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 Nevereverdid

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Brise d'Oz
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MessageSujet: Nevereverdid   Mar 25 Aoû - 0:03

Brise n'avait pas cédé à une impulsion. Ce n'était pas son genre. Elle n'était pas impulsive, à dire vrai, ou très rarement. Dotée d'un cerveau reptilien froid et calculateur, il ne lui serait jamais venu à l'idée, sur un coup de tête, d'aller frapper à la porte de sa dernière conquête pour... disons, lui faire "la surprise". D'ailleurs ce n'était pas du tout son intention. De lui faire la surprise. A Claude.

Cela faisait quelques jours qu'elle y pensait, à cette porte, dans ce couloir, à quelques pas à peine de sa porte à elle. Au début, elle avait fait mine de ne pas s'en soucier. Elle passait devant, l'air de rien, le visage aussi lisse que ses courts cheveux blonds. Elle n'y pensait pas, ou faisait tout comme, vaquant à ses occupations, de ci, de là, sans jamais se trahir. Il y a des filles qui se rongent de l'intérieur, en pareille situation, les yeux caves, la mine soucieuse.
Brise n'en faisait pas partie.
Jamais ses pas ne s'égaraient du côté de la fameuse porte, et elle ne jetait pas au panneau de bois des regards languides. Comme si la porte allait miraculeusement s'ouvrir sur l'être aimé, lequel se jetterait alors au pied de la belle en implorant son pardon pour un silence tout aussi prolongé qu'intolérable.
Non, Brise n'espérait rien, elle n'attendait rien, et elle faisait consciencieusement mine d'avoir oublié "l'incident du potager".

Ce qui n'était pas tout à fait vrai, on s'en doute. Au bout de quelques jours, Brise fut légèrement agacée. Oh, très légèrement. Mais elle ne comptait pas céder. Elle ne voulait pas être celle-qui-irait-frapper-à-porte-de-l'autre-la-première. Ce n'était pas son genre. On courrait après Brise, Brise ne courrait pas après les hommes. Claude devait venir jusqu'à sa porte ou elle n'irait pas jusqu'à la sienne.

Bien sur ces belles résolutions commencèrent à flancher lorsque Brise se rendit compte (avec un certain effrois) qu'elle avait diablement envie de revoir Claude, et ce même si elle devait se déplacer jusqu'à sa chambre et (ôh, comble de l'indignité) frapper elle-même à sa porte. C'est alors que survint sa rencontre avec David, au cours de laquelle elle s'efforça (avec succès) de ne pas se trahir. Elle avait déjà du mal à assumer ses propres sentiments, alors les confier au meilleur ami du principal intéressé, lequel s'avérait être l'un des empereur par dessus le marché... Hors de question.

Cependant David avait, volontairement ou pas, fait germé dans la tête de Brise un stratagème enfantin qu'elle s'apprêtait à mettre en oeuvre dès à présent. S'étant assurée que David était de sortie, la jeune femme avait remit la main (non sans mal) sur le T-shirt de Claude et s'était subrepticement glissée dans le couloir. Elle ne tenait pas vraiment à être vue en train de frapper la première à la porte du romain. Même si cela n'avait pas grande importance puisque la majorité de la population sywhaîdienne ignorait le-pourquoi-du-comment-du-pourquoi-elle-frappait-à-ladite-porte. Bref, Brise était donc dans le couloir, avec la ferme intention de rendre mine-de-rien son T-shirt à Claude (la belle excuse), et d'en profiter pour éclaircir une situation qui lui pesait de plus en plus (même si, ça, elle ne le dirait pas). Elle n'était habillée ni bien mal, un short noir et un débardeur assortit, le tout lui donnant l'air légèrement morose d'une gothique adolescente. Rien avoir avec Claude, mais elle n'avait pas fait de machine depuis une éternité, et quand bien même elle avait l'air morose, elle n'en restait pas moins d'une élégance raffinée.

Elle arriva donc devant ladite porte (enfin!), qu'elle toisa un instant avant de frapper trois coups secs et autoritaires. Le genre de coups qui, en général, provoque une ouverture rapide et empressée. Brise était donc là, appuyée contre le mur, avec à la main un T-shirt et sur la figure un air désinvolte qui lui allait très bien. Son aplomb légendaire ne lui ayant pas fait défaut, personne, pas même Claude, n'aurait pu jurer qu'elle était là pour autre chose que pour une banale affaire de T-shirt égaré.
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Claude Valhubert
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Mar 25 Aoû - 0:33

Claude était en train de faire du rangement, ce qui arrivait rarement. Il était en caleçon et chaussettes, absolument pas présentable et un peu défoncé. Et donc, il était là, la mine hagarde et les yeux rouges, en train de déplacer vaguement les cendriers qui traînaient et de balancer ce qui jonchait le sol sous les lits. Il s’arrêtait régulièrement pour fumer, boire une goutte de bière ou encore jeter un coup d’œil à ce qu’il ramassait.
Lui aussi pensait pas mal à Brise. Il avait beaucoup apprécié leur dernière rencontre et n’était pas exactement du genre à être trop fier pour aller frapper à la porte de la jeune femme. Alors, s’il ne l’avait pas fait… c’était parce qu’il avait des scrupules. Oui, des scrupules ! Ça le désolait de ressentir une chose pareille, mais il s’en voulait un peu, vis-à-vis de Léola mais aussi de Brise. Il avait une copine, quoi, et qui sait ce que voulait l’anglaise ? Et si elle lui en voulait d’être avec quelqu’un d’autre, hein ? Les filles étaient des êtres si compliqués, on ne savait jamais ce qui arriverait, et là Claude se sentait à moitié perdu.
N’empêche qu’il pensait beaucoup à elle. A son rire, sa façon de le regarder, son ironie mordante… Et David qui enfonçait le couteau dans la plaie en disant qu’elle avait l’air charmante, cette Brise. Soit dit en passant, il ne disait jamais un mot sur Léola et la fermait quand elle arrivait, ce qui étonnait grandement Claude. Mais bref. David trouvait Brise jolie.
Ce soir, son ami était parti au pub pour rejoindre une donzelle, ce qui avait dissuadé Claude de le suivre (précisons pour le lecteur que la donzelle en question n’existe pas).

Bref, Claude était donc absorbé dans de vagues pensées quand trois coups firent vibrer sa porte. Il releva la tête, écarquilla les yeux et bondit sur le premier t-shirt venu. Un t-shirt rose reproduisant une pochette des Sex Pistols. Ok, ça passe. Marrant, les coups autoritaires et décidés sur la porte, ça lui avait rappelé son papa qui venait lui passer un savon quand il était gosse, le truc à le faire bondir sur ses pieds comme un soldat à l’inspection. C’est la raison pour laquelle il courut à la porte, se souvint qu’il était en calbute et chaussettes et que c’était ridicule, fit demi-tour pour enfiler un jean et finit par retourner ouvrir. Pour se retrouver face à Brise.

Il resta une seconde bouche bée, dévora des yeux son air désinvolte et sourit doucement. Il avait peut-être des scrupules, mais n’empêche que Brise était diablement jolie. Et qu’il l’aimait beaucoup. S’effaçant du pas de la porte, il l’invita à entrer :

« Mais je t’en prie, entre. Tu me ramènes enfin mon t-shirt ? A moins que tu viennes goûter mon herbe ? »

Claude fit un clin d’œil, rit un peu à sa propre référence à leur entrevue dans le potager et désigna à la jeune femme son lit, pour qu’elle puisse s’asseoir. S’assit à son tour sur le lit de David, face à elle et légèrement intimidé. Il ne savait pas exactement quoi faire, pour le coup.

« Hum. David n’est pas là, sinon je te l’aurais bien présenté… mais il est parti voir une fille au pub… »

David n’avait pas parlé à Claude de sa rencontre avec Brise. Il lui raconterait plus tard, sûrement.
Claude dévisagea encore Brise. Se leva et décida intérieurement de se reprendre et d’arrêter d’être nerveux comme un adolescent à son premier rencard. Il marcha donc d’un pas décidé vers un cendrier rempli et utilisa le pétard à l’intérieur comme prétexte pour engager une conversation (et un rapprochement dont il crevait d’envie) :

« Par contre, ce qui est là et que je t’avais promis, c’est ma super herbe des Pyrénées ! »

Il saisit le cendrier et alla le rapporter à la jeune femme, frôlant sa main au passage. Et lui jetant un regard tout ce qu’il y a de plus amène avant d’aller se rasseoir face à elle.
Il avait envie que tout soit plus simple. Il avait envie de l’embrasser et de la prendre dans ses bras. Il avait envie de lui parler librement. Mais pour cela, il devait savoir ce qu’elle pensait de ce qui s’était passé dans le potager. Et ça… il pourrait lui demander directement, mais pas tout de suite. Pas d’entrée de jeu, comme ça, soyons civilisés et engageons une conversation, n’est-ce pas ?
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Brise d'Oz
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Mar 25 Aoû - 14:12

Brise entra donc dans la chambre sans faire plus de manière. Elle se faufila entre Claude et la porte, non sans lui décocher un sourire charmeur (à Claude, pas à la porte) au passage. Tout aussi à son aise dans la chambre des romains que dans la sienne, Brise s'installa tranquillement sur le lit que Claude lui désignait. Après s'être calée avec indolence entre les coussins, elle lui jeta mollement son T-shirt.

- Les deux, répondit-elle en riant, avachie contre le mur.

Elle jeta un coup d'oeil rapide à la pièce, qui somme toute ne différait guère de toute autre chambre de mecs en ce bas-monde. Quelqu'un avait visiblement tenté de mettre un peu d'ordre récemment, à en juger par le tas d'ustensiles hétéroclites qui semblait avoir été amassé sous les lits. De même, les objets déplacés avaient laissé de sombres auréoles dans la poussière qui maculait les meubles. Cependant, Brise ne fit aucun commentaire, même si le regard éloquent qu'elle jeta à Claude en extrayant du lit un canif sur lequel elle s'était assise en disait long sur ce qu'elle pensait des chambres de mec en général.

Elle fut légèrement surprise que David n'ai pas informé Claude de leur récente rencontre. Elle haussa simplement les sourcils, avant de sourire d'un air narquois. Qui sait ce que le romain avait derrière la tête, après tout... Brise sourit plus largement à Claude, et répondit sans trahir David (il n'avait peut-être pas envie que Claude soit au courant de leur rencontre. Ou alors il avait oublié. Ou bien il comptait se servir de cette information pour mettre au point un plan particulièrement tortueux. Bref) :

- Dommage, j'aurais bien aimé le rencontrer.

Elle suivit du regard le romain, qui allait et venait sans bien savoir où, l'air passablement nerveux. Le contraste avec sa propre attitude était assez flagrant.

Elle se redressa légèrement sur les coudes pour attraper le pétard que lui proposait Claude, faisant mine de ne pas remarquer le contact qui l'électrisa. Il était encore allumé, aussi Brise n'eut plus qu'à le porter à ses lèvres. Elle laissa sur le papier une empreinte rouge sang, Dior n°19. L'épaisse fumée grise masqua un instant ses traits, avant de révéler à nouveau les traits ciselés de Brise. Elle était très à l'aise, aussi ses yeux étaient-ils particulièrement vifs et brillants. Ses mains fines et nerveuses balayèrent la fumée, et elle planta à nouveau ses yeux dans ceux de Claude :

- Pas mal, commenta-t-elle, en soufflant de la fumée par le nez. Mais je connais quelqu'un qui peut faire mieux, dit-elle en songeant à Apkar. ' Te l'présenterais un jour.

Elle passa le pétard à Claude, tendant le bras au maximum pour éviter de se lever. Elle avait croisé ses jambes en tailleur et ses bras derrière sa tête, et elle contemplait passivement le plafond.

- Alors, demanda-t-elle enfin après quelques minutes de silence (pas un silence embarrassé, non, plutôt le genre de silence qui peut s'installer entre deux fumeurs juste avant que l'un d'entre eux se mette à ricaner bêtement. Quoi de neuf depuis la dernière fois ?

Elle avait sourit en parlant. Un sourire fin et légèrement moqueur. Aucune trace de reproche cependant dans sa voix. Claude faisait le mort depuis plus d'une semaine ? Grand bien lui en fasse. Brise ne l'entendait pas de cette oreille. C'est d'une voix veloutée qu'elle demanda, mielleuse :

- Léola va bien ?
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Claude Valhubert
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Mar 25 Aoû - 14:46

Claude s’était contenté d’un regard vide quand Brise avait sorti un canif de son propre lit. Il n’avait jamais véritablement été adepte du rangement de chambre, et voir une chambre en ordre et parfaitement propre l’ennuyait plus qu’autre chose. Par contre, il s’anima en l’entendant commenter son herbe et lui sourit, radieux. Tant pour son appréciation que parce qu’elle disait vouloir lui présenter quelqu’un, un jour.

Brise était, comme à son habitude, calme et nonchalante. Attitude qu’aurait dû copier Claude, naturellement, mais il se sentait nerveux. Il admirait beaucoup la jeune femme, la désirait. Et les pronostics de David quand il l’avait rencontrée n’étaient pas loin de se réaliser : bientôt, il l’adulerait, parce que c’était comme ça que Claude aimait les gens. Fort. Bref, la voir dans cette chambre, assise sur son lit en train de fumer comme ça, ça l’impressionnait presque.
Il se souleva légèrement pour prendre le pétard qu’elle lui tendait, remarqua la marque rouge et eut un sourire troublé. Ça aussi, ça l’impressionnait. Qu’à cela ne tienne, il se mit à fumer tout en réfléchissant à la question de la blonde.
Quoi de neuf ?

« Tu sais bien qu’il se passe pas grand-chose dans le coin, alors… que dalle. »

Peu à peu, il se détendait, allongé sur le lit de David tout en observant Brise du coin de l’œil. La situation était étrange et il ne savait pas exactement comment se comporter. Surtout que l’éternelle assurance de l’anglaise le troublait grandement. Malgré ses efforts pour se reprendre et se montrer un peu plus sûr de lui, il avait du mal à passer outre le fait qu’il avait en face de lui la fille avec qui il avait trompé sa petite amie. Et que, soit dit en passant, il désirait toujours autant, ce qui lui occasionnait scrupules et envies de rébellion. La difficulté étant de faire le choix entre les deux.

La voix veloutée de Brise le fit se figer. Contrairement à David, il ne maîtrisait rien de ses expressions, alors la jeune femme eut tout le loisir d’observer (et peut-être de savourer) la surprise coupable qui s’étala sur son visage. Léola, ouais, bon. Disons que ce n’était pas son sujet privilégié en compagnie de Brise, maintenant qu’il l’avait trompée.

« Euh. Bah, ouais. Elle va bien. »

Etait-ce vraiment digne d’un empereur, un tel bafouillage honteux ? Allez, on se reprend. L’italien reprit vaillamment un visage plus neutre, alla jusqu’à arborer un sourire narquois et continua :

« On se voit souvent, mais aucune évolution notable à signaler. Son daemon me hait, elle est toujours aussi adorable et je… »

Il éclata de rire, un peu grisé par la fume, un peu pour évacuer. Pourtant, le rire était un peu hors sujet dans la conversation, parce qu’il avait plutôt envie de se prendre la tête dans les mains et de réfléchir. Il aimait Léola. Il aimait Brise aussi, faut dire, il avait un grand cœur et de la place pour deux, pas de souci.

« Je me sens mi-coupable, mi-euphorique, pour tout dire. »


Voilà, c’était dit.
Il planta son regard dans celui de Brise, le soutint une seconde et détourna les yeux. Juste avant de se maudire pour ça. Mais… désolé mais il ne pourrait pas la regarder dans les yeux jusqu’à ce que la situation soit plus claire. Ça l’attristait grandement. D’une voix un peu hésitante, il déclara :

« Je… J’aimerais bien savoir ce que tu en penses, tu sais ? J’veux dire, du fait que j’ai une copine et tout ça… Je t’aime bien aussi, j’imagine que tu te posais la question. »
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Brise d'Oz
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Mar 25 Aoû - 16:18

Brise s'enfonçait de plus en plus dans les coussins, cependant que ses yeux s'étrécissaient peu à peu en deux fentes sombres. La fumette avait toujours eu sur elle un effet quelques peu... léthargique. Elle se redressa avec difficulté lorsque Claude manifesta le désir de connaître son avis à propos de leur relation, arborant avec panache la mine trouble du perce-oreille au réveil (si, si). Avec un flegme tout britannique, la blonde se recoiffa mollement, retardant sciemment le moment de la réponse. Elle n'était pas très sure de ce qu'elle devait dire, partagée entre le volonté d'éclaircir les choses et le besoin de protéger son intimité. La Brise volontaire et rentre-dedans brûlait d'envie de dire à Claude qu'il lui plaisait beaucoup, qu'elle s'en foutait de Léola et qu'elle voulait qu'il l'embrasse ici et maintenant (sans plus de cérémonie), tandis que la Brise méfiante et taciturne aurait préféré se la jouer indifférente et ne rien lâcher sur ses sentiments (mais elle était d'accord pour le "embrassons-nous ici et maintenant" quand même). En attendant, les deux Brise étaient bêtement assise sur le lit de Claude, le regard pensif, les mains jointes sur les genoux.

Cette petite absence ne dura qu'un instant, puis Brise sembla tomber d'accord avec elle-même et releva les yeux. Elle détailla Claude un instant, laissant son regard errer sur les épaules, le coup, l'oreille... Avant de retomber dans les yeux. Avec un sourire un peu timide (ciel, ce jour serait-il à marquer d'une pierre blanche ?) Brise se leva et vint s'asseoir près du romain. Pas trop près cependant, juste assez pour donner à la conversation le caractère intime qu'elle était en train de prendre.

- Ecoute, je ... Elle s'interrompit pour se frotter vaguement les yeux. Je me posais la question mais j'étais assez confiante quand à la réponse, commença-t-elle par dire en laissant échapper un de ces rires en coup de fouet. Franchement, ça m'est égal que t'es une copine. Je suis pas le genre de fille à avoir des scrupules. J'imagine que si tu poses la question, c'est que j'ai pas été assez claire sur mes sentiments.

La vois de Brise ne tremblait pas. Pourtant, il lui en coûtait de se dévoiler à ce point.

- Je t'aime beaucoup Claude. Tu... m'impressionnes. Elle marqua une pause. Tu me fascine. Tu me fais rire.

Elle se pencha vers le jeune homme pour lui reprendre le pétard, sans le quitter des yeux. Elle poursuivit en murmurant.

- Bien sur j'ai envie de te dire que Léola est de trop dans l'affaire mais...
Elle recracha plusieurs ronds de fumée d'affilé... Je suis pas jalouse.

C'était la stricte vérité. Orgueilleuse, pédante, tortueuse, égoïste, oui. Mais pas jalouse. Claude pouvait bien trouver Léola adorable, Brise s'en fichait. Elle n'aurait pas voulu que Claude la trouve adorable. Ni gentille, ni mignonne. Et surtout pas "charmante".

- Donc... J'aimerais savoir ce que TOI tu comptes faire, à propos de moi, et d'elle, et de toi aussi.

Brise tourna un regard curieux, lumineux, vers Claude. Il n'y avait aucune trace d'anxiété dans ses yeux, juste une curiosité implacable et quelques chose d'assez furtif, qui ressemblait à de la méfiance.
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Claude Valhubert
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Mar 25 Aoû - 22:16

Le silence prolongé de Brise avait inquiété Claude, qui se demandait ce que la jeune femme allait bien trouver à lui dire, aussi eut-il un charmant sourire de soulagement en entendant Brise, tout d’abord, déclarer qu’elle s’en foutait qu’il aie une copine. Au moins, ça simplifierait de beaucoup les choses.
Il la détailla du regard, assis en tailleur à côté d’elle sur le lit de David.
Par contre, un rire, assez proche de ceux de Brise quand ils claquaient comme un fouet, lui échappa. Il l’impressionnait, ça c’était une grande nouvelle. Il était déjà au courant de la réciproque mais assez étonné de pouvoir impressionner une fille comme Brise. Même de pouvoir la fasciner. Bon, la faire rire, ok, il était plutôt doué pour ça.
Il soutint cette fois son regard alors qu’elle se penchait vers lui, intimement persuadé qu’elle allait l’embrasser et tout prêt à la laisser faire. Il avait beau avoir des scrupules, tout ça… Un sourire navré se dessina cependant sur son visage. Léola de trop, ouais… il pouvait comprendre. Pour lui, aucune de deux ne l’était, de trop, mais il comprenait Brise. Oh, cette fille était vraiment merveilleuse : même pas jalouse en plus de tout le reste !

Mais la blonde conclut en lui posant à son tour une question. Le regard à moitié ravi qu’il avait arboré tout le long de l’explication de la jeune femme glissa lentement, remplacé par une expression irrésolue. Ce qu’il allait faire. Vaste question.
Premièrement, il ne voulait pas faire de mal à Léola. Et il l’aimait, malgré tout. Deuxièmement, il ne voulait pas perdre Brise et crevait d’envie de l’embrasser depuis la seconde où il avait ouvert la porte. Ce qui signifiait donc que soit il perdait une des filles qu’il aimait et désirait, soit il conciliait les deux. Soit il perdait les deux, au pire des cas.

Il hésita une seconde, prit une inspiration mais la laissa s’échapper sans parler. Il hésitait entre ce qui lui semblait le mieux à dire pour ne pas vexer la personne en face de lui (à savoir, dénigrer Léola et faire de belles promesses), ou encore ne pas trop s’avancer, ou encore dire exactement ce qu’il pensait. Pour parler franchement, les belles promesses, ça ne lui semblait pas une idée merveilleuse face à Brise. Il reconnaissait en elle, fugacement, les mêmes armes que possédait David, ce manipulateur capable de briser des gens (haha, Brise brise, dommage qu’ils parlent pas français) et préférait encore la jouer franc-jeu.
Ne pas s’avancer, esquiver, mauvaise idée aussi, surtout en voyant le regard curieux et méfiant de la jeune femme.

Claude se pencha sur elle avec un sourire. Maintenant que Brise avait vu le fameux sourire de David, elle pourrait reconnaître qu’il l’avait copié, qu’il était en train de le copier en ce moment même, mais il ne savait pas qu’elle l’avait déjà vu. Et même s’il l’avait su, ce réflexe était maintenant trop ancré en lui. Il lui sourit donc et cessa de résister : il l’embrassa doucement. Puis se redressa avec une expression canaille et finit par répondre :

« Tu sais, j’aimerais bien vous garder toutes les deux, tout simplement. »

Quelle réponse lâche. Il s’en rendit compte et prit un air penaud, mais pas vraiment honteux. Parce qu’après tout, c’était ce qui lui ferait plaisir.

« Je veux dire, j’aime bien Léola. J’imagine que t’as pas envie que je te décrive ses qualités, mais je l’aime bien. Et toi, je… euh. Je… »

Son regard limpide, planté dans celui de la blonde et chargé d’une affection indéniable, ne pouvait signifier qu’une chose. Il n’hésitait pas parce qu’il n’était pas sûr de lui, juste parce qu’il ne savait pas si la suite de sa phrase lui plairait. Mais qu’à cela ne tienne, il prit une nouvelle inspiration et se lança :

« Je tiens à toi, quoi. J’voudrais bien ne pas te perdre. Et puis, t’inquiètes pas, je suis capable d’aimer fort plusieurs personnes en même temps, c’est presque une spécialité. »

Il rit légèrement, les yeux plissés.

« Je ne suis pas incapable de me décider. J’vous porte juste un amour à peu près égal. »


Il ne précisa pas à quoi correspondait le « à peu près » qui sous-entendait une hiérarchie, simplement parce qu’elle était changeante. Léola, Brise ? Hé bien… les deux ?
Restait à voir si l’anglaise était aussi ouverte d’esprit que Claude.
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Brise d'Oz
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Jeu 27 Aoû - 21:07

(il me semble que le message que j'avais rédigé dans un premier temps était mieux... Comme toujours!)

Cette fois, Brise éclata franchement de rire. Les deux, rien que ça ! Quel culot ! Elle avait rarement rencontré des types aussi audacieux. Ou candides, au choix.
La plupart auraient vainement tenté de contenter l'une et l'autre des demoiselles ("je n'aime que toi"), en faisant tout leur possible pour éviter que les jeunes filles en question ne se rencontre fortuitement, et ne se mette à vanter les mérites de leurs petits amis respectifs ("Comment, ton copain s'appelle Claude lui aussi ? Incroyable !").
Brise hésitait donc entre gifler Claude (tentant) ou bien continuer à rire, la tête en arrière et le souffle court. Envahie par une grande mollesse, elle se contenta de hoqueter, renversée sur le lit.

Elle se demanda vaguement si Claude se serait permis de sortir le même genre de discours à Léola. Il était probable que non, sans quoi il lui aurait déjà avoué son aventure avec Brise.
Non, si le romain avait parlé avec autant de liberté, c'était presque à coup sur parce qu'il était avec Brise, la fille sans scrupules et sans grande morale qui venait de décréter calmement qu'elle n'était pas jalouse. Elle apprécia sa franchise, qu'elle salua avec un sourire gouailleur. Claude avait raison, l'anglaise préférait la vérité sans atours aux beaux discours.
Cependant, la discussion prenait un tournant plus sérieux, et Brise reposa le pétard dans le cendrier. Elle secoua la tête en souriant narquoisement lorsque Claude affirma qu'il était "capable d’aimer fort plusieurs personnes en même temps". La jeune femme avait déjà du mal à croire à l'amour tout court, alors l'amour polyphonique, polymorphique, polyglotte ou tout autre polytechnique enflammé... Son scepticisme s'afficha clairement sur son visage, pourtant elle n'intervint pas. Quelque chose dans le regard de Claude, la limpidité presque innocente de son expression... L'ingénuité de ses déclarations d'amour maladroites... Tout cela la fascinait. Elle dévorait Claude des yeux, à travers ses paupières mi-closes, plus attentive aux expressions de son visage mobile qu'à ce qu'il tentait de lui expliquer (Brise était une fille d'action). Bien sur elle tiqua légèrement en se voyant considérée comme l'égal de Léola (ou plutôt le contraire, en l'occurrence). Son orgueil surdéveloppé en fut légèrement titillé, un dédain subtil troublant fugacement ses traits. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire menaçant, et elle plissa les yeux un peu plus.

- Pour l'instant, rétorqua-t-elle avec aplomb.

Elle avait posé une question, obtenu une réponse, et maintenant c'était à elle de réagir. Elle leva les yeux sur Claude, le visage impassible.

- Tu vas le dire à Léola ?


Ce n'était pas un ultimatum. C'était davantage une sorte d'acceptation muette de la situation. En posant la question, Brise donnait une réalité à ce le. "Le" lui dire, à Léola. Et lui dire quoi ? Que Brise venait de rentrer dans sa vie et qu'elle comptait bien s'y installer ?
Ou plutôt se taire, "le" garder pour eux, prendre de le risque de se cacher, partager un secret... Brise n'avait rien contre. Elle aimait vivre dangereusement, et la clandestinité avait un attrait romanesque qui n'étais pas pour lui déplaire. Sans compter que dans l'affaire, elle avait un avantage non négligeable sur Claude. Elle n'avait pas de petit ami à qui le romain pourrait tout balancer en cas de pépin. Lui, si. C'était un atout que l'esprit analytique de Brise avait aussitôt enregistré.

- Tu sais dans quoi tu t'engages en parlant comme ça, pas vrai ?

Cette fois, la voix de Brise était un rien menaçante. Avec elle, on ne s'engageait pas à la légère. Elle était prête à supporter la concurrence de Léola, mais ce ne serait pas sans contrepartie. Elle voulait être sur que Claude en soit conscient. Pour lui, le jeu n'en vaudrait peut-être pas la chandelle. Elle devait savoir.
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Claude Valhubert
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Jeu 27 Aoû - 22:05

Un sourire ravi naquit sur le visage émacié de Claude. Brise riait. Ça lui semblait un bon point. Sourire qui se troubla alors qu’elle prenait un air sceptique, le faisant hésiter imperceptiblement.
Il aimait son assurance. Son aplomb. C’est ce qui le fit éclater d’un rire détendu quand elle déclara que s’il les aimait toutes les deux pareil, ce ne serait plus pour longtemps. Il appréciait ce genre de manières, cette façon d’être sûre d’elle.

Claude n’avait pas été très assuré depuis le début de leur conversation. C’est peut-être la raison pour laquelle il avait semblé si candide à l’anglaise, parce qu’il hésitait. Mais maintenant… tout était dit, ou en tout cas le principal. La question de Brise, si il allait le dire à Léola, le rassura. Si elle posait cette question, c’est qu’elle était d’accord… d’accord pour supporter l’autre jeune femme.
Il eut un sourire de coin, un éclair moqueur dans le regard. Ramassa le pétard et en prit une taffe avec une désinvolture royale.

« Je pense pas… Pas que j’aie peur des représailles, hum, mais elle risque de ne pas supporter le choc. »

Un rire léger souligna son propos et il continua, cette fois l’air excité par l’aventure :

« Et puis quoi, se la jouer amants cachés, c’est bien plus drôle ! »

Claude, bien sûr, n’avait pas pensé une seule seconde à l’avantage qu’avait Brise en tant que célibataire. Il n’était pas exactement du genre à penser des choses pareilles, il laissait ça à David. Mais même s’il y avait pensé, il n’aurait pas vu ça comme une menace. Oh, ce serait assez terrible que Brise raconte tout, Léola serait effondrée et il la perdrait, mais… les peines de cœur, il connaissait, quand on aime si fort on a l’habitude. Il savait qu’il aurait mal, mais ça irait mieux plus tard.
C’est la raison pour laquelle Claude répliqua d’un sourire narquois au ton menaçant de Brise. Un petit sourire du genre « hé, quoi ? je m’inquiète de rien ! ». Il se pencha avec une lenteur calculée sur la jeune femme et déposa un baiser au coin de ses lèvres, toujours souriant. Passa une main dans ses cheveux courts et blonds et répondit dans un souffle :

« Je ne suis pas sûr de savoir exactement, mais je cours le risque. J’ai comme l’impression qu’avec toi, il y a toujours le risque, hein ? »

Une nouvelle fois, Claude embrassa Brise, cette fois plus fermement.

« C'est loin de m'effrayer. »
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Brise d'Oz
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Ven 4 Sep - 18:25

Brise hocha la tête en souriant lorsque Claude évoqua les risques que quiconque prenait en la fréquentant d'un peu trop près. Avec son caractère inflexible et son goût prononcé pour l'intrigue, il était effectivement difficile d'envisager la vie comme un long fleuve tranquille. La jeune femme avait eu une adolescence bien trop troublée pour espérer devenir une adulte équilibrée. En témoignait la fascination teintée de mépris qu'elle éprouvait pour les gens comme Tibère. Ou l'acharnement qu'elle mettait à masquer ses émotions.

Elle se laissa embrasser, comme si ce baiser venait sceller un accord entre les deux jeunes gens. A présent, ils étaient... comment était-ce ? Ah, oui, amants cachés. Elle se laissa aller à l'étreinte de Claude, soudain consciente du manque lancinant qu'elle avait éprouvé depuis leur dernière rencontre. Elle était bien plus engagée dans cette histoire qu'elle ne voulait bien se l'avouer, pensa-t-elle subitement en laissant glisser ses doigts sur la nuque de Claude. C'était à elle de se demander si elle savait ce dans quoi elle s'engageait. Ceci dit, pour l'instant, elle n'en avait pas la moindre idée.

- Moi non plus, déclara-t-elle effrontément en réponse à l'affirmation de Claude.

C'était la vérité, elle n'était pas effrayée. Une fois lancée dans une entreprise (en amour ou en affaire), Brise laissait ses doutes derrière elle. Sa volonté de fer et sa détermination féroce ne laissait plus place aux scrupules. Bien sur, elle tombait de plus haut si par malheur elle échouait.
Et elle avait déjà échoué, ce qui lui permettait de savoir qu'elle résisterait, encore, en cas d'échec.

- Est-ce qu'on va devoir mettre au point un... mmmh...
elle prit le temps de réfléchir quelques secondes. Un emploi du temps ? Avec les heures où on peut se rencontrer sans risques, ce genre de chose ? Ou... un code secret ?

Elle éclata à nouveau de rire, tant le romanesque ridicule de la situation collait peu à sa personnalité. Habituellement, Brise ne dissimulait pas ses actes, seulement ses pensées. Une transparence qui lui avait parfois causé des ennuis dans le milieu trouble de la finance. Mais Brise aimait l'esbroufe, et elle avait l'hypocrisie en horreur. Aussi la perspective de cacher sa relation avec Claude avait-elle le piquant excitant de la nouveauté.

désolée, pas beaucoup de temps pour répondre en ce moment !
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Claude Valhubert
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Ven 4 Sep - 20:16

Claude frissonna doucement au contact des doigts de Brise sur sa nuque et la serra plus fermement encore entre ses bras. Il appréciait.
Il éclata de rire à la suggestion de la jeune femme. Un emploi du temps, tout ça, c’était terriblement excitant. Ils allaient bien se marrer, en vérité.

« Euh, je sais pas trop pour l’emploi du temps, je sais pas exactement comme Léola emploie ses heures… Mais je suis sûr qu’on va trouver plein de manières originales de communiquer ! »

Il la regarda un instant dans les yeux, confiant et amusée, et se laissa tomber en arrière sur son lit, les bras en croix.

« Tu sais, un truc du genre petit message dans un livre à la bibliothèque, un point de rendez-vous murmuré en passant, tout ça… »


Une nouvelle fois, l’italien ricana. Ça allait être terrible ! Pour le coup, amusé des perspectives aventureuses qui s’ouvraient à lui, il ne pensait plus trop à Léola. Et puis, voilà, il avait dépassé les scrupules, il s’était fait une raison et pas envie d’être fidèle.
Il se redressa, les yeux brillants et un immense sourire aux lèvres et lança :

« Ça va être marrant ! »


Sûr que David aussi allait trouver ça drôle, c’était bien le genre de combine qu’il adorait. En parlant de ça, David semblait avoir une certaine animosité à l’égard de Léola, il le sentait vaguement sans comprendre pourquoi… raison de plus pour que son ami se délecte de la situation.

« Mais faudra être discrets… Quoique, c’est pas comme si on risquait notre vie, hein. J’veux juste pas faire mal à Léola. »


Son sourire vacilla. Etre dans cette chambre avec Brise, c’était déjà pas loin de la haute trahison vis-à-vis de sa petite copine. Dans un sursaut d’honnêteté, il ajouta :

« M’enfin, je suis déjà en train de déconner sévère. Mais c’est pas comme si j’avais pas l’habitude, de déconner je veux dire. »

L’italien ponctua son propos d’un de ses sourires éclatants et se pencha sur la jeune femme, ses mains trouvant leur place sur ses hanches fines.

(j'pense qu'on approche de la conclusion, là ? ^^)
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Brise d'Oz
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MessageSujet: Re: Nevereverdid   Ven 4 Sep - 23:26

Concluons, concluons ! ^^

Marrant, oui... Brise avait imité Claude et était elle aussi étalée sur le dos, le regard perdu au delà du plafond. Tout un tas de possibilités nouvelles s'offraient soudain à elle. Elle imagina avec délice combien il serait délectable de continuer à vivre tout en ayant quelques chose à cacher. Quelques chose d'excitant, de terriblement sensuel et désirable à la fois. Elle tendit la main et caressa le visage de Claude, un sourire mutin aux lèvres.

- Ouai, on pourrait s'inventer de fausses corvées, ajouta-t-elle en promenant ses doigts dans les cheveux du romain. Corvée de tourbière, par exemple. Elle roula sur le lit pour se rapprocher de Claude. Tu auras jamais autant aimé ça, la tourbière, lui chuchota-t-elle à l'oreille.

Elle posa son menton sur ses mains croisées, le visage levé vers l'italien, rieuse. Une légèreté que n'altéra pas l'allusion de Claude à Léola. ça, c'était son problème. Brise, elle, était libre comme l'air, et les états d'âmes de l'autre copine de Claude (oh, comme il était agréable de parler d'elle ainsi !) ne l'intéressait pas outre mesure. Et si il fallait à tout prix préserver le coeur fragile de la demoiselle, ses talents d'intriguante ne demandaient qu'à agir, Brise ayant toujours aimé complots et manigances. Combien de temps avant que la situation, si exaltante, si électrisante, n'en vienne à la lasser ? Un mois, un an ? Brise était aussi inconstante qu'elle était volontaire. Mais Claude le savait, Claude avait été prévenu, il était prêt à prendre le risque. Tout comme Brise.

- Allez, oublie ça, quand tu es avec moi, tu es avec moi, d'accord ? Déclara fermement la jeune femme en plaquant ses mains sur les épaules de Claude.

Après quoi elle l'embrassa, et plus rien en dehors d'elle et lui n'eut d'importance.
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Nevereverdid

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