait à mi-cuisses. Le drapé soyeux enveloppait son joli corps svelte à la perfection, le rendant plus aérien encore. Ses jambes, parfaitement galbées évoluaient avec aisance sur le sol imparfait grâce à de petites bottines en cuir noir. Et, pour finir, une petite cape noire couvrait ses épaules de la plus jolie manière. Apprêtée ainsi, on eut pu croire que Robin allait au bal ou se rendait à un gala de charité, mais non. Elle aimait porter les créations de couturiers branchés et ne manquait pas une occasion d’acheter les dernières nouveautés exhibées dans les Fashion Week du monde –Paris et Londres essentiellement. Bon certes l’ensemble ne paraissait pas très couvert pour la saison mais c’était sans compter sur un sortilège de réchauffement. Robin soupira, excédée. Pourquoi avait-il fallu que la limousine tombe en panne précisément en pleine cambrousse ? Et pourquoi pas dans ce bled crasseux ?! Comment déjà ? Glennfinnen ? Et pourquoi était-elle tombée en panne précisément aujourd’hui ?! Sûrement la faute de cet abruti d’Edward, le chauffeur mandaté par ses parents, qui avait fixé le moteur l’air béat comme s’il allait se réparer tout seul. Il l’avait même regardé elle d’un air suppliant. Comme si elle allait fourrer son nez là-dedans ? Nan mais, et puis quoi encore ? Pas question qu’elle aille tripoter de l’huile de vidange. De toute façon, ils n’étaient plus très loin d’après le MLS (Magical Localisation System). Un miles, deux au plus. Elle avait alors décidé de marcher. Comme un exutoire pour palier aux divers manques qu’elle allait inévitablement ressentir une fois arrivée à destination : manque de confort –on vivait dans une ferme apparemment-, manque de sarcasmes à l’attention de ses parents –mais elle trouverait bien une autre cible-, manque de divertissement –il parait que les ondes magiques réduisaient l’utilisation de certains appareils-, etc. Bref, la marche était encore un moyen comme un autre de se défouler avant… Avant quoi ? De croupir loin de la civilisation ? Pensa-t-elle amère. Elle avait planté le chauffeur sur place, rejetant ses protestations et arguant que de toute façon, elle préférait encore finir dans un petit bled que supporter le joug parental –et fit promettre à Edward de répéter cette phrase mot pour mot à sa mère. Marchant d’une démarche altière –un peu crâneuse-, Robin avançait d’un bon pas, portant à bout de bras un petit sac en cuir noir pas plus gros qu’une pochette dans lequel se trouvait la totalité de sa garde-robe –dont l’intégrale de la collection automne-hiver 2009 de ES Orchestres ! Son cœur battait la chamade, en partie à cause du rythme soutenu qu’elle tentait de conserver, mais aussi par l’agacement prononcé que produisait la présence de ce vieux clochard malsain. Finalement, Robin stoppa son pas et fit volte-face. Elle pointa un doigt rageur sur le torse du mendiant –non sans une légère grimace de dégoût- avant de le prévenir d’une voix glaciale : - Ecoute vieillard…Elle inspira profondément pour garder son calme mais n’obtint de son corps qu’une remontée nauséeuse. Portant alors une main sur son pendentif, Robin reprit, d’un ton toujours implacable : - Je te promets que si tu esquisses ne serait-ce qu’un seul pas dans ma direction, je te fais avaler les trois dents qu’il te reste.Son ton était sans appel. Aucun doute n’était possible et la lueur sombre qui s’alluma dans les prunelles bleues de Robin ne trompa pas l’inopportun : elle mettrait vraiment sa menace à exécution ! L’ivrogne déguerpit alors sans demander son reste et Robin se retourna, un sourire satisfait sur son doux visage fin. Rajustant sa petite cape, l’adolescente releva fièrement la tête et se remit en route. *Heureusement que j’ai choisi l’Aventurine* pensa-t-elle en portant inconsciemment la main à son médium. L’Aventurine avait en effet la particularité de renforcer le self-control. Elle apportait la tranquillité intérieure et atténuait la mélancolie également, même si Robin n’était pas spécialement mélancolique pour le moment. On prêtait aussi à la Pierre de Soleil la vertu de rendre généreux et fidèle, mais ça… Robin n’en aurait pas mis sa main à couper… Elle marcha droit devant elle sur près de deux miles et finit par trouver une épaisse chape de brume qu’elle identifia comme LA Brume qu’elle cherchait, et s’enfonça dedans sans un regard en arrière. _________________  |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1049 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd Mar 15 Déc - 12:13 | |
| La Brume enveloppa Robin, d’une façon tellement étroite que la jeune femme ne pouvait plus rien voir, pas même à quelques centimètres. Elle resta comme ça quelques longues secondes, avant de se desserrer un peu, laissant tout le loisir à Robin de voir qu’elle avait été transportée dans une clairière dont l’herbe était bien verte, bien tendre, et pas du tout recouverte de neige comme elle l’aurait dû à cette saison. Mais surtout, l’occasion pour la jeune anglaise de voir que quelque chose d’autre que le décor avait changé… A présent, elle portait un pantalon en laine mal coupé, et un gros pull en laine de mouton à peine filée, tricoté main, qui sentait encore un peu le mouton. Deux vêtements issus des fabriques sywhaîdiennes. Elle n’avait d’ailleurs plus de maquillage, plus de bijou, et était coiffée d’une queue de cheval qui avait rien de très recherchée. Une Robin sywhaîdienne, voilà ce qu’elle était devenue… _________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Robin Perkins-Lloyd

Nombre de messages: 4 Age: 16 Date d'inscription: 13/12/2009
 | Sujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd Sam 9 Jan - 19:13 | |
| Robin n’avait jamais été spécialement claustrophobe pourtant, lorsque la Brume l’enveloppa, elle ne put s’empêcher de chercher une issue autour d’elle et d’éprouver quelques palpitations d’angoisse. La Brume se fit tellement dense qu’elle ne voyait même plus ses mains et ça, ça n’était pas fait pour la calmer. Okay… la partie venait de commencer. Cette réflexion fut bientôt suivie d’un autre mouvement de Brume qui sembla s’estomper un peu. Ouh… Voilà autre chose. Une clairière maintenant. Robin avait beau être difficilement impressionnable et s’y connaître pas mal en Magie, à Liverpool on n’avait pas de Brume magique ni de clairière qui apparaît comme ça ! Et une clairière parfaitement déneigée en plus. On se serait cru au printemps avec cette herbe bien verte. Mais un autre détail la dérangeait. Un truc étrange qu’elle n’arrivait pas à identifier. Son regard bleu sonda les alentours à la recherche d’un indice et elle porta machinalement la main à ses cheveux. Ses cheveux lâchés… qui ne l’étaient plus ! Elle se demandait à quel moment elle s’était fait une queue de cheval lorsqu’elle vit le réel changement et réalisa ce qui se passait. Mon Dieu, quelle était cette horreur ?! Qu’on lui file un pull en laine soit. Mais un pull en laine de mouton non traitée, c’avait un côté extrêmement rustique qui arracha une grimace à la belle blondinette. Ca grattait et… Snif… snn… - Yerk !… Ca sentait le mouton ! Tout comme le pantalon d’ailleurs. Robin secoua la tête, désolée. Comment pouvait-on faire des trucs aussi laids ? Elle tira sur la ceinture du pantalon et fit claquer l’élastique, provoquant un mouvement d’air qui apporta l’odeur bestiale à ses narines. Heureusement pour elle, elle ne pouvait pas voir que son mascara, unique maquillage qu’elle se permettait, avait disparu lui aussi. Sa montre, ses deux petites bagues, son collier et son fin bracelet doré, tout avait disparu. Une main portée à ses oreilles lui confirma que les deux petits clous noirs n’étaient plus là eux non plus. Sachant pertinemment qu’il s’agissait d’un coup magique, Robin ne put s’empêcher de regarder par terre, au cas où… - Et alors quoi ?! Lança-t-elle en s’adressant au vide, les paumes vers le ciel. C’est ce qu’on porte ici ?Une vision d’horreur de gens uniquement habillés en laine de mouton lui traversa fugacement l’esprit. Apparemment il était temps que quelqu’un intervienne ! Elle allait leur montrer qu’on pouvait faire des trucs sympas même avec de la laine, à ces villageois ! Non mais c’est vrai enfin. On ne pouvait décemment pas laisser de pauvres gens à leur sort, pensa Robin en songeant que quantité de gens ne connaissaient pas les joies de porter de la haute couture ou tout simplement des vêtements sur mesure. Elle poussa un petit soupire à la fois exaspéré et fatigué. Blasée elle regarda autour d’elle, en vain. Son regard se reporta sur ses nouvelles frusques et elle murmura : - Je suis sûre qu’il y a moyen d’en tirer quelque chose.Visiblement, Robin n’imaginait pas une seule seconde que son nouvel accoutrement était un avant goût de sa future vie. Ou plutôt, elle n’imaginait pas qu’on puisse ne pas trouver de magasins de vêtements –faute de trouver de vraies boutiques haute couture- à Sywhaîd. Elle n’imaginait pas non plus que les sywhaîdiens faisaient leurs vêtements eux-mêmes. Quelle idée ! _________________  |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1049 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd Dim 10 Jan - 11:16 | |
| Pour le moment, la Brume ne semblait pas considérer comme important d’expliquer à Robin dans quelle mesure elle se trompait. Au lieu de ça, un tableau noir apparut soudain au milieu de la clairière. Sur le tableau, une écriture fine et allongée avait écrit : | Citation: | 1) Impressionne-moi. 2) Convainc-moi. 3) Fais-moi rire. |
Il n’y avait pas d’autre précision, pas sur comment Robin était sensée faire tout ça en tout cas._________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | Robin Perkins-Lloyd

Nombre de messages: 4 Age: 16 Date d'inscription: 13/12/2009
 | Sujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd Mar 9 Fév - 0:14 | |
| Quand le tableau apparut, Robin ne put s’empêcher de hausser un sourcil naturellement fin. Voilà autre chose. Un tableau ! Alors quoi on retournait à l’école ? Instinctivement, la jeune fille s’approcha et commença à lire. « Impressionne-moi, convainc-moi, fais-moi rire ». Géniaaal ! Des devinettes maintenant. Comme si elle n’avait que ça à faire de son temps. Et les faire rire, encore ! Oui, Robin imaginait tout un conseil de vieux bonshommes trônant au-dessus des nuages et surveillant les postulants par-dessus leurs monocles ; malgré le fait que les consignes ne suggèrent qu’une seule personne. - Hum… commença Robin en se raclant la gorge. Un coup d’œil circulaire lui confirma que rien d’autre n’avait changé. Le décor était le même et ses vêtements n’avaient pas retrouvé leur magnificence d’entant (n’ayons pas peur des mots). Elle regarda à nouveau le tableau et soupira, profondément blasée. Bon… Puisqu’il le fallait… Dans un geste mécanique sa main chercha le médium qu’elle portait autour du coup, mais là, ô horreur, son pendentif n’y était plus. Une vague de sang lui monta au visage tandis que son cœur s’affolait. Merde ! Elle venait de perdre son médium ! Celui que son frère lui avait offert ! Et surtout elle ne voyait pas comment survivre sans magie ! Surtout s’il était vrai qu’on ne sortait pas de Sywhaîd à sa guise. * Bon, du calme, reste calme Robin !* se morigéna-t-elle. Elle s’efforça de respirer calmement à grande bouffées sous peine de faire de l’hyperventilation. Tout en cherchant une corde pour se pendre –cet affreux pantalon ferait sans doute l’affaire-, le cerveau de Robin, lui, agissait plus méthodiquement, jusqu’à ce que son regard ne se pose sur le rebord du tableau, où, à côté d’une craie blanche, elle trouva son médium. Alors seulement, son cœur repris son rythme habituel et ses pensées un cours plus cohérent. Robin expira profondément, véritablement soulagée d’avoir retrouvé son pendentif Après avoir recouvré tous ses esprits, Robin remit le pendentif autour de son cou et se planta face au tableau, les mains sur les hanches, un air de défi made in « Perkins-Lloyd frère et sœur » -il ne viendrait pas à l’idée de leurs parents de défier qui que ce soit voyons ! - Bon ! A nous deux !Okay. D’abord, impressionner. Visiblement son physique et sa volonté ne suffisaient pas à… la personne qui se cachait derrière tout ça. Trouvons autre chose. Pinçant son médium entre ses doigts fins, Robin ferma les yeux et matérialisa une petite aiguille et une bobine de fil blanc. Aiguille et fil tirés tout deux de son petit sac noir posé à même le sol à quelques pas d’elle. Munie de ses accessoires et une fois sûre que personne de louche ne rôdait, Robin ôta son pull, dévoilant un buste très fin et quelques discrètes rondeurs féminines dissimulées dans un ensemble en coton blanc pas très glamour il fallait bien l’avouer. Finalement, pour être plus à l’aise, l’anglaise s’assit en tailleur dans l’herbe fraîche, puis commença sa couture. Après trois bons quart d’heure, le pull en laine à col montant était devenu un pull à manches trois quart, doté d’un col en « V » qui pouvait mettre une jolie poitrine en valeur –la sienne n’était pas encore digne de ce col mais elle avait bon espoir. Elle enfila alors son « nouveau » pull qui tombait désormais à la perfection sur ses épaules et, après avoir à nouveau vérifié qu’elle était seule, tout au moins physiquement, ôta son pantalon. L’élastique voilà quelque chose que Robin n’aimait pas. Munie de son aiguille et de ses dents, elle arracha le bas des jambes à peu près à mi mollets. Des deux bas de pantalons, Robin tira deux bandelettes de laines dont elle entreprit de coudre les bords pour le pas qu’ils s’effilochent. Après avoir ôté l’élastique de la ceinture, Robin réalisa quelques petits passants avec les chutes de laine et glissa l’une des bandelettes pour en faire une ceinture. Finalement, elle coupa la seconde bande en deux, qu’elle cousit au bas de chaque jambe pour permettre d’en attacher le tissu. Après une ou deux retouches, ça et là, Robin enfila son pantalon devenu pantacourt. L’ensemble pull-pantacourt avait meilleure allure que ce dont on l’avait affublée à l’origine. Là au moins elle n’avait plus honte de porter de la laine, toute de bouc fut elle (mais il faudrait quand même songer à leur parler de cette odeur prenante à l’occasion). Elle soupira, contente de son travail. Mains sur les hanches, Robin fixa à nouveau le tableau qui ne bougeait pas. Impressionner… Et bien, elle espérait que la Brume serait impressionnée par ses talents de couturière et par le fait qu’elle n’avait pas fait appel à la Magie pour le faire. Bon maintenant « convaincre »… Okay…Well… Convaincre qui et de quoi ? Qui ? Facile : la Brume, ou le groupe d’érudits fictifs. De quoi… ? Robin supposait qu’elle devait les convaincre qu’elle méritait sa place dans le coin. Génial ! Prouver qu’elle voulait entrer en quelque sorte. Très facile quand on adorait patauger dans la boue et parler avec des moutons (êtres humains confondus), mais dans son cas à elle, Robin Perkins-Lloyd, la boue n’était pas une option qu’elle avait choisie. Ni ça, ni vivre dans une communauté où il fallait tout faire soi-même. Certes elle n’était pas impotente, mais elle n’aimait pas rendre de comptes. Elle détestait déjà avoir à le faire avec ses parents, ça n’était pas pour obéir au doigt et à l’œil de n’importe qui. Néanmoins la jeune fille se souvint d’un détail : si elle se faisait recaler par la Brume, elle n’entrerait pas à Sywhaîd. En soi, cette idée plaisait assez à Robin. Pas de changement, pas de vie à la campagne, pas de promiscuité avec des gens… d’origines modestes. D’un autre côté, si elle échouait il lui faudrait retourner à la maison. Ecouter encore le sempiternel politiquement correct de ses parents, l’hypocrisie qu’elle se sentait copier et les jugements hâtifs de toute une caste de personnes. Si elle échouait, elle devrait encore suivre leur mode de vie à eux et être la gentille fille de son important Papa et de sa riche Maman. Elle devrait être la belle plante, future dirigeante d’on ne sait trop quoi, mais forcément à la hauteur. Ou alors juste une belle plante, on lui pardonnerait sans doute sa bêtise avec le physique dont la nature l’avait dotée. Robin soupira. Elle avait besoin de vivre par elle-même, de faire ses propres choix. Devoir si finalement elle pouvait être une fille bien ou si elle n’était bonne qu’à draguer des mecs sans vergogne et devenir une pauvre cruche, de petite vertu de surcroit. Elle voulait vivre pour elle et si pour ça il fallait habiter un petit village d’Ecosse… Elle se redressa et parla d’une voix légèrement rauque, très assurée. - Ecoutez, je ne vois pas comment je peux vous convaincre. Tout ce que je sais, c’est que j’ai besoin d’entrer à Sywhaîd. C’est le seul moyen d’échapper à la dictature parentale et de voir ce que je vaux vraiment. Elle leva les mains au ciel avant de les laisser retomber le long de son corps. Je sais que je ne suis sûrement pas la meilleure recrue que vous ayez eue et vous avez sûrement déjà tout ce qu’il vous faut là-dedans, mais… Je peux faire l’affaire, ajouta-t-elle avec véhémence. Je sais faire tout un tas de choses, je me débrouille plutôt bien en couture, dit-elle en désignant le nouvel ensemble qu’elle venait de relooker. Je sais aussi cuisiner, un peu. Et je me débrouille aussi pas mal en magie, avec les minéraux notamment. Je saurais m’adapter !Robin était complètement sincère. En matière d’adaptabilité elle se connaissait parfaitement. Si elle disait qu’elle s’adapterait, elle s’adapterait. Point ! La jeune fille tourna la tête à droite et à gauche dans l’espoir de trouver une illumination pour faire rire. Franchement elle n’était pas dans le bain. Elle n’avait aucune envie de rire. Le clown c’était plutôt Jesse, et encore, à ses heures. Lui avait un humour cool. Elle, avait un humour enjôleur, hypocrite, destiné à la gent masculine uniquement. Et, en règle générale, l’humour n’était pas son arme favorite, loin de là. - En revanche pour l’humour, je suis désolée mais je ne peux rien pour vous. Je n’ai ni nez rouge, ni fausse moustache avec moi. Je déteste les blagues potaches et n’ai pas la moindre intention de me lancer dans un humour vaseux avec quelqu’un que je ne connais pas. Si votre communauté est aussi hétéroclite qu’on le dit, vous devez déjà avoir votre quota de comiques. Pas la peine que j’aille empiéter sur leur terrain alors que je n’ai de toute évidence aucun talent pour ça. Vous n’êtes pas d’accord ?...Le ton placide de Robin étonnait toujours son entourage. A seize ans elle avait son franc-parler et ses opinions, parfois changeantes mais toujours argumentées. Elle avait terminé sa plaidoirie par une question, espérant bien obtenir une réponse d’autre chose qu’un tableau. Elle avait répondu aux trois consignes, et ce sans magie par crainte de « tricher » à l’examen d’entrée. Elle espérait avoir impressionné et convaincu. Elle n’avait pas fait rire, certes. Mais elle n’était pas connue pour avoir de l’humour. Elle n’était pas insensible et riait parfois, comme la plupart des gens. Mais bien souvent, elle restait sérieuse, calculant se trajectoire pour parvenir à ses fins. Peut-être qu’elle pourrait également apprendre l’humour par ici ? Qui sait ? _________________  |
|  | | La Brume Admin Tout Puissant


Nombre de messages: 1049 Date d'inscription: 27/06/2007
 | Sujet: Re: Quête de Robin Perkins-Lloyd Mer 10 Fév - 15:33 | |
| « Oh je pense que vous vous trompez Miss Perkins-Loyd. » répondit une voix pleine d’intelligence, venant visiblement de la Brume d’où une silhouette se détachait. La silhouette était celle d’un vieil homme, mais pas un vieillard. Il était grand, et semblait en très bonne forme physique. Une longue barbe descendait de son visage plein de rides et il portait une longue robe de sorcier, d’un jaune pâle magnifique, avec quelques broderies runiques marron foncé. Cette robe devait avoir coûté une fortune, elle avait forcément été faite sur mesure et était tout bonnement magnifique. Il avait aussi de longs cheveux gris et des yeux clairs, presque transparents, qui brillaient d’une intelligence peu commune. On aurait pu assimiler le vieillard à Merlin, ou, si on était un peu plus moderne, on aurait bien pu l’imaginer répondant au nom de Gandalf. Il était la sagesse incarnée et l’intelligence personnifiée. Et le regard plein de sympathie et de chaleur humaine qu’il adressait à Robin ne masquait pas pour autant l’aspect inquisiteur dudit regard. On aurait dit qu’il pouvait voir à l’intérieur d’elle. « Je pense que quelqu’un d’aussi intelligent que vous doit forcément avoir un brin d’humour, même bien dissimulé. »Il sourit de nouveau, et ce sourire n’était pas fait pour tromper qui que ce soit. Il était sympathique, oui, mais il était aussi terriblement intelligent. Exactement le genre de personnes qu’on n’aurait pas aimé avoir en adversaire dans quelque domaine que ce soit. Le genre de personnes qu’on ne rencontrait pas à tous les coins de rues non plus, une telle intelligence n’était pas vraiment quelque chose de courant. « J’ai été envoyé ici pour vous tester. Seulement, je ne suis pas vraiment le plus à même de juger d’une couture, même si votre travail semble très bien fait. Vos paroles étaient intéressantes, mais là encore je ne suis pas la personne la plus douée pour en juger, n’ayez crainte, vous n’avez pas fait tout cela pour rien, la Brume, elle, est très capable d’en tirer quelque chose. »En disant la Brume, il avait pointé son long index vers sa droite, pointant le brouillard qui les entourait. Il avait une façon de parler très érudite mais qui en même temps ne mettait pas réellement de distance entre lui et son interlocuteur. Le sourire chaleureux et plein d’intelligence qu’il affichait tout en parlant l’illuminait d’une aura de sagesse et d’autorité que peu de gens pouvaient se targuer d’avoir. « Si nous recommencions ? Cette fois, je préciserai un peu mieux mes attentes, afin d’être sûr d’être capable de vous juger. »Il sortit de sa manche une longue baguette en bois clair et la pointa vers le tableau. Ce dernier s’effaça de lui-même. Il lança un sort de plus, et trois nouvelles consignes s’étaient inscrites. | Citation: | 1) Régalons-nous ! 2) Reposons-nous ! 3) Amusons-nous ! |
« Tout cela, magiquement, je vous prie. » ajouta l’homme, son regard perçant posé sur Robin.
Et au moment où il le précisa, une table apparut, une simple table de bois, sur laquelle se trouvait à présent tout ce dont Robin pourrait avoir besoin pour faire de la magie, vu qu’elle avait été à moitié dépouillée par la Brume._________________ Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.-Blaise Pascal. |
|  | | | | Quête de Robin Perkins-Lloyd | |
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